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Salut!
Aucun plaisir de vous raconter mes déboires. L’inquiétude
demeure quant à l’obtention du passeport
congolais. La
démission du premier ministre, Antoine Gizenga, ce 25 septembre,
risquerait de prolonger davantage l’attente de plus de 25000 demandeurs
de passeports. |
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Il
y a néanmoins une lueur d’espoir. En effet, l'Agence presse
DIA (Documentation et Information pour l’Afrique) - 25
septembre - annonce que les passeports biométriques sont
là et l’expectative demeure quant à la date
de leur mise en circulation!
«Deux services officiels de la République Démocratique du Congo viennent de confirmer devant la presse locale l’envoi et la réception d’un lot de plusieurs milliers de passeports biométriques congolais. Paradoxe, cette annonce de l’Hôtel de Monnaie et du ministère des Affaires étrangères suscite doutes et expectatives quant à leurs conformités aux normes internationales et à la date de mise en circulation. Le premier réalise les impressions de valeur et le ministère livre les passeports.» |
Par
ici, les travaux de la session continuent. Plusieurs sujets ont été
abordés pendant cette deuxième semaine. Mentionnons, entre
autres, la nomination du conseil provincial de la province centrale et
de celle du nord de l’Afrique du sud (voir
les détails), les rapports des comités internes (mission,
formation première et continue, communication, justice, paix et
intégrité de la création, l’examen approfondi
du dossier de la maison générale et la préparation
du Chapitre général de 2010 qui se penchera sur ce thème:
«Centrés sur la personne de Jésus-Christ,
source de notre mission, nous nous engageons à une conversion profonde,
personnelle et communautaire.» Les recommandations
seront votées pendant cette dernière semaine qui commence. |
Quant
au débat sur l’existence ou la non-existence de l’enfer,
il suscite plus de questions de curiosité que de réponses
sur notre Blog.
Tout porterait à croire que le problème se situe au niveau
du concept de ‘feu’ surtout pour les Africains. Il me semble
que la compréhension de l’enfer dépend de la notion
de purgatoire, «état ou lieu symbolique de purification
temporaire pour les défunts morts en état de grâce,
mais qui n'ont pas encore atteint la perfection qu'exige la vision béatifique.»
Même si cela dépassait l’entendement, nous devons nous
acquitter d’une tâche, celle de justifier notre foi chrétienne.
Telle est notre motivation. Bon dimanche, et à bientôt sur
le Net! |
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Out!
Quelle semaine d’intense activité! Comme si les visites et
la session conjointe en Amérique Latine n’ont pas suffi.
La première semaine de la session plénière vient
de s’achever. J’avoue qu’il n’était pas
facile de s’y mettre à cause des conséquences du décalage
horaire, le ‘jet lag’. «Toujours plus loin,
toujours plus vite, c’est possible, mais l’organisme de l’individu
refuse de se presser et garde son rythme circadien, d’où
les troubles lorsque le voyageur franchit d’un coup d’aile
plusieurs fuseaux horaires.» C’est dire que je suis en
train de faire un exercice supplémentaire en apprenant comment
gérer mon ‘jet lag’, après quelques
années de déplacements incessants. Pas facile de passer
d’un continent à l’autre, sauter d’un avion dans
un autre. Certes, d’aucuns se demandent: à quoi
est-ce que ça sert? Ma réponse à cette
question qui a du bon sens est simple: ça sert à rien et
à quelque chose. |
Pendant
les rencontres de cette première semaine, nous nous sommes essentiellement
concentrés sur trois sujets: les rapports personnels de nos activités,
la nomination des membres de trois nouveaux conseils provinciaux (Belgique/Pays-Bas,
Congo et Lesotho) et l’examen du fameux dossier qu’est l’avenir
de l’actuelle maison générale des Oblats. Concernant
ce dernier point, nous avons écouté deux acteurs importants.
D’abord, notre Avocat. Il a présenté, entre autres,
les deux offres d’achat qui pourraient être prises au sérieux. |
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Puis,
un Architecte. Il a exposé en détails le plan de l’éventuel
nouveau complexe (maison générale et scolasticat international)
des OMI. Puisque la décision finale est prévue vers la fin
de la présente session (clôture le 3 octobre), le conseil
examinera ce dossier pendant la seconde semaine de ses travaux. Voilà
qui met en ébullition les occupants du complexe Aurelia 290. Redisons-le:
le symbole tend vers sa disparition.
Sous peu la décision finale tant attendue. |
Quant
à l’affaire de mon passeport (achat d’un nouveau document),
je demeure sans bonne nouvelle! Et pourtant je dois me rendre au Cameroun
(octobre) et en Angola (novembre). Enfin, que dire de notre blogspot?
Après deux mois de silence mérité (vacances), ayaas
revient, cette fois-ci, avec une assertion provocatrice: L’enfer
n’existe pas. En attendant vos nombreuses réactions,
commentaires, suggestions, remarques, je vous souhaite un très
bon dimanche! A bientôt sur le net. |
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Ouf!
Quels voyages et quelles activités sans transition! Tout s’est
bien passé en Amérique Latine malgré les fatigues
inhérentes à ce genre de ministère. A Rome où
je suis rendu ce 13 septembre, comme prévu, m’attendent les
travaux de la session plénière du conseil général,
du 15 septembre au 3 octobre! |
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Merci
de vos prières pour notre retraite annuelle à Sao Paulo.
J’ai beaucoup aimé le style du prédicateur Leo Guilmette.
Chaque jour avait son thème précis et les entretiens étaient
brefs et simples, fruits d’une expérience spirituelle personnelle.
Les pistes de réflexion proposées m’ont aidé
à me regarder face au Seigneur et à relire mon cheminement
vocationnel. |
Dans
ce genre d’exercice, le défi à affronter c'est d’être
honnête envers soi-même et envers le Seigneur, en tissant
de vraies relations interpersonnelles. Cela pourrait dépendre de
ce qu’il a appelé « balance » ou équilibre
entre l’action et la contemplation, deux valeurs à cultiver
nuit et jour. |
J’avoue
cependant qu’il ne m’a pas été facile d’identifier
ma spiritualité personnelle même si je connaissais l'instant
du commencement de ma vie spirituelle. En général je parle
plus facilement de la spiritualité chrétienne universelle
et de celle de notre congrégation que de la mienne propre, c’est-à-dire
ma manière à vivre l’union à Dieu. Qu’en
est-il de toi-même? Certes, une façon de prendre conscience
des moments où le Seigneur intervient dans ta vie en la bouleversant.
Avoir le courage prophétique de reconnaître ces instants-là,
avec ses hauts et bas, c’est simplement BEAU. |
| Une fois de plus merci de ta visite. Bon dimanche et à très bientôt sur le net! |
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Parti
du Guatemala le 24 août, suis arrivé au Paraguay, comme prévu,
le lendemain via Panama et Buenos Aires (Argentine). Un voyage de 11 heures
sans compter les heures de transit. A l’aéroport d’Asunción,
la capitale de ce pays, m’attendaient Miguel (provincial) et Zénon
(rdcongo). Dès le lendemain, le provincial m’a conduit en
voiture dans la région de Chaco pour visiter les confrères
de la communauté de 25 Leguas et ceux de Mariscal Estigarribia,
un voyage d’environ 5-8 heures. A la différence de Guatemala,
cette partie de Paraguay est une région de vastes plaines et de
sècheresse. N’ayant pas d’eau potable, les gens utilisent
l’eau de pluie et ils font appel à l’aide gouvernementale
en cas d’épuisement des réserves. Là ce fut
le premier terrain préféré de la mission oblate auprès
des peuples ‘indigènes’. Les missionnaires venaient
principalement de l’Allemagne. Pour rappel, notre actuel Supérieur
général, Guillermo Steckling, a travaillé dans cette
province oblate avant d’aller au service de l’administration
générale. (Voir
toutes les photos de Paraguay). |
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Avec ses 6 millions d’habitants provenant à 90% d’un métissage entre colons espagnols et indiens, ‘le Paraguay, pays situé au centre du continent sud-américain, est bordé au nord-ouest et au nord par la Bolivie, à l'est par le Brésil, au sud et au sud-ouest par l'Argentine. Sans ouverture sur la mer, le pays est relié à l’Atlantique par une voie d’eau navigable. Le río (rivière) Paraguay divise le pays en deux régions très contrastées: à l'ouest, le Chaco ou Paraguay occidental, à l'est, le Paraguay proprement dit, ou Paraguay oriental. Des plaines verdoyantes, des marécages et des forêts d'arbustes rabougris recouvrent Chaco. La région orientale (39% de la superficie) concentre près de 95% de la population ainsi que les principales ressources de production. |
| L'espagnol constitue la langue officielle mais une grande partie de la population parle le guarani. L'agriculture représente l'activité principale du pays et est largement excédentaire. Les principales productions agricoles sont le manioc, les graines de coton, la canne à sucre, le maïs, le soja, les patates douces, les bananes, les oranges et le blé. L'élevage de bétail, principalement des bovins, constitue une activité agricole primordiale. Et la population paraguayenne? Elle comporte trois grandes catégories: les Métis, qui constituent plus de 90% des habitants, les Amérindiens, essentiellement des Guaranis, et les descendants d'Européens et d'Asiatiques, auxquels il faut ajouter les immigrants en provenance du Japon, d'Italie, du Portugal ou du Canada. | ![]() |
Quant
à la religion, 90% de la population est catholique et le reste
se divise entre protestants, évangélistes, mennonites et
juifs’. Le pays est tellement catholique que certaines villes portent
ces noms: Assomption (capitale du pays), Incarnation, Conception, etc.
Tout comme au Guatemala, les fêtes patronales sont des occasions
de grandes célébrations populaires. |
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Mon
impression est que le peuple est très accueillant. Il est frappant
de voir combien dans les familles et les communautés religieuses,
on reçoit les visiteurs avec la fameuse boisson appelée
‘maté’, «houx d'Amérique du Sud dont les
feuilles torréfiées fournissent une infusion stimulante
et diurétique». Le seul récipient qui contient le
maté passe plusieurs fois de bouche à bouche. J’y
lis le symbole de fraternité et de communion sans frontière.
Ici la pauvreté ne se cache pas. Comme dans la plupart des villes
du monde, les enfants de la rue et des indigènes envahissent des
carrefours pour mendier. D’autres trouvent de quoi mettre sous la
dent en fuyant des poubelles à côté des familles riches.
Il va sans oublier les squatters, les sans abri qui s’installent
de force dans une ville dans l’espoir d’un lendemain meilleur.
Là nos jeunes en formation trouvent un terrain d’apostolat
afin d’être plus proches des pauvres les plus abandonnés. |
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La
province oblate du Paraguay compte actuellement 39 membres (1 évêque,
26 prêtres, 2 frères et 10 scolastiques). Il y a 3 jeunes
oblats congolais: Zénon Berikani (6 ans, curé de paroisse
et directeur du prénoviciat), Roger Bulamba (3ans, vicaire de paroisse)
et Raphael Tende-Tende (nouveau). |
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En
plus de l’activité principale qu’est le ministère
paroissial, les Oblats s’occupent de leurs maisons de formation:
maison vocationnelle (accueillant des aspirants), prénoviciat,
noviciat et scolasticat. Partout, j’ai été frappé
par la simplicité qui caractérise nos communautés.
Le contraire ne serait pas normal dans cette partie du monde où
le pauvre est roi. Parmi les jeunes en formation, certains brûlent
du désir de vivre une expérience missionnaire (régence)
sur le continent africain. Ils ont eu la chance de recevoir chez eux des
missionnaires venant du Lesotho (plus personne) et du Congo.
Ma prochaine
étape et la dernière: Brésil où les réunions
commenceront ce lundi 1er septembre. A plus sur le net! |
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Dans
le cadre de notre session conjointe avec les Oblats de la région
d’Amérique latine, il m’a été suggéré
de visiter le Guatemala et le Paraguay avant de me rendre à São
Paulo (Brésil) où se tiendra notre rencontre (administration
générale et région), du 1er au 6 septembre. Comme
prévu, je suis arrivé au Guatemala via Madrid le 16 août.
Pays d’Amérique centrale, situé au sud du Mexique,
le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes (à
l’est se trouve l’océan Atlantique, à l’ouest
le Pacifique) où l'on trouve des plaines. ‘Le climat est
tropical, quoique plus tempéré en altitude. La terre, plutôt
fertile car volcanique, est la principale ressource du Guatemala, pays
dont l'économie est essentiellement agricole’. (Voir
toutes les photos de Guate). |
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La
Délégation oblate de Guatemala appartient à la province
du Mexique et compte 12 prêtres et 12 scolastiques. En plus du ministère
de la formation (postulantat, noviciat, scolasticat), les Oblats desservent
3 paroisses: 1 dans l’archidiocèse de Guatemala et 2 dans
le diocèse de Quiché. J’ai passé mes deux premiers
jours dans la capitale, en compagnie de nos deux braves missionnaires
africains (rdc): Jean-Claude Ngoma et Norbert Nkwayaya. Envoyés
initialement en mission au Mexique, ils travaillent au Guatemala depuis
deux ans, l’un comme vicaire de paroisse et l’autre comme
formateur au scolasticat qui accueille des jeunes mexicains et guatémaltèques.
Les deux m’ont fait visiter la ville de Guatemala et la Guatemala
Antigua (ancienne capitale). J’ai eu également la joie de
rencontrer une jeune missionnaire icm du Cameroun, qui a fait son noviciat
au Congo. Après plusieurs années de pastorale directe, elle
est actuellement étudiante d’Université, dans le seul
but d’améliorer sa connaissance de l'être humain pour
mieux l’aider à grandir harmonieusement. |
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Puis je suis allé à l’intérieur du pays avec padre Erasmo, Supérieur de la Délégation, pour découvrir le Guatemala profond chez les Mayas de Chicaman. «Peuple amérindien du Mexique et du Guatemala principalement (Cakchiquel, Mam, Quiché, etc.), les Mayas sont agriculteurs, catholiques, avec persistance de croyances anciennes».C’était un voyage (aller) de 7 heures d’autocar dans des montagnes. Jamais je n’ai vu autant de montagnes, avec des routes serpentées! Et la frayeur? N’en parlons pas. Le chauffeur de notre dernier bus (4 au total) roulait à tombeau ouvert, comme s’il avait un rendez-vous avec la mort! Eh oui, plusieurs fois, tout en freinant dans le vide, j’ai fermé les yeux pour ne pas voir notre précipitation dans les vallées sauvages et encaissées. Le plus beau était la rencontre avec nos novices. Les 9 jeunes de 4 pays différents (Brésil, Guatemala, Paraguay, Uruguay) et leur maître (Italie) vivent une phase d’expérience missionnaire au sommet d’une montagne, plus haute que la ville de Chicaman. Que font-ils exactement? Ils partagent la vie simple des pauvres. Je retiens ce qu’ils m’ont dit: «Nous aurions voulu faire notre propre cuisine mais la communauté chrétienne est tellement dévouée et organisée qu’elle préfère nous servir. Nous n’avons rien à faire.» Ainsi les pauvres continuent-ils à nous évangéliser. Sur une autre montagne, j’ai assisté à la bénédiction d’une nouvelle chapelle par Félix, un jeune curé mexicain. Là j’ai été frappé par le dévot de ce peuple qui aime des processions et qui manifeste un zèle extrême pour la religion et les pratiques religieuses. |
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La
plupart des villages et villes portent les noms des saints (ex. san Antonio,
san Juan, san José, etc.). Il est cependant étonnant de
voir la culture de la violence qui caractérise ce beau pays! Les
gens en parlent et ils en ont peur. L’insécurité règne
surtout dans des autobus où les conducteurs sont pris pour cible.
Les bandits s’y introduisent et demandent aux passagers de payer
‘l’impôt’. Il faut bien le payer alors pour sauver
sa peau. A cela s’ajoute le taux élevé de suicides.
Nombreux sont ceux qui, d’un pont se donnent en spectacle en s’écrasant
sur la chaussée ou en s’engouffrant dans un ravin. Pourquoi
sont-ils si dégoûtés de la vie? La drogue et la misère
peuvent en être des causes considérables dans cette partie
du monde. Prions pour que les désespérés retrouvent
le sens de la vie. Prochaine étape: Paraguay. A plus sur le net! |
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©
ayaas.net,
24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos précieuses
suggestions |