| Méditation
sur une méditation missionnaire - Juillet 2008 |
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Dans sa Méditation missionnaire du mois de juillet, le Supérieur général nous parle des Sanctuaires, «là où le ciel et la terre se rencontrent». Deux éléments importants, relève le P. Steckling: «Le premier c’est que le lieu doit avoir une histoire à raconter. Parfois des traditions orales ou des faits historiques y ont joué un rôle, parfois des hommes et des femmes ou même des enfants y ont expérimenté personnellement la présence de Dieu et de ses saints, et nous y ont laissé un message de leur part». Quel sujet d’actualité en cette période estivale alors qu’Oblats et laïques de l’Équipe du Sanctuaire accueillent les nombreux pèlerins venus rendre hommage à Notre-Dame-du-Cap! Le carillon de la Basilique et la cloche du Sanctuaire invitent aux célébrations en diverses langues ; le Chemin de Croix des jardins dominant le majestueux fleuve Saint-Laurent appelle chacun à se recueillir dans un cadre de verdure et de fleurs justifiant les mots du chant: «Que tes œuvres sont belles!»; d’année en année, l’Équipe Cap-Jeunesse fait montre d’un dynamisme contagieux dans les sujets de méditation offerts à travers l’humour d’une pièce de théâtre et encore autres animations et services… Et le 15 août, comme un peu partout dans le monde, c’est l’apothéose de toute cette ferveur qui nous regroupe autour de la Mère pour mieux nous rapprocher du Fils.
Seul Dieu, qui connaît le secret des cœurs, sait vraiment combien de personnes sont reparties du Sanctuaire allégées parce que bénéficiaires «de grâces particulières». Les foules nombreuses accourues d’un peu partout dont plusieurs reviennent d’année en année constituent un témoignage éloquent. Je peux moi aussi affirmer que, depuis notre arrivée au Québec en 1963, Notre-Dame-du-Cap a été, et est toujours, bien présente dans la vie des miens. De mille et une façon dont l’aboutissement est ce que nous sommes devenus aujourd’hui. Tout d’abord, (hasard ou dessein providentiel?) trois jours après notre arrivée à Trois-Rivières, Pierre, mon mari, est chargé de travailler à l’ameublement de la Basilique alors en construction… «Travail de partisanerie…», nous dira un jour un Oblat pince-sans-rire! Oui, le Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap a joué un grand et beau rôle dans la vie de notre famille. Bien vite, il devient notre lieu de prédilection, là où nous allons nous ressourcer à l’Eucharistie et dont nous ramenons pour la semaine les enseignements d’une pastorale si bien faite pour nous accompagner dans le quotidien. Il y a aussi tous ces Oblats que nous avons appris à découvrir avec leur dénominateur commun: la chaleur de l’accueil et un sens de l’humour qui sait si bien dédramatiser des situations en apparence inextricables. Grâce à eux nous avons absorbé avec sérénité les changements de l’après Concile. Nous avons appris à connaître leurs œuvres et, sans bien savoir comment mais avec une grande joie, nous sommes devenus leurs collaborateurs. Oui, les Oblats du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap illustrent bien le second point relevé par le P. Steckling: «Le deuxième élément est que ceux qui desservent le sanctuaire s’y adonnent de tout leur cœur. Quand les pèlerins sont reçus et accompagnés, l’espace sacré prend vie et dispense ses richesses spirituelles.» Le sommet du «miracle» fut pour nous la canonisation d’Eugène de Mazenod suivie de l’invitation faite aux laïques de se joindre à la Congrégation pour vivre ensemble le charisme oblat. C’est ainsi qu’en 1998, un petit groupe de «Laïques associés au charisme oblat», aujourd’hui nommés «Partenaires oblats en mission» prononçait son premier engagement à Cap-de-la-Madeleine. J’aimerais terminer avec le récit d’un événement bien particulier de mon enfance. Pendant la deuxième guerre mondiale, dans la cohue de l’exode, mon arrière-grand-mère et moi avons été séparées, durant plusieurs mois, du reste de la famille. Une fois de retour à la maison et devant le temps qui passait sans aucune nouvelle, tout le monde nous pleurait déjà… sauf grand-maman Maria qui ne cessait de prier Notre-Dame-de-Lourdes. Avec son caractère tout d’une pièce, elle promettait à Marie de lui construire une chapelle si sa mère et sa petite-fille lui étaient rendues! Grand-maman a été exaucée, nous sommes rentrées saines et sauves. En 1948, une petite chapelle était construite dans notre jardin, entre fleurs et potager. Notre-Dame-de-Lourdes y occupait la place d’honneur. Cette modeste construction dûment bénite par le curé de la paroisse, est devenue un arrêt habituel de la procession du dimanche des Rameaux; les gens venaient faire brûler des cierges, prier quand ils le voulaient et en profiter pour, une fois leurs dévotions terminées, tailler un brin de causette avec mes grands-parents … Accueil et lieu de prière! Le village de Salmchâteau possédait là un Sanctuaire marial en miniature… Oui, avec Marie nous pouvons rendre grâce pour ces Sanctuaires «là où le ciel et la terre se rencontrent». |
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Province
Notre-Dame-du-Cap |
2008-07-07 |
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24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos
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