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Internet à haut débit pour l’Afrique

L’Afrique serait-elle « malade d’elle-même ? » Aurait-elle quelque chose à offrir au monde en profitant du bienfait de la globalisation ? SIGNIS, en tant qu’ONG, apporte sa contribution à réduire le fossé technologique qui sépare l’Afrique du reste du monde en installent des liaisons satellitaires permettant d’accès à Internet à haut débit. De quoi s’agit-il ? Giuseppe Cestaro, responsable de ce programme, nous en parle.

« Il s’agit d’un accès à haut débit, comparable à une ligne ADSL, 24 heures sur 24. Nous fournissons pour cela une antenne parabolique de 60 cm de diamètre, un « capteur » (LNB) qui reçoit et renvoie le signal, ainsi qu’une unité qui fait office de « modem » et de routeur. La plupart du temps nous fournissons aussi un serveur qui protègera le réseau local, car vous pouvez brancher plus de dix ordinateurs pour une seule connexion. Il faut compter environ 4.000 euros, selon la configuration, pour l’acquisition du matériel (... )

Nous avons déjà installé dans quinze pays d’Afrique, près de 300 antennes, principalement dans des universités, des écoles, des hôpitaux, des stations de radio, des institutions religieuses, des ONG. A titre d’exemple, nous avons ainsi permis la réalisation d’un projet d’éducation à distance entre l’Université Polytechnique de Milan et l’Université Nationale du Rwanda (http://www.rwanda.metid.polimi.it/).

Nous avons équipé un hôpital en Uganda où la formation des médecins locaux se fait via Internet, où les diagnostics peuvent être confirmés par des confrères vivant ailleurs dans le monde (…) Nous avons permis la création de réseaux de radios en Tanzanie, à Madagascar. Nous travaillons pour l’instant à un réseau de 110 ordinateurs dispersés dans un rayon de 20 km, dans une vile du Congo. Le tout relié sans fil ! » (Cf. SIGNIS Media 5/2004, p. 12)