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1. La vie en tant que naissance et séjour terrestre

Chez le muntu, la vie sur la terre est conçue comme sacrée. Elle revêt une telle importance que d’aucuns n’hésitent pas à parler de « panvitalisme bantu ». On exprime bien entendu par là l’amour et l’intérêt prioritaire que mérite la vie, à tel point que le muntu recherche tout ce qui renforce la vie et évite tout ce qui la détruit ou la diminue en quelque manière.

Le muntu aime la vie et y tient. Que de cérémonies et de gestes polysémiques ne consacre-t-il pas à la célébrer ! Pensons, en l’occurrence, aux rites de bénédiction, de malédiction et de purification, qui entourent les moments spéciaux de la vie tels que la naissance, l’initiation, l’intronisation, la mort, etc. La vie reste une réalité précieuse à assumer, à protéger, à sauvegarder, à promouvoir. Il faut assurer sa croissance ou sa continuité : une perpétuité comprise comme éternelle au-delà de toute mort physique. La procréation, dans ce contexte, possède un rôle décisif pour assurer au vivant la sécurité de la vie future. La naissance d’un enfant représente, en effet, l’addition d’une force vitale à la vitalité de la famille et donc la possibilité de continuer la vie dans l’au-delà, dans l’éternel et même dans la vie du Christ.

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© ayaas.net, 24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos précieuses suggestions