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L’étape de l’administration générale
avait une importance significative pour moi et pour toute la province
du Congo. Encore une fois, ce n’était pas une confiance
en ma personne mais à toute une province dont la force vive
devenait l’un des espoirs de la congrégation. Là,
j’ai appris à connaître davantage et à vivre
l’internationalité de la congrégation, la richesse
de sa diversité et aussi un esprit de travail auquel je n’étais
pas personnellement familier.
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| Je dois avouer que nous avons la chance d’appartenir à cette congrégation missionnaire dont le charisme s’adapte dans tous les milieux et surtout ceux les plus défavorisés. Une autre richesse de notre congrégation c’est qu’elle compte des personnes de valeurs. Des Oblats aux multiples talents, je les ai rencontrés. Travailler au niveau de l’administration générale c’est apprendre à recevoir et à donner. Chaque groupe culturel apporte son génie propre capable de vous enrichir si vous y êtes attentifs et réceptifs. Il y a une sorte de complémentarité enrichissante. Comment pouvons-nous profiter de cette internationalité au niveau de la formation déjà sans attendre seulement quand on sera en ministère actif ? Il me semble que le projet de consolidation des maisons de formation développera davantage cette dimension. Il est heureux de voir comment la sous-région oblate francophone de notre Région a compris et s’est immédiatement mise à l’œuvre. Il est vrai que les difficultés d’adaptation ne manqueront pas mais je suis convaincu que les fruits que nous en récolterons dans un proche avenir dépasseront ce que nous aurons souffert. De toutes mes expériences pastorales et dans l’administration, je reconnais avoir vécu beaucoup plus des moments heureux que moins heureux. J’ai appris beaucoup, surtout des gens simples. Ceux-ci ont une philosophie de vie qui parfois vous interroge « mais pourquoi aller si loin et se compliquer la vie ? » C’est vrai, il y a mieux et plus à vivre dans la simplicité et dans la joie. Pourvu que l’on soit authentique, capable de donner et de recevoir. |
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Quelle est la vertu que vous estimez avoir développée
le plus ?
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Je ne sais vraiment pas si j’ai développé une
vertu. J’aurais voulu développer la patience mais je crois
plutôt être devenu impatient devant certaines lenteurs. J’aurais
voulu apprendre à comprendre l’autre dans sa différence
mais je n’y arrive pas encore. J’ai quand même appris à écouter
puisque chaque jour qui passe et chaque personne que je rencontre dans
ma vie me convainquent que chaque humain, qui qu’il soit, a quelque
chose à apporter, à m’apprendre. J’ai souvent
appris par essai et erreur. |
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| Quelle est la meilleure et la plus redoutable de vos expériences ? | |
La meilleure expérience
qui a laissé en moi une marque indélébile c’est
mon passage à Lozo comme missionnaire. Ces gens là m’ont
appris à aimer, à donner et à me donner. Mon passage
au niveau de l’administration provinciale et générale
est aussi une chance pour moi, car j’ai appris à connaître,
tant soit peu mes confrères et notre congrégation. Je crois
que cela a ravivé davantage ma vocation oblate religieuse missionnaire.
L’expérience redoutable reste mon accident du 9 septembre
1997. Sur le coup, cela ne me disait pas grand-chose, mais avec le temps,
je me demande comment des gens peuvent-ils se permettre d’éliminer
une vie humaine pour obtenir juste quelque chose qui n’a de valeur
que pour un temps très limité. Avec cet accident, c’est
toute la logique de la violence que je désavoue. Si le monde pouvait
devenir plus humain ! |
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| Quel message avez-vous pour la jeunesse oblate congolaise ? |
| Tu me demandes si j’avais un message à la jeunesse oblate ?
Evidemment que la première chose est de leur demander de rester
fidèles à leur vocation oblate, religieuse et missionnaire.
Il faut qu’ils se préparent sérieusement à la
mission que l’Eglise leur prépare et leur confiera à travers
la congrégation. On ne peut répondre aux exigences missionnaires
de l’internationalité que dans la mesure où l’on
se dispose à y répondre non seulement positivement mais surtout
généreusement. |
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| Pour les jeunes Oblats de la Région d’Afrique-Madagascar,
je dis qu’ils portent en eux le grain d’espérance qui
aidera la congrégation à garder sa flamme allumée
et vivante. Un grain n’éclate en fleur que dans la mesure
où elle a été semée dans une bonne terre, arrosée.
Se rendre compte que l’on porte en soi l’espérance d’un
groupe est une grande responsabilité. Il me semble là un
grand défi pour nos jeunes Oblats. |
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Source: OMI-CONGO
n° 20, janvier
2005 |