Ses débuts qui posent les bases : The Witch et Split

Anya Taylor-Joy débarque en 2015 avec The Witch de Robert Eggers. Elle joue Thomasin, une ado puritaine face à une sorcière dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle. Le film tourne en 35 mm pour un grain sale, oppressant, et ramasse 40 millions de dollars sur un budget de 4 millions. On sent direct son regard qui transperce l’écran, ce truc de porcelaine hantée qui colle à sa gueule d’ange dérangé (oui, encore).

Deux ans plus tard, M. Night Shyamalan la chope pour Split. Elle est Casey, gamine traumatisée kidnappée par James McAvoy schizophrène. Le twist final lie ça à Glass, et le film explose à 278 millions de recettes. Taylor-Joy y montre qu’elle encaisse les scènes physiques – couteaux, cages, bastons – sans broncher. AlloCiné note 4,1/5 pour sa perf, et Variety salue sa « présence magnétique ». On comprend pourquoi Shyamalan l’a gardée pour la suite.

Le Secret des Marrowbone suit en 2017, un huis clos gothique de Sergio G. Sánchez. Elle est Allie, sœur complice dans une baraque maudite. Budget modeste, ambiance moite à souhait, et un score de 6,6/10 sur SensCritique. Ces trois-là posent son style : fragile en surface, flippante en profondeur. Pas mal pour une gamine née à Miami en 1996, argentine-britannique qui modèle avant de claquer la porte à 16 ans.

Le Jeu de la dame : le rôle qui la propulse

2020 marque le tournant avec Le Jeu de la dame sur Netflix. Huit épisodes, binge-watch total : Beth Harmon, orpheline accro aux échecs et aux pilules dans les années 60. La série cartonne à 62 millions de vues en quatre semaines, selon Netflix. Taylor-Joy perd 14 kilos pour le rôle, apprend les ouvertures au point de battre des grands maîtres. Les plateaux recréent La Havane 1963 avec des décors en carton-pâte et des clopes partout.

Scott Frank, showrunner, la cast après un audition où elle démonte un problème de milieu de jeu en cinq minutes. Critiques unanimes : 96% sur Rotten Tomatoes. Elle rafle un Golden Globe et un Emmy nomination. On kiffe les scènes de tournois filmées en plans serrés sur les mains, les regards qui tuent. C’est pas du cinéma d’auteur, mais putain que ça claque. La série booste les ventes d’échiquiers de 125% chez Amazon, d’après le New York Times.

Ce rôle la sort du circuit indie. Elle enchaîne direct sur Emma., adaptation Jane Austen par Autumn de Wilde. Elle est la richarde manipulatrice, avec des robes Empire et des quiproquos. 72% sur Metacritic, mais on sent qu’elle s’ennuie un peu dans le corset. Budget 10 millions, 20 de retours. Transi de 2016 à 2021, elle jongle déjà gros.

Tv Series Movie GIF by TodayTV

Peaky Blinders : l’intruse dans les gangs de Birmingham

De 2019 à 2022, elle squatte Peaky Blinders saison 6 en Gina Gray, nièce yankee de Tommy Shelby. Cillian Murphy domine, mais elle apporte le clash : accent US, ambition froide, flingue à la ceinture. Les épisodes se tournent à Manchester sur des sets en briques rouges, avec de la vraie boue et des chevaux qui puent. Steven Knight, créateur, la veut pour « secouer la famille ».

Six épisodes, diffusés sur BBC et Netflix. Gina crève l’écran dans les bastons de pub et les deals d’opium. AlloCiné donne 4,2/5 à la saison. Elle produit aussi, preuve qu’elle grimpe. On aime le contraste : sa fragilité de The Witch contre les costards crasseux des Shelby. La série finit en 2022 sur un pic d’audience à 3,7 millions de viewers au UK. Film en préparation, mais sans elle confirmée.

Cette période la cale comme actrice polyvalente. Elle passe du drame intime aux sagas musclées sans transpirer. Les fans de nicholas hoult films séries kifferont le parallèle : lui aussi dans des gangs historiques, mais moins tranchant.

Furiosa et les blockbusters Mad Max

2024, Furiosa : Une saga Mad Max de George Miller. Elle reprend le rôle iconique de Charlize Theron, mais rasée jusqu’au crâne – 45 minutes de matos par jour sur son buste pour les cascades. Budget 168 millions, recettes 173 millions malgré la grève SAG-AFTRA qui retarde tout. Tourné en Australie sur des dunes vraies, avec des rigs à 160 km/h et des flammes au propane.

Critiques solides : 90% Rotten Tomatoes, César nomination pour les effets. Taylor-Joy parle peu dans les 2h28, mais son regard porte le film. Miller dit à Variety : « Elle capture la rage intérieure de Furiosa. » On se prend ça dans la tronche : explosions, motos custom, Hemsworth en Dementus barbu. Pas le succès fou de Fury Road, mais elle s’impose en heroine post-apo.

Elle double Princess Peach dans Super Mario Bros, le film de 2023, animation Illumination. Chris Pratt en Mario, mais c’est elle qui vole la vedette en guerrière rose. 1,36 milliard de dollars au box-office, record animation. Voix punchy, chorégraphie de combat en pixel art. Les gamins adorent, les adultes matent pour elle.

Les menus et les mutants : Last Night in Soho, The Menu, New Mutants

2021, Last Night in Soho d’Edgar Wright. Elle est Sandie, danseuse des swinging sixties qui hante Eloise. Londres recréée en 4K, néons fluo, twist psyché. Budget 30 millions, 22 de retours. Wright filme en Scope pour les clubs enfumés. 76% RT, mais on sent le potentiel gâché par un script qui patine.

The Menu 2022, comédie noire de Mark Mylod. Elle est Margot, serveuse crashant un resto gastronomique cannibale avec Ralph Fiennes chef taré. Plans macro sur les bulles de caviar, tension qui monte comme un soufflé. 89% RT, Oscar nom pour scénario. Elle balance des vannes acides, prouve qu’elle gère l’humour noir.

2020, Les Nouveaux Mutants de Josh Boone. Illyana Rasputin, la sorcière aux armures d’acier. Fox dernier film X-Men, budget 80 millions, 48 de box-office. Effets moches par endroits, mais son duel avec Blu Hunt claque. On attend mieux d’elle en super-héroïne.

Amsterdam et The Northman : les virages historiques

2022, Amsterdam de David O. Russell. Elle est Libby Voze, nurse dans un complot 1930s avec DiCaprio et Murphy. Décors Art Déco, jazz live, mais le film divise – 32% RT, accusé de bourrage de crâne. Elle tient la route en amidonnière badass.

Même année, The Northman de Robert Eggers. Olga de la Forêt de Bouleaux, sorcière viking amoureuse d’Alexander Skarsgård. Tourné en Islande sous la pluie, combats en live-action avec épées en acier trempé. Budget 70 millions, 70 de recettes. 90% RT, Eggers cite les sagas islandaises pour l’authenticité. Elle murmure des sorts en vieux norrois, magnétique.

Les séries à venir : Lucky et le reste du programme

2025-2026, elle productrice et actrice dans Lucky sur Apple TV+, série sur une pickpocket. Teaser YouTube sorti fin 2025, elle en mode street-smart. Neuf épisodes prévus. On suppose des twists à la Split, vu son passif.

Series comme Peaky Blinders l’ont rodée ; là elle pilote. Parmi les 100 meilleures séries télévisées, Le Jeu de la dame squatte les tops Rolling Stone. Elle y retrouve ce mélange addiction-destin.

Les films en approche : Dune 3, Sacrifice, The Gorge

2026 explose : Dune : Troisième partie de Denis Villeneuve, elle en Alia Atreides, sœur mutante de Paul. Tourné en Jordanie sur des dunes de 200m, IMAX 70mm. Suite de Part Two (2024), budget estimé 200 millions. Elle grandit le rôle de Rebecca Ferguson.

The Gorge sort le 14 février 2025 sur Apple TV+. Avec Miles Teller, Sigourney Weaver : soldats gardant un gouffre infini, love story action. Elle décrit ça à Linfotoutcourt comme « amour et baston ».

Sacrifice de Romain Gavras, 2025, elle en Joan, productrice déléguée. Thriller français. Et un biopic Joni Mitchell sans date, elle en jeune folk singer. Parmi les incontournables cinéma horreur, ses débuts Witch collent pile.

Glass et le M. Night Shyamalan universe

2019, Glass boucle la trilogie Unbreakable-Split. Elle reprend Casey face à Bruce Willis et Samuel L. Jackson. Philadelphie grise, asile psychiatrique en béton armé. Budget 20 millions, 247 de box-office. 36% RT, mais sa résilience face aux « surhumains » sauve des scènes. Shyamalan filme en plans lents, tension psychologique pure.

Ce qu’on retient et ce qui nous hype

Anya Taylor-Joy, c’est 25 projets en dix ans, des indies crades aux franchises à milliards. Ses meilleurs coups : The Witch pour l’ambiance, Jeu de la dame pour le buzz, Furiosa pour les tripes. Parmi les meilleurs films séries mettant Anya en tête d’affiche, on zappe les daubes comme Amsterdam. Elle touche à tout – horreur, SF, comédie – avec ce regard qui dit « je te nique ». Dune 3 et Lucky ? On parie gros. Les 100 incontournables comédies romantiques pourraient l’accueillir un jour, mais pour l’instant, elle excelle dans le sale et le violent. On suit, parce que ça promet du lourd.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *