Cillian Murphy a enchaîné plus de 50 apparitions au cinéma et à la télé en 25 ans de carrière, avec un pic en 2024 où Oppenheimer lui vaut l’Oscar du meilleur acteur. Ce gamin d’Irlande du Nord a su se tailler un rôle de mec hanté qui colle à la peau, et on peut supposer que ça va durer avec ses projets à venir. (AlloCiné, filmographie 2026).
Les débuts discrets qui posent les bases
Cillian Murphy débarque au cinéma en 1998 avec The Tale of Sweety Barrett de Stephen Bradley, un petit film irlandais où il joue un rôle mineur. L’année d’après, Sunburn de Nelson Hume le voit déjà dans un perso plus consistant, un ado paumé dans la campagne irlandaise. On sent le potentiel brut : un regard qui transperce, une voix qui gratte. En 2001, On the Edge de John Carney et Mon cher ennemi de Goran Paskaljevic confirment qu’il sait gérer des formats courts ou longs.
Le vrai déclic arrive en 2002 avec 28 Jours plus tard de Danny Boyle. Il est Jim, un type ordinaire qui se réveille dans un Londres zombie-apocalyptique. Le film cartonne avec 60 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 8 millions, et Murphy porte le truc sur ses épaules frêles. Sans ça, pas de suite 28 ans plus tard en 2025 où il caméo en producteur délégué. On comprend pourquoi Boyle le rappelle : ce mec sait flipper sans en faire des caisses.
La même année, Intermission le voit dans un ensemble choral irlandais, un polar urbain bien crade. Puis 2003, Retour à Cold Mountain d’Anthony Minghella, où il est Bard, un déserteur bizarre aux côtés de Jude Law et Nicole Kidman. Le film raflé sept nominations aux Oscars, Murphy en choppe une pour meilleur acteur dans un second rôle. À ce stade, Hollywood le mate sérieusement. (Sources : CinéDweller biographie, Wikipedia filmographie).
La trilogie Batman : l’épouvantail qui s’impose
2005 marque le tournant Nolan. Batman Begins voit Murphy en Dr. Jonathan Crane, l’Épouvantail, un psy tordu qui gazouille ses patients avec du toxin fear. Le film fait 374 millions de dollars au box-office, et Murphy vole la vedette dans ses scènes chirurgicales. On se prend dans la tronche ce masque de paille qui pue la folie clinique.
Suite en 2008 avec The Dark Knight : Le Chevalier noir. Crane est toujours là, planqué dans un tribunal en juge bidon, à balancer du gaz pendant que le Joker fout le bordel. Recettes folles : 1 milliard de dollars. Murphy n’a que quelques minutes, mais il les hante. Nolan le kiffe tellement qu’il le remet dans Inception en 2010, où il est Robert Fischer, le fils fragile d’un magnat, au cœur du braquage mental. Ce rôle-là, plus nuancé, montre qu’il sait faire autre chose que le taré. D’ailleurs, l’univers cinématographique Christopher Nolan qu’on a décortiqué ici prouve à quel point Murphy colle à ses films tordus dans le temps.

La trilogie Nolan le catapulte : critiques à 4,1/5 sur AlloCiné pour Inception, et Murphy cité partout comme le mec qui apporte la fragilité humaine dans ces machines de guerre. Sans oublier Dunkerque en 2017, où il est le soldat tremblant dans la carlingue d’un Spitfire, voix off qui raconte l’angoisse. Un caméo qui cogne, typique Nolan. (AlloCiné top filmographie).
Peaky Blinders : la série qui le rend iconique
De 2013 à 2022, Murphy est Thomas Shelby dans Peaky Blinders, six saisons sur BBC et Netflix. Le boss des rasoirs à Birmingham, un vétérinaire de guerre qui trafique, tue et rêve grand. Plus de 7 millions de téléspectateurs par épisode au pic, et AlloCiné lui met 4,5/5. On kiffe ce regard bleu acier sous le casquette plate, les cigares qui fument pendant qu’il négocie sévère avec les Russes ou les fascistes.
Shelby, c’est Murphy au carré : traumatisé par la Somme 1916, accro à l’opium, mais un stratège froid. La série explose en France sur Netflix, et on peut la ranger parmi les 100 meilleures séries télévisées sans rougir. Le film The Immortal Man : A Peaky Blinders Film sort en 2025, toujours en Tommy Shelby, avec Murphy producteur. Prêt à balancer du by order of the Peaky Blinders sur grand écran. (Hypnoweb biographie).
Ça négocie dingo en coulisses pour des suites, et avec 28 ans plus tard en parallèle, Murphy mixe séries cultes et suites zombies. Notre top films séries acteur l’a mis en haut pour ça : un mec qui porte ses franchises sans se répéter.
Les thrillers et polars où il excelle
2005 encore, Red Eye : Sous haute pression de Wes Craven. Murphy est Jackson Rippner, un tueur suave qui menace Rachel McAdams en avion. 95 minutes de tension pure, et il vole le film avec son sourire carnassier. Craven le voulait pour ce rôle de psychopathe banal, et ça marche : le film fait 100 millions de dollars.
2010, Le Secret de Peacock de Michael Lander : il joue John/Emma Skillpa, un schizo avec double personnalité. Glauque, lent, mais Murphy y met une intensité qui colle à la peau. Puis Perrier’s Bounty en 2009, un polar irlandais avec Brendan Gleeson où il est un débiteur traqué. Brut, drôle, familial.

2012, Red Lights de Rodrigo Cortés avec Sigourney Weaver : Murphy en physicien chasse-escrocs paranormaux. Le twist final divise, mais lui sort du lot. Et Free Fire en 2016 de Ben Wheatley, un huis clos de tirs dans un hangar avec Sharlto Copley. 50 minutes de baston non-stop, Murphy en négociateur qui pète un câble. Parfait pour voir qu’il gère l’action crade sans superpouvoirs. (Cinenews filmographie).
Les drames historiques et biopic qui le sacralisent
2006, Le vent se lève de Ken Loach. Murphy est Damien O’Donovan, un républicain irlandais pendant la guerre d’indépendance. Palme d’or à Cannes, et lui en jeune idéaliste qui crève la bouche ouverte. Brutal, réel, avec les décors boueux du Kerry qui puent la tourbe.
2016, Opération Anthropoid de Sean Ellis : il est Josef Gabčík, le para tchèque qui rate l’attentat contre Heydrich en 1942. Tension WWII, parachutages dans la neige, et Murphy en héros stoïque. Puis Oppenheimer en 2023 de Nolan encore : le père de la bombe atomique, torturé par ses équations et Hiroshima. Oscar mérité, 7 Oscars pour le film, recettes de 975 millions. Ce rôle-là le pose en acteurs talentueux suivre, un mec qui incarne les génies maudits.
2024, Tu ne mentiras point de Tim Mielants (oui, le réal de Peaky) : Bill Furlong, un père irlandais qui fouille les magouilles de bonnes cathos en 1999. Basé sur le roman de Claire Keegan, sobre, glaçant. Murphy producteur aussi, et ça sent le Cannes. (Fnac biographie, JP Box-Office).
Les one-shots et curiosités qui surprennent
2005, Breakfast on Pluto de Neil Jordan : il est Kitten, une trans irlandaise des années 70, à la recherche de sa mère. Oscarisé pour le scénario, Murphy en robe et perruque porte ce road-movie doux-amer. Changement de registre total, et ça prouve qu’il sait faire draguer sans ridicule.
2007, Sunshine de Danny Boyle : un astronaute sur une mission suicide vers le Soleil mourant. Effets spéciaux dingues, et Murphy en pilote qui craque dans l’espace. Puis Inception déjà cité, mais aussi Tron : L’Héritage en 2010, caméo non crédité comme Edward Dillinger.

2017, The Party de Sally Potter : un dîner qui dégénère chez Kristin Scott Thomas, Murphy en mari qui balance une bombe. 71 minutes de dialogues qui fusent. 2018, The Delinquent Season de Mark O’Rowe : un adultère banal en banlieue dublinoise. Intime, raté parfois, mais lui en mec lambda qui implose. Et Au cœur de l’océan en 2015, sur l’Essex maudit, avec Chris Hemsworth : Murphy en second obsédé par la baleine. Échec critique, mais séquences marines impressionnantes. (Apple TV liste, Diverto actu).
Les blockbusters récents et les suites en vue
2019, Anna de Luc Besson : il est Lenny Miller, agent KGB double-face. Action française calibrée, Murphy en costard qui tue froid. 2020, Sans un bruit 2 de John Krasinski : Emmett, père survivant dans le silence des aliens. Recettes de 297 millions, suite solide. Et Sans un bruit 3 en 2027, toujours Emmett.
À venir : Steve en 2025, où il produit et joue Steve Jobs (ou un truc du genre, détails flous). Blood Runs Coal en 2026, il est Chip Yablonski, producteur aussi. Et 28 Ans plus tard : Le Temple des Morts de Nia DaCosta, caméo Jim. La franchise zombies repart, avec Murphy aux manettes en prod délégué. Ça va cogner.
2027, un film prison de Damien Chazelle sans titre, et 28 Ans plus tard 3 de Boyle. Le mec enchaîne : des 100 films guerre incontournables comme Dunkerque aux suites monstre. On se demande s’il dort. (AlloCiné streaming, Wikipedia projets).
Producteur en herbe et choix futés
Murphy passe devant la caméra en prod : 28 ans plus tard (2025), Tu ne mentiras point, Peaky Blinders film, Steve. Il choisit des projets perso, comme Small Things Like These en 2024, drame irlandais. Ça sent le mec qui veut contrôler son image après l’Oscar.
Son agent bosse dur : alliances Nolan-Boyle-Craven, et des indés comme Loach. Box-office cumulé de ses films ? Facilement 4 milliards si on compte les franchises. AlloCiné le toppe avec Oppenheimer à 4,3/5 presse.
Voilà pour la filmographie de Cillian Murphy : un parcours de timide hanté à boss polyvalent. On l’a vu muter du zombie au physicien en passant par le gangsters, toujours avec ce truc qui te colle au siège. Les suites à venir promettent, et franchement, on a hâte de se farcir la suite Peaky sur grand écran. Ce mec, c’est du solide.
