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=/ Mbote RM 11.06.2010 /= Retour News 

Veillée de prière: vivre le sacerdoce aujourd'hui

Sacerdoce, encore le sacerdoce! Dans l’Eglise catholique, en ce jour de solennité du Sacré-Cœur de Jésus (vendredi 11 juin), s’achève l’année sacerdotale (19 juin 2009 - 19 juin 2010) lancée par le pape Benoît XVI à l’occasion du 150e anniversaire de la mort du curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney. «Fidélité du Christ, fidélité du prêtre», tel est le thème de cette année qui se voulait être une contribution à «promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d'aujourd'hui.»

Place saint PierreA Rome la clôture de l'année a été marquée par une impressionnante rencontre sacerdotale mondiale du 9 au 11 juin 2010. Ce jeudi soir 10 juin, les participants, environ 15.000 prêtres venus de tous les coins du monde, se sont réunis à la Place Saint Pierre pour prier, célébrer une veillée sacerdotale, avec des témoignages et des pauses musicales et d'adoration. Benoît XVI a pris part à cette veillée en se montrant plus détendu. En bon pédagogue et bon théologien, il a adressé quelques paroles aux participants en répondant à cinq questions posées par cinq prêtres de tous les continents.

Une double motivation m’a poussé à participer à cette veillée de prière en compagnie de quelques confrères. Tout d’abord, rendre grâce au Seigneur pour le don du sacerdoce en pensant particulièrement à ceux et celles qui m’aident à persévérer dans la poursuite de mon idéal. Ensuite, écouter le message du pape dans l’espoir de comprendre davantage le sens de mon engagement et de mieux répondre à quelques préoccupations. Voici l’essentiel de ce que j’ai pu comprendre.

Face à la crise des vocations et aux changements de ce monde, il n’est pas nécessaire que le curé de paroisse se coupe en morceaux pour faire tout. L’essentiel est que ses paroissiens voient en lui un prêtre authentique, témoin de l’amour de Dieu pour son peuple. Pour ce, il doit être fidèle à la célébration eucharistique afin de rendre présent au monde le Christ lui-même, fidèle à l’annonce de la parole de Dieu et à la pratique de la charité, fidèle à la relation personnelle à Dieu, la prière assidue. Reconnaissant ses propres limites dans la pastorale, le prêtre curé doit aussi avoir le courage de se reposer.

Place saint PierreComment éviter la désorientation face à l’abondante pensée actuelle qui ne se centre pas sur Dieu? Les vrais théologiens doivent avoir le courage de continuer à nourrir la foi des chrétiens sans avoir peur du fantasme de la ‘scientificité’. La vraie raison n’éloigne pas du Dieu transcendant. Le prêtre doit rester fidèle à la foi qui l’a fait naître et qu’il enseigne à vivre sans se laisser prendre au piège des théories ridicules d’aujourd’hui. La formation doit aider davantage les jeunes à cultiver le sens critique dans toute théorie théologique.

Et quel est le sens du célibat ecclésiastique face aux scandales dans l’Eglise? Le célibat n’a de sens que pour la personne qui est fidèle à l’eucharistie, présence réelle du Christ au monde. De la qualité de ce sacrement dépend la force du prêtre qui, de par son engagement dans le célibat a la mission d’aider le monde à regarder vers le futur du monde. Le danger de notre temps est de ne voir que les besoins du monde présent, sans penser au monde futur, celui du face-à-face avec le maître de la vie. Le monde a besoin de voir des prêtres joyeux, heureux de leur OUI définitif au Seigneur. Les jeunes aussi ont besoin de ce témoignage pour répondre à la voix qui murmure en eux.

Dans ce monde qui bouge de plus en plus et qui conditionne la vie des prêtres, que faire pour ne pas glisser dans le cléricalisme? Loin d’être un métier, le sacerdoce est un témoignage d’amour pour le Christ et pour les pauvres. Le prêtre doit éviter de devenir un fonctionnaire comme tant d’autres. Il doit demeurer un témoin authentique du Christ. Le cléricalisme? Voilà l’ennemi! Pour ce, le prêtre doit vivre l’eucharistie en profondeur. C’est la condition pour ne pas tomber dans la fadeur.

place saint pierreQuant à savoir ce qu’il faudra faire pour avoir des vocations sacerdotales, la tentation est grande de prendre les choses en main pour trouver soi-même une solution au problème en oubliant que la vocation est un appel qui vient de Dieu. Notre mission est de prier sans cesse, avec foi et conviction, jusqu’à toucher le cœur de Dieu. Les prêtres ne doivent pas oublier ce ministère de la prière. En outre, chacun devrait bien vivre sa vie de prêtre pour que les jeunes trouvent en lui un modèle à suivre. En effet, beaucoup parmi nous sont devenus prêtres parce qu’ils ont vu des prêtres modèles, des saints prêtres à l’instar de Jean-Marie Vianney. Le prêtre doit avoir aussi le courage de rencontrer les jeunes et de leur parler de sa propre foi. Un tel témoignage de vie permettrait aux jeunes de s’ouvrir irrésistiblement à la grâce divine.

Somme toute, le pape Benoît XVI a mis les prêtres en garde contre une théologie de l’arrogance en insistant sur ces deux priorités: l’eucharistie et la charité. Le sacerdoce se vit dans la joie et l’humilité pour être capable d’attirer des jeunes qui se laissent toucher par le feu de l’amour divin. Puisque l’année sacerdotale a suscité un nouvel élan d’engagement pour l’avenir de l’Eglise, les prêtres doivent devenir davantage des hommes de communion avec le Christ, afin de mieux aimer leurs frères et sœurs. Le célibat est le meilleur antidote contre le péché.

Enfin, n’hésitez pas à nous laisser votre avis sur le débat suscité par la pensée de madame Denyse. L’Eglise devrait ouvrir pleinement la porte du sacerdoce royal à tous les baptisés pour résoudre le problème de manque de vocations. Qu’en pensez-vous? A plus sur ayaas.net!

(ayaas)

Etole
Ball© ayaas.net, 24 août 2007 - Site personnel de jbmusumbi, o.m.i. Merci de votre précieuse collaboration