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Notice sur la vie de Guy HOMERY, Fondateur de l'I.F.D.P.

2. Formation du Père HOMERY

Guy HOMERY, fils d'artisan, n'avait été dans aucune école pri­maire pour apprendre à lire et à écrire. A neuf ans, il eut à suivre, comme tous les enfants de son âge, le catéchisme, à la suite duquel il fut admis aux sacrements d'initiation. Après cet événement heureux, le pays de Guy HOMERY était entré dans une situation de persécu­tion sanglante. La vie des paroisses et des chrétiens était déstabilisée.

Guy HOMERY était resté apprendre le métier de son père et à 16 ans, il l'exerçait déjà. Malgré ce temps de terreur et de persécution, Guy HOMERY ne laissa  pas s'éteindre le feu que le Seigneur avait allumé au fond de son coeur.

De tempérament grave et paisible, il trouvait le moyen de conti­nuer à nourrir sa vie spirituelle par la lecture et la méditation d'un abrégé de l'Ancien Testament, du  Nouveau Testament, de l'Imitati­on de Jésus-Christ et de  quelques fragments d'un vieux livre qui traitait de la conversion du pécheur.  "Comme on ne pouvait assister à la Sainte Messe les jours de dimanche, ni à aucun autre office, vu que les églises étaient fermées ou plutôt converties en casernes et en écuries. Il se  levait   et se retirait  dans un coin du jardin pour lire et méditer les années éter­nelles"[1].

C'est sûrement la lecture assidue des textes spirituels qui suscita dans la personne de Guy HOMERY la puissance de l'appel du Seigneur. Au départ, il envisageait une vie de solitude et de pénitence. C'est seulement à l'âge de dix-neuf ans  que naquit en lui le désir de devenir prêtre,  mais il avait une idée si haute du sacerdoce qu'il ne se trouvait pas digne de l'embrasser.

Sa belle‑soeur  servit  d'intermédiaire pour confirmer cet appel du Seigneur. "Ce ne fut que vers 1802, que sa belle-soeur  le retira de ses idées de retraite absolue et  lui conseilla d'embrasser l'état ecclésiastique, mais il ne s'en trouvait  pas digne"[2].

 Malgré l'opposition de son Père, Guy HOMERY décida  de quitter la maison paternelle à l'âge de vingt et un ans et huit mois pour se rendre auprès de Monsieur Fouace, Recteur de Tréméreuc. Ce dernier se chargea de son instruction jusqu'à la fin de sa philosophie. Trois ans plus tard, il entreprenait les études de théologie au Collège ecclé­siastique de Saint Malo, sous la direction de Monsieur Vielle durant une année. C'est au cours de cette année que Guy HOMERY  décou­vrit la spiritualité de Saint Ignace, la dévotion au Sacré‑Coeur et au Coeur Immaculé de Marie. Il paracheva  ses études au séminaire de Saint Brieuc dirigé par un lazariste rentré d'exil, l'Abbé Chantrel.

A peine  ordonné diacre en 1808, Guy  HOMERY nourrissait le projet de fonder une compagnie de missionnaires diocésains, rêve qu'il poursuivit longtemps. Le 27 mai 1809, il voyait le couronnement de sa formation sacerdotale et recevait, comme il le nota lui‑même, "l'onction sainte du sacerdoce des mains de Monseigneur Caffarelli, Évêque de Saint Brieuc"[3].



[1] HOMERY Guy, La Voix de Dieu, Imp. de J.B. HUART, 1846, p. 1-2.

[2] Ibid., p. 3-5.          

[3] Ibid., p. 5.