Ayaas ancien logo  

Introduction (suite)

    Quant à la division de l’exposé, nous suivrons, sans la moindre prétention d’exhaustivité, un itinéraire de cinq chapitres.

    Le premier chapitre, “Regard sur quelques cas d’appréciation vocationnelle”, se propose d’analyser d’emblée huit cas concrets ou mieux quatre : cas de refus, douteux, d’admission et de renvoi, lesquels nous donneraient une vision globale de la manière dont le Père de Mazenod porte son jugement sur ses sujets et ceux qui viennent à lui. De cette analyse découleront trois conditions indispensables qui feront l’objet des trois chapitres suivants.

    Le second, “Les motifs du projet de vie du candidat comme premier signe de la vocation oblate”, première condition, voudrait mettre en évidence la motivation profonde de la vocation oblate qui n’est rien d’autre que l’esprit même de la Congrégation : la gloire de Dieu, le service de l’Église et le salut des âmes, et la réponse du candidat à l’appel divin : un appel qui vient de Dieu, la volonté droite, l’attachement à Jésus-Christ et le désir de devenir “franchement saint”.

    Le troisième chapitre, “Les vertus religieuses de l’Oblat comme second signe de la vocation oblate”, deuxième condition, mettra en lumière les vertus les plus importantes sur lesquelles le Fondateur revient sans cesse et qui, par conséquent, devraient animer la vie de tout candidat oblat. Ce sont : la charité, la chasteté, la pauvreté et le détachement, l’obéissance et l’humilité, l’abnégation et la mortification.

    Au quatrième, “Les talents et les autres bonnes dispositions comme troisième signe de la vocation oblate”, nous tâcherons de montrer combien l’aptitude physique et intellectuelle ainsi que l’estime de la Congrégation et la dévotion à la Vierge Marie pourraient justifier la vocation oblate chez le candidat. Jusqu’ici, nous aurons examiné à la lumière de la théologie de la vie religieuse la pensée du Fondateur sur le discernement des vocations oblates.

    Mais les éléments jugés indispensables au XIXème siècle ont-ils encore du prix de nos jours ? En vue de répondre à cette question, nous essaierons enfin, au dernier chapitre, “L’écho de ces signes dans les Normes Générales de la Formation Oblate”, d’actualiser les exigences du Fondateur en soulignant dans les directives qui orientent la formation oblate et leur présence : continuité, et leur absence : limites.