Nous sommes le 27/05/2017 et il est 13h39 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Contribution

Bibliothèque Isem Ce 27/05/2017, Vous voilà dans cette rubrique ouverte au club ayaas, c’est-à-dire à tout internaute, proche ou lointain, animé du réel désir de participer concrètement tant à la construction qu’au développement de ce site Internet. «L'herbe ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe», dit un proverbe africain. En effet, Ayaas compte sur l'apport de ses collaborateurs, connus et inconnus, afin d'atteindre pleinement son objectif. Leur enrichissante pensée permet à ses nombreux visiteurs d'entendre d'autres sons de cloche. Chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Bouton4

NsoloAbel Nsolo - En cette année 2011, l’Eglise célèbre le 150ème anniversaire de la mort de Saint Eugène de Mazenod, Evêque de Marseille (en France) et Fondateur de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, un ‘passionné du Christ’ et un ‘inconditionnel de l’Eglise’ selon les mots du Pape Paul VI. Cet anniversaire a permis de mettre en exergue non seulement la figure de ce grand saint, mais aussi ses écrits et sa pensée théologique. Ainsi, avons-nous ressenti comme un agréable devoir filial d’étaler la richesse de sa mariologie dont le potentiel insoupçonné est à peine exploité. Pour ne pas trop embrasser, nous avons préféré nous limiter aux origines de la Congrégation (1782-1861), saisir ainsi en amont, dans sa pureté et dans sa force, les premières inspirations mariales qui ont marquées le charisme oblat.

Bouton4

Adeline BolanneAdeline Bolanne - (Engagement dans la vie religieuse aujourd'hui) La société contemporaine étant un monde en mutation, un monde sécularisé, qui offre une multitude de possibilités, avec un rythme suffoquant, l’embarras  de choix ou la recherche de la stabilité devient une réalité. Ainsi le religieux, la religieuse, appelé à vivre dans le monde, sans être du monde, y est souvent confus(e). C’est un véritable dilemme qui naît au milieu de multiples interrogations qui foisonnent l’esprit, à savoir : comment et pourquoi se consacrer (perpétuellement) dans un monde où tout change si vite, où tant d’opportunités s’offrent ? Est-ce raisonnable de fermer la porte à toutes les possibilités lorsqu’on ignore ce que l’avenir nous réserve ? Vaut-il encore la peine de se consacrer à la vie religieuse lorsque celle-ci semble perdre sa crédibilité ? Enfin, est-il possible de vivre fidèlement ses vœux de nos jours ? Telle est formulée en quelque sorte la problématique qui sous-tend notre réflexion.

Bouton4

Baudouin Mubesala Lanza - Si la formation est un champ assez large et un domaine essentiel pour la vie de la société et de l’Eglise, son importance dans les sociétés africaines n’a plus besoin d’être Mubesaladémontrée. Et comme nous avons eu l’occasion de le dire dans le chapitre sur l’initiation, la formation, en Afrique, était un impératif pour les jeunes qui devenaient adultes. Il fallait que le jeune s’initie à la vie de la famille, du clan et de la société, pour mieux assumer ses responsabilités. Il nous apparaît urgent que les responsables de la formation et les jeunes eux-mêmes se mettent en chemin et cherchent ensemble comment évoluer dans la joie et la confiance, en affrontant les défis que pose la société africaine aujourd’hui. Mais surtout, comment rendre cette formation adéquate de sorte qu’elle soit capable d’aider nos jeunes à assumer leur vocation religieuse, sacerdotale au sein de l’église et de la société.

Bouton4

Carine Tarla - S’il existe une question fondamentale au cœur des évangiles qui puisse intéresser tout lecteur de la Bible, c’est bien celle de l’identité de Jésus. Ainsi, l’ensemble du corpus évangélique tourne autour de la personne de Jésus, et nous oriente vers sa vraie identité ainsi que vers sa mission. A la Tarlaquête du sens de la mission de Jésus et du message que renferme son enseignement, nous avons opté pour une lecture exégétique de la péricope lucanienne de la pécheresse pardonnée et aimante (Luc 7,36-50). En effet, ce qui nous frappe le plus à travers cette péricope, ce sont les thèmes de l’amour, de la compassion et de la miséricorde, qui caractérisent les actes concrets de la mission de Jésus. Cette mission semble opérer une révolution. Au fil du texte de Luc 7,36-50, nous remarquons qu’une chose semble demeurer vraie, à savoir: le salut de Dieu en Jésus Christ, œuvre d’amour, de compassion et de miséricorde, prend une allure universelle et recèle en même temps une nouvelle pédagogie chrétienne centrée sur la personne humaine comme objet de l’incarnation du Messie.

Bouton4

Charlotte Matendo - L'inculturation de la vie religieuse en Afrique s'impose aujour­d'hui comme une urgence. "C'est par la culture que l'homme s'exprime et se construit" (Roelandt). Jésus, en qui nous Matendocroyons, est né dans une culture bien déterminée; il s'est servi de cette même culture pour exprimer l'amour de Dieu. Dans l'attitude à adopter face aux pauvres, il est bon de savoir que pour l'homme africain, ce qui est primordial c'est l'être plutôt que l'avoir, autrement dit l'africain désire par dessus tout être reconnu en tant qu'homme. En d'autres termes encore, comme disait le père Motanyane: "pour les africains, la personne est première, ce qui veut dire que, dans leur vision des choses, les personnes comptent plus que l'argent, les richesses ou le temps. Pour eux, ces réalités sont au service des personnes. Elles servent à améliorer la vie des hommes, elles sont au service de l'unité et de l'harmonie, elles sont faites pour célébrer la communion des uns et des autres. C'est pourquoi, malgré leur pauvreté, les Africains ont des fêtes dépassant tout".

Bouton4

DenyseDenyse Mostert - À notre époque où la réflexion se veut de plus en plus en marche vers la maturité, une obéissance semblable s'impose vis-à-vis de la foi chrétienne pour tout membre de l'Église, de la plus haute hiérarchie au simple laïc. L'obéissance à ceux qui ont charge d'âmes comme on disait jadis est toujours pertinente si et seulement si on retrouve dans leur attitude le souci des aspirations fondamentales de l'être humain. Il me semble par ailleurs exclus qu'une telle foi puisse être vécue à la manière 'du charbonnier'. Je pense ici à la formation judéo-chrétienne dans laquelle nous avons plus ou moins allègrement cheminé. J'y ai grandi paisiblement malgré les questions-réponses sûres d'elles du petit catéchisme, reflet d'une morale tellement stricte que le résultat était plus souvent qu'autrement l'éclosion de scrupules inconfortables.

Bouton4

Domenico Arena - Les échanges et la réflexion des participants au Synode spécial pour l’Afrique produisent un développement de l’ecclésiologie de communion qui, comme on le sait, a été revalorisée par Vatican II. Ce développement consiste à lire le mystère de l’Eglise à partir de l’image de la famille. Elle, dans son application au mystère de l’Eglise, retient encore aujourd’hui l’attention des membres de la communauté ecclésiale africaine, soit au niveau de la recherche théologique, soit au niveau pastoral. ArenaUne telle image semble exprimer davantage la doctrine de l’Eglise selon la culture du continent. «Non seulement le Synode a parlé de l’inculturation, mais il l’a appliquée en prenant, pour l’évangélisation de l’Afrique, l’idée-force de l’Eglise Famille de Dieu. Les Pères y ont vu une expression particulièrement appropriée de la nature de l’Eglise pour l’Afrique. L’image, en effet, met l’accent sur l’attention à l’autre, la solidarité, la chaleur des relations, l’accueil, le dialogue et la confiance. La nouvelle évangélisation visera donc à édifier l’Eglise Famille, en excluant tout ethnocentrisme et tout particularisme excessif, en prônant la réconciliation et une vraie communion entre les différentes ethnies, en favorisant la solidarité et le partage en ce qui concerne le personnel et les ressources entre Eglises particulières sans considérations indues d’ordre ethnique» (EA 63).

Bouton4

Edmond HingboEdmond Hingbo - Quel qualificatif ne donne-t-on pas à la jeunesse? C’est  le fer de lance de la nation; c’est l’avenir de demain; c’est la clé de proue (c’est la partie avant du navire) sur qui on compte beaucoup pour conduire le monde dans une bonne direction. Tout ceci pour dire que tout l’espoir du monde repose sur la jeunesse malgré les profondes mutations que traverse notre monde. Mutation entraînant la jeunesse dans le gouffre où la conséquence qui s’ensuit est la perte du sens éthique. Aujourd’hui, cette conséquence se présente comme un défi qui se pose à notre monde contemporain dans le but d’aguerrir nos jeunes des armes efficaces pour affronter avec courage et en connaissance de cause les nouveaux défis du monde contemporain. Ce n’est pas un monde mauvais. Mais un monde de grandes réalisations scientifiques...

Bouton4

CrugnolaGaby Crugnola - Ma réflexion a été suscitée par l’exposé du P. Jean Bosco Musumbi omi (le 11/11/2013) : « Un regard global sur les NTIC » et l’échange qui a suivi, pour répondre à la question de l’usage du téléphone portable en maison de formation. Ma réflexion dépasse ce cadre, pour comprendre comment la séparation relationnelle est un des défis majeurs de l’appel radical à suivre le Christ. Je suis à l’aise pour délimiter ou cerner le domaine de la pauvreté. C’est du concret, palpable, réalisable et je peux le comptabiliser, en rendre compte… Je suis aussi capable de comprendre l’obéissance comme une réalité raisonnable et efficace dans la famille, la société, la vie consacrée, bien qu’elle soit une réalité qui engage confiance, soumission consciente de ma liberté et acte de foi en Dieu qui rend efficace mon obéissance. Le domaine des relations humaines : familiales, conjugales, amoureuses, amicales, fraternelles, spirituelles, est une réalité plus fluide, insaisissable !

Bouton4

Pirogue congolaiseGodé Iwele - La vie est un voyage. Un voyage en commun. Souvent, nous n’avons pour l’effectuer que quatre bagages : la science et la conscience, la loi et la foi. C’est munis de ce quadruple bagage que nous comptons, ici, organiser la traversée africaine du XXIe siècle. La métaphore de la vie comme voyage est récurrente dans l’histoire de l’humanité. En effet, depuis l’aube du temps, dans toutes les cultures du monde, on se représente la vie comme une marche et une démarche. Le long de sentiers divers, des hommes, des femmes se pressent et s’empressent comme vers quelque rendez-vous à ne pas manquer. Tels des rameurs lancés à la poursuite du destin sur un rapide cours d’eau, ils négocient prudemment chaque vague et chaque tournant en fouillant à coup d’aviron dans la mémoire des eaux. Les yeux rivés sur l’aval, ils sont, disent-ils, les dérivés de l’amont. L’être humain serait donc un perpétuel voyageur toujours en route, parfois en déroute, mais constamment en quête. En quête du sens.

Bouton4

Arbre Figuil Nord-CamerounGrâce Ada - (Amitié) Ce partage s’inspire surtout d’une expérience d’amitié vraie, réelle et très marquante entre une femme et un homme. Ils n’ont qu’un seul point commun : l’idéal de vie qu’est la vie consacrée. La relation profonde qui les unit fut pour la femme une expérience extraordinaire. Ce fut également une  ouverture dans ce domaine relationnel, une ouverture d’elle-même et d’esprit permettant de s’exprimer aisément sur  la notion d’amitié avec tout ce qu’elle renferme ; une expérience qui, sans naïveté, la pousse au jour le jour à une proximité, une communion d’esprit et une familiarité de cœur avec cet homme que le Seigneur a placé sur sa route pour cheminer vers la vie éternelle.

Bouton4

Imelda Zandu - Une manière de dire Dieu, la spiritualité s’apparente à la théologie. Mais avec une Zandudifférence: les théologiens parlent de Dieu comme d’un objet de connaissance à partir de la Révélation. Les spirituels parlent de Dieu en tant qu’il affecte la conscience. Ils parlent de l’expérience de Dieu que fait une personne. Lorsqu’elle est touchée par Dieu au plus intime d’elle-même. Une expérience qui ne laisse pas la personne intacte. Or parler de Dieu en termes d’expérience, c’est aussi parler de soi. Et comment parler de soi sans mettre en jeu une totalité complexe: le corps et l’esprit, la relation aux personnes et aux choses, le monde et son histoire? En disant Dieu à partir de son expérience, la spiritualité parle donc aussi de l’homme et du monde. Cependant, pour être dans la vérité, cette expérience doit être confrontée à l’unique Révélation que Dieu lui-même a faite dans l’Ecriture et être référée à la foi de l’Eglise.

Bouton4

Malenge KalunzuJean-Baptiste Malenge - Puisque le présent séminaire se veut aussi un atelier, où l’on discute pour mieux s’éclairer mutuellement et s’engager à l’action, je voudrais me permettre de présenter une situation à partir de laquelle nous avons déjà, les uns et les autres, une vision, un regard, pour la simple et bonne raison que nous en sommes tous témoins. J’entends les élections vécues en 2006 en RDC. L’Eglise catholique s’y est investie à toutes les étapes, de la sensibilisation à la préparation et à l’organisation et à la publication des résultats. Certains pensent qu’elle y était d’ores et déjà depuis la décision prise en 2003 d’accompagner le peuple dans l’éducation civique et électorale. Pour suivre de près ou de loin, dans l’espace et dans le temps cette implication de l’Eglise catholique dans le processus démocratique, il n’est qu’à observer les médias catholiques.

Bouton4

NdandulaJean Bedel Ndandula - La Maïeutique: non au suicide collectif de l'intellectuel congolais. La Maïeutique est une émission de la radio télévision catholique Elikya (Kinshasa, Congo) qui vient de voir le jour et se confirme de plus en plus dans l'univers médiatique congolais. La Maïeutique se livre à un combat noble contre la corruption, les antivaleurs et la médiocratie dans des universités et instituts supérieurs de la RDC. Nous partons d'un constat: chez mon peuple, la médiocrité devient la règle et l'excellence l'exception. Allons-nous tous croiser les bras et accepter passivement ce suicide collectif de l'intellectuel congolais? Le témoignage prophétique «s’exprime aussi par la dénonciation» (Vita Consecrata 84).

Bouton4

BwalwelJean-Pierre Bwalwel - Dans la mentalité occidentale moderne le concept de famille fait, sans ambages, appel à la triade père – mère – enfant(s) ou plutôt s’y identifie. Contrairement à cette vision, «le style de la famille élargie est la valeur sociale la plus profondément enracinée dans l’affectivité africaine». Une des caractéristiques de la famille africaine est son extension. Sa dimension réelle va au delà de la famille moléculaire proprement dite pour s’étendre graduellement aux divers composantes de la lignée, partant de ceux qui sont proches jusqu’aux membres lointains du phylum clanique. En Afrique, «la famille se vit donc au sens large: elle comprend les parents, les grands-parents, les oncles et les tantes, les cousins et les cousines. Tous se sentent solidaires entre eux comme des frères et des sœurs». Tous ces membres constituent l’ensemble de tous ceux qui ont reçu à leur naissance, un même sang. Ce sang qui coulait dans les veines de l’ancêtre et qui continue à circuler dans tous ceux qui sont nés de lui.

Bouton4

Louise-MarieLouise-Marie Diaw - Dans une Afrique blessée au plus profond d'elle-même et qui cherche des moyens adéquats pour s'élever davantage, la vie religieuse se trouve défiée par la population et est aujourd'hui confrontée à une perte d'identité éminente. Théologiens et experts en vie religieuse s'efforcent de clarifier les caractéristiques et fondements de cette vie; malgré tout, la crise s'accentue, d'où l'urgence de l'explorer en profondeur.

Il serait opportun de se demander si, dans le contexte actuel de l'Afrique, il ne faut pas se pencher davantage sur la question de l'initiation à la vie religieuse; ouvrir des chemins nouveaux qui rendraient cette dernière plus significative. S'agirait-il toujours de former les jeunes ou plutôt de les éduquer à la vie religieuse? Mieux, ne s'agirait-il pas d'apporter une autre forme de réponse à la réalité actuelle de l'Afrique?

 

Bouton4

MofilaRégine Mofila - Le muntu, puisqu’il croit à une réalité vitale, réalité divine avec une charnière à la mort, est ouvert à l’amour plein de vie et de tout ce qui donne la vie. Chez les bantu, la vie a une grande valeur: elle est protégée. Tout le monde y tient. Elle est comprise comme un processus traversant la mort vers un au-delà où la vie s’épanouit, puisqu’elle ne finit pas mais se perpétue à jamais. Cette dynamique exprimée dans la succession «vie-mort-au-delà» chez les bantu, ne ressemble-t-elle pas en quelque manière au mystère pascal vecu et exprimé dans la foi chrétienne? Nous le croyons. Grâce à cela pas mal d’Africains se retrouvent dans le mystère pascal comme faisant partie de leur propre conception de vie. Ils pensent que le mystère pascal vient «accomplir» la conception bantu de la vie-mort en lui faisant atteindre sa perfection, en lui conférant un sens supérieur, à la manière dont le Nouveau Testament accomplit l’ancien. Pour les Africains, les morts ne sont pas morts car la vie continue après la mort!

Bouton4

Roger GruberRoger Gruber - Voici une réflexion pour la vie; qu'elle nous aide à prendre conscience de l'importance de notre mission de baptisé. C'est un appel à la vocation, à ma vocation! Soyons la bouche, les oreilles, les mains et les pieds du Christ. Ayons une foi de missionnaire! «Seigneur, fais qu'aujourd'hui j'entende clairement ta voix. Aide-moi à écouter et à embrasser ton message avec un cœur ouvert. Raffermis ma foi. Donne-moi le courage de faire ta volonté et non la mienne.» Sommes-nous fidèles à la prière pour nos prêtres et pour les vocations sacerdotales et religieuses dont le monde actuel a tant besoin et à laquelle nous sommes invités? Il n'est jamais trop tard pour se joindre à ce monastère invisible que nous formons à travers les cinq continents. Notre société a-t-elle encore besoin d'hommes qui se donnent entièrement à Dieu et aux frères et soeurs en humanité de toutes conditions, en vivant le célibat sacerdotal? Et pour nous que représente le prêtre dans notre vie de foi? Au fond, qu'est-ce qu'un prêtre catholique aujourd'hui?

Bouton4

BanganduSébastien Bangandu - L'histoire de la vie consacrée nous la montre en perpétuelle évolution. Et elle ne se développe que si elle accepte de grandir dans la fidélité à l'inspiration première. Il lui faut constamment canaliser ces deux attitudes en apparences contraires: la continuité et le renouvellement. Même si la congrégation est fondée par une sainte ou par un saint, le même esprit ne peut être maintenu qu'au prix d'une adaptation continuelle vis-à-vis de tant des changements, des générations successives et des diverses cultures. Ceci veut dire que la fidélité aux origines n'est pas répétition, elle est plutôt une invention permanente. Confrontée aux mutations profondes que le phénomène de la mondialisation impose à notre Eglise aujourd'hui, la vie consacrée traverse une nouvelle étape de sa croissance spirituelle et de questionnement sur la pertinence de son message évangélique dans notre société actuelle.

Bouton4

MbayeThomas Mbaye - L’homme n’est pas une âme spirituelle exilée dans un mauvais corps. L’homme est une totalité psychosomatique, c’est-à-dire une unité psychique et biologique. Si l’homme n’était que spirituel, on l’appellerait soit esprit, soit ange, soit archange et il serait hors de porté de notre évangélisation; s’il n’était que corps, il serait sans vie et sa place serait dans la tombe. L’homme est composé de corps et d’esprit, éléments indissociables: «L’homme est corps au même titre qu’il est esprit : tout entier corps et tout entier esprit». C’est l’homme concret qu’on évangélise. L’homme est un être corporel. Il doit l’entretenir et le développer: «L’évangélisation ne serait pas complète si elle ne tenait pas compte des rapports concrets et permanents qui existent entre l’Évangile et la vie, personnelle et sociale».

Bouton4

ToussaintToussaint Tshingombe - Bien souvent, lorsqu’on évoque l’administration des biens, la gestion du patrimoine, on pense immédiatement aux techniques de gestion et aux procédures à suivre. De fait, la technique et les procédures sont essentielles pour une bonne tenue de l’administration. Mais en réalité, du point de vue logique, technique et procédure sont précédées par la bonne connaissance de ce à quoi sont destinés les biens dont la gestion nous est confiée. En effet, chaque institution doit savoir pourquoi elle dispose des biens et comment elle doit en user. Dans ce sens, le droit canonique a élaboré des règles de gestion des biens ecclésiastiques en lien avec sa mission, règles que tout gestionnaire de ces biens est tenu de respecter. En ce temps de célébration de l’année de la vie consacrée, la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, a indiqué des Lignes d’orientations pour la gestion des biens dans les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique[1], avec « pour unique objectif de faciliter » le rôle des responsables des diverses familles religieuses intervenant d’une manière ou d’une autre dans l’administration des biens. Les Supérieurs et les économes sont alors instamment invités à s’imprégner des lignes d’orientations pour la gestion des biens matériels. Tout ceci justifie l’option que j’ai faite, avant d’évoquer l’aspect réglementaire de l’administration des biens, de revenir d’abord sur l’importance des biens dans l’activité missionnaire, principalement en Afrique.


[1] CONGREGATION POUR LES INSTITUTS DE VIE CONSACREE ET LES SOCIETES DE VIE APOSTOLIQUE, Lignes d’orientations pour la gestion des biens dans les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, Libreria Editrice Vaticana, Rome, 2014.

Haut

© 2011 Ayaas.net: Religieux africain du troisième millénaire - Page web perso de jb musumbi, o.m.i. - Webmaster