| Méditation
sur une méditation missionnaire - Septembre 2008 |
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«Une bonne manière de recouvrer force et vigueur pendant les vacances consiste à se plonger dans la création de Dieu». Ainsi commence la Méditation missionnaire du P. Steckling. o.m.i. en cette fin d’été. Effectivement, quoi de plus revivifiant que de se retirer loin de l’agitation de la vie moderne et de prendre le temps de respirer, d’écouter vivre la nature pour finalement en arriver à se retrouver soi-même intérieurement! Je me souviens de ces nuits dans les Laurentides où, avec les enfants, nous attrapions des torticolis à force de scruter le ciel étoilé; nous nous interrogions sur la formation des galaxies, tentions de reconnaître et nommer les étoiles, pour chaque fois en arriver à nous émerveiller du parcours incessant de cet univers dont nous ne connaissions qu’une infime partie et nous questionner sur la façon dont il avait bien pu se former et sur la raison d’être de toute cette création grandiose. Cette réflexion nous ramenait toujours à l’espèce humaine et à sa finalité… Et c’étaient des échanges à n’en plus finir au bout desquels, si nous n’en savions pas plus qu’avant, nous prenions cependant une conscience plus vive du mystère de la vie. Il y eut aussi ces moments de grande intimité avec Pierre, où, en silence, nous nous laissions bercer par les mille et un bruits de la nature et par le chuchotement de la petite rivière se déversant dans le lac… Et que dire des Eucharisties vécues avec un très grand ami Oblat dans ce décor si simple et beau! Notre prière alors franchissait les frontières et englobait toute l’humanité, semblable en cela à «la Messe sur le Monde» si chère à Teilhard de Chardin. «En comparaison avec la pauvreté de beaucoup de personnes, continue le Père Général, les réserves naturelles, par exemple, peuvent apparaître comme un luxe, certainement beau, mais que tous ne peuvent pas se permettre.» C’est bien certain que pour beaucoup il est difficile, voire même impossible, de s’offrir des vacances au sens où nous l’entendons. Cependant, il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour retrouver le cœur de la création. Je cite ici les paroles d’un autre ami qui trouve dans sa marche quotidienne mille et une incitations à l’intériorité: «La nature, a-t-il pour habitude de dire, m’invite à prier; un bel arbre, un ciel clair, les eaux calmes du fleuve Saint-Laurent sont pour moi appel à la contemplation et à l’action de grâce.» Avec le psalmiste, nous pouvons répéter: «Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur…» ? Le P. Steckling nous parle encore d’une lecture «à propos de la vision actuelle de la science sur l’origine de l’univers». Ce livre dit entre autres qu’il aurait suffit «d’un petit changement au début» pour rendre «impossible l’existence du monde tel qu’il est aujourd’hui». Ces mots me font penser au début du Prologue de Jean: «Au commencement était le Verbe… et le Verbe était Dieu… Tout fut par lui et rien de ce qui fut ne fut sans lui… En lui était la vie.» Dans la foi, nous pouvons affirmer que cette incroyable et si complexe construction universelle qui fut, à ses débuts, à la merci «d’un petit changement», loin d’être l’objet d’un hasard aveugle, était voulue et que nous étions désirés pour en devenir les intendants naturels. À nous de respecter cette création dans la mesure de nos possibilités. Je crois bien que dans ce domaine, nous avons des leçons à accepter de notre jeunesse qui semble posséder une conscience très aiguë des dommages causés à notre environnement et de l’urgence des actions à poser. «En observant l’histoire du monde à large échelle, on peut constater que l’univers n’est jamais quelque chose de totalement fini, un «cosmos» qui aurait été complété il y a longtemps. Il s’agit plutôt d’un monde qui continue à se déployer», écrit encore le P. Steckling «Certains croient qu’il vaut mieux parler d’une «cosmogénèse» en cours, d’un monde qui continue à venir à l’existence... Dans le langage de la foi, cela signifie que de quelque façon la création continue! Mais, contrairement au début, cela continue en présence des êtres humains. Dieu nous permet d’accompagner cette œuvre dans le sens que nous avons la liberté et la responsabilité dans la coopération avec le Créateur.» Dernièrement au chalet, je regardais ma petite-fille Adeline, un an et demi. Elle était émerveillée par la danse des gouttes de pluie sur le lac. Je retrouvais dans ses yeux l’éblouissement de mes enfants et le mien propre devant ces choses toutes simples et belles. Les années passent, les générations nouvelles continuent une histoire que nous, et tant d’autres avant nous, avons amorcée. N’est-ce pas là l’histoire permanente du Cosmos et de la Vie humaine qui se renouvellent sans cesse? |
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Province
Notre-Dame-du-Cap |
2008-09-13 |
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24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos
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