10e anniversaire - Compte rendu - Dépliant - Présentation
Allocution du Père
Edy Th. MABILA, omi, à l’occasion de la célébration du 10e
anniversaire du FM de Kinshasa Excellences, Messeigneurs les Evêques, Révérend Père Provincial Révérends Pères et Abbés Révérendes Sœurs, Distingués invités, Chers frères et sœurs en Christ, 1. Comme vous le savez, nous célébrons aujourd’hui le
10e anniversaire du Foyer marial de Kinshasa, qui s’est
constitué officiellement dimanche,14 août 1994, en la solennité de
l’Assomption de la Vierge Marie, après une heure d’adoration au Très
saint sacrement, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à la Gombe
[1]. Témoin émerveillé de la croissance de cette œuvre d’Eglise, au service du
sacerdoce, je suis heureux de vous dire la joie de notre groupe pour
ce jubilé d’action de grâce. Cet événement historique est d’une importance
capitale pour l’archidiocèse de Kinshasa, en particulier, et pour
l’église de la RDCongo, en général. La présence parmi nous de deux
Evêques et de plusieurs prêtres, et les
encouragements réitérés de notre Archevêque et Mgr le Nonce
apostolique qui regrettent de ne pas être avec nous ce soir, en sont
des preuves très éloquentes.
Je me réjouis de constater avec vous que nos amis du FM ont tenu à
associer à cette célébration un autre événement heureux : l’anniversaire
de nos 16 ans de vie sacerdotale. 2. Je ne puis
commencer cette allocution sans exprimer au Maître de la moisson ma
plus profonde gratitude pour le don de la vocation, pour la grâce
du sacerdoce. Ce don est précieux et cette grâce, extraordinaire.
Il me les a confiés sans aucun mérite de ma part. Je suis prêtre par
la seule grâce de Dieu. Et Dieu l’a voulu ainsi, de toute éternité,
et pour l’éternité, parce qu’il m’aime tout simplement. Je Le bénis
aussi pour la grâce qu’il m’a accordée d’implanter le FM en Afrique,
et plus particulièrement dans notre pays où il se déploie merveilleusement,
dans l’archidiocèse, et plus timidement dans quelques diocèses, notamment,
à Kisangani, Idiofa, Isangi, Kikwit, Kisantu, et bientôt sans doute
à Basankusu où j’ai des contacts privilégiés avec Mgr Joseph Mokobe. 3. L’expérience de la RDC a déjà atteint l’Angola, avec le P. Clément
Mulewu, et traversé l’océan atlantique pour le Paraguay, en Amérique
du Sud, avec le P. Zénon Berikani, tous deux Oblats de Marie Immaculée.
Oh oui, le Saint-Père était sans doute bien inspiré quand il disait
aux 50 pèlerins du FM de France, reçus en Castel Gandolfo, à l’occasion
de l’année mariale, le vendredi 8 avril 1988, en audience privée ;
que le FM était « une création de la Vierge ! En effet,
la Vierge Marie, « en nous précédant dans la foi, crée aussi
des Foyers », des Foyers marials. J’adresse un vibrant hommage
à cette bonne Mère du ciel, patronne de la congrégation à laquelle
j’appartiens et patronne du FM, et dont « l’Eglise nous donnera
demain de contempler le mystère de sa bienheureuse Assomption à travers
deux regards ; celui de l’Evangile de la Visitation et la grande
vision de la femme dans la gloire qui enfante dans la douleur ». 4. Mgr Dominique Bulamatari, Evêque auxiliaire de Kinshasa,
nous a bien introduits dans la contemplation de ce double regard.
Nous l’en remercions avec un profond respect. Nous le remercions surtout
de nous avoir fait le grand honneur de présider cette sainte messe.
Nous prions, son Excellence, de transmettre notre respectueuse gratitude
et l’assurance de notre dévouement filial à Son Eminence le cardinal
Etsou, Archevêque de Kinshasa. Son appui paternel comme son intérêt
personnel et bienveillant ne se sont pas démentis.
Nous savons qu’il tient beaucoup aux activités du FM pour la
sanctification des prêtres
[2] et considère le FM comme « une grâce pour l’Eglise de Dieu qui
est à Kinshasa »
[3]. Merci de lui transmettre aussi l’expression de la reconnaissance du Père
Maurice BITZ, Abbé Général de chanoines réguliers de Saint-Victor
qui assurent le patronage juridique du FM. Excellences, Messeigneurs les Evêques, Révérend Père Provincial Révérends Pères et Abbés Révérendes Sœurs, Distingués invités, Chers frères et sœurs en Christ, 5. En ce jour de fête, jour que fit le Seigneur, avant
de m’adresser directement au Président et aux membres du FM de Kinshasa,
je ne peux pas ne pas faire mémoire du P. Alphonse Balastrier, fondateur
du FM, et de Mme Odile Cordonnier, sa collaboratrice de la première
heure. Le P. Alphonse était convaincu qu’une très belle page du FM
s’écrivait en Afrique. Les lettres qu’il nous a écrites en disent
davantage, et les propos prophétiques qu’il nous a tenus lors de notre
première et ultime rencontre à Créteil, en France, en 1998, tiennent
lieu de testament : « N’ayez pas peur. Le FM a de l’avenir.
Il a de l’avenir en Afrique ». 6. Mme Cordonnier a quitté ce monde, quand le FM de
Kinshasa naissait. Cette coïncidence n’est pas fortuite. Odile s’est
donnée totalement et a tout offert pour le sacerdoce et le FM dès
le début de sa fondation. Nous ne l’avons jamais rencontrée, mais
elle savait le projet que nous portions depuis Maroua, au Cameroun,
en 1990. Elle était vraiment heureuse d’entrer en relation avec un
jeune prêtre zaïrois, Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, qui appréciait
la mission du FM et était prêt à s’y engager pour constituer en Afrique
des centres de prières pour les prêtres. Des centres qui soient
porteurs de la spiritualité du sacerdoce baptismal, des centres pour
la formation des chrétiens conscients de la grâce qui leur est donnée
par les prêtres ; conscients de leur devoir de justice et de
charité envers eux, conscients de la puissance de la prière pour obtenir
les vocations nécessaires et les soutenir dans leur cheminement. Très
vite, elle avait très vite compris que notre action spirituelle et
pratique répondait si bien à la vocation du FM, et c’est à genoux
qu’elle en remerciait Jésus-Christ et la Vierge Marie(cf. sa lettre
du 5 mai 1991). Que son âme et celle du P. Alphonse reposent en paix.
Au ciel, près du Père, ils intercèdent sans doute pour nous. 7. Nous sommes obligés envers ceux et celles qui ont
pris la relève de ces deux piliers. Nous pensons particulièrement
au Père Abbé Maurice BITZ déjà mentionne et au Père Pierre Vekemans,
son confrère, à Mlle Roselyne Arnaud, Présidente de l’Association
ND du sacerdoce, Mlle Madeleine Lecordier, la « mémoire »
du FM, et Mlle Claude Lacoste, tous de la petite équipe, mais dynamique,
des permanents du FM à la maison sacerdotale de Joinville-le-Pont,
pour leurs conseils judicieux, leur amitié chaleureuse et fraternelle,
et leur assistance spirituelle et matérielle constamment renouvelée.
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