Chez
le muntu, la vie sur la terre est conçue
comme sacrée. Elle revêt une telle importance que d’aucuns n’hésitent pas
à parler de « panvitalisme bantu ».
On exprime bien entendu par là l’amour et l’intérêt prioritaire que mérite
la vie, à tel point que le muntu recherche tout ce qui renforce la vie et évite tout ce qui la
détruit ou la diminue en quelque manière.
Le muntu aime la vie et y tient. Que de cérémonies
et de gestes polysémiques ne consacre-t-il pas à la célébrer ! Pensons,
en l’occurrence, aux rites de bénédiction, de malédiction et de
purification, qui entourent les moments spéciaux de la vie tels que la
naissance, l’initiation, l’intronisation, la mort, etc. La vie reste une réalité
précieuse à assumer, à protéger, à sauvegarder, à promouvoir. Il faut
assurer sa croissance ou sa continuité : une perpétuité comprise comme
éternelle au-delà de toute mort physique. La procréation, dans ce contexte,
possède un rôle décisif pour assurer au vivant la sécurité de la vie
future. La naissance d’un enfant représente, en effet, l’addition d’une
force vitale à la vitalité de la famille et donc la possibilité de continuer
la vie dans l’au-delà, dans l’éternel et même dans la vie du Christ.
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24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos
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