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Le signe du Ressuscité dans notre histoire

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"Si je devais donner tout l'évangile en échange d'une seule scène, dans laquelle il serait tout entier résumé, je n'hésiterais pas, je choisirais la scène des disciples d'Emmaüs".  (J. Guitton)

Vers mont Kenya
Cette page d'évangile,
nous remet devant les yeux le noyau central de notre foi.

Elle retrace l'itinéraire personnel de notre vocation :

moments de séduction et de désenchantements,
expérience fondamentale de Jésus,
ouverture du cœur dans le dialogue,
ouverture des Ecritures,
de la maison pour accueillir l'étranger,
ouverture des yeux et de l'intelligence devant son amour - don,
ouverture du chemin pour la mission.

Elle nous place devant bien des  défis :
la nécessité de recommencer quand les rêves s'écroulent,
la maturité de passer du désir de voir à la joie d'écouter la Parole,
le don de soi dans l'Eucharistie,
le partage des doutes et des convictions,
l'exténuant chemin de l'annonce.

Suivons pas à pas ces compagnons de voyage :
Les raisons que nous avons de nous décourager,
l'échec du "projet - Jésus ",
la révolte devant sa condamnation à mort,
le désenchantement parce que rien ne se passe ensuite,
les rêves défaits,
la vulnérabilité des témoins,
le manque de foi,
l'aveuglement des yeux du cœur.

"Nous espérions, mais ..."
Et nous pourrions continuer :
la cruauté du monde globalisé,
les conflits dans la communauté chrétienne,
le peu de courage pour évangéliser,
la fragilité et le petit nombre des vocations,
nos propres infidélités et fuites.

Mais aussi les signes du Ressuscité qui marche avec nous :
la nostaligie que nous avons à parler de lui,
même quand nous lui tournons le dos,
ce serrement de cœur est signe de sa présence vive,
il rejoint ceux qui fuient et prend soin d'eux .
N'est-il pas le bon berger ?
Il passe des heures en compagnie de ceux qui s'en vont et,
par l'écoute et le dialogue,
leur donne l'occasion de partager leurs frustrations et tristesses,
les rêves avortés et le manque de courage.
N'est-il pas le bon Samaritain qui prend soin des blessures et conduit à l'auberge?
Quelqu'un se préoccupe quand je ne vais pas bien,
je peux conter mon histoire,
alors il est présent !

Les Ecritures ouvertes et lues d'une manière différente,
au ras des problèmes que nous  vivons,
illuminent et réchauffent  le coeur.
Signe fort qui aide à lire le livre de la vie,
la mienne et celle de mon peuple,
sans perdre l'espérance.

L'accueil de l'étranger à la maison,
les lois de l'hospitalité inversées car c'est lui qui prend,
bénit et partage...
le don de soi de l'étranger déchire finalement le voile de notre incroyance.

C'est seulement à la table du partage et de l'eucharistie qu'il se fait reconnaître.
Seul celui qui se donne comprend.
A cette heure,
quand finalement s'ouvrent les yeux,
il s'en va.
Où va-t-il ?
Au dedans de nous...!
C'est pourquoi nous reprenons courage
pour des kilomètres et des kilomètres la même nuit.
Mais une nuit claire comme le jour de Pâques.

  

Et quand nous sommes enfin de retour à Jérusalem,
voici la foi partagée,
la confirmation mutuelle,
les convictions qui surgissent du témoignage.
j'ai quelqu'un avec qui partager mon expérience.
J'ai des témoins à écouter...
.
A toi, à chacun(e), invitation à partager TON EXPERIENCE ....:
(Cf. Luc 24)
Une méditation de Marie Claude