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RM 31.05.2009 - Comme un vent, comme un feu d'amour - Archives

Salut et bonne fête de la Pentecôte! Je n’ai qu’un souhait pour toi: que l’Esprit nous fasse vivre! Et «voici ce que produit l’Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi» (Ga 5, 22). Quel projet de vie pour toi et pour moi! Pourtant, la réalité n’est pas si simple. L’essentiel est de prendre conscience ‘de nos médiocrités, de nos excès, de nos illusions’. Pourquoi nous laisserions-nous écraser par l’ennemi de la grâce qu’est le découragement dans notre marche vers le Royaume?

Chose évidente en ce jour de la Pentecôte, comme dit Lise Hudon, «l’Esprit de Dieu vient nous assurer qu’il nous soutient dans notre désir d’authenticité, notre souci d’entraide et notre lutte contre le mal. Il vient comme un vent, come un feu d’amour pour enflammer notre cœur et se propager dans notre famille, dans notre communauté…»

Fr Jacob WagnerA la maison générale des Oblats, cette solennité a coïncidé avec le jubilé d’or du Frère Jacob Wagner. Ceux et celles qui passent par ici ou qui appellent souvent connaissent bien la voix imposante de cet Oblat allemand réceptionniste du complexe via Aurelia 290. En célébrant dans la joie ses 50 ans de vie religieuse au cours de l’Eucharistie présidée par le Supérieur général, à 11h00, la communauté lui disait, à la fois, merci de ses nombreux services et au revoir. En effet, après 47 ans de permanence à Rome, Jacob regagne sa province d’origine dès ce mardi 2 juin 09. Comme l’indique la photo ci-contre, le Frère a renouvelé, avec conviction, ses engagements religieux ou mieux ses vœux de religion. Sa sœur et son beau-frère venus pour l’accompagner, ont été témoins non seulement de la fête mais aussi de l’émotion de séparation. D’après padre Gilberto Piñon, supérieur local, «il faudra 24 personnes pour continuer le travail de Jacob!» Mais en coulisse quelques-uns disent que l’Administration générale n’a qu’à payer la conséquence de sa politique d’assainissement du personnel; d’autres expriment la crainte de se faire ‘chasser,’puisqu’on tient à vendre la maison générale!

Quant à moi, outre la session ordinaire (2 fois par semaine), je profite de ce temps de permanence à Rome pour préparer la session de Yaoundé, Cameroun (juillet) et la retraite spirituelle des Sœurs thérésiennes de Kinshasa (juillet-août). J’en profite aussi pour solliciter quelques visas. Les démarches pour celui des USA sont très exigeantes. Mais je ne perds pas la joie de vivre en comptant davantage sur celui qui se manifeste comme un vent, comme un feu d’amour. A bientôt sur le net et sur nos vidéos!

Aix 23.05.2009 - Six jours de retraite spirituelle à Aix-en-Provence- Archives

Eugène de MazenodNous venons de vivre six jours de retraite annuelle centrée sur la personne de saint Eugène de Mazenod (1 août 1782 - 21 mai 1861), «religieux français catholique, évêque de Marseille.» Le cadre choisi pour ce temps de ressourcement spirituel est le Centre international de Mazenod à Aix-en-Provence, la maison où, en octobre 1815 - janvier 1816, Eugène de Mazenod concrétisa son rêve ou mieux son intuition charismatique en fondant la Congrégation des missionnaires de Provence, les Oblats de Marie Immaculée.

Le prédicateur Bernard Dullier, nous a conduits jusqu’aux sources de la spiritualité oblate en nous proposant une profonde méditation sur la spiritualité mazenodienne. Certes, une opportunité pour nous de relire plus attentivement l’aventure religieuse et missionnaire de notre saint Fondateur. Voici en gros ce que j’ai pu retenir comme itinéraire de nos méditations quotidiennes, ce qui m’a aidé à ressentir la soif d’une conversion permanente pour mieux aimer, servir et témoigner dans ce monde d’aujourd’hui.

Les trois premiers jours ont été réservés à la triple conversion d’Eugène de Mazenod. Tout d’abord sa conversion au Christ. Elle se comprend mieux dans le contexte de l’histoire mouvementée de son enfance (noblesse aixoise, révolution française, exil en Italie, effondrement de la famille, effondrement religieux et retour à Aix). En réalité, Eugène ne commence à parler du Christ qu’en 1807. Il s’agit pour lui d’une rencontre du Christ qu’il décrit comme une séduction, une découverte progressive de la personne du Christ, son compagnon de route. D’où, l’importance du jeudi saint et de la croix triomphale: le Christ y est toujours vivant. Puis la conversion à l’homme (apprendre à aimer et à respecter les pauvres dans leur dignité d’images de Dieu, à les regarder avec le regard du Christ). Et enfin la conversion à la vie religieuse, une grande décision de sa vie en vue de la sanctification personnelle et communautaire, du séculier au religieux par les vœux de religion.

Chambre du FondateurLes trois derniers jours ont été centrés sur le pourquoi ou l’approfondissement de la motivation de cette triple conversion. Eugène utilise d’abord les fruits de sa conversion pour la gloire de Dieu et le salut des hommes. Il faut redresser l’Homme afin qu’il s’ouvre à la gloire de Dieu et participe à cette gloire divine qui passe par l’obéissance au Père. Il utilise ensuite sa conversion pour l’oblation comme moyen privilégié pour aimer le Christ et être au service des pauvres. Enfin la méditation sur Marie Immaculée, patronne et protectrice de la Congrégation: chacun aura une grande tendresse envers elle. Marie nous inspire deux valeurs essentielles: l’audace et la liberté. C’est, entre autres, l’audace de croire et la liberté d’agir, l’audace de dénoncer les injustices et la liberté d’enfants de Dieu, l'audace et la liberté de Cana, etc.

Afin de mieux comprendre saint Eugène de Mazenod en le situant dans son contexte historique, les après-midis de ce séjour ont été réservés à ce que nous appelons communément ‘marche sur les pas d’Eugène de Mazenod’ à Aix. Nous avons visité, outre le lieu symbolique qu’est la maison de la fondation ou la chapelle de la mission, la maison natale et familiale, l’église paroissiale la Madeleine où il a été baptisé, la Cathédrale et l’église saint Jean, en parcourant chaque fois la fameuse avenue appelée Cours Mirabeau, un cours à carrosses, lieu de déambulation des Aixois. «C'est l'archevêque Mazarin qui, par ses aménagements des quartiers sud du bourg, donna véritablement naissance au cours Mirabeau.»

Salle de fondationLe jeudi 21 mai, l’église de la Madeleine étant en réparation, nous avons eu non seulement la joie de célébrer l’Ascension et la fête de saint Eugène de Mazenod en plein air avec des Aixois et Aixoises dans le jardin de la maison oblate mais aussi le plaisir de rencontrer des laïcs associés. Parmi les lieux qui m’ont le plus aidé à faire silence, je retiens la chapelle intérieure, la salle de la fondation dans laquelle nous nous réunissions pour des entretiens avec le prédicateur et la chambre du Fondateur devenue une petite chapelle. J’en suis à ma seconde visite dans ce cadre symbolique et j’avoue qu’il y a encore à découvrir. Vous trouverez progressivement quelques séquences de ce fructueux séjour parmi nos Vidéos. En attendant, vous pouvez visualiser notre mot de bienvenue à ce site Internet. A bientôt sur le net!

RM 16.05.2009 - Comme pour rendre compte à Dieu et au Fondateur - Archives

Eugène de MazenodOuf! Notre session plénière vient de fermer ses portes ce vendredi 15 mai, après un mois d’intenses activités! Au même moment sonne l’heure d’aller à l’écart pour vivre notre retraite annuelle, du 17 au 23 mai, sous la direction du père Bernard Dullier, ancien provincial de la province oblate de France. Le cadre choisi pour ce ressourcement spirituel qui est le dernier de cette administration est Aix-en-Provence (France). Nous nous préparons donc à nous rendre dès ce dimanche au berceau de notre famille religieuse et près du tombeau de saint Eugène de Mazenod, comme pour rendre compte à Dieu et au Fondateur de notre ministère dans l’aujourd’hui du monde et de l’Eglise. Quelle valeur symbolique!

Mais être à l’écart ne signifie pas que nous serons coupés du reste du monde. «Nous allons lui confier particulièrement tous nos frères et sœurs missionnaires, leurs joies et leurs peines et surtout la générosité avec laquelle ils travaillent à l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres», m’a confié un membre de notre équipe. Personnellement, je penserai aussi à toutes ces personnes, connues ou inconnues, qui nous accompagnent discrètement via le net. Grand merci à toi qui viens de nous laisser ce message que je tiens à partager avec les visiteurs d’ayaas: «Tu arrives à Aix-en-Provence, "lieu source" pour vous tous, qu'il le soit tout spécialement pour toi en ces jours de silence et de prière, de repos avant tout aussi j'espère. J'imagine un peu ta fatigue après de telles semaines, te souhaite une halte dans le Seigneur remplie de douceur, de ferveur, de toutes consolations.» Comment en être indifférent!

Et que dire de la dernière semaine de notre session? Toujours à propos de l’avenir de notre maison générale. Après avoir écouté notre avocat, nous avons élargi le conseil avec les responsables de tous les services de la maison générale pour examiner ensemble le nouveau plan soumis par l’architecte, apprécier les enjeux de la décision à prendre et envisager les prochaines étapes de ce dossier qui prend le gros de notre temps et de nos énergies. Puis nous avons revu le contenu de notre contribution à la session conjointe avec le Canada et les Etats-Unis avant de nous pencher sur les maisons de formation consolidées dans la sous-région francophone d’Afrique-Madagascar (Yaoundé pour la philosophie et Kinshasa pour la théologie). Puisqu’il s’agit d’une des priorités du Gouvernement central, notre souhait est que le processus de consolidation continue harmonieusement à faire la fierté de cette partie du monde oblat, en dépit des retombées de la crise financière mondiale. Bonne montée vers la Pentecôte, et à plus sur le net!

RM 10.05.2009 - De la session aux ordinations diaconales- Archives

Salut de Rome où le climat devient de plus en plus agréable à vivre malgré le poids de nos activités. Que dire à la fin de cette troisième semaine de notre session plénière? Le conseil s’est penché essentiellement sur le projet de restructuration en Afrique australe ou mieux dans la sous-région anglophone d’Afrique-Madagascar, la préparation de la session conjointe avec la région Canada-USA, la vente de la maison générale et les finances de la Congrégation. Une soirée récréative nous a réunis autour d’une pizza pour célébrer sobrement les anniversaires de quelques membres du conseil.

Nous avons clôturé la semaine par la célébration d’un événement d’immense espérance, ce samedi 9 mai, dans la chapelle de la maison générale: ordinations diaconales de 9 jeunes oblats de la communauté du Scolasticat international de Rome (IRS en sigle), par l’imposition des mains de Mgr Mariano Crociata, Secrétaire général de la Conférence épiscopale d’Italie. Comme l’indique si bien le nom de leur cadre de formation, ces 9 nouveaux diacres viennent de plusieurs pays, à savoir: Bangladesh, Haïti, Madagascar(2), Nigeria, Pakistan, Roumanie, USA, et Zambie. Le contexte de la crise financière mondiale a fait que ces ordinations n’aient pas lieu à S. Pie V, notre église paroissiale habituelle.

Face à la beauté de l’internationalité ou de l’interculturalité de la famille mazénodienne pendant cette célébration liturgique (lectures et chants en plusieurs langues), Mgr Mariano n’a pas manqué de mot pour exprimer sa vive émotion. «C’est une bénédiction, une prophétie pour l'Eglise de demain! Ces jeunes nouveaux diacres sont des prophètes...», a-t-il dit dans son message de conclusion. Nous espérons qu’il en soit ainsi dans ce monde aimé de Dieu mais ravagé par l’injustice multiforme et l’insécurité. Voir la synthèse de l’événement sur quatre de nos Vidéos. A bientôt sur le net!

RM 3.05.2009 - Premiers pas de la chaîne YouTube-ayaasnet - Archives

Salutations de la ville éternelle! Cela fait longtemps, n’est-ce pas? Eh oui, beaucoup à faire par ici et les jours passent vite! Nous voici rendus au début de la troisième semaine de notre session plénière. Où en sommes-nous?

Cascade des MarmorePendant la première semaine, nous avons travaillé en commissions internes avant d’examiner les dossiers sur la préparation du Chapitre général et la vente de la maison générale. Une excursion a été organisée en fin de semaine pour nous détendre. Nous sommes allés visiter le parc de la Cascade des Marmore (ici sur photo et vidéo), plus au nord de Rome. La deuxième semaine a été réservée au rapport de différents comités internes et à celui de nos activités personnelles ainsi qu’à la nomination de la nouvelle équipe du conseil de la province anglo-irlandaise. Le conseil est revenu aussi sur les effets de la crise financière mondiale dans nos différentes communautés. En réponse à la lettre du Supérieur général sur la récession globale de l’économie, certaines Unités sont obligées à réduire, entre autres, leur volume voyages et réunions. Une manière de vivre plus concrètement leur vœu de pauvreté.

«La crise économique nous affecte tous, écrit le père Guillermo Steckling. Beaucoup de denrées essentielles sont devenues plus chères, des gens que nous connaissons ont perdu leur travail, et les ressources financières de la Congrégation ont été amputées de plus d’un quart… Ce qui est demandé en ce moment, aux religieux que nous sommes et à tous les chrétiens… c’est de pratiquer la vertu de pauvreté. La crise nous pousse à nous poser deux questions fondamentales: où en sommes-nous de la confiance en Dieu? Quelle est notre attitude envers les pauvres?»

Nous avons eu aussi le plaisir de vivre une soirée historique avec une délégation du peuple des "Premières Nations" (Indiens) du Canada. Cette rencontre intervenait après leur audience avec le Pape Benoît XVI mercredi 29 avril. “Au vu des souffrances endurées par quelques enfants autochtones“ dans les écoles canadiennes, le pape a exprimé “sa douleur face à l’angoisse causée par la conduite déplorable de certains membres de l’Eglise“ et a exprimé “sa sympathie et sa solidarité pleine de prières“. Dans cette ambiance de réconciliation, les témoignages de quelques-uns d’entre eux étaient très émouvants dans notre communauté. Lire les détails sur omiworld.

Enfin, comme promis dernièrement, terminons par ce qui ressemble à du progrès sur cette page web. Voici nos premiers pas sur la chaîne YouTube, à l’heure où l’Eglise semble lorgner vers la modernité technologique afin «d’évangéliser la terre païenne qu’est Internet.» Ayaas.net lance aussi sa propre chaîne sur YouTube dans le but de partager, de temps en temps, quelques vidéos d’illustration de nos nouvelles. Ainsi espérons-nous réaliser tant soit peu notre rêve de rendre cette page plus dynamique. Rendez-vous donc sur YouTube - ayaasnet’s Channel. URL: http://www.youtube.com/ayaasnet. La lecture est agréable avec une bonne connexion. Merci d'avance pour votre indulgence.

RM 22.04.2009 - Entre le découragement et la joie de vivre- Archives

Salut! Je suis bien rentré à Rome comme prévu, le 19 avril, après un bref séjour en Angola, en Afrique du Sud et au Congo. Dès le lendemain de mon arrivée commençait notre session plénière d’avril-mai qui inclut une retraite spirituelle du conseil général du 16 au 22 mai, à Aix-en-Provence. Vivre un temps fort de recueillement dans la maison où est née notre famille religieuse, grâce à l’expérience spirituelle ou mieux à l’intuition fondatrice du Français Chez Justino, KintamboEugène de Mazenod, est très significatif pour nous qui tendons vers la fin de notre mandat. Quelques mois nous séparent du Chapitre général de 2010 (8 septembre – 8 octobre). En attendant ce grand événement, la vie continue…

La lumière de Pâques et la résurrection du Seigneur nous donnent de nouvelles raisons d’espérer en Dieu, ne jamais baisser les bras. Je pense particulièrement à cette personne consacrée qui, dans sa lutte entre le découragement et la joie de vivre, m’a confié son désir de quitter la consécration religieuse afin d’aider sa famille en précaire situation sociale. En effet, les temps sont durs; beaucoup de nos confrères et consœurs souffrent dans l’accomplissement de leur mission. Les retombées de la crise financière mondiale font perdre la joie de vivre, la capacité de rêver et l’enthousiasme missionnaire. N’hésite pas à relire nos discussions relatives au lien de la personne consacrée avec sa famille sur ayaasblog.

J’espère que tu as passé un bon triduum pascal pour ne plus chercher celui qui est Vivant parmi les morts. Il est ressuscité! Alléluia! Face aux situations difficiles du moment, que sa présence réelle nous éloigne du découragement qui nous guette! Oui, il y a de quoi se décourager mais la vie est autre chose. «J'existe dans la mémoire de Dieu: je suis nommé, aimé, parlé, reconnu de lui.» Rien ne nous séparera de l’amour du Christ, nous dit saint Paul. Seule la foi peut aider à recommencer.

Mon rêve est de revitaliser ayaas.net en lui offrant quelques avantages de YouTube, ce monde de vidéos sur le Web. Dieu aidant, à très bientôt sur le net!

Luanda 6.04.2009 - Durban: entre peur de l’autre et ambition du changement- Archives

Inchanga, Durban SA
Parti de Luanda le 31 mars, comme prévu, je suis arrivé à Durban dans le KwaZulu-Natal le 1er avril après une nuit à la belle étoile à l’aéroport international de Joburg. Peut-être s’agissait-il d’un poisson d’avril, voire un canular. N’ayant pas rencontré celui qui devait venir me prendre pour notre communauté de Victory Park, j’ai préféré rester dans le nouveau format du hall de cet aéroport qui se prépare sérieusement à accueillir de nombreux passagers du mondial 2010. Ainsi j’ai pu admirer les travaux nocturnes et constater la désorientation des passagers entre Terminal A et Terminal B, nouvelles infrastructures, malgré la présence de quelques informateurs. En réalité, j’en suis à ma troisième surprise de ce genre (une au Nigeria et deux en Afrique du Sud). Quand cela arrive, je m’évertue à cultiver le goût touristique afin de ne pas perdre la sérénité intérieure.

Maison provinciale omi Natal, Durban SALa ville de Durban où s’est tenue la Conférence interprovinciale anglophone (IPC) des Oblats, du 2 au 4 avril, est le siège de la province de Natal. Située à l’Est de l’Afrique du Sud, cette province oblate est la plus ancienne des Unités de la Région Afrique-Madagascar. Les premiers missionnaires envoyés par le Fondateur lui-même y arrivèrent en 1852 sous la direction de Jean François Marie Allard, premier Vicaire apostolique de Natal (1852-1874.). Ville africaine située au bord de l’Océan Indien et premier port d’Afrique du Sud, Durban possède des plages magnifiques et des jardins botaniques qui comptent parmi les plus beaux du monde. Pour le bien de la mission oblate dans cette partie du monde, les participants à cette rencontre se sont penchés, entre autres, sur le projet de restructuration des Unités d’Afrique australe. Cela s’impose comme une urgence à cause de vieillissement du personnel et de baisse de vocations. Malheureusement, personne n’ose affronter courageusement les implications d’une telle ambition. La peur de l’autre semble paralyser toute nouvelle initiative, en dépit de l’évidence et de l’idéal chrétien qu’est la communion fraternelle! Autant de défis à cette réunion de Sabon House.

IPC Meeting

Pour rappel, ‘la coexistence entre les différents groupes d’Afrique du Sud a toujours été une source de conflits, d’une part, entre colons blancs et populations noires, d’autre part, entre groupes noirs (notamment les Zoulous et les Xhosa), puis entre colons, britanniques et afrikaners. De plus, comme on le sait, la société sud-africaine a été profondément marquée par la politique de «développement séparé», l'apartheid, entrée Rameaux Inchangaofficiellement en vigueur dès 1911 avec la Loi sur les mines et les chantiers (Mines and Works Act), qui réservait les emplois spécialisés aux Blancs. Ce système, officiellement abandonné en 1992, est né de la crainte des Boers (c'est-à-dire des colonisateurs hollandais et français) de voir augmenter le métissage des populations. Il a maintenu les noirs dans une situation de citoyens infériorisés jusqu'en 1989. Quant aux religions, le pays en compte plusieurs: chrétienne (anglicane, catholique, réformée hollandaise et luthérienne), musulmane, hindoue, juive et les religions traditionnelles.’

Rameaux à Inchanga missionJ’ai eu le plaisir de participer aux célébrations du dimanche des Rameaux dans la paroisse d’Inchanga en zoulou et parmi les Zoulous, une messe à la mission et une autre dans une succursale, dans l’Afrique du Sud profonde. En effet, Inchanga se situe au sommet de la ‘montagne aux mille collines’. Dans ce paysage splendide se trouve une face cachée de la République sud-africaine. Les gens sont simples et pauvres mais ils savent partager le peu qu’ils possèdent avec l’étranger. Je ne peux rien dire des homélies de mon jeune confrère curé car tout était en zoulou. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi d’aller chez lui. Dieu est le même partout, hier, aujourd’hui et demain… Il est Vivant. Qu’il vive aussi en toi et pour toi! Cet après-midi je quitte Durban pour deux jours chez une cousine à Joburg avant de repartir pour Kinshasa le 8 avril. A plus sur net!

Inchanga, Durban SA

Luanda 30.03.2009 - Angola: une mission oblate aux multiples défis- Archives

Paroisse Santo André, Luanda
Ouf! Voici enfin un signe de vie, un petit mot de Luanda où je suis rendu depuis le 21 mars via Kinshasa! Que dire de mon voyage? Tout s'est bien passé malgré quelques ennuis relatifs au ticket de TAAG et au passeport à la sortie du Congo! Arrivé dans la capitale angolaise pendant la visite du pape Benoît XVI, j’ai trouvé une ville en pleine effervescence. Ce qui est plus frappant dans cette partie du monde, c’est la foi des gens simples. Les chrétiens sont très engagés dans leurs paroisses sans être nécessairement accompagnés par leurs curés ou vicaires paroissiaux. Dans ce contexte où les gens ont beaucoup de formules de politesse, le catéchiste joue un rôle très important au sein de l’église locale. J’en suis à ma deuxième visite et je peux constater avec admiration quelques élans de progrès social et technologique (informatique et médias) depuis mars 2004. Mais la vie coûte excessivement cher. Je pense précisément au coût de la communication avec la téléphonie mobile.
Augustin Mulele et jeunes de NamacundeFondée en 1997, la mission d’Angola qui dépend de la province du Congo compte actuellement huit membres dont un frère et deux nouveaux missionnaires, repartis en deux communautés. Leur rayonnement missionnaire se fait sentir dans deux diocèses: Luanda, paroisse saint André dans un quartier périphérique au nord de la capitale angolaise, et Namacunde, paroisse saint Eugène de Mazenod dans le diocèse d’Ondjiva, au sud du pays à la frontière avec la Namibie. Dans les deux diocèses, les Oblats sont essentiellement engagés dans le ministère paroissial, la formation des catéchistes, l’accompagnement des groupes et mouvements apostoliques, l’animation des communautés ecclésiales. Ils sont présents aussi dans la pastorale de prison, l’éducation de la jeunesse (école primaire, Luanda) et la formation intellectuelle (séminaire, Ondjiva), la consolidation de la paix et l’intégration de la famille. Autant de défis qui se comprennent mieux dans le contexte particulier de ce pays.
En effet, l’Angola vient de sortir d’une guerre civile de plus de 30 ans, l’une des plusEmmanuel Isundala et enfants de Namacunde meurtrières du continent africain. Celle-ci a rasé notamment les infrastructures sanitaires et scolaires. Le délabrement des routes, le manque d’eau potable et d’énergie électrique, la pandémie du Sida… autant de maux qui continuent à ronger la nation angolaise dont les victimes sont les plus pauvres, en dépit de quelques efforts d’amélioration. Il faut dire que le Gouvernement y travaille sérieusement. Dans cette situation de reconstruction, nos jeunes missionnaires originaires de la RD Congo font un travail pastoral remarquable.
Pour plus d’efficacité, l’église locale attend d’eux un renforcement du personnel, des visites régulières des villages pour cultiver des valeurs chrétiennes et morales dans une société déchristianisée, l’encadrement de la jeunesse: éducation (75% d’analphabétisme) et la communion authentique entre les membres. La province du Congo s’attelle à améliorer la structure et la vie de cette Unité oblate qui se cherche encore dans la consolidation de sa cohésion interne. Elle a surtout besoin d’un leadership capable d’animer toute la mission au plan financier et communautaire. Du reste, j'espère bien tenir le coup dans cette chaleur étouffante. A plus sur le net!
Communauté Omi Namacunde

RM 16.03.2009 - Regard vers l’Angola et l’Afrique du Sud- Archives

Eglise couvent srs Clarisses, Luanda-AngolaSalutations de Rome où je suis bien rentré après la rencontre sous-régionale de Dakar! Tout s’est bien passé. Comme si cela ne suffisait pas! Dès ce 18 mars je me remets en route pour l’Afrique, cette fois-ci, pour visiter les confrères de la mission d’Angola, du 21 au 31 mars, et participer à la Conférence sous-régionale des Oblats anglophones (IPC), à Durban en Afrique du Sud, du 2 au 4 avril. Cette brève période de permanence à Rome m’a permis, entre autres, de solliciter les visas de ces deux pays muni d’un passeport du Vatican. En Angola j’aurai probablement l’opportunité de participer à quelques célébrations prévues pour la visite de Benoît XVI. J’espère que son message nous aidera à mieux déceler les défis missionnaires du continent africain et les stratégies pour les relever. Tout en comptant sur ta prière, je te souhaite une très bonne montée vers Pâques! A bientôt sur le net!

Dakar 9.03.2009 - Défis pour nos Maisons de formation consolidées - Archives

Mario León Salut de Dakar où j’ai participé à une double rencontre de la sous-région francophone d’Afrique-Madagascar tenue du 3 au 6 mars à la maison de Délégation du Sénégal: celle des économes locaux animée par le trésorier général des Oblats, et celle des supérieurs majeurs. Avec un total de 381 membres (486 pour la partie anglophone), la sous-région compte deux Provinces (Cameroun, Congo), trois Délégations (Madagascar, Sahara, Sénégal-Guinée Bissau) et deux Missions (Angola, Nigeria). A l’exception de ces deux missions, toutes les autres Unités étaient présentes à Dakar 2009. Pour sa toute première participation à ce genre de mobilisation du leadership, le Sahara s’est fait remarquer par la présence dynamique de Mario (voir photo), jeune oblat espagnol nommé récemment Administrateur apostolique de la Préfecture du Sahara occidental par le Saint-Siège.

Les 14 participants à ces rencontres se sont penchés sur l’avenir de nos deux maisons de formation consolidées: Scolasticats Yves Plumey à Yaoundé (philosophie) et saint Eugène Supérieurs majeurs et Supérieurs de scolasticatsde Mazenod à Kinshasa (théologie). Une évaluation s’avérait nécessaire à l’heure où ces deux cadres de formation sont secoués par les retombées de la crise financière mondiale. Les voyages en Afrique coûtent de plus en plus cher et les prix d’approvisionnement en vivres ne cessent de grimper. Voilà qui inquiète des Unités aux ressources locales limitées. La double question à laquelle tous ont tenté de répondre avec réalisme est celle-ci: Faut-il continuer cette riche expérience de formation dans le contexte d’internationalité et d’inter-culturalité comme le veut notre Congrégation? Et comment affronter paisiblement les retombées de la crise financière mondiale?

En gros, l’évaluation de la formation étant positive, en dépit de quelques difficultés d’harmonisation et de liquidité, la volonté commune est de poursuivre courageusement l’œuvre entreprise depuis 2005 tout en s’engageant à stabiliser les finances et à réviser les Statuts qui régissent les deux maisons de formation. Cet exercice permet aux responsables concernés de réduire les dépenses inutiles et d’aider nos jeunes à se contenter du strict nécessaire. Une façon de revitaliser le vœu de pauvreté religieuse qui n’a de sens que pour celui qui marche joyeusement à la suite du Christ et sur les traces des Apôtres. MermozOutre la générosité du monde oblat, les formateurs comptent sur la solidarité africaine. «La population simple peut être un appui pour la vie religieuse missionnaire et elle nous enseigne comment vivre, en particulier, notre vœu de pauvreté… La conséquence de cette solidarité pour nous Oblats c’est que les gens qui nous donnent généreusement ont bien le droit d’exiger beaucoup de nous et ils le font», dit le père Wilhelm Steckling dans sa méditation missionnaire de mars 2009.

Parmi les défis majeurs de la sous-région, mentionnons le besoin en personnel tant pour les maisons de formation que pour la Délégation du Sahara occidental. Cette dernière est née 'comme une réponse à la demande de l’Eglise de prendre en charge la Préfecture Apostolique du Sahara occidental et Sidi Ifni dans les années 1950.' Sa raison d’être aujourd’hui est le fait qu’elle soit un cadre propice pour l’apostolat de présence et le dialogue interreligieux, comme le recommandait notre dernier Chapitre général (2004). «Que le Conseil général et les Unités oblates favorisent et soutiennent l’établissement et l’existence de communautés et de groupes de soutien pour les Oblats engagés dans le dialogue interreligieux et interculturel, en particulier dans les milieux musulmans, bouddhistes et hindous» (Témoins de l’espérance, 6).

Ainsi le Sahara prétend-il vivre un triple dialogue, à savoir: dialogue de la vie, dialogue de l’action et dialogue de l’échange théologique. Les candidats intéressés à cette mission doivent être des hommes d’expérience, capables de mener une vraie vie communautaire et de chercher un dialogue effectif. Tout en Maison des Esclaves, Goréereconnaissant qu’il sera difficile de trouver des confrères d’un tel profil, une Unité demande un temps de réflexion et de consultation, tandis qu’une autre se dit prête à dialoguer avec la province d’Espagne. En savoir plus sur la situation réelle de cette mission? N’hésitez pas à relire Comme un arbre isolé en plein désert du Sahara.

Les participants ont eu droit à un après-midi de visite à la Maison des esclaves sur l’île de Gorée. L’actuelle maison date de 1776, construite par les Hollandais. «Le regard du visiteur est immédiatement attiré par une ouverture lumineuse au milieu du couloir central. Donnant de plain-pied sur la côte rocheuse, c'est la porte du "voyage sans retour", là où, nous dit-on, les esclaves embarquaient pour une vie de souffrances dans le Nouveau Monde, encadrés par des gardiens armés au cas où ils auraient tenté une évasion.» Voir le commentaire de notre précédente visite. A bientôt sur le net!

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