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Chapitre IV

Talents et autres bonnes dispositions: troisième signe de la vocation oblate

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    Nous avons tâché jusqu’ici de cerner de plus près ce qui pourrait être considéré comme signe de la vocation interne du candidat oblat, c’est-à-dire la vocation qui est “purement gratuite, absolument libre et strictement surnaturelle[1]. Cela paraît bien logique car, étant “fondamentalement une grâce interne par laquelle Dieu s’unit à l’homme qu’il se consacre et qu’il appelle à la fonction sacerdotale ou à la vie des conseils évangéliques[2], la vocation se vit de l’intérieur avant de se manifester extérieurement. Or discerner les signes de vocation veut dire, “pour les fins pratiques que nous recherchons, déceler non seulement la pureté d’intention, les désirs apostoliques et la solidité des vertus morales des jeunes âmes en qui résonne l’appel divin, mais aussi les talents humains dont dépend pour toute la vie l’exercice des fonctions sacerdotales[3].

    Considérons donc à présent les aptitudes justificatives de la vocation externe ou les talents qui “ne sont pas l’apanage exclusif de ceux qui ont la vocation sacerdotale ou religieuse[4]. Ce sont : les aptitudes physiques et intellectuelles, celles qui “peuvent être décelées plus facilement, observées plus aisément et jugées plus objectivement que les grâces internes[5]. Mais leur présence bien que nécessaire, disons-le d’emblée, ne signifie pas forcément signe positif de la vocation interne.



[1] HOSTIE R., Le discernement des vocations, op. cit., 17.

[2] ID., Ibid., 20.

[3] PETRIN J„ Qualités intellectuelles de l’aspirant oblat, op. cit., 184.

[4] ID., Ibid., 19.

[5] ID., Ibid., 33.