John Phillip Poole-Angelo Pelis-Liam Griffin-Alfonso Bartolotta-Athanasius de Wedon Jones-Teótimo González-Norbert Kingani Nokin-Fausto Pelis-Uwe Barzen-Yves Chalvet de Récy-Symboles de Lourdes

Retour Accueil - Retour Lourdes

P. Giovanni Galperti, omi


Le 11 février 1986, j’arrivais à Lourdes pour accompagner un car de pèlerins suisses du Tessin, qui, à la dernière minute, m’avaient invité pour remplacer leur prêtre tombé malade.
J’ai commencé mon pèlerinage par une démarche pénitentielle et je suis allé chez un confesseur français. Je ne me rappelle pas tellement ce qu’il m’a dit. J’ai été un peu surpris par les paroles avec lesquelles il terminait son court – ou long – sermon: « Père, vous auriez ici la miséricorde du Seigneur à offrir à tous ces pèlerins qui viennent en foule ».
L’année suivante le Provincial d’Italie m’appelait à Rome de Nesso (Co), il devait me parler, mais il ne pouvait pas me dire le sujet par téléphone. Quand je suis arrivé à Rome il m’a présenté la situation de notre mission au Sénégal, qui avait besoin d’un coup de main ; j’ai accepté d’y aller sans trop penser aux conditions. J’avais l’intention d’y rester et je l’ai dit au provincial, mais on m’a fait rentrer deux ans après, en me disant que j’aurais dû rester six mois seulement. On m’a demandé de faire connaître mon projet apostolique ; je me suis rappelé de cette confession à Lourdes trois ans plus tôt, qui m’avait ouvert un horizon inattendu. On m’a répondu que pour Lourdes on avait demandé un troisième Père italien et il y aurait eu une place pour moi aussi.
J’y suis arrivé le 25 mars 1990. J’avais dans mes valises les onze ans du Laos, de 1963 à 1974, les deux ans au Tchad, 1975-77, et les deux ans du Sénégal.


MON MINISTÈRE PRINCIPAL : LE SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION

A Lourdes, j’ai trouvé d’une actualité vivante les paroles du Fondateur dans la Préface des Constitutions de 1825 : « L’on peut dire avec vérité que, grâce à la malice et à la corruption des chrétiens de nos jours, l’état de la plupart d’entre eux est pire que celui de la Gentilité, avant que la Croix eût écrasé les idoles ».
Á de très nombreux chrétiens il faut réouvrir à nouveau le chemin vers Dieu. Pour me frayer un passage dans le cœur de ces personnes, dans lequel a disparu le tissu de la foi, je pense, sans nécessairement en parler, à deux expériences spirituelles au milieu desquelles j’ai vécu suffisamment : le Bouddhisme et l’Islam.

Ø BOUDDHISME
Le bouddhisme n’a pas de Dieu : il invite l’homme à s’engager entièrement, par tous ses efforts, à la recherche d’un salut.
L’Évangile annonce un Dieu qui est Père et Sauveur ; L’Evangile aide l’homme à donner une espérance à ses efforts.
« Nul n’a jamais vu Dieu ; - le Fils Unique-Engendré, - qui est dans le sein du Père, - lui, l’a fait connaître »(Jn 1,18).
« C’est par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2,4).

Ø ISLAM
- L’Islam parle d’un DIEU GRAND et MISÉRICORDIEUX
- La Révélation chrétienne présente un Dieu qui dans son amour est la source de la miséricorde : « Quel est le Dieu comme toi, qui enlève la faute, - qui pardonne le crime ?… mais il prend plaisir à faire grâce »(Mi 7,18).
- « Le Fils de l’homme est venu chercher ce qui était perdu »(Lc 19,10)
La vie de tout homme est un dialogue strictement personnel entre lui et son Dieu : le confesseur même ne peut pas y entrer, mais il peut aider l’homme à se placer devant la vraie image de son Dieu que lui-même ne sait plus où retrouver.
Quand je vois la queue de pénitents en attente dans les bancs, je me rappelle ces hommes et ces femmes qui composent les gros marchés africains, assis par terre au milieu de leurs marchandises éparpillées sur des nattes. On reconnaît les personnes, sans comprendre la personnalité de chacune…Comme la masse des pénitents qui arrivent ici, colorés, mais indéchiffrables ; souvent le temps t’absorbe dans une tentative de mettre en évidence chaque personne dans ses couleurs, pour la présenter illuminée à son Dieu. Il s’agit toujours seulement de semer : si bien que «… les moissonneurs, ce sont les anges »(Mt 13,39).


LE MINISTÈRE DE LA RÉCONCILIATION EST L’OCCASION TOUJOURS OFFERTE POUR ÉTABLIR DES RAPPORTS PERSONNELS QUI PEUVENT DURER.

Ø Il est facile de proposer l’idéal missionnaire comme composante normale de la vie chrétienne. J’ai augmenté le nombre des personnes engagées régulièrement à aider le Laos et le Tchad.
Ø Il serait bien de pouvoir disposer du matériel pour faire connaître les Oblats de Marie Immaculée.