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Les Filles de la Divine Providence face à la pauvreté en Afrique

3.2.2. Constat négatif

Victimes de la déstabilisation des structures sociales actuelles, nous remarquons avec regret que quelques religieuses de la Divine Providence adoptent certaines attitudes contraires à leurs motivations premières. Elles se laissent parfois emporter par la facilité et optent pour la loi du moindre effort. Cela les éloigne de la simplicité qui animait les premières Filles de Divine Providence.

Nous relevons aussi la forte tendance de s'installer dans le confort, oubliant le chemin de la croix et du sacrifice, condition in­dispensable de la suite du Christ (cf. Mc 8, 34). En ce qui concerne le matériel, certaines religieuses se montrent parfois plus exigeantes envers la communauté. Sur ce point, cette dernière devrait les amener à participer à l'élaboration des budgets pour se rendre compte des sources de revenus et des dépenses de l’I.F.D.P. Cette ignorance les rend sûrement moins productives et moins engageantes pour le travail manuel qui est pourtant la source de survie incon­tournable pour nos familles.

La vie de prière, source d'une vie religieuse authentique est sou­vent sacrifiée pour soit disant les motifs d'apostolat. Ce qui serait la cause du relati­visme de la pauvreté telle qu’elle était définie par le Père Fondateur.

Le Père Motanyane observe que "La vie religieuse est une vie spé­ciale que tout le monde ne peut pas vivre, d'où une sélection sérieuse des candi­dats doit être faite"[1]. Voilà un défi pour les responsables et les formatrices de l'I.F.D.P. Car, l'Afrique meurtrie a besoin aujourd'hui de témoins authentiques du Christ. Par ailleurs, les formatrices au­ront à conduire les candidates avec patience et bonté, car, au-delà de toutes ses limites, l'homme image de Dieu est capable de poser des actes surnaturels.



[1] MOTANYANE Alexander, “Conférence sur la pauvreté religieuse et l'inculturation en Afrique”, dans Documentation catholique, 16 mai 1993, n. 2072, p. 477.