Nous sommes le 17/10/2019 et il est 13h27 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Vie consacrée et parole de Dieu
(Carine Tarla, icm)

Ce 17/10/2019, vous êtes chez Sister Carine Tarla de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie. L'amour pour la Parole de Dieu devrait caractériser chaque croyant. La Parole est notre arme défensive contre les tentations et les ruses de Satan, l'épée de l'Esprit (Éphésiens 6, 17). Les visiteurs assoiffés de Dieu et "amoureux" de la Bible découvriont dans cette partie du site l'éclairage dont ils ont besoin.

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Avent, un temps d'attente et d'espérance

(Carine Tarla)

Cet exposé préparé en vue d'une récollection (noviciat cicm, Mbudi, Kinshasa, 6-7 décembre 2008), s'inscrit dans le cadre du temps liturgique qui nous prépare aux fêtes de fin d'année. Nous avons trouvé bon de centrer notre méditation sur le thème: Avent, un temps d'attente et d'espérance.

L'Avent, ce temps qui ouvre l'année liturgique telle que voulue par l'Eglise Catholique, nous donne une opportunité de préparation intérieure et extérieure pour vivre l'arrivée de Dieu dans notre humanité.

Compréhension

Le mot «avent» vient du latin «advenire», «adventus», ce qui veut dire advenir, advenu, arrivée etc. Ainsi étymologiquement parlant, «Avent» peut signifier: venue, arrivée, avènement, advenir, etc. Il convient ici de souligner plus l'idée que traduit le verbe «advenire». En effet, nous y recueillons le sens d'une venue brusque et quasi inattendue, presque accidentelle. Ce qui suscite le souci de se tenir sur ses gardes, être aux aguets pour ne pas être surpris.

En plus, le même verbe renvoie aussi à des locutions comme «Advienne que pourra». Or, dans pareille locution, il résulte une sorte d'attente conséquente parce qu'il s'agit au juste de ce qui ne nous surprend plus à cause de la situation d'alerte dans laquelle on se trouve. On est prêt à subir, voire assumer toutes les conséquences d'une résolution. Voilà donc de façon synthétique, des réalités de bases autour desquelles nous aurons tant soit peu à enrichir notre méditation sur l'Avent.

Période favorable

Ce temps de préparation est dans la pédagogie de l'Eglise une période favorable pour nous rappeler les dispositions à avoir pour accueillir celui qui vient maintenant et qui viendra à la fin des temps tel que promis. Cette attente nous prépare aussi à notre rencontre avec Dieu car nous devons être conscients que sur la terre, nous y sommes en pèlerins et tout s'achèvera le jour du Fils de l'homme. Pour ce faire, il s'agit de lever les yeux vers celui qui vient raviver l'espérance des hommes.

Loin d'être une réalité passive, cette attente ‘les yeux levés' doit se faire dans le dévouement à se mettre résolument en action dans la vigne du Seigneur, afin qu'il nous trouve en tenue de service quand il viendra. Il s'agit donc de lever les yeux vers l'avenir en ayant une grande implication dans le présent, comme participation à l'œuvre de Dieu, qui n'est rien d'autre que l'édification de son Royaume.

Cette attente pleine d'espérance est également empreinte de joie parce qu'elle est l'avènement d'un monde nouveau par la naissance du Fils de Dieu et qui ouvre à son retour glorieux. Jean Baptiste nous le rappelle dans ses exhortations en reprenant le prophète Isaïe. Ce temps de l'avent est effectivement un temps d'attente joyeuse et d'espérance.

Lever les yeux vers celui qui vient, c'est espérer

Attendre un hôte important qui tarde à venir peut engendrer une certaine angoisse, au plan humain comme au plan spirituel, mais en ce qui concerne l'attente du messie, la préoccupation doit être notre propre disposition intérieure et extérieure. L'on ne doit pas se dire pourquoi tarde-t-il à venir mais plutôt, suis-je prêt à l'accueillir? D'où, l'on doit certes avoir les yeux levés vers celui qui vient en ayant un regard introspectif sur les dispositions internes.

Le temps de l'Avent est donc un temps fort dans le cycle liturgique pour nous permettre de regarder avec attention. Toutefois, cette démarche intérieure est animée d'espérance comme dynamisme intérieur qui alimente notre joie dans cette attente.

Dans l'AT, cette espérance au cœur de toute attente se fondait sur les promesses de Dieu et sa fidélité. Pour le chrétien aujourd'hui, l'espérance reste basée sur les promesses de Dieu qui se réalisent dans l'incarnation du verbe de Dieu à Noël, dans la vie et les œuvres de Jésus Christ. (Rm 15, 12 à comparer à Is 11,10; Mt 12, 21 et Is 42, 4). Cette espérance chrétienne est un bien eschatologique qui donne sens à toute notre vie parce qu'il s'agit d'une tranquille assurance.

Dans la vie de tout homme, il y a d'une part une espérance naturelle et d'autre part, une espérance surnaturelle qu'on appelle encore vertu théologale. L'espérance naturelle n'est pas passive dans la vie ordinaire; elle soutient les efforts qui sont effectués dans la quête d'un éventuel succès. Mais cette espérance humaine devient vertu théologale quand elle prend pour fondement et achèvement Dieu, ou mieux quand elle vise le salut. Ce salut, c'est le Christ lui-même qui prend chair en Marie à Noël; c'est promesse de Dieu pour chaque homme qui croit en lui et qui espère en lui.

En fait, le salut vers lequel l'homme tend, c'est le Christ lui-même dont on prépare la venue en ce temps de l'Avent. C'est pourquoi en espérant bénéficier de ce salut, il faut d'abord croire en lui. En d'autres termes, l'espérance a besoin d'être dynamisée par la foi. C'est en réalité de la foi que jaillit notre espérance. Et c'est aussi cette foi qui donne à l'espérance la force de soutenir notre attente. C'est enfin cette espérance qui anime la foi et la rend active par les œuvres.

Voilà pourquoi le temps de l'Avent peut se comprendre à travers l'image des «yeux levés vers celui qui vient».

Questions de réflexion

  1. Quelles sont les dispositions d'accueil de Marie?
  2. En attendant la venue du Sauveur à Noël, qu'elles dispositions d'accueil dois-tu cultiver?

Attendre, c'est se préparer

Il s'agit bien d'attendre le Christ qui vient d'abord dans la chair en Marie par l'incarnation et ensuite, le Christ qui vient à la fin des temps dans une perspective eschatologique. Cette double attente requiert une attitude active qui implique un travail sur soi. En effet, il est certain que si les chrétiens que nous sommes connaissaient avec exactitude le moment du retour du Christ ou encore le moment de notre propre mort, la vie serait différente. Le fait de ne pas avoir une certitude sur le moment de ces évènements inévitables, est donc important parce qu'il nous invite à nous préparer au quotidien, à se tenir prêt à tout moment.

Aussi est-il important de se laisser secouer de sa négligence et faire de notre attente un lieu de l'agir de Dieu à travers notre engagement de chrétien par la mise en valeur de notre baptême. Notre attente exige une préparation spirituelle qui peut s'inspirer du texte de Rm 13, 11-14.

En effet, pour mieux accueillir un hôte, il convient de mieux se préparer, et l'ampleur de la préparation laisse voir la grandeur de la personne ou l'évènement attendu. Il doit en être ainsi pour la vie spirituelle. C'est pourquoi il convient de laisser retentir en nous les invitations du prophète Isaïe 40, 3-5 (repris par les synoptiques: Mt 3, 1-3; Mc 1, 1-3; Lc 3, 4-6).

Se préparer, c'est aussi faire pénitence, dans le sens de retournement de cœur, d'adhésion à Dieu. En effet, attendre un hôte avec qui on a rompu les liens d'amitié de par notre orgueil personnel, nécessite d'abord de rétablir la paix avec soi-même dans le processus d'attente et de préparation. Pour cela, l'Eglise nous propose le sacrement de pénitence (ou de réconciliation) pour nous renouveler et renouveler cette amitié et actualiser les effets de notre baptême.

Sortir du sommeil

Rm 13, 11-14 - L'heure est venue pour nous de sortir de notre sommeil, de rejeter les activités des ténèbres en vue de se préparer pour le plein jour – conduite honnête…

Que signifie «sortir du sommeil?» N'est-ce pas se lever, être debout et lever la tête pour voir, contempler notre rédemption qui approche? Et concrètement, cela peut être traduit au moyen du concept d'action et de contemplation, en tant qu'elles articulent tour à tour le sens en même temps que le but de l'Avent: attente, préparation.

Action et contemplation

Le théologien allemand Moltmann affirme à travers ses différents écrits que nous avons été créés pour la gloire de Dieu. Et cette gloire aux yeux de saint Augustin n'est rien d'autre que l'homme debout. Nous revenons au concept de «debout». C'est un terme qui introduit des hymnes de l'Avent dans la liturgie des heures et des livres de chants. Il peut donc être perçu comme un concept opératoire.

L'invitation pressante que nous lance le temps de l'Avent peut être intitulée «Debout, car le Seigneur vient.» Ainsi, levons nos yeux car notre rédemption approche. Le devoir chrétien nous rappelle cette invitation aux Thessaloniciens: nous sommes les fils de la lumière, les fils du jour. C'est pourquoi le jour du Seigneur ne nous surprendra pas comme un voleur. (Lire 1 Th 5, 1-24)

Dans la même ligne d'idée, saint Paul insiste pour que nous ne soyons pas endormis comme les autres, mais éveillés. Nous nous retrouvons à l'intérieur de la réalité centrale de l'Avent: être debout. Pourquoi devons-nous être debout? C'est sans doute parce que notre conscience est tout le temps étouffée par les forces de la pesanteur de différents maux qui nous assaillent au point de sombrer dans l'oisiveté, la routine, la monotonie, le manque de confiance en soi et de créativité. Autant d'éléments qui diminuent la qualité de rendement que l'Eglise ou le monde attend de nous en tant que chrétiens ou des personnes consacrées.

Or, dans la logique de l'attente, l'objet de notre quête nous presse tellement que nous ne pouvons plus lui rester indifférents. Nos différentes actions se situent donc dans la perspective de la contemplation de Dieu car c'est Dieu qui nous oriente vers lui. Ainsi, si l'espérance peut être considérée comme la vertu de l'homme en chemin face aux obstacles de la vie à surmonter afin de parvenir au Royaume promis, l'attente ne devrait pas se passer dans la passivité. Au contraire, nous devons nous efforcer d'adopter de nouvelles stratégies susceptibles d'aider davantage à harmoniser la marche vers ce Royaume de justice, de paix, d'amour, de joie et de bonheur éternel.

Saint Paul toujours dans l'épitre aux Thessaloniciens, nous propose des actes que nous devons réveiller en nous pour hâter la venue du Seigneur. Ce sont des actes concrets et des moyens qui peuvent nous aider à établir un plan d'action durant ce temps de l'Avent. (Lire 1 Th 5, 12-28)

Et saint Paul de conclure: «… que votre esprit, votre âme et votre corps soient parfaitement gardés pour être irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus Christ.» Nous pouvons nous approprier de ces consignes – en étant sobres, revêtus de la cuirasse de la foi et de l'amour, avec le casque de l'espérance du salut (1 Th 5, 8). La liste peut être prolongée: Lc 3, 10-14: le partage, la non-violence, la modestie; Gal 5-16-25: marcher sous l'impulsion de l'Esprit, … les fruits de l'Esprit.

A chacun de faire un projet de vie, se fixant un objectif ou deux à réaliser pendant ce temps de l'Avent. Terminons ce partage avec la lecture de cette belle méditation (texte d'Auteur inconnu) sur «Attendre quelqu'un».

Attendre quelqu'un

Attendre quelqu'un, c'est toujours un dérangement,
car celui qui vient casse nos habitudes: il nous oblige
à déplacer les meubles pour qu'il y ait de la place,
à décorer la maison pour lui souhaiter la bienvenue,
et plus encore à habiller nos cœurs pour le recevoir.
Attendre quelqu'un, c'est allumer sa lampe
pour veiller et guetter sa venue…

Attendre quelqu'un, c'est d'abord une disposition du cœur:
faire taire les tumultes intérieurs, écarter les fascinations
extérieures, comme pour dire à celui qui vient:
«Voici, maintenant, c'est toi le centre.
C'est vers toi que mène ma course!»
Attendre quelqu'un, c'est faire en soi un espace de silence
pour écouter et regarder en premier celui qui vient…

Attendre quelqu'un, c'est se mettre en disponibilité,
ouvrir ma porte pour laisser l'hôte entrer chez moi;
l'accueillir avec ses rêves et ses désirs, me laisser
bousculer dans mes certitudes et mes habitudes
pour m'ouvrir à la différence et à la nouveauté.
Attendre quelqu'un, c'est dire oui à l'aventure
de la rencontre et du service…

Attendre quelqu'un, c'est s'ouvrir à la fête
puisque la vie est éclairée de confiance
et d'amitié par celui qui vient…
Attendre quelqu'un, c'est entrer dans la
joie car la présence de celui qui vient offre lumière et
Chaleur. Accueillir quelqu'un, c'est une grâce car la joie
est donnée gratuitement par celui qui vient…

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La pécheresse pardonnée et aimante

(Carine Tarla)

«La pécheresse pardonnée et aimante. Lecture exégétique de Lc 7,36-50», tel est le sujet de notre étude. Nous allons présenter notre travail en quatre points, à savoir : La problématique, la méthode, les grandes articulations du travail et les résultats de la recherche.

I. Problématique

S'il existe une question fondamentale au cœur des évangiles qui puisse intéresser tout lecteur de la Bible, c'est bien celle de l'identité de Jésus. Ainsi, l'ensemble du corpus évangélique tourne autour de la personne de Jésus, et nous oriente vers sa vraie identité ainsi que vers sa mission.

A la quête du sens de la mission de Jésus et du message que renferme son enseignement, nous avons opté pour une lecture exégétique de la péricope lucanienne de la pécheresse pardonnée et aimante (Lc 7,36-50). En effet, ce qui nous frappe le plus à travers cette péricope, ce sont les thèmes de l'amour, de la compassion et de la miséricorde, qui caractérisent les actes concrets de la mission de Jésus. Cette mission semble opérer une révolution. Au fil du texte de Lc 7,36-50, nous remarquons qu'une chose semble demeurer vraie, à savoir : le salut de Dieu en Jésus Christ, œuvre d'amour, de compassion et de miséricorde, prend une allure universelle et recèle en même temps une nouvelle pédagogie chrétienne centrée sur la personne humaine comme objet de l'incarnation du Messie.

Toutefois, la lecture de cet extrait a suscité en nous quelques questions. D'abord le rapport entre la question de Simon sur l'identité de Jésus et la suite d'événements. Jésus ne serait-il vraiment pas prophète ? Ensuite, quant au rapport entre l'amour et la rémission de dettes, la remise de dettes précède-t-elle l'amour comme le montrent la parabole (v.41-42) et le v.47b ? Ou bien l'amour précède-t-il la rémission comme l'indique le v.47a ? En outre, quel est le motif du pardon ? Est-ce l'amour comme semble témoigner le v.47 ou encore la foi comme l'indique le v.50 ? Enfin, quel serait le rôle de la parabole dans ce récit ? Voilà tant de questions que soulève la péricope.

II. Méthode

Pour effectuer notre étude, nous avons principalement appliqué l'analyse narrative. Par souci de complémentarité et puisque le texte a connu une évolution à travers le temps, nous avons aussi eu recours à quelques éléments de la méthode historico- critique.

III. Les grandes articulations

Nous avons étudié cette péricope en trois chapitres. Dans le premier intitulé « texte et contexte », nous avons abordé l'étude du texte dans son contexte en six points, notamment : la délimitation du texte, les observations sur la critique textuelle, l'analyse du vocabulaire, un examen du contexte du récit, la critique de rédaction et la structure de la péricope.

Le deuxième chapitre a été consacré à l'analyse narrative de la péricope. Nous y avons élucidé, comme préambule, les présupposés de la méthode narrative. Les trois grandes articulations, ici, étaient l'établissement de l'Intrigue, la recherche des stratégies narratives du narrateur et la caractérisation des personnages. En établissant l'intrigue du récit, nous avons pu identifier l'enjeu ayant déclenché l'ensemble des actions narratives successives de ce récit. Cette structuration de l'intrigue a abouti au constat qu'il s'agit d'une intrigue de révélation qui se cache derrière une autre de résolution. En d'autres mots, le pardon accordé à la femme conduit à découvrir l'identité de celui qui pardonne. Le doute du pharisien à propos de l'identité de Jésus trouve alors la réponse dans le dénouement du récit.

Par l'examen des stratégies narratives du narrateur, nous avons cherché à découvrir comment le narrateur dispose des différents éléments du récit afin de ménager ses effets et de conduire le lecteur à partager son système des valeurs. Nous avons découvert qu'il a su utiliser de façon conséquente plusieurs procédés entre autres, la focalisation ou le monologue interne, le dialogue, le contraste, l'ironie, l'hyperbole et la mise en abyme. Puisque la parabole est la pointe du récit selon la structure dégagée de l'analyse rhétorique et selon la structure narrative, nous avons estimé nécessaire d'examiner, à fond, le procédé de mise en abyme qu'a utilisé le narrateur. Il s'ensuit que la parabole, en tant qu'une réplique miniaturisée de tout le récit, met en exergue les grands thèmes. Par une lecture analogique, nous avons pu conclure que la gratuité de la rémission des péchés est au cœur de ce récit et que les trois personnages de la parabole, notamment : le créancier, le débiteur ayant une grande dette et celui ayant une petite dette, représentent respectivement Jésus, la femme et Simon le pharisien. L'amour que la femme manifeste à Jésus correspond au grand amour qu'exprime celui à qui beaucoup est remis.

Dans le troisième chapitre, une interprétation théologique nous a servi de cadre pour une appréciation critique de la péricope. Ce chapitre a traité de trois points essentiels, à savoir : les thèmes théologiques, l'anthropologie sous-jacente à la péricope sous examen et quelques enjeux théologiques. En un mot, ce dernier chapitre s'est employé à dégager l'identité de Jésus et l'orientation de sa mission en faveur des marginalisés et des exclus de nos sociétés, à l'instar de la pécheresse.

IV. Conclusions du travail

En ce qui concerne l'identité de Jésus, nos analyses nous ont montré non seulement qu'il est un prophète mais qu'au-delà de son identité prophétique, en vertu du pardon des péchés qu'il accorde, il partage la divinité de Dieu. Sa mission caractérisée par la compassion et la miséricorde implique et exige une adhésion par la foi. Bref, cette péricope est essentiellement christologique. Elle vise à indiquer la divinité de Jésus, exprimée par son pouvoir de remettre les péchés. Elle a également une perspective eschatologique, puisque Jésus, le prophète des temps derniers, est expression de la miséricorde offerte par Dieu aux pécheurs qui se reconnaissent tels. En même temps une dimension sotériologique et une ecclésiologique s'y dégagent. Ce qui sauve l'homme, à notre avis, c'est son attitude ou sa réponse face à l'identité de Jésus. Et, le salut apporte la paix et la réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec autrui.

La péricope de Lc 7, 36-50 se veut donc une révolution que Jésus apporte à ses contemporains, mais aussi à notre société dominée par le contexte de l'exclusion et de rejet de différentes catégories de pécheurs. Des lors, le salut que Dieu accorde en son Fils ne tient plus compte de discriminations sociales dont les pécheurs étaient victimes.

Voilà livré, en peu de mots, l'essentiel de nos recherches au terme de ce deuxième cycle de nos études théologiques.

Miss CaToutefois, notre travail est loin d'être parfait. Nous ne prétendons pas avoir épuisé toutes les pistes relatives à un tel sujet. Pour ce faire, nous sommes ouverte à toute remarque et toute suggestion de votre part, distingués membres du jury, lesquelles suggestions et remarques nous lanceront dans les recherches ultérieures. Qu'il nous soit permis également, de vous remercier pour la qualité d'enseignement que vous nous avez offerte et pour l'intérêt que vous portez à ce travail. A travers vous, distingués membres du jury, nous remercions aussi tout le corps professoral de la faculté de théologie qui a contribué a notre formation et cette auguste assemblée pour son attention particulière. Merci. (Jury FCK - Le 9 juillet 2008)

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