Que
se passe-t-il dans le monde religieux d’aujourd’hui? Nombreux sont ceux qui,
de plus en plus, insistent sur la conversion personnelle et communautaire! Aussi
voudrais-je, dès l’aube du carême de 2010, m’interroger sur l’impact réel
de ce message de Jésus dans nos vies: «Convertissez-vous
et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1, 15). La prédication inaugurale du
ministère du Christ serait-elle mal
comprise ou sans effet
dans la plupart de nos communautés religieuses? Entendons par la communauté
chrétienne religieuse «le lieu où les
membres vivent une profonde intersubjectivité
par vocation», ou mieux «le lieu
caractérisé par 'l'être-ensemble' au nom de Jésus-Christ.»
Tout
porterait à croire que les carêmes, les Chapitres généraux, l'animation au sein de nos communautés et les Colloques
sur la conversion n'ont plus d'impact dans le vécu des personnes
consacrées qui ne semblent pas avoir une solide expérience personnelle de Dieu. La pratique religieuse serait-elle
en déclin constant? (Voir notre débat sur Bagarreur
ou religieux) Les leaders religieux africains ne cessent de nous interpeller
dans le sillage du récent synode pour l’Afrique. Ils nous questionnent sur
notre identité profonde en nous invitant à une nouvelle prise de conscience.
Dans leur mot de circonstance à l’occasion de la clôture de la 4e Semaine de la Vie consacrée à Kinshasa, pour ne citer que cet exemple, le président
de l’ASUMA (assemblée des supérieurs majeurs) et la présidente de l’USUMA
(union des supérieures majeures) nous annoncent la convocation d’un colloque
sur les conflits dans nos communautés et la mise en circulation d’une flamme
de la réconciliation.
«La IVème Semaine de la Vie consacrée aura suscité certaines
questions qui méritent une attention particulière. C’est, entre autres, la
question portant sur les structures ou les Appelés à être «artisans de
paix» (Mt 5, 9) comme tant d’autres personnes de bonne volonté, les
personnes consacrées ne peuvent prétendre semer la paix dans le monde et autour d’elles, sans commencer par résoudre leurs conflits internes. La
flamme de la réconciliation n’aura de sens que pour celui ou celle qui
voudrait changer de mentalité. En effet, la conversion que Jésus me demande de
faire est infiniment plus que de corriger quelques détails dans ma
vie, même s'il faut le faire. La conversion, ce serait de changer radicalement
de mentalité, changer mon regard sur les autres et sur le monde. «Se convertir, c'est retourner son cœur, se transformer intérieurement
comme pour devenir un homme neuf. Il s'agit de se remettre en question, et aussi
de faire le point.»
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(ayaas) |
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ayaas.net,
24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos
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