P. John Phillip Poole, omi Né en Afrique du Sud à Durban, le 14 juin 1936, je m’appelle John Poole. De part ma famille maternelle et paternelle, j’ai des origines irlandaises et écossaises. Toute ma formation humaine et religieuse s’est effectuée dans la Province du Natal. Depuis 1997, en raison de mon ministère à Lourdes, je suis membre de la Province anglo-irlandaise. C’est le 26 mars 1993 que je suis arrivé au Sanctuaire, nommé confesseur auxiliaire. L’année suivante, en 1994, le Père Zago, supérieur général, me demandait d’être coordinateur pour la langue anglaise, à l’occasion du départ du prêtre diocésain qui assurait cette fonction. Je devenais le premier Oblat coordinateur pour les pèlerinages de langue anglaise à Lourdes. A la suite de la nomination d’un nouveau coordinateur, par notre provincial, j’ai pris la place de coordinateur adjoint et, à ce titre, je suis responsable du bon fonctionnement de notre secteur, dans la chapelle de la réconciliation. Mais l’essentiel de mon ministère est d’être confesseur, à plein temps. Je célèbre la messe chaque jour pour les pèlerins anglophones, tantôt comme célébrant chargé d’assurer l’homélie, tantôt comme concélébrant. Très
vite, le message de Lourdes m’est apparu dans le ministère
qui m’était confié. J’ai perçu, d’une
manière presque évidente que dans le sacrement de réconciliation,
Dieu attirait à Lui, pour offrir à chacun sa tendresse et
sa miséricorde et sans condition. Lourdes, enfin, a éveillé en moi une nouvelle créativité dans le domaine musical et littéraire que je suis heureux de mettre au service de mon apostolat, même si les créations restent modestes ! Lourdes m’a permis aussi d’avoir un contact plus large avec la culture française et de m’enrichir sur tous les plans en particulier sur le plan spirituel. Comment ne pas porter un regard d’espérance sur l’avenir, face à ces nombreuses démarches de conversion de pèlerins, conduits par leur foi et leur confiance en la Vierge, qui viennent chercher le pardon, la guérison, la vie et qui, avec leur Mère, font l’expérience d’une rencontre avec Dieu ? Mais
il me reste une question qui me taraude et m’aiguillonne : comment
dans ce lieu privilégié où se croisent toutes les
misères, les attentes, les lueurs d’espérance, pouvons-nous
rester fidèles au charisme fondateur ? Etre d’authentiques
évangélisateurs des pauvres ? Comment notre présence,
notre vie de prière et communautaire, notre apostolat peuvent-ils
avec l’aide de la Vierge Marie faire connaître à tous
les hommes de bonne volonté, Jésus-Christ et la Bonne Nouvelle
qui l’apporte ? |