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Salut de
la ville éternelle où il fait beau temps et où
nous avons les yeux tournés vers la cité du D’après le cardinal Wilfrid Napier, archevêque de Durban (Afrique du sud), «Si nous voulons avoir un impact sur la société, l'Evangile doit être le centre de notre vie et chaque membre de l'Eglise doit être authentiquement et profondément évangélisé. Autrement dit, nous devons rechercher une amitié authentique, une relation personnelle avec le Christ» (ZENIT.org, 10 septembre 2009). Voilà un message en symbiose avec le thème de conversion voulu par notre prochain Chapitre général. Ayaas suivra cet événement d’Eglise avec grande attention. Merci à Roger Gruber qui, en cette année sacerdotale, ne cesse de nous rappeler notre identité profonde. Cette fois-ci, il nous invite à être «des appelants vocationnels auprès des jeunes que le Seigneur met sur notre route». Sous la nouvelle rubrique ‘roger’ qu’ayaas vient d’ouvrir, en guise de gratitude, vous trouverez sa fructueuse contribution ou mieux son partage spirituel. Nous disons également merci à Denyse Mostert qui nous offre régulièrement la Méditation sur une méditation missionnaire. Ayaas a agréablement été surpris par sa réaction suite au commentaire publié sur notre dernière visite en Amérique du nord. Dans cette partie du monde, les missionnaires sont «des patriarches qui ont pour la plupart une persévérance dans leur ministère qui fait souvent mon étonnement», nous confie-t-elle. Chose évidente, la mission, au Canada comme ailleurs, «avant de se caractériser par les œuvres extérieures, consiste à rendre présent au monde le Christ lui-même par le témoignage personnel» (Exhortation apostolique Vita Consecrata, 72). Que
dire enfin de la deuxième semaine de notre session plénière?
Outre la nomination de deux autres supérieurs provinciaux (Pologne
et Australie), nous avons examiné, entre autres, l’interminable
dossier de la maison générale, les demandes au Fonds de
solidarité oblate, le rapport sur la préparation du prochain
Chapitre général. La semaine qui s’ouvre nous en dira
davantage. A bientôt sur le net! |
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Comme
d’habitude, lors de nos différentes visites à travers
le monde, nous livrons, de temps en temps, nos ‘impressions d’Africain’
pour communier davantage avec les visiteurs d’ayaas. Cela correspond
au premier objectif de cette page web: «Exercer notre capacité
de rêver…» Intéressante est la réaction
de madame Denyse suite à notre commentaire sur le récent
voyage au Canada
et aux Etats-Unis.
Elle nous est parvenue ce 23 septembre. Ayaas la partage avec plaisir
dans l'espoir de recevoir d'autres éclairages. |
Tes
«impressions d’Africain» comme tu l’écris
justement sont très justes. Et pas ce qu’il y a de plus encourageant
dans un réalisme qu’il nous faut bien partager. Nos Oblats
sont, j’allais dire gentiment, en majorité des personnes
âgées. Mais des patriarches qui ont pour la plupart une persévérance
dans leur ministère qui fait souvent mon étonnement. Et
ce ministère qu’ils accomplissent avec leurs forces restantes
leur donne une jeunesse d’esprit surprenante. Je ne sais pas si
l’évidence de l’extinction va devenir réalité
dans un temps assez rapproché… Probablement!Oui, un grand nombre de laïcs, hommes et femme travaillent au Royaume aux côtés des Oblats. Avec les ombres et les lumières qu’une telle collaboration implique, où la tentation du pouvoir se fait parfois sentir d’une part ou de l’autre, où les petites mesquineries trouvent parfois leur place. Je me demande: «N’en a-t-il pas toujours été ainsi depuis que le monde est monde?» Il est parfois difficile de passer par-dessus. Personnellement, ma plus grande prière au Seigneur depuis des années est de nous aider à travailler «ensemble pour la Mission». Encore un sujet à approfondir: la spécificité de notre mission en 2009... Denyse |
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Peut-être cela me fait-il oublier beaucoup de choses de ma vie. La tête est tellement bourrée de dossiers à traiter que je me pose la question d’efficacité du discernement, cette ‘aptitude à juger avec bon sens, à percevoir par un effort de réflexion, à distinguer nettement une chose d’une autre.’ Je pourrai tout oublier mais je me souviendrai toujours d’un vieux missionnaire belge, d’heureuse mémoire. Il avait l’habitude de nous dire, au noviciat: «une personne qui n’a pas le bon sens ne vaut rien.» Plus tard, j’ai compris qu’il éveillait en nous (novices) le don de discernement.
Ouf! Je suis rassuré! Mais pourquoi tout ce discours? Tout simplement une réflexion qui s’inspire du partage d’une formatrice, visiteuse d’ayaas, qui éprouve des remords après une décision grave sur la vocation d’une candidate à la vie consacrée. Chose évidente, la prise de décision ou l’esprit de décision est une qualité inhérente au leadership efficace. Cependant, il n’est pas facile de trouver une solution plus appropriée à toute situation. Enfin, que dire de la première semaine de notre session plénière? Dans un certain malaise dû au décalage horaire, après la session conjointe de San Antonio, Texas, nous avons essentiellement travaillé en commissions internes. Deux provinciaux ont été nommés en plénière, celui de Lacombe (Canada) et celui de Brésil. A bientôt sur le net! |
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| Je
te salue de Rome où je suis bien rentré après la
visite au Canada et la session conjointe à
San Antonio, Texas.
Tout s’est bien passé pendant ce séjour de deux semaines.
Une fois de plus merci de ta prière. Au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap,
Trois-Rivières, j’ai eu le grand plaisir de rencontrer madame
Denyse Mostert, celle qui nous propose régulièrement
‘la méditation sur une méditation missionnaire’.
D'une allure très simple, elle est une femme de foi profonde. Quant
aux autres rencontres, le dialogue fraternel avec les confrères
nous a permis de nous connaître mieux et de déceler ensemble
les défis majeurs et les signes d’espoir de la mission oblate
dans cette partie du monde. ‘Sécularisation’ est le
mot le plus entendu au cours de nos échanges. Il traduit la réalité
profonde de la société dans laquelle se vit la mission de
l’Eglise. |
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Me
voici rendu à Ottawa au Canada. Cette visite précède
la session conjointe du conseil général avec les Oblats
de la région Canada-USA qui aura lieu à San Antonio, Texas,
du 7 au 12 septembre. Parti de Rome le dimanche 30 août via Amsterdam,
je suis arrivé à Montréal dans la soirée du
même jour (décalage horaire: -6h).
Dès le lendemain de mon arrivée, en compagnie du Vicaire provincial Jacques Laliberté, j’ai visité les confrères de Montréal en commençant par la grande communauté spéciale de Richelieu, cette ancienne maison de formation transformée en infirmerie modernisée, qui accueille en son sein des Oblats et des Jésuites âgés et malades. Puis je suis allé à Saint Pierre Apôtre où se trouvent le centre missionnaire oblat (CMO) et la paroisse qui exerce une pastorale de l’espoir en faveur des ‘exclus’ de la société (sidéens, homosexuels, lesbiennes, drogués, etc.)! A Ottawa je viens de visiter la grande résidence Deschâtelets aux archives impressionnantes, l’Université Saint Paul et l’Université d’Ottawa, œuvres initiées par les Oblats de Marie Immaculée. La
suite du programme prévoit la visite d’une réserve
autochtone et le sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine. Je pourrai indiquer
les principaux défis missionnaires de cette partie du monde quand
j’aurai complété le petit tour prévu. Bien
que j’en sois à ma seconde visite, je ne peux pas prétendre
rencontrer tous mes confrères en une semaine. En attendant, ce
qui frappe le plus, c’est le vieillissement du personnel. L’âge
moyen des membres de l’Unité qui m’accueille (Notre-Dame-du-Cap):
77,3%!!! Cela fait mal quand on voit l’œuvre grandiose réalisée
par les fils d’Eugène de Mazenod dans ce pays. La pépinière
de missionnaires Oblats est-elle vouée à l’extinction?
C’est l’évidence même! Mais le projet immense
espérance ne permet pas de s’affoler. A bientôt
sur le net! |
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Salut
de Rome où je suis bien arrivé ce dimanche 23 août,
en provenance de Kinshasa. J’ai fait un voyage paisible, tout s’est
bien passé malgré mon état convalescent. Je dois
profiter de cette petite semaine gracieusement offerte pour me refaire
avant de repartir bientôt pour le Canada et les USA. Malheureusement,
en cette période de l’année, il fait excessivement
chaud par ici: 34°C cet après-midi! L’essentiel est d’être
courageux, c’est-à-dire de garder la sérénité
intérieure et le calme extérieure dans toutes les petites
contrariétés de la vie quotidienne. Merci aux internautes qui ne cessent de m’accompagner discrètement et de soutenir mon ministère à leur manière. Je pense particulièrement à la dernière personne qui vient de me laisser ce mot combien sympa: «Heureux qu'Ayaas nous donne tes nouvelles!!! Espère fort que tu vas réellement mieux. Tu n'as pas vraiment pris de vacances me semble-t-il… et d'ici quelques jours tu t'envoleras cette fois vers le Canada et les E.U. Alors, oui tu es un très grand voyageur… Te suis proche.» Les
échos de la retraite qui nous parviennent sont favorables. Que
Dieu en soit loué! Je partage, entre autres, ce que j’ai
reçu ce matin: «Je ne t'oublie pas, je t'entends toujours
en train de me rappeler mon identité qui est d'aimer, de servir
et de témoigner, merci pour cela. Je sens en moi un désir
profond de vivre pleinement une vie religieuse authentique, un soutien
spirituel est le bienvenu.» J'y vois un élan de conversion
continue, n'est-ce pas? A plus sur le net! |
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Quel
silence! Cela fait très longtemps, n’est-ce pas? Eh oui,
ce sont les vacances. Comme prévu, après la session de formation
pour formateurs à Yaoundé (7-12 juillet), je me trouve au
pays natal. J’en ai profité pour animer une double retraite
annuelle pour les sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant
Jésus de Kinshasa (20-29 juillet, 4-13 août). 39 religieuses
dont la Mère générale ont participé à
la première retraite et 32 à la deuxième. Le grand
Séminaire Jean XXIII a servi de cadre à cet exercice spirituel
combien précieux pour cette Congrégation diocésaine
dont la fin particulière est la promotion de la femme africaine.
Nous avons approfondi le thème qui m’avait été
proposé par les responsables de l’Institut: «Fidélité
à mon engagement religieux, preuve d’amour pour le Christ».
La synthèse de cette retraite sera exposée dans la rubrique
‘animation’.
En
réalité, l’animation de cette retraite annuelle a
eu lieu pendant mon temps de vacances. J’en ai profité pour
me refaire spirituellement. J’aurais voulu me reposer avant D’Idiofa, notre diocèse d’origine, nous avons appris les bonnes nouvelles du sacre de Monseigneur José Moko en l’Assomption de la Vierge Marie, le 15 août. Sa devise épiscopale: "Faites ce qu'il vous dira". La messe a commencé grandement en retard à cause d’une forte pluie qui s’est abattue sur Idiofa toute la matinée. C’était une cérémonie riche en couleur, «en présence de 9 évêques, plus de 200 prêtres, une foule nombreuse de fidèles venus de tous les coins pour la circonstance.» Dans son homélie, "Mgr.Laurent Mosengwo a encouragé le peuple de Dieu qui est à Idiofa, avant de l'inviter à bien accueillir le nouvel Evêque, sans considérer son appartenance géographique. Par la même occasion, il a exhorté Mgr.Moko à travailler en collaboration avec le clergé." Lors de son discours, "Mgr José Moko Ekanga a dit placer son mandat ecclésiastique au service de tous." Lire les détails sur le site de la Conférence épiscopale nationale du Congo. A plus sur le net! |
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Salutations
de Yaoundé, la capitale du Cameroun, où je viens de prendre
part à une rencontre de formation continue! Les formateurs oblats
de la sous-région francophone se sont réunis à la
Maison Yves Plumey, du 7 au 12 juillet 2009, pour une session animée
par Paolo Archiati (Assistant général) et Jean B. Musumbi
(Conseiller général). Dix-sept représentants de toutes
les étapes de la formation initiale (aspirantat, pré-noviciat,
noviciat et post-noviciat) ont participé à ce forum international.
Avec un total de 364 membres, la sous-région compte deux provinces (Cameroun et Congo), deux délégations (Madagascar et Sénégal) et trois missions (Angola, Nigeria et Sahara-Occidental). Selon ses Statuts, la consolidation des maisons de formation qui fait sa fierté aujourd’hui «envisage de former les candidats conscients du caractère international de la Congrégation et participants à cette internationalité, de renforcer le sens de l’unité et de la coopération ainsi que le partage de ressources à l’intérieur de la sous-région.»
Quant au contenu de cette session, les participants ont réfléchi sur plusieurs sujets, à savoir: identité du formateur oblat, formation humaine des candidats, formation pastorale missionnaire, consolidation des maisons de formation (implications et défis) et questions d’ordre pratique. La session s’est déroulée dans une très bonne ambiance familiale malgré le malaise suscité par la décision unilatérale de la province du Congo de diminuer son effectif à Yaoundé. Plusieurs questions nous ont été posées sur les motivations d’une telle décision qui semble remettre en cause le principe de consolidation. Nous n’avons malheureusement que l’information officielle contenue dans le Bulletin Eco de mars 2009.
Nos sincères remerciements à la province du Cameroun pour cette bonne initiative et à Madame Mado (voir photo ci-dessus), cuisinière de la maison provinciale. En cette période de vacances, elle est venue exprès de Garoua, la capitale du nord, pour nous aider à refaire nos forces et à bien travailler. En
attendant de nous rencontrer prochainement sur le net, ayaaas te souhaite
un très bon temps de vacances méritées! Dieu aidant
je passerai les miennes au Congo en animant une double retraite annuelle
des Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
de Kinshasa. A plus! |
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«Un peu de variété vaut mieux que beaucoup de monotonie», disait l’Allemand Jean-Paul Richter. Peut-être l’as-tu constaté en glissant sur cette page. Je m’y suis mis à la fois pour briser une certaine monotonie et montrer un peu plus de dynamisme. Le nouveau menu de navigation (Barre de menus Spry) que je viens d’insérer dans la page d’accueil te permettra de surfer aisément sur ayaas.net. Par ailleurs, j’imagine combien ce changement demandera un effort supplémentaire aux habitués avant de retrouver les rubriques dont ils ont besoin. Elles sont les mêmes qu’avant mais classées différemment. Si tel est ton cas, je t’invite simplement à suivre ce conseil de Gérard Bauër, l'auteur de 'Rendez-vous avec Paris': «Ne pas regretter ce qui n'est plus, car si rien ne changeait, tout deviendrait vite monotone, fut-ce la douceur». Consulté à ce propos avant la mise en ligne de ce nouveau format, un membre du Club ayaas l’a vite compris en me disant: «Evitons l'encombrement; ça doit être simple, clair et beau». Loin de moi la prétention de plaire à tout le monde. Du reste, nous vivons déjà au rythme de l’été, la maison se vide de plus en plus de ses locataires pour des vacances méritées. Un autre membre se prépare à rentrer définitivement chez lui au Canada. Je pense précisément au père Yvon Beaudoin, auteur, éditeur, compilateur de nombreuses publications sur Eugène de Mazenod, le Fondateur des Oblats. Le 20 juin, les anciens scouts de Rome ont célébré son départ. «En août 2009, le Père qui a 83 ans, rentrera au Canada qu’il a quitté comme jeune scolastique en 1947. Depuis, la Maison générale a été sa maison et Rome, sa ville», écrit le site officiel de notre Congrégation. Lire les détails sur d’autres départs du printemps et de l’été. Quant à moi, j’ai obtenu les trois visas qu’il me fallait pour voyager avec le passeport de service du Vatican. Les empreintes digitales en vue du renouvellement de mon permis de séjour ayant été prises en avril, je n’espère l’obtenir que vers septembre ou octobre! En attendant, la vie continue, en dépit de quelques malaises de santé. A plus sur le net! |
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Bonjour
et bonne fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ!
En ce jour, je pense particulièrement aux nombreux enfants qui
reçoivent leur première communion et à ceux qui ne
peuvent pas découvrir la richesse de ce sacrement à cause
de la crise des vocations religieuses et sacerdotales. L’Eglise
catholique serait-elle responsable de la baisse des vocations religieuses
et sacerdotales? Nous tentons de répondre à cette question
combien délicate en recueillant vos avis sur le débat
africain. N’hésitez pas, s’il vous plaît,
à y apporter votre contribution en nous laissant votre opinion.
En ce jour de fête Dieu, je pense également à mon premier contact direct avec le Corps du Christ. J’allais souvent à la messe comme si j’avais faim! Faim de l’Eucharistie. Certes, en se présentant comme pain de vie, Jésus ne nous offre rien d’autre que de vivre de sa vie. Dans l’Eucharistie, son corps devient notre corps, son sang, notre sang. Dans ce sens le chrétien, disons-le avec Dominique Salin, est ‘quelqu’un qui a faim de Jésus’, c’est-à-dire ‘qui a faim de la vie même dont Jésus a vécu: une vie entièrement possédée par l’amour et qui ne compte que sur la force de l’amour’. Ou mieux le chrétien est ‘quelqu’un qui adhère à une personne, qui veut coller à une personne, qui a faim de cette personne, qui ne veut faire qu’un avec cette personne. Il a faim de la vie dont Jésus vit’.
Dans ma communauté de la maison générale cette fête a coïncidé avec une célébration d’action de grâce pour les 40 ans de vie religieuse du père Federico Labaglay Peding, Conseiller général pour la Région d'Asie-Océanie. Quelle persévérance! Nous avons eu droit à un barbecue offert par la diaspora philippine à Rome. Il s’agissait également de dire au revoir à un scolastique oblat philippin qui achève ses études à Rome. A plus sur le net! |
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| Bonjour
de Rome où, dans un climat presque d’été, j’essaie
de me concentrer pour préparer une session et une retraite. La
session avec les formateurs oblats de la sous-région francophone
d’Afrique-Madagascar, à Yaoundé, portera sur la formation
humaine et
missionnaire de nos jeunes. De Yaoundé je me rendrai au Congo pour
animer la retraite annuelle des Sœurs de Sainte Thérèse
de l’Enfant-Jésus de Kinshasa. Leur Institut a pour fin particulière
de «travailler à la libération et à la
promotion intégrale de la femme africaine en vue d’un humanisme
africain et chrétien.»
«Fidélité à mon engagement religieux, preuve d’amour pour le Christ», tel est le thème qui m’a été suggéré pour la retraite. L’abord synthétique et pratique de ce sujet m’a fait penser aux dix fidélités que j’avais proposées en 1994 comme chances de la vie religieuse africaine, dans Religieux africain de l’an 2000. Cette fois-ci, je voudrais aborder ce thème en tentant de répondre d’abord à cette question essentielle: quelle est la meilleure stratégie pour être davantage fidèle à mon engagement religieux? Il me semble qu’il y en a plusieurs. Ma réponse est à la fois simple et provocatrice: il faut bousculer mon image religieuse dans l’aujourd’hui du monde. Chose évidente, la fidélité en soi n’existe pas! Elle n’a de sens qu'en rapport avec un engagement ou un choix de vie notamment le mariage ou les vœux de religion dans l’Eglise. Mais quel sens donner à la vertu de fidélité dans un monde en mutation? Dans une Afrique ‘assoiffée de fécondité’ et ‘malade d’elle-même’, terre aux multiples déchirures, il pourrait paraître stupide voire absurde d’insister sur la fidélité aux vœux de chasteté, pauvreté et obéissance quand on sait que la vraie preuve de l’amour envers le Christ est d’écouter Dieu, de l’aimer et d’aimer son prochain comme soi-même. Or, pour les religieuses, les vœux sont un moyen efficace pour parachever ou perfectionner l’amour. Il vaut la peine de se laisser bousculer par la parole de Dieu et de s’ouvrir à l’Amour par l’amour, dans un élan de sincère conversion permanente. C’est dire aujourd’hui combien les chrétiens ont besoin de trouver en elles (religieuses) des personnes «dociles à l’action de l’Esprit Saint, qui marchent allégrement, fidèles au charisme de leur vocation et de leur mission», disait Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique post-synodale ‘Vita Consecrata’ (n. 109). Du reste, je continue mes démarches de visas. Le plus drôle pour moi est la nécessité d’un visa congolais dans le passeport du Vatican pour ne pas connaître les ennuis de la fois dernière en quittant Kinshasa pour Luanda. Mon permis de séjour italien étant dans le processus de renouvellement, ce visa me permettrait de revenir calmement en Italie via un autre pays d’espace Schengen. Eh oui, c’est stressant mais pas fatal! Il suffit de l’intégrer dans un projet global de vie pour faire pousser des fleurs dans son jardin. Nos pieuses pensées pour les disparus du vol Rio-Paris d’Air France. Si cela pouvait m’aider à mieux comprendre cette invitation de Jésus: «Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure» (Mt 25, 13). 'Ne serait-il pas plus raisonnable de limiter notre attente à accueillir la grâce de Dieu sans trop nous préoccuper de cet horizon bien mystérieux si ce n’est de veiller à bien mourir?' A bientôt sur le net! |
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ayaas.net,
24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos précieuses
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