Une spiritualité féminine
Historique en RDC
Trois filles congolaises sont officiellement aspirantes de l'Institut
des comi. La première, Bibich
Kurayum, s'est engagée le 22 août 1999 en présence de la Présidente
générale, Giovanna Clemente et
de la formatrice, Enrica Di Cianno,
la seconde, Josephine
Kikata le 25 juin 2000, et la troisième, Josée
Manwana le 7 décembre 2001 en présence de la formatrice, déléguée
de la Présidente générale. Voici l'historique telle que présentée par
la formatrice lors de l'engagement de la première fille congolaise.
Il
m'est facile d'imaginer que cela représente un plaisir pour vous si je
dois vous dire qui nous sommes. Quel bon vent nous a amenées de' l'Italie
jusque chez vous ? Qu'est-ce que nous sommes venues faire ici ? Il est
très simple de répondre à ces questions un peu étranges que je viens de
provoquer moi-même. Je commence par les deux dernières.
Le
bon vent qui nous a amenées ici c'est le Seigneur lui-même qui avait un
projet caché qu'il voulait manifester. Puisqu'il aime ne rien faire tout
seul, il s'est servi des personnes qu'il a mises sur notre route à Rome.
Ces personnes sont les pères Oblats et les scolastiques congolais (zaïrois)
qui venaient en Italie pour les études.
Le Seigneur a permis une connaissance réciproque qui a fait naître des
liens profonds de fraternité, d'amitié et de communion. Les uns après
les autres, ils nous ont adressé la même invitation. " il faut que
vous les comi veniez chez nous au Zaïre pour collaborer avec nous à l'évangélisation
" ! Ils ont nombreux ces pères et scolastiques qui ont exprimé ce
désir et à l'instant qu'il soit permis de nommer les premiers : Jean-Pierre
Bwalwel, Valère Eko, Jean Bosco
Musumbi, Polydor Twanga, Dominique
Savio Ndjoko, Jean-Marie Bulumuna,
etc. Je m'excuse auprès des autres que je n'ai pas nommés. Nous savons
néanmoins qu'ils ont été pour beaucoup et nous les rassurons que nous
ne les oublions pas.Dans notre cœur, nous avions dit un grand " OUI
" à cette invitation mais sans savoir ni comment ni quand cela serait.
En 1994, le père Benoît Kabongo nous avait rendu visite à la maison. Après
avoir échangé sur bien de choses et aussi sur notre vie, notre spiritualité,
lui aussi nous a invitées à son tour avec tant de sincérité paternelle
et par des propositions concrètes à venir travailler au Congo. Il était
à l'époque provincial des Oblats du Congo. Pour nous, l'invitation faite
par une autorité de la congrégation a été comme une force et un signe
de Dieu qui nous a fiat prendre la décision de faire une visite au Congo.
Et cette visite n'a pu avoir lieu qu'en 1996 à cause des événements.
Permettez-moi
que je puisse exprimer toute ma reconnaissance à tous les Oblats qui nous
ont invitées à venir ici. Mais en cette occasion nous nous tournons tout
spécialement aux pères Kabongo, Mubesala, Musumbi qui ont été de différentes
manières les instruments privilégiés dans les mains de Dieu et qui ont
plus directement collaboré avec nous pour que le Seigneur puisse rendre
visible son projet, le manifester petit à petit en lui donnant aussi consistance.
En fait, aujourd'hui, nous sommes tous rassemblés ici pour être témoins
de ce que l'amour de Dieu avait pensé et préparé pour nous tous et spécialement
pour mademoiselle Bibich Kurayum qu'il a bien voulu choisir parmi tant
de filles congolaises pour la consacrer totalement à Lui dans la "
Famille oblate " !
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