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P. Liam Griffin, omi

Chapelain coordinateur de la langue anglaise.

Je suis né en avril 1952 à Waterford en République d’Irlande. J’ai prononcé mes premiers vœux en Septembre 1971 et j’ai été ordonné prêtre en mai 1978.

Avant d’arriver à Lourdes, j’ai été engagé presque tout le temps dans un ministère paroissial avec tout ce que cela implique.
A Liverpool, j’étais prêtre assistant dans une paroisse Oblate – Sainte Thérèse, Norris Green. J’avais en charge comme aumônier, deux écoles : j’y assurai la responsabilité d’aumônier de jeunes et des scouts. Mais je consacrai aussi un peu de temps au service des Vocations.
Puis vint ensuite un temps à la paroisse de Crewe, une paroisse confiée aux Oblats par l’évêque de Shrewsbury en 1981. Là, j’ai continué une tâche tout à fait semblable à celle de Liverpool avec en plus l’aumônerie d’hôpital.
En juin 1984, on m’envoya sur l’Ile de Jersey comme prêtre de paroisse dans la paroisse oblate de Saint Aubin, une paroisse voisine de celle de Saint Thomas dont s’occupaient les Oblats français. J’y ai passé 11 ans avant de rendre cette paroisse à l’évêque de Portsmouth en 1995, pour lui permettre de mieux réorganiser le ministère pastoral sur l’île.

Je suis arrivé à Lourdes en avril 1996 comme chapelain, coordinateur de la langue anglaise. C’est un ministère très différent d’un ministère paroissial. Dans une paroisse, vous côtoyez les mêmes personnes de la communauté, vous voyez grandir leur foi et vous les voyez engagés dans le service de la paroisse. A Lourdes, les pèlerins ne viennent que 3 ou 5 jours et tout au long de la saison, c’est une « rotation » continuelle des gens, qui peuvent, au même instant, vous laisser seul et isolé. La continuité peut s’établir quand les pèlerins reviennent chaque année, de cette façon, nous sommes en mesure de les aider à progresser dans leur propre pèlerinage de foi.

Ayant travaillé dans bien des diocèses d’Angleterre, c’est une chose positive pour les directeurs de pèlerinages et les évêques qui viennent à Lourdes que de retrouver un aspect bien connu. Ils peuvent donc, tout au long de leur pèlerinage, s’en faire l’écho.

A Lourdes, nous avons une grande vision de l’universalité de l’Eglise sous de multiples facettes : les différentes cultures et langages aussi bien que les différentes façons d’exprimer la foi. Les pèlerins pourraient prier dans la même langue, mais leur approche peut être différente selon leur culture. Une fois encore, la foi que nous rencontrons chez les individus, même si elle s’exprime à travers la louange de la messe ou à travers l’écoute de leur histoire pendant le sacrement de réconciliation, peut être une source d’humilité et de grâce, pour nous autres prêtres.

Une des choses qui me touche et m’effraie à la fois, c’est quand quelqu’un revient à Lourdes et me rencontre en disant : « Père, rappelez-vous, il y a deux ans, vous avez dit : …, et cela a beaucoup aider ma foi. » Comme dans bien d’autres aspects de notre ministère, je crois, et plus particulièrement à Lourdes, que la grâce de Dieu travaille à travers nous, les cœurs des autres pour les aider à L’entendre leur parler.

Dans le message de Lourdes, nous avons l’appel de la Vierge Marie à renouveler nos vies à la lumière de l’Evangile. En tant qu’Oblats, nous sommes appelés, comme Saint Eugène à « renouveler » l’Eglise de notre temps. Je crois que le ministère des Oblats à Lourdes continue cet appel.