Divine Providence de Créhen

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La communauté du noviciat

GRÂCES JUBILAIRES

Parmi les grâces reçues de cette année jubilaire, retenons la première profession religieuse des quatre jeunes filles et l'admission au noviciat de quatre autres, toutes congolaises.

 

1. PROFESSION RELIGIEUSE

La date du 1er septembre 2001 a été marquée à Kikwit (province de Bandundu) par l'émission des vœux de sœurs

 

Annie SOMI,

Elise KATONDA,

Léa MUSUKULU et

Léa MWALEYA.

Les vœux de ces quatre filles présentées par Soeur Charlotte MATENDO, maîtresse des novices, ont été reçus par la Révérende sœur Imelda ZANDU, supérieure régionale et déléguée de la supérieure générale, au cours d'une célébration eucharistique. L'Eucharistie a été présidée dans l'enceinte du noviciat, à Kikwit III, paroisse Saint-Esprit, par l'ordinaire du lieu, Mgr Edouard MUNUNU assisté par quatre prêtres à savoir : l'abbé chancelier Triphon MUKWAYAKALA, le Père Paul DIERCKX, jésuite animateur de la paroisse du st Esprit, et deux missionnaires Oblats de Marie Immaculée : Leo De VISSCHER (supérieur de communauté) et Jean Bosco MUSUMBI (animateur de retraites). Et dans l'assistance on notait la présence du Rév. Frère Hébérand MIWU, supérieur général des frères joséphites de Kinzambi et de tant d'autres religieux et religieuses œuvrant au diocèse de Kikwit.

Charlotte Matendo ........................... Imelda Zandu

Veillée de prières

En guise de préparation spirituelle à ce grand événement, les sœurs de la Divine Providence de Créhen se sont donné rendez-vous la veille au soir en la chapelle du noviciat pour une veillée de prières soigneusement préparée. L'introduction à cette prière animée par la maîtresse des novices fut prononcée par la supérieure régionale. Elle précise le sens profond de la consécration religieuse dans l'aujourd'hui de l'Afrique.

"Ce soir, comme c'est la coutume pour notre famille religieuse, nous nous réunissons autour de nos jeunes sœurs qui demain vont se laisser consacrer par le Seigneur. Comme nous le savons tous, c'est une démarche importante dans notre vie chrétienne. C'est le moment où nous donnons une réponse puissante à l'appel du Seigneur, un témoignage de vie prophétique. C'est le moment où nous réaffirmons notre consécration baptismale, et enclenchons un processus de conversion progressive de notre personne, ne pas se faire d'illusion, ce n'est pas un aboutissement mais un point de départ : "Beto me kuma ntete ve, beto kele na nzila" (nous sommes en chemin, en marche). Cet état de vie nous impose un changement dans le projet de vie, il nous faut entrer dans le projet de Dieu ; nous entrons aussi dans un monde nouveau, celui de la volonté de Dieu qui prend possession de toute notre personne, on ne s'appartient plus et on change sa manière d'être, sa forme d'agir, on devient la propriété de Dieu, instrument libre et actif entre ses mains comme disait notre fondateur. La consécration nous fait agir avec d'autres critères, d'autres objectifs et d'autres aspirations. Elle nous exige d'entrer pleinement dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection de Jésus.

Quand nous acceptons de nous laisser consacrer par le Seigneur, nous nous ouvrons sur un avenir incertain car nous ne savons pas ce que nous allons rencontrer tout au long de notre vie. Cela ne doit pas vous inquiéter chères sœurs. Commencez par tout donner, et le Seigneur ne tardera pas à vous préciser ce qu'il attend de vous. En ce XXI ème siècle, le Seigneur appelle à l'évangélisation par le don radical de toute sa vie au Christ. Même si vous ne voyez peut-être pas comment être un bon ouvrier à la vigne du Seigneur. N'ayez pas peur, laissez-vous faire par lui.Qui dit consécration, dit rendre sacré en dédiant toute sa personne à Dieu. Tout notre être est alors ordonné à Dieu. Consacrer sa vie à Dieu, c'est la vouer à son service, en s'engageant par un "vœu" pour se dévouer complètement à son Dieu. Mais là encore on pourra compter sur le Seigneur qui après avoir donné la grâce de la consécration, donnera encore celle de la fidélité à ce contrat d'alliance.

Ayez au fond de vous-mêmes qu'un seul désir : Porter les fruits de l'Esprit Saint pour faire la joie du Bien-aimé. Ce fruit de l'Esprit est indicible et inépuisable. Il est nouveau chaque jour et plein de surprises".


Homélie

Deux textes bibliques ont servi de base à la prédication de l'Évêque : Jérémie 1, 4-10 : "avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré" ; et Luc 10, 1-12 : "La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson".

Partant de la parole de Dieu, Mgr Mununu a exhorté les personnes consacrées en général et les jeunes sœurs en particulier au courage. Elles doivent s'engager pour la mission de l'Eglise et de la congrégation sans jamais dire : "Je ne suis qu'un enfant". En deux points essentiels il a développé son homélie.

- Le Seigneur nous connaissait bien avant notre naissance, il nous portait dans son plan d'amour. Aujourd'hui encore il veut que nous soyons des prophètes, devenions des témoins de son projet d'amour pour l'humanité entière. Faisant allusion à l'assassinat du p. jésuite Emile Jouret qui venait d'avoir lieu quatre jours plus tôt à Kikwit même dans sa chambre (le 28 septembre 01), le pasteur a demandé aux sœurs de vivre leur consécration ou leurs vœux de religion sans peur des ennemis de Dieu. Lui seul accomplit sa mission en nous et par nous.

- Les jeunes doivent savoir écouter afin de répondre à l'invitation du Seigneur : "la moisson est abondante mais les ouvriers peu nombreux…". Notre tendance habituelle est de prier afin que le Seigneur appelle de nombreux enfants à son service. Mais les personnes consacrées doivent s'offrir elles-mêmes au Seigneur pour mettre les mentalités de Dieu dans ce monde de violence et de division. Pour bien aider les jeunes à y répondre, les personnes consacrées doivent être simples entre autres dans leur habillement (pauvreté), dociles (obéissance) et fidèles à leur engagement (chasteté). Ainsi, "ne faites pas prévaloir vos faiblesses en disant : 'je ne suis qu'un être humain'. Car la consécration vous distingue des autres. Faites donc honneur à notre race, faites plaisir à notre Dieu", disait avec force Mgr Mununu. Il a conclu son homélie par ce souhait : "Soyez joyeuses dans la consécration, fidèles et persévérantes". C'est en cela que nous serons constitués prophètes de notre temps et témoins de l'amour de Dieu.


La formule des vœux de religion

Après l'homélie, les quatre novices ont été invitées par le Célébrant à émettre l'offrande de leur vie au Seigneur suivant la formule sacrée de leur congrégation. Chacun des termes de la formule de profession est plein de sens.

"Dieu de bonté, je te rends grâce parce que Tu m'appelles à suivre Jésus ton Fils sur son chemin de Serviteur. Pour ta gloire, consciente de ma faiblesse mais confiante en la force de Ton Esprit, moi, Sœur... Entre les mains de Sœur Imelda ZANDU, supérieure régionale et déléguée de la Supérieure générale, je fais, pour 3 ans, vœu d'obéissance, de pauvreté et de chasteté, dans la congrégation de la Divine Providence, suivant sa Règle de vie. Aujourd'hui, librement, je m'offre à Toi pour que Tu me consacres et m'envoies, en communauté, répandre ta connaissance et ton Amour avec un cœur qui a la passion des pauvres. Vierge Marie, notre Mère, apprends-moi l'humilité et le zèle pour vivre comme toi en servante du Seigneur. Amen"

La supérieure régionale ratifiait cette offrande en disant : "Sœur (Elise, Léa M, Léa, Annie) au nom de l'Eglise, je reçois ces vœux que tu viens d'émettre dans notre congrégation. Que Dieu unisse ton offrande au sacrifice du Christ et te rende capable de la vivre en plénitude!"

En guise d'appartenance venait enfin la remise des insignes et des lettres d'obédience. Le Célébrant à remis à chaque nouvelle professe le "présent" d'un crucifix, signe du grand Amour de Jésus; et la régionale la croix aux sœurs en disant : "Reçois cette croix, signe de ta profession, par elle, tous te reconnaîtront comme membre de notre congrégation". Puis la Responsable a fait connaître à chacune sa nouvelle mission émanent de la Supérieur générale. Annie SOMI au Gabon, Elise KATONDA et Léa MUSUKULU à Kahemba (diocèse de Kikwit), Léa MWALEYA à Mawanga (diocèse de Popokabaka).

 


SAYNÈTES

A la fin de la messe, tous les participants ont eu droit à des saynètes pendant le cocktail de circonstance. Un seul sujet a dominé l'imagination des sœurs actrices : les difficultés que rencontrent des religieuses en exerçant leur ministère dans le contexte parfois ambigu de la société.

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