Méditation
sur une Méditation missionnaire |
Janvier 2008 Le premier mois de l’année est immanquablement celui des bilans. C’en est bien un que nous présente le P. Steckling, o.m.i. dans sa MÉDITATION MISSIONNAIRE de janvier 2008 où il nous rapporte le contenu d’une causerie qu’il a donnée sur le thème «La contribution des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à l’Église». Notre Supérieur général déclare tout de go: «…Un sujet bien passionnant! Je suis évidemment fier des Oblats; vous pouvez donc imaginer que j’ai parlé, de la façon la plus vivante possible…» Suit alors la relation de l’implantation des fils d’Eugène à travers le monde, l’hommage aux Oblats qui ont payé de leur vie «leur engagement à la mission reçue de Dieu». Le P. Steckling fait également mention de «la contribution de la Congrégation à la science en missiologie, ethnologie et dans le dialogue interreligieux». Rien ni personne n’est oublié dans ce bilan; y figurent également Associés laïques et diverses Congrégations liées à saint Eugène. Le P. Steckling conclut d’abord que «vraiment, nous les Oblats, nous avons contribué à la vie de l’Église et au Royaume de Dieu et que nous poursuivons dans ce même effort!», pour ensuite nous faire part, dans une grande authenticité, du doute qui l’habite: «Je ne pense pas à nos nombreux échecs qui existent également. Mon doute porte plutôt sur ce que nous pouvons considérer comme vraiment nôtre dans ces réalisations. Je m’interroge : s’il est vrai que nous sommes les collaborateurs de Dieu, comment est-il possible de faire une distinction entre notre contribution et l’œuvre de Dieu?» En ce début de l’année 2008, je viens de vivre, avec ma famille, une expérience aussi belle que significative. Chez nous, pendant le temps des fêtes, la maison devient le théâtre d’une merveilleuse «anarchie», le lieu de rassemblement de tous ceux-là que j’aime englober dans le terme de «tribu»: mes enfants, mes petits-enfants. Cette année, l’incontournable spectacle de fin d’année à la télévision s’est vu relégué au second plan des conversations. Parce que se sont retrouvés dans toutes les mains ces albums de photos de famille que Pierre et moi avions soigneusement classées au cours de nos dernières vacances d’été. Que de souvenirs réveillés par ces petits bouts de carton! Nous voici, Pierre et moi, entourés d’enfants qui grandissent d’un album à l’autre. Les adolescents se transforment en jeunes adultes, c’est le temps des amours, une autre génération vient se greffer à notre arbre généalogique… Chacun se reconnaît à des âges différents, des anecdotes remontent à la surface, c’est la folie délirante… C’est aussi le moment où bien des situations s’expliquent. Que de choses nos petits-enfants ont découvertes à travers ces images de la jeunesse de leurs parents! Que de vérité nos propres enfants ont comprises de certaines de nos décisions de père et mère! Que d’attitudes de nos fils ai-je eu la grâce d’enfin décanter en ce Nouvel An 2008! Sont «sortis du sac» bien des petits faits en apparence anodins, des petits faits apparemment sans importance mais qui, sous ce nouvel éclairage, nous en ont beaucoup appris sur la confiance, j’irais jusqu’à dire la complicité qui a régné la plupart du temps dans notre «tribu». Oui, cet échange autour des photos familiales me permet aujourd’hui de considérer avec joie le bilan positif du vécu de notre famille. Ce fut un Nouvel An mémorable que je me suis empressée de partager avec mon mari lors d’une visite à l’hôpital. Ensemble nous avons pris conscience de la grâce qui nous a accompagnés depuis le premier jour de notre mariage, une grâce qui se renouvelle à chaque jour nouveau. Oui, nous avons traversé des moments difficiles auxquels, avec nos seuls moyens humains, nous n’aurions pu faire face. Oui aussi, notre vie de couple fut tissée de grands moments heureux, de rires, d’instants de folie joyeuse... Et oui encore, nous pouvons nous reconnaître comme une famille où l’on se dit pour mieux se comprendre, se pardonner et s’aimer. Une famille comme il en existe beaucoup et auxquelles nous voulons nous unir pour remercier ce Dieu de l’impossible qui fait, de nos fragiles amours humaines, des merveilles. Cette expérience de Dieu, cette profonde joie, nous avons à la rayonner, à la partager, le regard tourné vers Marie, la mère de Jésus, bénie entre toutes les femmes… Marie qui «gardait toutes choses dans son cœur» pour mieux faire retentir son vibrant Magnificat. |
Partenaire
Oblate en mission |
Province
Notre-Dame-du-Cap |