| Méditation
- Témoignage /Août 2009 |
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Sœur Marie-Claude Collignon me faisait un jour remarquer combien sont imprévisibles les rencontres qui surgissent dans nos vies. « Nous sommes donc de vraies Ardennaises, dit-elle, et il a fallu qu’un Africain de la RDC nous mette en communication… Une belle histoire, vraiment ! » Claude, comme elle aime se faire appeler, garde une grande tendresse envers son Ardenne natale, « parsemée de nombreux petits villages pittoresques » et pour Redu, son village natal qu’elle décrit comme une « terre, austère et fière comme le sont ses habitants, qui a façonné mes jeunes années ; en mon coeur sa rivière "la Lesse" n'a jamais cessé d'y chanter». Elle nous raconte avec émotion les joies et les peines de son enfance. Six filles et trois garçons, c’est fait pour mettre du bonheur dans une maison ! Et cela aide à mieux supporter les coups durs. « J'avais à peine 5 ans, raconte-t-elle, lorsque ma soeur aînée se marie, ce fut une première blessure le jour où elle quitta la maison familiale. J'en avais à peine 10, lorsque mon père décéda, suite à un refroidissement en campagne durant la guerre. Ma mère assuma avec un courage exemplaire, les lourdes charges familiales ; l'exploitation de la petite ferme et le commerce de la boucherie se poursuivent, afin de donner autant de chance aux plus jeunes qu'aux aînés, à se préparer à la vie...! En 1964, maman fait une thrombose cérébrale. Nous la gardons 8 jours paralysée. Oh, surprise ! Lorsque le prêtre, à la fin de l'onction des malades, lui tend la croix, elle se soulève pour la baiser et quelques instants plus tard, s'endort dans la paix de son Seigneur. Cet instant est resté gravé en moi. » L’Afrique
va être pour Claude à la base d’une vocation qui
se dessine de plus en plus nettement. « Travaillant à
l'Institut-Sainte Marie à Huy, je me sentais de plus en plus
concernée par l'activité des sœurs missionnaires
au Congo. Avec le premier grand départ, en août 1965,
je pouvais y prendre une part comme laïque, bénévole.
Le 21 novembre de la même année, j'entrais au noviciat
de Djuma comme postulante chez les Sœurs de Sainte-Marie-de-Namur.
Des témoins, comme le Père Damien, François Xavier,
mes parents, la mémoire du départ de ma mère,
avaient préparé, ensemencé ma terre. »
Et elle
termine ainsi : « Qui a-t-il de plus beau à vivre nous-mêmes
cette parole de Jean Baptiste : "Il convient qu'elles grandissent
et que nous diminuions" » ! |
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Province
Notre-Dame-du-Cap |
2009-08-5 |
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24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos
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