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I. INCIDENCE DE LA CULTURE AFRICAINE SUR LA VIE CONSACRÉE

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La vie consacrée est vécue par des hommes et des femmes issus d’un terreau culturel donné. L’homme étant essentiellement le produit de l’apprentissage social du milieu qui l’a façonné, il devient le fruit de sa culture transmise de génération en génération. Puisque cet héritage social comprend des connaissances, des croyances, des coutumes, des idées et des techniques d’hier comme d’aujourd’hui, la vision africaine du monde ne peut pas ne pas influencer ou avoir des incidences sur le vécu de la vie consacrée en Afrique.

I.1. CONSTATS

Nous constatons que :

  • Le consacré africain baigne dans un univers religieux traditionnel qui est aujourd’hui encore son patrimoine culturel et religieux et dont il ne saurait se passer s’il veut vivre en personne consacrée authentique et s’il ne veut pas devenir comme étranger à lui-même.
  • Cette culture comprend à la fois des mutations parfois substantielles liées au temps, au lieu, à la façon d’appréhender les choses et au type de la formation reçue, mais aussi des permanences, c’est-à-dire ce qui ne change pas quand tout semble évoluer.
  • Tant dans ce qui change comme dans ce qui ne change pas, la culture et la vision du monde des africains peut influencer en bien comme en mal le vécu de la VC.
  • Le rapprochement entre la VC et la vision africaine du monde fait émerger quelques thèmes récurrents qui ne sont pas seulement d’ordre traditionnel mais aussi moderne et même post moderne à savoir (en ordre hiérarchique d’occurrence) : l’argent, le tribalisme, la pauvreté, la mondialisation, le pouvoir, l’interculturalité, la vocation, l’outil de communication, l’obéissance, le sexe, le manque de personnalité, la sorcellerie, l’environnement et la joie.

I.2. MOTIVATIONS

Sachant que les interrogations sur ce qui change et ce qui ne change pas par rapport à la culture pose fondamentalement une question d’identité et que l’identité est le lieu du départ de la réalisation de la personne, même du consacré ;

Sachant aussi que la rencontre avec le Christ, modèle parfait de la VC ne peut pour rien au monde être sacrifiée, quels que soient l’héritage religieux traditionnel et les sollicitations de la culture envahissante,

 

I.3. LIGNES D’ACTION

  • Nous nous engageons à prendre conscience d’être chrétiens et Africains et que c’est dans cette africanité que notre identité de consacrés doit être assumée.
  • Nous nous engageons à apprendre à intégrer ces éléments dans le vécu de notre vie consacrée.
  • Nous nous engageons à approfondir les mutations et les permanences de la culture traditionnelle (particulièrement les RTA) pour éviter d’attribuer par erreur ou faussement à la VC ce qui n’est en fait que le fruit d’une mauvaise assimilation de la culture africaine.
  • Avoir l’honnêteté de poser des questions réelles en cas de conflit entre l’appréciation des valeurs de la culture traditionnelle et les fondements de la vie consacrée.
  • Organiser dans nos communautés et maisons de formation des sessions sur le rapport entre les RTA et le Christianisme.
  • Organiser des séminaires et des ateliers au niveau supérieur et universitaire.
  • Répertorier les valeurs de la RTA susceptibles d’être intégrées dans la formation, notamment les proverbes africains qui permettraient de souligner les valeurs de la Vie consacrée.
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