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V.1.3. Au niveau des valeurs à inculquer et à vérifier

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V.1.3.1. Au pré-noviciat

    L’étape du pré-noviciat est la seule des trois étapes de formation qui nous offre plus d’éléments qui méritent notre attention. En effet, les NGF recommandent aux éducateurs de cultiver chez les aspirants la conversion à Jésus-Christ, la pratique de la prière personnelle, la foi dans les sacrements, l’estime pour une vie profondément évangélique, la dévotion à la Vierge Marie, l’estime de l’Écriture Sainte comme Parole de Dieu, l’amour profond de l’Église, l’amour des pauvres et le désir de travailler avec eux, la vie communautaire, la connaissance et l’estime de la vie oblate et de la mission de la Congrégation[1]. Ils doivent cultiver non seulement ces valeurs mais aussi celles que les jeunes d’aujourd’hui acceptent difficilement, en l’occurrence : l’obéissance, le célibat, l’humilité, la mortification et l’ascétisme[2].

    Pour leur acceptation au pré-noviciat, l’attention doit être portée sur la maturité humaine en fonction de l’âge, les signes clairs que l’aspirant a le désir sincère d’accepter l’appel du Seigneur, la disposition à vivre avec d’autres et à partager, minimum de contact avec les Oblats, minimum de formation académique et professionnelle[3]. Les tests psychologiques, sans être obligatoires, sont aussi conseillés en harmonie avec les instructions pontificales de Paul VI, Sacerdotalis coelibatus, n. 63.

V.1.3.2. Au noviciat et au scolasticat

    L’étape du noviciat, “période d’initiation du candidat à la vie religieuse oblate[4], laisse large espace à l’assimilation du charisme de la Congrégation. Car, “quelles que soient les qualités d’un candidat, s’il n’a pas assimilé personnellement les valeurs du charisme oblat, le noviciat n’a pas atteint son but[5]. L’aptitude spirituelle y est très soulignée.

    Le scolasticat quant à lui, sans ignorer les vertus à cultiver, insiste sur l’aptitude intellectuelle qui permet au jeune oblat d’avoir une solide base doctrinale. L’admission aux vœux perpétuels insiste sur la croissance et les qualités requises, tandis que la prêtrise exige les qualités spirituelles, intellectuelles, capacité de relations individuelles, leadership, conseiller, communication, célébration, suivant essentiellement les documents de l’Église[6].

    Tous ces éléments font allusion directement ou indirectement à ce que nous avons appelé “signes de la vocation oblate dans les lettres du Fondateur”.



[1] Cf. Ibid., 32.

[2] Cf. Ibid. À propos de l’image des jeunes d’aujourd’hui, voir MANENTI A., I giovani d’oggi davanti a la scelta di vita, in AA. VV., La vocazione religiosa oggi, op. cit., 17-41 ; BISIGNANO S., Pastorale delle vocazioni e formazione alla vita religiosa, Frascati 1980, 21-27 ; GRASSO P. G. - SECCHIAROLI G., Personalità e innovazione, Ricerca psicologico-sociale sulla condizione giovanile di transizionalità culturale, Coines, Roma 1974.

[3] Cf. NGF, 33.

[4] CC RR 1982, Const. 55. Cf. Renovationis causam, n. 13 ; PL n. 45.

[5] CC RR 1982, Const. 55 ; cf. NGF, 36.

[6] Cf. NGF, 89-90.