| Méditation
- Avril 2009 |
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« Vivre
en Sa présence » Dès
le titre de sa Méditation missionnaire, le P. Steckling, Supérieur
général des Oblats de Marie Immaculée vient réveiller dans mon esprit
les paroles d’un psaume par lequel commençaient les messes de ma jeunesse.
« Introïbo ad altare Dei » - « J’entrerai jusqu’à l’autel
de Dieu ». Vivre
en présence de quelqu’un Vivre
en présence de quelqu’un signifie bien davantage qu’un contact superficiel,
qu’une relation passagère. Vivre en présence de quelqu’un, cela implique
une rencontre authentique, une rencontre en profondeur qui nous fait
expérimenter la confiance.
Vivre en présence de quelqu’un nous est
aussi indispensable que l’air que nous respirons. Nous avons tous
besoin de goûter combien est bonne une communion sincère. Nous avons
tous besoin d’aimer, de nous savoir aimés. Sinon s’installent l’esseulement,
le vide intérieur, la tristesse, et parfois même le désespoir. « Vivre
en Sa présence »
? Qu’est-ce
que cela signifie pour moi, aujourd’hui ? Rien de tel qu’un petit
retour en arrière, pour
me remémorer comment Dieu a intégré
Sa présence aux différentes étapes de ma vie.
D’abord,
de multiples tâtonnements…
À
certaines époques, je me faisais une merveilleuse image de ma relation
à Dieu dans la prière ; cette image était tellement belle qu’elle
en devenait inaccessible. J’ai
d’abord cru que ma présence
à Dieu se devait d’être intégrale, sans distraction aucune, sans pensée
étrangère au Seigneur. Dans
ma naïveté, j’attendais un signe tangible, un état de bonheur proche
du surnaturel, une réponse à mes attentes… Pas
tout à fait un miracle, mais presque ! J’ai
vécu des périodes de noirceur, des moments où Dieu me paraissait terriblement
absent, des moments de découragement devant
l’inutilité de mes efforts,
des moments où j’avais
perdu toute confiance en moi d’abord, et en ce Dieu muet que j’essayais
en vain d’atteindre. C’est
alors que Jésus Christ m’a doucement emmenée vers Sa lumière. « Mon
Seigneur et mon Dieu ! » Un
récit de Jean (20, 19-31) s’est, petit à petit, imposé à mon attention.
Je me suis découvert une parenté avec le Thomas de l’Évangile qui
veut voir pour croire. Pour
l’apôtre incrédule, Jésus ressuscité se manifeste une seconde fois
aux disciples réunis. Pour
donner à Thomas une nouvelle chance de guérir de son incrédulité,
Il lui offre de toucher
les blessures de la crucifixion… Pour
moi, c’est en me faisant toucher le vide profond qui m’envahissait
que Dieu m’a fait découvrir Sa Miséricorde.
Et j’ai enfin saisi que, jamais, nos limites ne pourront nous
priver de la présence
divine… que « Dieu est plus grand que notre cœur »… que
la seule chose nécessaire pour « vivre en Sa présence »
est ce désir profond de trouver, « par Lui, avec Lui et en Lui »,
un sens à notre vie et
de courir partager à d’autres la Bonne Nouvelle.
« Vivre
en Sa présence » «
Vivre Sa présence»,
c’est prendre du temps pour être avec Lui. C’est célébrer en Église
l’Eucharistie… C’est regarder Marie, celle qui nous conduit à Jésus…
« Vivre en Sa présence » c’est accepter d’être aimés
gratuitement, tels que nous sommes… C’est vivre cette Charité si chère
à saint Eugène. C’est aussi pleurer quand nous avons trop mal, c’est
ensuite reprendre courage
et continuer, debout comme Marie au pied de la croix. « Vivre
en Sa présence »
c’est redire à Dieu notre
« Magnificat! » Le
P. Steckling termine sa Méditation par le rappel d’un article des
Constitutions et Règles. « Il
y a plusieurs manières de faire le lien entre la foi et la vie. Par
exemple, nous pouvons développer une façon contemplative de percevoir
les événements de chaque jour. Les Constitutions et Règles des Oblats
disent qu’ « ils recherchent sa présence dans le cœur des gens
et dans les événements de la vie quotidienne, aussi bien que dans
la Parole de Dieu, les sacrements et la prière. » (C.31). |
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Province
Notre-Dame-du-Cap |
2009-04-08 |
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