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Les Filles de la Divine Providence face à la pauvreté en Afrique

3.2. Constat

"Etre Fille de la Divine Providence, c'est avoir part au don reçu par l'abbé HOMERY et ses premières compagnes"[1]. Cela veut dire être chercheur de Dieu, se laisser saisir par Dieu pour collaborer à son oeuvre de libération à la manière des prophètes.

Depuis une dizaine d'années, plusieurs congolaises frappent à la porte de l'I.F.D.P. Quelques observations positives et négatives sur celles-ci pourront nous permettre de poser certaines orientations en vue d'un meilleur vécu de l'esprit du C.A.P. dans le contexte sociocul­turel qui est le nôtre aujourd'hui.

3.2.1. Constat positif

Dieu appelle qui il veut. Il le prend dans la situation où il se trouve et fait de lui le témoin de son amour. Les jeunes congolaises ayant entendu et compris cette invitation de Dieu à conclure une al­liance avec lui, répondent avec beaucoup de générosité et désirent ar­demment livrer leur vie au service de leurs frères. La pauvreté de leur peuple les touchent profondément et elles militent pour soulager ce peuple de sa situation de précarité.

Lorsque les soeurs sont envoyées poursuivre leurs études, elles les prennent au sérieux pour enfin servir efficacement le peuple de Dieu opprimé. Pour ce, elles manifestent un grand désir d'être formées dans tous les domaines qui les aideront à être plus utiles. Elles dési­rent également qu'on leur fasse confiance, qu'on encourage leurs ini­tiatives. Devant des attitudes contraires à l'Évangile, entre autres l'injustice, l'égoïsme, le non respect, les critiques négatives, le mépris, etc., leurs réactions cherchent à promouvoir la justice, à favoriser la proximité avec les pauvres, à partager avec eux, etc. Ce qui dénote une certaine compassion pour les pauvres. Comme le Christ, elles prennent la place de leurs frères et souffrent pour eux.

Mais hélas ! quelques aspects négatifs semblent s'ajouter à ce tableau et brisent en quelque sorte l'élan du vrai témoin de l'Évangile dans les F.D.P.



[1] A la suite de Jésus Serviteur, Op. cit., p. 6.