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Le chef d'État-major général des Fardc parle de la situation sécuritaire du pays |
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Il a résumé son intervention en ces termes :
Je vous souhaite la bienvenue à ce point de presse. Comme je vous l'avais promis lors de mon premier point de presse du 17 janvier 2005, à chaque fois qu'un événement grave menace la stabilité des Institutions de la Transition ou l'intégrité du territoire de notre pays, le Haut Commandement Militaire, par ma voix, se fait le devoir de vous informer et, à travers vous, l'opinion tant nationale qu'internationale. Vous savez tous que le processus électoral est arrivé à son terme avec l'organisation des élections présidentielles et législatives dont les résultats pour les premières ont été publiés ce 20 août 2006. Curieusement, depuis cette date, nous assistons à des affrontements qui ne se justifient pas dans la capitale, plus précisément dans la commune de la Gombe . Voici comment se présente la chronologie de ces événements 1. le 20 août vers 14H00' Les éléments de la PIR constatent l'occupation des immeubles le long du boulevard du 30 juin entre le building Sabena et le Bureau de la CEI par des soldats du MLC ; la Police croit que ces militaires sont postés pour la sécurité éventuelle du vice-Président Jean-Pierre Bemba pouvant se rendre à la Télévision CCTV. La Police considère que cela ne constitue pas une menace contre l'ordre public. 2. Vers 15H00' Les soldats du MLC s'emparent de quelques policiers affectés au Poste de Commandement de la Police de Circulation Routière et les désarment. Ils les amènent au Quartier général du MLC pour les tabasser copieusement ; un chauffeur de la PIR après avoir déposé sa solde à la maison se voit interpellé par les mêmes soldats et subit le même traitement. 3. Vers 17H30' Le Quartier général de la Défense Ville de Kinshasa (DVK) apprend que des tirs intenses se font entendre sur le Boulevard du 30 juin ; un Officier de reconnaissance est envoyé sur le lieu en vue de s'enquérir de la situation ; il s'y rend avec un Jeep non armée. 1er constat : une patrouille de la Monuc avait précédé et était postée à hauteur du building Shell, en face de l'ambassade de la RSA ; l'Officier dépasse la patrouille et se dirige vers le building Sozacom . Au passage, il essuie des tirs des éléments du MLC postés dans le building le long du boulevard et il va se réfugier au poste de Police dans la bâtiment de l'hôtel Régina . 4. Vers 18H10' Arrivée des engins blindés de la Monuc devant la nouvelle galerie présidentielle. De là, les éléments Monuc vont échanger les coups de feu avec la milice du MLC. Quelques temps après, les éléments de la Garde Républicaine avec blindés et jeeps vont se poster devant le building de la CEI pour protéger ses membres. Et enfin, l'arrivée des éléments PIR et UPI de la Police Nationale. 5. Vers 18H10' Les blindés de la Garde Républicaine commencent à tirer vers Kintambo . A cet instant, le contact physique est établi entre l'équipe de reconnaissance de la Défense Ville de Kinshasa et les éléments de la Garde Républicaine. Dans l'entre-temps, la Monuc demande à la Garde Républicaine de quitter devant le building CEI. 6. Vers 18H10' Des éléments de la Monuc , de la Garde Républicaine , PNUC et de la Reconnaissance Défense Ville de Kinshasa font mouvement vers le building Photo Guy. A ce lieu, les éléments de la Garde Républicaine ripostent aux attaques de la milice MLC. 7. Vers 18H10' La Compagnie d'intervention Défense Ville de Kinshasa effectue une descente sur le terrain. Elle prend position au niveau de l'hôtel de Ville et le croisement des Avenues Kasa-Vubu et Commerce, à l'entrée du jardin zoologique. 8. Vers 20H30' La milice du MLC attaque le Bureau de la CEI provinciale sis sur l'Avenue Lukusa . Pendant cette attaque, le major Youssouf de la Garde Républicaine et un élément de la PNC sont atteints par balles. 9. Vers 21H20' La Monuc demande à la Garde Républicaine de se replier. Quelques temps après, la Monuc aussi va quitter le lieu de l'incident. 10. Vers 21H30' Le Commandant DVK à bord de sa Jeep de Commandement voulant établir le contact physique avec la jeep de reconnaissance DVK, prend l'avenue Tombalbaye qui passe devant la NBK. A quelques 200 mètres de cette institution financière, il croise 3 hommes armés en tenues civiles. La route est barricadée. Il prend l'Avenue du Commerce pour tenter de sortir vers Kin Mazière mais tombe dans une embuscade froide. De là, il se replie vers le Quartier Général DVK. Après vous avoir retracé cette chronologie, je saisis cette opportunité pour réaffirmer l'apolitisme et la neutralité de l'Armée, en mettant l'accent sur la discipline, mère des Armées. Souffrez que je vous rappelle les mesures qui ont été rendues publiques depuis hier : 1. Aucun militaire n'est autorisé à se promener avec arme ; Je salue à sa juste valeur le rôle joué par la Communauté Internationale à travers la Monuc , l' Eufor , L' Eusec et l' Eupol pour nous avoir accompagnés dans ce processus électoral et surtout dans le ferme appui au rétablissement de l'Autorité de l'Etat sur l'ensemble de notre territoire national, parfois au prix du sacrifice suprême. Par ailleurs, je tiens à souligner l'appui de l'Armée, aux Forces de la Police en cas de débordement et notre soutien sans faille aux Institutions légales. Nous tenons également à sauvegarder les acquis de notre jeune armée qui est en réfondation dont voici les péripéties : 1. Les accords de cessez-le-feu de Lusaka de juillet 1999, qui prévoyaient , entre autres, la création d'une Armée Nationale, Restructurée et Intégrée ; Au terme de la Constitution , voici les missions et assignations données aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo ; je cite : Article 187 Les Forces Armées ont pour mission de défendre l'intégrité du territoire national et les frontières. Dans les conditions fixées par la loi, elles participent, en temps de paix, au développement économique, social et culturel ainsi qu'à la protection des personnes et de leurs biens. Article 188 Les Forces Armées sont républicaines. Elles sont au service de la Nation toute entière. Nul ne peut, sous peine de haute trahison, les détourner à ses fins propres. Elles sont apolitiques et soumises à l'autorité civile. Article 190 Nul ne peut, sous peine de haute trahison, organiser des formations militaires, para-militaires ou des milices privées, ni entretenir une jeunesse armée. L'Armée affirme haut et fort son impartialité mais aussi son respect des institutions légales jusqu'à l'installation des institutions légitimes qui seront issues des élections libres, démocratiques et transparentes. Tout celui qui tentera d'un façon ou d'une autre de détourner l'Armée de ses missions telles que ci-haut évoquées subira les rigueurs de la Loi. |
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