À
l’approche de ce 15 août tout proche, je prends conscience
que toute ta vie, Marie, fut une Assomption, une montée vers
le Père et vers Jésus, ton enfant.
Ton
adhésion au plan divin : montée vers Dieu
Jeune fille de Nazareth, que d’interrogations, que de craintes
légitimes as-tu surmontées pour accéder à
une demande qui te dépassait de partout. Qui nous dira quelles
pensées se sont bousculées dans ton cœur devant
cet avenir inconnu de toi auquel on te demandait de participer ? -
« Comment cela se fera-t-il ? » Alors Gabriel t’a
parlé d’un Dieu qui, pour notre Bonheur, allait devenir
l’un de nous. Et ce Dieu, qui allait prendre vie humaine, s’abaissait
jusqu’à solliciter ton aide ! Oui, tu étais choisie,
Marie, mais rien ne t’était imposé. Le messager
proposait. La décision en revenait à toi seule. - «
Qu’il me soit fait selon votre parole ! » Marie
de Nazareth à la foi confiante, tu remettais là
tout ton avenir entre les mains de Dieu.
À
Cana encore : montée vers Dieu
Au cours de cette belle et heureuse noce, tu as remarqué l’embarras
du chef de banquet alors que le vin est venu à manquer. Spontanément
tu l’as chuchoté à ton fils. Allait-il réagir
? Et comment? Le savais-tu, Marie ? Et avant même de savoir,
mère de confiance, tu as osé dire aux
serviteurs : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ! ».
À Cana, Marie, tu t’en remettais à ton
fils, comme le Tout-Puissant s’en était remis à
toi lors de l’Annonciation.
Mère
du Prophète dérangeant : montée vers Dieu
Qui nous dira, Marie, les craintes, les inquiétudes, les questionnements
devant la nouveauté du langage de celui dont on disait : «
N’est-il pas le fils de Marie et de Joseph le charpentier »
? Ce Royaume d’Amour et de Justice dont il parlait, était
à la fois Bonne Nouvelle pour les pauvres, les opprimés,
ceux qui cherchaient un sens à leur vie, et prise de position
trop dérangeante pour les puissants. Sa Parole se révélait
potentiellement dangereuse pour lui, le Prophète de Nazareth
qui était aussi ton fils. Marie, mère de la fidélité
confiante, toujours tu es restée présente aux
côtés de ce grand fils qui parlait de son Père
et notre Père, alors que tes proches eux-mêmes n’arrivaient
pas à comprendre.
Marie
du Golgotha, mère du pardon : montée vers Dieu
Oui, Marie, le sommet de ta montée vers Dieu, tu l’as
vécue au pied de la croix où ton fils renié,
bafoué, abandonné même, par la plupart des siens
agonisait. Et tu as cru que son Sacrifice ne serait pas vain, que
cette Bonne Nouvelle du Royaume qui l’a conduit à la
croix, allait sauver notre humanité. - « Femme, voici
ton fils ». Et Jésus t’a confié l’apôtre
Jean. - « Voici ta mère », dit-il encore au disciple
qu’il aimait. Et en lui, c’était l’humanité
entière que tu accueillais dans ton cœur. Marie,
femme du grand pardon confiant, Marie, mère de l’accueil,
nous voulons te prendre chez nous, dans tous les aspects de notre
vie, selon le désir de ton Fils mourant et Ressuscité.
Marie
de l’Assomption
Oui Marie, il est juste et bon de te savoir réunie à
ton Fils Jésus dans ce Royaume du Père, ce Royaume où
« toutes larmes sont effacées », ce Royaume où,
tous, nous sommes attendus…
Sois
bénie, Marie pour ta vie de première disciple à
la confiance sans limite. Sois heureuse Marie, toi
qui a cru ! Oui, le Seigneur a fait pour toi des merveilles ! Saint
est son Nom !