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mbote bonjour hi

Rome 1er/09/2005 -
Salutations de Rome où je suis bien rentré hier mercredi à midi, comme prévu. Tout s'est bien passé au Congo malgré les difficultés du pays. Il n'y a aucune amélioration au plan économico-politique! Les populations souffrent de plus en plus. Le plus choquant à Kinshasa: les coupures intempestives d'électricité avec leurs conséquences!
Abbé Malu-Malu
"En dépit des difficultés de tous genres rencontrées par la Commission électorale indépendante (Cei) à l’intérieur du pays, difficultés liées entre autres à l’acheminement du matériel dans certains centres d’inscription", l'opération d’identification et d’enrôlement des électeurs entraîne des foules. Mais ce processus pouvant ramener la paix est mal parti car certains partis politiques l'ont saboté! D’après le président de la Cei, l’Abbé Apollinaire Malu-Malu (Photo),  les élections auront lieu avant le 30 juin 2006 en RDC. Toutefois, les gens se demandent qui pourra accepter la défaite, dans un esprit démocratique?
Quant à mon job ici dans la ville éternelle, rien de spécial à signaler. Bientôt la session plénière de septembre-octobre précédée de quelques jours de retraite en dehors de la ville. Cela vaut la peine avant de reprendre le travail. Quatre provinces de la région Afrique-Madagascar (Central SA, Congo, Lesotho, Northern SA) attendent la nomination de leurs conseils. Merci de vos prières.

Kinshasa 14/08/2005 -
Salut de Kin ! Cela fait longtemps, n'est-ce pas? Eh oui, c'est l'été. J'ose croire que vous êtes également en vacances pour vivre et penser autrement. Mais que savez-vous du mariage coutumier en Afrique? Dans la famille africaine traditionnelle, le mariage est alliance non pas de deux personnes mais de deux lignages voire de deux clans.
Beros

Une de mes nièces vient de m'offrir l'opportunité de découvrir le rite du mariage coutumier chez les Ambun d'Idiofa où règne le matriarcat. En effet, la famille de ma sœur aînée a officiellement reçu le fiancé de leur fille et la belle-famille le samedi 6 août en présence de plusieurs invités. N'ayant pas assisté la veille au versement de la dot, ce geste symbolique d'alliance et de prospérité sans lequel il n'y a pas mariage, voici ce que j'ai pu retenir du rite matrimonial.

La cérémonie s'ouvre par l'entrée solennelle du fiancé dans la parcelle de ses beaux-parents transformée en salle de fête. Il marche sur des pagnes étendus par quelques femmes du clan de la fiancée tout en jetant de l'argent au sol en guise de remerciement.

Après la prière chrétienne dite par un membre de famille du mari, l'oncle maternel de la fiancée se lève, salue les convives et demande à la famille du garçon: "Pourquoi êtes-vous venus chez nous?" Le représentant répond en ces termes: "Nous venons demander la main de votre fille X parce qu'elle a séduit le cœur de notre enfant." L'oncle maternel réagit: "La fille dont vous parlez est effectivement notre enfant. Malheureusement, elle vient  de voyager à l'intérieur du pays. Pour la rappeler d'urgence, donnez-nous une somme de ... afin d'acheter son billet d'avion."
Procession..... Danseuses

La belle-famille se concerte et donne moins, puisqu'il faut négocier. L'oncle de la fille exige un montant suffisant avant de faire venir sa nièce. Celle-ci entre en procession au pas de danse sous les applaudissements des convives. Dès l'embrassement par son fiancé, tous se mettent assis pour suivre la déclaration de la fiancée. Son oncle lui dit de prouver que l'homme assis à ses côtés est effectivement son mari. La fille se lève, elle verse la boisson dans un verre qu'elle offre respectueusement à son père en disant: "Papa, j'ai trouvé un mari. Si tu l'acceptes de tout ton cœur, je te prie de prendre cette bière". Son père prononce des mots de bénédiction et vide le verre sous l'applaudissement des convives. Puis l'épouse donne à boire à son époux, et ce dernier à sa femme en signe d'alliance.

Le rite termine avec la signature de l'acte du mariage coutumier par les représentants de deux familles et leurs témoins. Ce document dûment signé ouvre la porte au mariage civil et religieux. Cela se fête! Les enfants y prennent activement part.

Dublin 12/06/2005 -
Salut de Dublin où je suis rendu il y a une semaine. Bien accueilli à Bluebell chez deux de mes confrères qui travaillent en paroisse (Our Lady of the Wayside), j'apprends à m'adapter au climat et au style de vie d'ici. En juin, la moyenne des températures minimales est de 8°C et maximales de 18°C. Mon exercice principal est la navette quotidienne (lundi-vendredi), les voyages par Luas (tram) et la marche vers l'école. De Bluebell, 20 minutes suffisent pour descendre à Abbey Street, et 20 autres de marche pour arriver à Language Centre, non loin du grand Collège de la Trinité, sur Kildare Street, en passant par la fameuse rue, Connell Street dans le centre de Dublin.
Naas Street
Luas
Que dire de ce beau pays? Les Irlandais sont en grande majorité catholiques (92 % de la population). Il existe une très forte identité culturelle irlandaise, dont ils sont très fiers. Même si l’Irlandais est généralement jovial, il n’apprécierait pas qu’un étranger se permette de plaisanter à propos de son pays. Ma première impression est que l'âme de Dublin se trouve dans ses pubs, qui sont les salons des habitants de la ville.
Connell Street
Etudiants de Kildare Street
"Bien que le taux de natalité ait baissé depuis les années 1980 (21,9 naissances pour mille habitants en 1980, 14,2 ‰ en 1999), l'Irlande reste néanmoins un pays jeune, les moins de 15 ans représentant 23,8 % de la population. Elle est aussi de plus en plus urbaine, et de plus en plus concentrée sur les côtes Est et Sud. En dehors de l'agglomération de Dublin, qui regroupe plus du quart de la population totale du pays (953.000 habitants en 1996) et de Cork avec ses 180.000 habitants, les villes irlandaises sont de petite taille. Seules 8 villes -  dont Dublin et Cork - dépassent les 25.000 habitants.
Bousculer l'imaginaire
Le monde

Rome 02/06/2005 - A la fin d'une session plénière, comme d'habitude, je prends quelques jours de pause ici à la maison générale avant de reprendre mon bâton de pèlerin. Cela permet de refaire le moral et de quémander des visas. Cette fois-ci, c'est Dublin qui m'attend pour un cours de langue à Language Centre of Ireland, du 7 juin au 24 juillet 05. Cet exercice combien nécessaire m'aidera certainement à découvrir la culture irlandaise, les racines de la vie monastique. Mais j'y vais préoccupé par le manque de paix en RDC. Merci de vos prières surtout en ce mois de juin. N'hésitez pas à voir la suite de mon programme d'été.
OMI - Entrée Maison générale