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P. Teótimo González, omi

Espagnol, né dans un petit village de la province de León. Nous sommes trois prêtres dans la famille, deux oblats et un diocésain. J’ai été ordonné prêtre à Rome en 1960. Depuis lors, mon parcours a été assez diversifié. Je me suis occupé, à des époques différentes, de divers ministères et j’ai accompli plusieurs fonctions: professeur et supérieur au scolasticat et au juniorat, ministère paroissial et enseignement à plusieurs endroits en Espagne et dans notre mission du Sahara.

La désignation d’un candidat pour la communauté de Lourdes, comme réponse à la demande insistante d’avoir un oblat espagnol pour faire partie de l’équipe oblate qu’on était en train d'organiser à Lourdes, retomba sur moi et elle vint ouvrir un horizon nouveau, pratiquement imprévu, dans ma vie sacerdotale et religieuse. C'était une grâce dont je remercie toujours Dieu et notre Mère Immaculée.

Je suis arrivé à Lourdes au mois d'octobre 1996. J'avais eu un premier contact avec ce Sanctuaire à l'occasion d'une très courte visite en juin 1961, au terme de mon scolasticat. Au mois d'avril 1996, en prévoyant ma nouvelle obédience, je me suis rendu ici avec le pèlerinage diocésain de Madrid. La communauté oblate de Lourdes, informée du fait, organisa une fête d’accueil, pleine de joie et de chaleur fraternelles comme s’il s’agissait de mon arrivée officielle. C’était, sans doute, un signe de ce que j’allai vivre par la suite.
A peine installé à la Maison des Chapelais, je pris en charge mes fonctions de coordonnateur de la pastorale en langue espagnole. C’est un ministère à la fois exigeant et gratifiant. La répétition des activités et des célébrations peut devenir fatigante ou être un risque de routine; mais la variété de rencontres avec tant de pèlerins, toujours ouverts et attentifs à nos paroles, à nos catéchèses et à notre explication du message de Lourdes, nous encourage et nous aide à tenir le coup pendant toute la saison de pèlerinages.

Un an après mon arrivée à Lourdes, j'ai été nommé supérieur de la communauté. Et j’assure encore aujourd’hui ce service. Il pourrait paraître difficile et compliqué de faire aller de l'avant une communauté formée de personnes provenant de huit pays et de six langues différentes. Mais non. Et bien que nous ayons tous notre propre histoire et nos différences d’humeur et de caractère, il y a quelque chose qui nous fait surmonter les différences et vivre dans une fraternité formidable. Cela se doit, sans doute, à la formation et à l’esprit oblat.
En tant que supérieur, je me suis senti toujours encouragé et reconnaissant devant le fait que, malgré nos faiblesses et nos erreurs, nous partageons tous un même idéal et des mêmes sentiments. L’ambiance de sincérité, de confiance, d’ouverture et de bonne humeur dans la communauté semble la chose la plus normale.
Toujours unis pour lutter, pour supporter ensemble les difficultés et les harcèlements à notre vie communautaire ou à notre ministère, nous avons aussi joui ensemble dans beaucoup d’occasions, et nous sommes conscients que, malgré les difficultés, internes ou surtout, externes, le plus important pour nous, c'est notre vie religieuse et notre service aux pèlerins. Grâce à Dieu et à notre Mère Immaculée.