Un lifeguard hawaïen devenu star de franchises milliardaires
En 2018, Aquaman ramasse un peu plus de 1,148 milliard de dollars de recettes mondiales selon Box Office Mojo. Le film devient alors le plus gros succès de l’histoire du DCEU au cinéma, devant Wonder Woman et Batman v Superman. Le type qui porte ce trident fluorescent, c’est Jason Momoa, né en 1979 à Honolulu, longtemps catalogué beau gosse de série du câble, soudain propulsé au rang de star mondiale.
Ce n’est pas tombé du ciel. Sa filmographie raconte une progression assez nette, presque scolaire, mais avec quelques embardées : débuts dans Alerte à Malibu, second rôle dans Stargate Atlantis, explosion pop culture avec Game of Thrones (même si le rôle est limité), puis colonisation du cinéma studio avec DC, Dune, des projets Apple TV+. C’est ce trajet que l’on va décortiquer série par série, film par film, en se demandant ce qui marche, ce qui patine et où Momoa a vraiment quelque chose à jouer, pas juste des muscles et des cicatrices.
Et si tu veux un panorama encore plus large côté cinéma de genre, l’article découvrez 100 films fantastiques offre le genre de caverne d’Ali Baba où Aquaman et Dune dialoguent avec plein d’autres univers. Momoa, lui, navigue pile entre blockbuster super-héros, fantasy guerrière et séries rugueuses pseudo-historiques. On va entrer dans le détail, pas faire un poster de salle d’ado.
Les débuts télé : Baywatch, North Shore, Stargate Atlantis
Momoa arrive à l’écran à la fin des années 90 dans un contexte très précis : la télé américaine qui recycle sans fin le soleil, le sable et les abdos. Entre 1999 et 2001, il joue Jason Ioane dans Alerte à Malibu version Baywatch Hawaii, sur environ 44 épisodes selon sa filmographie détaillée. Il a 20 ans, peu de technique, un physique déjà massif. On ne lui demande pas de composer un personnage, juste d’occuper l’image.
En 2004, il enchaîne avec North Shore (titrée en France North Shore : Hôtel du Pacifique) où il campe Frankie Seau. Série courte, audience limitée, mais expérience utile : tournage rapide, rythme industriel, dialogue en série B. Pour un acteur comme lui, ça forge des réflexes de plateau. La critique télé ne s’y intéresse quasiment pas, mais ce genre de contrat nourrit un CV.
Le basculement arrive avec Stargate Atlantis, lancée en 2004 et diffusée jusqu’en 2009. Momoa rejoint la série dès la saison 2 en 2005, dans le rôle de Ronon Dex, guerrier taciturne à dreadlocks et à fusil énergétique. Sur Cinetrafic et AlloCiné, Stargate Atlantis revient presque toujours dans les meilleures séries avec Jason Momoa. Les fans de SF le repèrent là, pas à Baywatch. Le rôle reste carré : soldat, peu de mots, beaucoup d’action. Mais on sent déjà un truc : une présence physique qui tient la caméra même quand le texte est pauvre.
On peut d’ailleurs lire ce début de carrière en parallèle avec le parcours d’autres interprètes sortis de la télé câblée et passés au cinéma héroïque. Le dossier top films séries emma sur Emma Mackey montre un autre type de trajectoire, plus européenne, moins bodybuildée. Momoa, lui, se construit sur la durée avec de la série de genre et des personnages d’outsiders armés jusqu’aux dents.
Khal Drogo, ou comment deux saisons de Game of Thrones changent une carrière
En 2011, l’arrivée de Game of Thrones sur HBO change l’échelle. Momoa incarne Khal Drogo durant la saison 1. Sur le papier, c’est presque un cliché : chef barbare, langue inventée à apprendre, physique de colosse, quasi muet. Dans les faits, c’est le rôle qui va coller à son image pendant une décennie. Les interviews qu’il donne ensuite à GQ ou Esquire le confirment : tout le monde le renvoie à Drogo, même quand il joue Aquaman.
Ce rôle installe plusieurs constantes : la brutalité qui masque une forme de vulnérabilité, les scènes de combat très physiques, la capacité à imposer une présence sans dialogue. Il y a débat sur la représentation du personnage, certaines critiques ont attaqué le traitement des scènes avec Daenerys, jugées complaisantes. Momoa, lui, hérite d’une aura de guerrier tragique qui va scotcher les directeurs de casting. On le veut ensuite pour des rôles de chefs, de mercenaires, de rois, jamais pour un comptable dépressif.
L’impact se voit immédiatement dans les projets qui suivent. La même année, il porte le reboot de Conan the Barbarian. La presse américaine fait tout de suite le lien Drogo/Conan. L’échec commercial du film ne casse pas sa trajectoire, car GoT devient monstueuse en audience et en influence culturelle. Pour un acteur, être lié à la première vague Game of Thrones vaut quasiment label de fantasy bankable. C’est ce qui ouvre ensuite la porte à DC et à des univers comme Dune.

Les années cinéma pre-DC : Conan, Bullet to the Head, Road to Paloma
Entre 2011 et 2015, Momoa teste le grand écran sans encore trouver la franchise qui colle. Conan the Barbarian, réalisé par Marcus Nispel et sorti en 2011, tente de relancer le personnage popularisé par Arnold Schwarzenegger dans les années 80. Budget d’environ 90 millions de dollars, recettes autour de 63 millions seulement selon les chiffres box-office. Cassure nette. Le film est décrié pour son scénario bancal, ses CGI datés. Momoa, lui, s’en sort comme bloc de charisme brut, mais on sent que le véhicule est mal foutu.
En 2012, il joue dans Bullet to the Head de Walter Hill avec Sylvester Stallone. Le film peine aussi au box-office. Ironie assez marrante quand on connaît l’article stallone révèle origine nom autour de Rocky Balboa et la manière dont Stallone a conçu sa propre légende. Momoa, sur Bullet to the Head, reste à l’ombre du vétéran. Il campe un antagoniste solide, mais le film n’a pas la portée d’un Rocky, on s’en doute.
Momoa tente alors autre chose : écrire, réaliser et interpréter un film plus personnel, Road to Paloma, tourné avant 2014 et présenté dans quelques festivals. Budget modeste, photo naturaliste, intrigue de cavale sur fond de violence faite aux femmes autochtones. Le long métrage sort très discrètement, mais il montre un Momoa qui cherche autre chose qu’un simple alignement de bastons. La mise en scène reste sage, les influences easy rider sont visibles, mais l’objet a une sincérité qui tranche avec la mécanique des studios.
Cette période pré-DC ressemble à un laboratoire. L’acteur teste le rôle-titre musclé, le bad guy, le projet indé plus intime. Rien ne décolle commercialement, mais le visage et le corps se gravent. Quand Warner cherche un Aquaman qui tranche avec l’image ringarde du super-héros blond en collant orange, Momoa arrive pile dans la bonne case.
Aquaman, Justice League et le virage DC : la déferlante super-héros
La bascule vers le très gros arrive avec l’univers DC. Momoa apparaît d’abord brièvement en Aquaman dans Batman v Superman : L’Aube de la justice en 2016. Ensuite dans la Justice League de 2017, puis dans la version Zack Snyder’s Justice League sortie sur HBO Max en 2021. Les fans de super-héros classent presque systématiquement ces titres comme top filmographie de Jason Momoa, et SensCritique place Zack Snyder’s Justice League, Aquaman et Batman v Superman haut dans le Top des meilleurs films avec Jason Momoa.
Mais c’est Aquaman solo, réalisé par James Wan et sorti en 2018, qui change vraiment la donne. Warner lui confie un film de plus de 150 millions de dollars, mélange de romance, de blockbuster sous-marin et de délire visuel saturé. Aux États-Unis, Aquaman franchit les 335 millions, dans le monde il passe le milliard. Jason Momoa devient, sur le papier, un lead qui ramène plus qu’un Chris Hemsworth en solo sur Thor à l’époque. L’acteur se crée un Aquaman bourru, fêtard, un peu beauf, mélange de surfeur californien et de métalleux. On est loin du prince noble, et c’est pour ça que le public accroche.
Là où ça se complique, c’est sur la suite. Aquaman et le Royaume perdu, sorti en 2023, arrive dans un DCEU à bout de souffle, plombé par des réorganisations internes et une lassitude du public face aux super-héros. Le film récolte environ 434 millions de dollars dans le monde, loin des ambitions du studio. La presse parle d’usure, de scénario paresseux. Momoa, lui, continue à défendre son roi des océans en promo, mais l’effet waouh est passé. On sent qu’il faudra autre chose que des blagues de buveur de bière dans un armure écaillée pour relancer l’intérêt.
L’acteur reste néanmoins l’un des visages marquants du DCEU. Son Aquaman fonctionne dans la Snyder Cut avec un ton plus sombre. Dans l’ensemble, cette période montre un point central : Momoa tient la route en lead sur un film de studio, mais dépend beaucoup de la solidité du scénario et de la mise en scène. Quand le film est bancal, son charisme ne suffit pas à tout sauver. Un spectateur qui se farcit Aquaman 2 après Zack Snyder’s Justice League le sent très vite.
Dune, The Fall Guy et les rôles secondaires haute visibilité
Après DC, Momoa ne peut pas se contenter de faire du surf en Atlantide. Il lui faut des projets où il existe sans porter tout le film. Dune de Denis Villeneuve arrive en 2021, production Legendary, adaptation du roman de Frank Herbert. Momoa incarne Duncan Idaho, soldat loyal de la Maison Atreides. Rôle secondaire mais très aimé du public, au point que beaucoup parlent de lui comme d’un “oncle cool” dans ce récit très sérieux. La présence de Momoa apporte une chaleur et une décontraction qui tranchent avec le ton cérémoniel de l’ensemble.
Dune, en cumul sur sa sortie cinéma et sa diffusion, trouve son public, notamment en France où la presse le classe souvent dans les grands films de SF des années 2020. Les fans de genre qui parcourent des listes comme découvrez 100 films fantastiques retrouvent ce Dune-là tout en haut. Momoa n’y est pas le centre, mais il gagne du capital prestige. Être associé à Villeneuve et à un projet acclamé critique, ça pèse autant qu’un milliard de recettes sur un CV.

En 2024, il apparaît dans The Fall Guy de David Leitch, adaptation de la série L’Homme qui tombe à pic, avec Ryan Gosling et Emily Blunt. Il y joue le méchant larger than life d’un film bourré de cascades et d’humour méta. Là aussi, rôle secondaire, mais très visible. Le film fait un score plus faible que prévu en salles par rapport à ses ambitions, malgré des critiques plutôt positives. Momoa reste ce “bonus charisme” que les studios aiment s’offrir sur un projet musclé.
Pour la suite, plusieurs projets cinéma sont listés sur IMDb et AlloCiné, dont Minecraft, le film, annoncé pour 2025, où il joue un personnage nommé Garrett, et The Pirate daté 2028 dans certaines filmographies, encore mystérieux. Sa carrière cinéma se cale donc maintenant entre franchises établies, seconds rôles costauds et quelques risques calculés. On est loin du lifeguard figurant dans Baywatch.
Séries modernes : Frontier, See, Chief of War et les rôles de chef de clan
Si tu veux comprendre comment Jason Momoa s’installe durablement dans l’imaginaire des spectateurs, il faut regarder ses séries post-Game of Thrones. La liste que donne Cinetrafic des meilleures séries avec Jason Momoa revient toujours sur les mêmes titres : Frontier, See, The Red Road, et maintenant Chief of War.
Frontier (2016-2018)
Diffusée sur Discovery Canada et Netflix selon les territoires, Frontier suit la guerre commerciale autour du commerce de fourrure en Amérique du Nord au XVIIIe siècle. Momoa incarne Declan Harp, trafiquant mi-irlandais mi-cri, en lutte contre la Compagnie de la Baie d’Hudson. La série dure trois saisons jusqu’en 2018. Elle se regarde comme un western boueux avec haches et manteaux en peau. Momoa y joue un personnage plus nuancé qu’Aquaman, avec trauma, vengeance, ambiguïté morale. La critique reste mitigée sur le scénario, mais salue souvent son énergie. C’est brut, parfois un peu naze sur les dialogues, mais visuellement ça a une gueule.
The Red Road (2014-2015)
Avant Frontier, Momoa tourne The Red Road pour SundanceTV entre 2014 et 2015. Il y joue Phillip Kopus, membre d’une communauté amérindienne du New Jersey, pris dans des conflits avec la police locale. Série courte, deux saisons, regard plus social. Le ton se rapproche de certains dramas US sérieux type Justified. Momoa y montre un registre plus internalisé, moins flamboyant. Le grand public l’a peu vue, mais les amateurs de séries de qualité la citent souvent comme une preuve qu’il sait jouer autre chose qu’un colosse braillard.
See (2019-2022)
Sur Apple TV+, See arrive en 2019 parmi les premières séries vitrines de la plateforme. Créée par Steven Knight, réalisée entre autres par Francis Lawrence, elle imagine un futur où l’humanité entière est devenue aveugle. Momoa incarne Baba Voss, chef de tribu qui protège des enfants voyants, rares. Trois saisons, fin en 2022. Apple met beaucoup d’argent dans le décor, les costumes, le travail chorégraphique des combats “à l’aveugle”. La série reçoit des critiques mitigées sur l’écriture, mais l’originalité visuelle et la prestation de Momoa sont souvent saluées.
Momoa s’y engage aussi en coulisses, collabore avec des consultants aveugles pour que les gestes et déplacements restent cohérents. On a l’impression que l’acteur cherche ici un rôle de patriarche quasi mythologique à la Mad Max. La série se retrouve régulièrement dans les top filmographie de Jason Momoa sur AlloCiné et Apple TV la met en avant dans ses sélections “Films et séries avec Jason Momoa”.
Chief of War (à partir de 2025)
Apple TV+ prépare aussi Chief of War, annoncée pour 2024-2025, où Momoa tient le rôle principal et signe l’écriture de certains épisodes. La série suit l’unification des îles hawaïennes au XVIIIe siècle vue du point de vue autochtone. Casting avec Momoa et Temuera Morrison, production Apple à gros budget. Le projet est très personnel : Momoa revendique souvent ses racines hawaïennes et son engagement pour ces cultures dans ses interviews. Si la série tient ses promesses, on peut y voir le pendant télévisuel de son Road to Paloma, mais avec bien plus de moyens.
Sur Apple TV, la page Films et séries avec Jason Momoa aligne déjà Dune, Zack Snyder’s Justice League, Aquaman, See, et les séries à venir comme Chief of War. La plateforme le place clairement en figure maison, au même titre que des gens comme Chris Evans ou Tom Hiddleston. Quand tu ouvres Apple TV, tu te prends sa tronche dans la bannière, la messe est dite.
Blockbusters, VOD, Netflix : le Momoa “star d’action” en pilotage automatique
Il y a un autre versant de sa filmographie : les films d’action ou de genre sortis en salles ou directement en streaming, où Momoa joue sur son image de dur au cœur tendre. Dans les années 2020, Netflix et consorts ont compris que coller un nom comme le sien sur un film d’action sécurise un minimum de vues. On pense à Sweet Girl, thriller Netflix où il joue un père en quête de vengeance, ou à certains projets annoncés puis reportés.

Ces titres n’ont pas la visibilité d’un Aquaman, mais ils nourrissent l’image de “gars fiable” qu’on lance dans un film de baston quand on veut un visage connu sans payer un cachet de Tom Cruise. Les “nouvelles sorties juillet Netflix” regorgent souvent de ce genre de films d’action musclés, calibrés pour une soirée canapé. On comprend pourquoi les plateformes aiment ce format : on clique sur le visage de Momoa, on sait à peu près ce qu’on va se farcir.
Le revers, c’est la dilution. Quand tu enchaînes plusieurs films interchangeables, ça brouille la perception de la carrière. Un jour tu joues un mercenaire, le lendemain un père revenge movie, la semaine suivante un biker. Sans mise en scène marquante ni scénario solide, tout se ressemble. Momoa joue plutôt juste, mais il tourne parfois en rond. C’est là que Dune ou See ressortent du lot, parce qu’ils offrent un vrai univers, pas juste un décor de parking nocturne sous la pluie.
Style de jeu, image publique, limites et angles morts
Le style de Jason Momoa repose sur trois piliers : le physique, l’énergie, l’humour. 1) Physique : 1,93 m, carrure massive, tatouages polynésiens, cheveux longs. 2) Énergie : déplacements lourds mais rapides, coups et cascades où il donne l’impression de cogner fort. 3) Humour : second degré permanent, blagues en promo, sourires en coin même dans la baston. Sur Aquaman, James Wan mise précisément là-dessus. Sur Frontier ou See, les réalisateurs cherchent plutôt la gravité.
La question, c’est : où sont les limites ? Pour l’instant, Momoa n’a pas encore eu le grand rôle dramatique sans action, type film d’auteur cannois ou drame indépendant testé aux Oscars. Il flirte avec ça sur The Red Road ou Road to Paloma, mais sans retentissement large. Les studios l’enferment dans le costume de chef guerrier, roi, soldat. Le risque, c’est la lassitude à moyen terme. Une partie du public commence à le voir comme “le mec qui fait toujours le même rôle mais qui a l’air sympa”. Là, on frôle le syndrome type The Rock, où le personnage public avale l’acteur.
Côté image, Momoa joue la carte du mec cool conscient des enjeux environnementaux, engagé pour les océans et les peuples autochtones, qui boit des bières et fait des blagues. Ça plaît, ça nourrit les campagnes marketing, ça colle à Aquaman. Les plateaux talk-shows lui déroulent le tapis rouge, il grimpe à la corde en costume, il lance des haches en direct. Ça crée un capital sympathie réel. Le problème, c’est que ça peut occulter le travail de composition. Quand le public ne voit que la persona, le jeu passe en second plan.
Comparé à des trajectoires comme celles analysées dans le dossier top films séries jason, Momoa se situe vraiment dans ce club des acteurs identifiés par leurs rôles de franchise plutôt que par leurs métamorphoses. On ne lui demande pas de devenir méconnaissable, on lui demande d’être “Jason Momoa, mais en plus vénère” ou “Jason Momoa, mais en chef aveugle”. Pour l’instant, ça marche. Sur la durée, il faudra un pari plus radical pour casser la routine.
Où voir Jason Momoa aujourd’hui, et dans quels rôles le suivre ?
Si tu veux faire un parcours cohérent dans sa filmographie sans tout avaler, on peut proposer un chemin assez simple. En télé, commencer par quelques épisodes de Stargate Atlantis pour voir les débuts de Ronon Dex, puis enchaîner sur The Red Road pour le versant dramatique, Frontier pour le côté sauvage historique, et finir par See pour le spectacle Apple TV+ à gros budget. Avec ça, tu as une bonne vision de son “personnage” en série.
Au cinéma, l’axe DC reste incontournable : Aquaman, Zack Snyder’s Justice League, éventuellement Aquaman et le Royaume perdu pour mesurer l’écart entre un univers porté par un auteur comme Snyder et un film de studio plus lisse. Ajoute Dune pour sa qualité globale et pour voir Momoa dans un cadre plus prestigieux. Si tu as de la curiosité, glisse Road to Paloma pour le regard plus intime, même si le film reste discret.
Et si tu tiens à pousser la comparaison avec d’autres acteurs de sa génération, tu peux te marrer à mettre en parallèle ce parcours avec celui analysé dans top films séries emma pour Emma Mackey, ou avec un dossier comme top films séries jason qui montre à quel point l’industrie adore enfermer les Jason (Momoa, Statham, Bateman…) dans des cases très nettes. Momoa, lui, essaye d’élargir un peu la sienne, mais il a encore des murs à défoncer.
Conclusion : Momoa, star de franchise ou acteur en attente de son grand film ?
Si on regarde froidement les chiffres et les titres, Jason Momoa est déjà une star de franchises. Il porte un film à plus d’1,1 milliard de dollars, il traverse Game of Thrones, Dune, l’univers DC, il devient tête d’affiche Apple TV+. Pour un gamin de Baywatch Hawaii, c’est le jackpot. Le public l’identifie, les studios l’apprécient, les plateformes le mettent en avant. On peut difficilement parler de carrière ratée.
La question suivante est plus intéressante : est-ce que Momoa aura un jour son grand film, celui qui le sort du simple statut de “colosse sympathique” pour le poser en acteur majeur ? Un truc à la Logan pour Hugh Jackman, ou à la Mad Max: Fury Road pour Tom Hardy. Peut-être que Chief of War jouera ce rôle, si l’écriture suit et si Apple assume un vrai geste artistique. Peut-être que Minecraft ou The Pirate resteront juste des jouets pop-culture.
Pour l’instant, quand on regarde les films et séries TV avec Jason Momoa, on voit surtout une filmographie qui coche toutes les cases de la pop culture des années 2010-2020 : super-héros, fantasy HBO, SF prestige, séries historiques brutales, thrillers Netflix. Ça fait déjà un sacré tableau de chasse. Reste à voir si, dans dix ans, on parlera de lui comme “le gars d’Aquaman” ou comme un acteur qui a fini par se prendre un vrai grand rôle dans la tronche. La balle, cette fois, est un peu dans son camp. Et dans celui des réalisateurs qui oseront autre chose que le énième chef de guerre baraqué.
