Brève histoire de la maladie du père Bosco Musumbi, omi

Par
Christian MBADIKO, Sc. o.m.i.

Le coma diabétique

C’est depuis le mois de mars 2019, que le Père Bosco Musumbi, Missionnaire Oblat de Marie Immaculée a de nouveau connu un sérieux problème de santé à la Maison Yves-Plumey de Yaoundé. [D'abord un AVC en septembre 2015, puis un Coma diabétique en 2019.

bequille

"Le coma diabétique, également appelé coma hyperglycémique, survient lorsque le taux de sucre dans le sang est anormalement élevé. Dans la majorité des cas, il est causé par un traitement médicamenteux inadapté ou insuffisant, ou bien par une injection d'insuline mal réalisée" (www.medisite.fr)].

D'une clinique à l'autre

mbadiko En effet, bien avant que la maladie ne s’aggrave, le père allait un peu mieux pendant la journée. La nuit arrivée, sa respiration avait changé, et il se pleignait beaucoup. Il n’avait même plus de force pour descendre de son lit, il était devenu faible et ne mangeait plus. Au tour de minuit, la situation est devenue très inquiétante, et nous ne savions plus ce qu’il fallait faire. Fort heureusement, le Frère Mirabeau, OMI était de passage au Scolasticat. Avec le consentement du supérieur, il a dû lui placer une perfusion pour améliorer la situation mais aucun changement. Nous avions informé le Supérieur du Scolasticat, le Père Ferdinand Owono, et celui-ci a demandé que nous allions à l’hôpital urgemment, plus précisément à la clinique Fouda, sis à Yaoundé, parce que c’est là que le père Bosco avait commencé à se faire consulter par un médecin urologue.

Retour en Haut

Arrivés à la clinique Fouda, le père était quasiment agonissant, donc inconscient et ne savait plus tout ce qui se passait autour de lui. Malgré les soins apportés par les médecins de la clinique Fouda, il n’y avait aucun changement. Tout d’un coup, le médecin a constaté que le père n’avait plus de sang. Par conséquent, il fallait urgemment le transférer au centre des urgences de Yaoundé, où il devait recevoir une transfusion sanguine et être interné pour la suite du traitement, étant donné qu’il était resté dans le coma pendant au moins un mois.

Toutefois, signalons qu’au centre des urgences l’état du père était allé au pire, dans la mesure où il a eu plus de six transfusions, mais aucun résultat n’était favorable. Nous étions presque désespérés. Car l’état du père allait de mal en pis. On ne pouvait pas passer une journée, sans que le père supérieur vienne nous dire qu’il faut aller donner encore du sang pour le père Bosco. Plus de dix scolastiques avaient donné de leur sang à l’hôpital pour la transfusion du père.

Par ailleurs, il est à rappeler que même ceux qui faisaient la garde à l’hôpital ne pouvaient pas voir le malade car son état ne le permettait pas. Dans la chambre où il était, ne pouvait avoir accès que les corps médicaux et certains pères, mais dans les rares fois. Ce fût un moment de souffrance pour le père et pour toute la communauté du Scolasticat.

Après son hospitalisation au centre des urgences, l’état de santé du père Musumbi était sensiblement amélioré, avait affirmé le médecin, et le père a demandé de l’eau à boire selon les explications d’une infirmière de garde. Et aussi d’après le père Manianga Joachim, qui a passé la nuit avec le malade ce jour-là, le père Bosco amorçait progressivement une phase de récupération physique encourageante. Avait-il publié dans le forum de discussion whatsapp omi Congo. C’était une nouvelle qui avait donné de la joie et de l’espoir à toute la communauté du scolasticat, particulièrement à certains confrères de la province oblate du Congo qui attendaient impatiemment les nouvelles du malade.

C’était une action de grâce pour nous. Car nous avions déjà perdu l’espoir d’entendre encore la voix du Père Bosco. Après de longs moments passé sous respiration artificielle, il avait été transféré du nouveau à l’hôpital central de Yaoundé pour la suite du traitement. Grâce à Dieu, aujourd’hui nous sommes encore avec le Père Bosco.

(Christian MBADIKO, Sc. o.m.i.)

Retour en Haut