Nous sommes le 20/09/2017 et il est 16h30 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Un regard de foi sur la vie
(Denyse Mostert)

Ce 20/09/2017, vous êtes chez Madame Denyse Mostert. Après une édifiante contribution intitulée "Méditation sur une méditation missionnaire" elle propose, sur cette page web, son regard de foi sur la vie. Il s’agit d'une expérience personnelle de foi, une foi qui se réfère à l’Évangile. Pour les disciples du Christ, "la foi n’est point foi morte, coupée de l’action, mais foi vivante, génératrice d’œuvres". Une foi active, qui sait s'exprimer: "Oui, l'Église m'est très chère, ce qui ne m'empêche pas de lui trouver comme on dit ici [au Québec] 'des coches mal taillées'", affirme Denyse, laïque associée aux missionnaires OMI. Ci-dessous ses articles de haut intéret spirituel.


  1. Ouragan Harvey: Dieu et migrants
  2. Ces nouvelles qui nous font réfléchir
  3. À la recherche d'Amour
  4. Te dire MERCI
  5. Lutte contre la corruption
  6. Son nom est Charlie GARD
  7. Les grands voiliers
  8. Libération Omar Khadr
  9. Célébrations estivales
  10. Fête-Dieu
  11. Festivités
  12. Entre Ascension et Pentecôte
  13. "Quand viendra le Défenseur" (Jean 15)
  14. Vocation religieuse d'un enfant
  15. Inondations au Canada
  16. Pèlerins de tous les temps
  17. Aveugle de Siloé
  18. Une rencontre imprévue m’avait rendu la paix
  19. Lépreux guéri par Jésus (Marc 1, 40-45)
  20. Réflexion sur la fin d'un synode
  21. Foi et drames humains
  22. Encore Pierre et Paul
  23. Sainte Trinité
  24. Visitation de la Vierge Marie
  25. L'argent du Vatican
  26. Les Saints sans miracle
  27. Des rameaux au calvaire
  28. Repas de famille
  29. L’incroyable Passion
  30. Médaille
  31. Etre sel et lumière
  32. Pas de voix qui s'entende...
  33. Christ-Roi
  34. Un petit tour de toile
  35. "Vanité des vanités..."
  36. Les fils de Zébédée
  37. L’intelligence des Écritures
  38. L'homme seul
  39. À l’heure du triomphe
  40. Pardonner… Être pardonné…
  41. Réflexion d'avant Conclave
  42. Sur une Plage au bord d'un Lac
  43. Epiphanie: Qui sont ces mages d’Orient ?
  44. Jean Baptiste le Précurseur
  45. Le Christ Roi... Mais quel Roi?
  46. La veuve du temple
  47. Tradition
  48. Je te salue, Marie...
  49. Prophète dans son pays?
  50. Apôtre Thomas et Jésus ressuscité
  51. Carême de mon enfance... Je me souviens
  52. Question de guérison
  53. La brisure
  54. Les Martyrs de Pozuelo
  55. Espérance
  56. Pushing ball
  57. Matthieu 21:33-43
  58. Ces objets qui ont nourri notre prière
  59. Vers une foi active et responsable
  60. Quand la rencontre devient témoignage
  61. Le "miracle" d'Eugène de Mazenod
  62. La promesse qui rend vie
  63. Véritable Église Corps du Christ en laquelle je crois
  64. L'indispensable persévérance
  65. Faire connaître Jésus Christ... toute une entreprise!
  66. Église catholique et puissance… Mais, quelle puissance?

Adeline

Famille Denyse

Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Fleur champs Québec

Nature Canada


 

Ouragan Harvey: Dieu et migrants

migrants

Tornade puis ouragan, Hervey continue à semer la désolation aux États-Unis.  Houston inondée, des milliers d’habitants à la recherche de l’endroit sûr – et sec – où survivre. Ailleurs on assiste à un autre genre de migration.  Des gens « sans-papiers » fuyant les fureurs du président Trump. Dans un cas comme dans l’autre, une immense détresse et des mécanismes mis en place pour les accueillir au mieux.

Une situation qui me ramène comme malgré moi au psaume 144.  « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, et le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui? »  C’est beau, ils parlent de gratitude devant les bienfaits de Dieu.  Toutefois, devant les situations que nous connaissons, peut-on dire que le Seigneur prend effectivement soin de ses enfants ? Garde-t-il en réserve quelque manière de venir au secours des siens ?  Où est-il alors que l’humanité souffre ?  Se manifestera-t-il un jour ?

Ceci peut ressembler à une accusation envers Dieu. Comment survivre devant le déchaînement des forces de la nature ?  Comment empêcher un chef d’état de jeter sur les chemins ceux-là qui ne demandent qu’à recevoir le statut qui leur permettra de vivre et de travailler sereinement ?

On peut continuer longtemps dans la même veine sans résultat satisfaisant.  Peut-être faut-il revenir à la réalité d’aujourd’hui avec ses souffrances et ses terreurs proches du désespoir.  On y découvrira les grands efforts déployés pour venir en aide aux victimes de Harvey.  À nos frontières, les migrants américains trouveront la solidarité qui va parer au plus pressé.

houston

Mais où donc est Dieu dans tout cela ?  Dans la nature soudain hostile ? Dans l’incroyable dureté de ceux qui ne craignent pas de chasser tant de personnes de leur pays ?  Certainement pas. 

Pour ma part, je choisis la foi qui me dit que Dieu est présent dans les multiples efforts pour apporter l’aide possible à ceux qui vivent des situations troublantes. Ceci me ramène directement à l’amour évangélique.  « Aimez-vous les uns les autres… » (Jean15) n’a cessé de proclamer le Christ.  Dans la vie quotidienne comme dans les moments difficiles.

Denyse Mostert, 2017-08-29

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Ces nouvelles qui nous font réfléchir

news

Samedi matin. Je prends mon petit déjeuner en écoutant distraitement les nouvelles. Il y en a trop pour une attention approfondie à chacune d’elles et il faut bien remarquer qu’elles sont surtout faites de situations traumatisantes. Alors ? Quelle attitude adopter ? Les ignorer systématiquement ou écouter ce que certaines ont à nous dire ?

Il me revient le conseil de l’institutrice de mon enfance. « Se couper de ce qui se passe dans le monde, c’est considérer d’abord notre petit bien-être personnel », disait en substance Melle Winand. Et, comme elle était catholique convaincue et que ces cours se donnaient à l’école paroissiale communément appelée « l’école libre », elle ne manquait aucune occasion de mettre en évidence l’obligatoire connaissance qui porte à la compassion. D’où mon habitude de me tenir au courant des événements du jour.

gedeon« J’ai pour mon dire », disait le mythique père Gédéon avec la sagesse qu’on lui connaissait. Sans avoir d’opinion tranchée sur tous les remous de la planète, je dois reconnaître que certains deviennent pour moi sujet à réflexion.

« La Charte de la langue française (communément appelée la loi 101 est une loi définissant les droits linguistiques de tous les citoyens du Québec et confirmant le français comme langue officielle du Québec. » peut-on lire dans Wikipédia. Ce matin, les médias mettent la Loi 101 en exergue. Les Grands Reportages présentaient hier l’épopée d’une famille vivant en Ontario depuis des années et qui ressent le besoin de retrouver ses racines dans le Québec de ses ancêtres. On y apprend leur long et difficile processus avant de se sentir totalement acceptés dans cette province francophone.

Me lancer dans des considérations que l’on entend depuis des années peut sembler fastidieux et inutile. Tans pis si ma pensée à ce sujet peut apparaître rétrograde. La voici : si, au lieu d’en faire un motif de controverse, le bilinguisme devenait une merveilleuse façon de vivre ensemble ?

N’est-il pas vrai que nous pourrions apprendre à nous découvrir, mieux comprendre les aspirations de l’autre et finalement ouvrir la porte à des relations humaines bénéfiques pour tous ? Utopique peut-être cette réflexion, mais ne vaut-il pas la peine de s’y arrêter quelque peu ?

Denyse Mostert, 2017-08-26

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À la recherche d'Amour

Notre-Dame-du-Cap

Devant l’effrayant face à face de missiles américains, nord-coréens et leur éventuelle attaque nucléaire qui en rappelle d’autres de sinistre mémoire, existe un monde en RECHERCHE d’une ère de STABILITÉ Statue Notre-Dame-du-CapET DE PAIX.  Des frontières sont assaillies par des dizaines, des centaines, voire des milliers de personnes fuyant leur pays et les menaces latentes qui pèsent sur eux.  Au Canada, de multiples solutions sont mises en place dont on sait qu’elles ne seront que temporaires.  Les migrants ?  Des humains assoiffés d’une JUSTICE qui leur permettra de vivre en paix avec leurs.

Ils ne sont pas comme les autres.  Des enfants avec leur incapacité de suivre la norme.  Avec leur innocence qui a besoin de support.  Avec leur cœur à la RECHERCHE D’AMOUR.  Et il y a Louise Brisette, née en 1946 à Plessisville au Québec. On raconte que, dès son jeune âge, son amour pour les enfants lui a valu le surnom de « mère des p’tits ».  Son destin est tout là. Après une solide formation et de nombreuses expériences de travail, elle dira : « C’est là que j’ai vraiment réalisé qu’un enfant sans parents, c’est criminel. Ils sont démunis, ils ne peuvent même pas dire Papa ou Maman ». Et elle passe à l’action. En 1978, elle adopte un bambin de 8 mois, Jean-Benoît atteint de spina-bifida… Geste qui se renouvelle puisque hier [vendredi, 21 août] au Festival de l’Assomption 2017, elle vient nous partager sa joie de maman de 37 enfants. 

« Femme, voici ton fils… » disait Jésus agonisant en désignant l’apôtre bien-aimé.  Et Marie a pris chez elle tous les hommes. Elle accompagnera les désemparés dans leur RECHERCHE DE DIEU. À tous elle ne cessera de rappeler : « Faites tout ce qu’Il vous dira. » (Jean 2:5-)

Denyse Mostert, 2017-08-12

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Te dire MERCI

Sanctuaire ndc

C’est l’été, le temps des vacances et celui du Festival de l’Assomption à Notre-Dame-du-Cap.  Dans les jardins du Sanctuaire, on peut rencontrer quelqu’un de sa famille, des voisins, des amis et des gens venus d’un peu partout dans le monde. Comme à chaque année, le « Festival de l’Assomption » leur fait signe.  Une fois de plus, les pères Oblats et leurs collaborateurs ont déployé tous leurs efforts à préparer ces moments exceptionnels. 

Pourquoi vient-on à Notre-Dame-du-Cap aujourd’hui ?  Par habitude pour certains, par piété filiale envers la Vierge ou encore pour goûter une fois de plus au sentiment d’appartenance qui se vit au milieu de tant ces gens qui partagent la même foi. On vient prier, célébrer ensemble, cette année sur le thème « JE TE DIRAI MERCI

Chacun est invité à la gratitude. Si tous reconnaissent les bontés de Dieu, rares sont les moments plus sombres qui s’effacent totalement des mémoires. C’est avec ces tristesses tenaces, le souvenir de moments difficiles, de pardons en apparence irréalisables qu’il faut dire merci. 

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu… » disait Marie à sa cousine Élisabeth.  Une joie dans laquelle ressurgissait son « fiat » avec les incertitudes sur le destin de cet enfant exceptionnel qu’elle portait en elle. C’était là le merci de Marie.

« Je te dirai merci », prient cette année les pèlerins de Notre-Dame-du-Cap. En ce merci, on devine l’acte de foi qui nous fait dire avec Paul : « si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? »  (Rom 8)

Denyse Mostert, 2017-08-11

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Lutte contre la corruption

nuageTOUTE UNE NOUVELLE ! « Un réseau mondial sera créé pour réveiller les consciences et les éduquer afin de mieux combattre la corruption. A la suite de la rencontre internationale du 15 juin sur la corruption, organisé par le Vatican, un document a été publié ce 1er août 2017 par le dicastère pour le Développement humain intégral. Il définit les objectifs d’un Conseil international sur la justice, la corruption, le crime organisé et les mafias. » (Voir CathoBel).

Vraiment notre pape François ne se contente pas de belles paroles.  Il sait passer du discours à l’acte concret.  Ceci me fait penser au coup de gouvernail qui va aider à se redresser l’embarcation prise dans la tempête. Ou encore à cette parabole en Matthieu 13: 47 « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer… » Sans pour autant croire au miracle, on peut espérer des résultats positifs. Comme pour les pécheurs, l’heure est propice et l’action dûment préparée.

De là à penser à ma propre barque il n’y a qu’un pas. C’est un lieu commun de dire que tout n’est pas facile dans la vie, qu’il y faut de temps à autre un bon coup de gouvernail, la décision énergique qui va aider à remonter le courant.  Puissions-nous comme François faire que nos désirs se transforment en actes énergiques qui réveilleront nos joies, nos enthousiasmes. Selon les mots de saint Eugène de Mazenod, s’ouvrira pour nous la possibilité « d’annoncer et de faire aimer Jésus Christ à ceux qui ne l’ont jamais connu ou qui l’ont oublié ».

Denyse Mostert, 2017-08-06

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Son nom est Charlie GARD

Charlie GardSON NOM EST CHARLIE GARD. Il a 11 mois. Atteint d'une maladie génétique neuro-dégénérative, il ne peut respirer sans assistance et voit ses muscles se dégrader progressivement.

Il y a quelques années, mon petit-fils Alexandre souffrant d’une de ces mystérieuses affections devant laquelle la médecine perd tout pouvoir, nous a quittés. J’ai vu la douloureuse stupeur des parents à l’annonce du verdict médical puis leur lutte acharnée pour sauver leur enfant.

Les parents du petit Charlie ont également remué « ciel et terre » dans l’espoir d’une improbable amélioration. Leur douleur a fait réagir. D'abord au Royaume-Uni. Ailleurs, des cercles chrétiens se sont aussi mobilisés… Le pape François et le président américain Donald Trump ont même apporté leur soutien aux parents…

Le cas a été porté devant la Haute Cour de : Londres. Le jugement est tombé tel un couperet. "Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement" a déclaré Me Grant Armstrong en même temps qu'il soulignait "l'atrophie musculaire grave" et "ses dégâts irréversibles".

Alexandre, Charlie et combien d’autres me rappellent une chanson de Michel Polnareff : « Un oiseau de plus, un oiseau de moins… tu sais, la différence c'est le chagrin »

Nous voici droit dans ce qu’il est convenu d’appeler « le problème de la souffrance ». Les croyants s’interrogent : Pourquoi Dieu permet-il tout cela? Aucune réponse précise à ce sujet. Pourtant, la souffrance est bien présente dans l’évangile, mais Jésus Christ lui-même n’est pas venu nous l’expliquer; il est venu nous montrer comment la vivre.

Comment en effet faire face au mal ? Non pas en le magnifiant ou en prononçant des « fiats » souvent éphémères. C’est un comportement humain que Dieu attend de nous. Avec des stupeurs, des dénis, des découragements et les cœurs que l’on croit emprisonnés à jamais dans la pierre.

Puis viendra le moment où du tunnel jaillira une lueur. Impalpable d’abord, elle nous deviendra de plus en plus perceptible. Ce sera l’amitié qui accompagne nos détresses pour nous réapprendre à vivre, des mots d’évangile qui surgissent à l’improviste …

Cela pourra prendre du temps. Plus tard, une fois nos forces revenues, en repensant aux étapes de ce cheminement, nous pourrons dire comme Jacob : « Certainement, l'Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas ! » (Gen. 28)

Denyse Mostert, 2017-07-27

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Les grands voiliers

Voiliers

ILS ÉTAIENT TRENTE HUIT. Des grands voiliers venus d’un peu partout pour célébrer le 150ième anniversaire de L’ACTE DE L’AMÉRIQUE DU NORD BRITANNIQUE. Beaux, impressionnants, ils nous parlaient d’un autre âge où ils représentaient la seule façon d’explorer les pays lointains. Aux enfants de jadis ils rappelaient sans doute les valeureux capitaines au long cours, les pirates et aussi les pêcheurs bretons que Théodore Botrel savait si bien chanter…

J’ai pensé au travail parfois pénible et à la coordination nécessaire à la construction de ces géants, à leurs parcours aventureux sur des mers inconnues  et à la crainte de ceux qui craignaient de ne jamais revoir leurs familles demeurées au logis. 

Mes idées ont alors pris un cours différent.  Les voiliers me sont devenus des maîtres à penser. Leur course obstinée vers le but à atteindre, le ciel sans cesse interrogé, la lutte contre des éléments déchaînés, des relations personnelles parfois difficiles ont pris l’aspect du parcours de nos routes humaines.

Nous avons en effet à vivre ensemble, à conjuguer nos habiletés. À tenter d’apaiser des difficultés entre nous ?  À nous tourner vers le ciel quand les temps se font difficiles.  Et à suivre obstinément l’étoile qui ne brille que pour nous.  Quand le Seigneur nous paraît lointain, nous pouvons dire comme  Paul aux Philippiens : « Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. »

Denyse Mostert, 2017-07-24

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Libération Omar Khadr

Omar Khadr

Après 15 longues années, quelque chose a bougé dans la vie d’Omar Khadr… Impossible d'oublier son entrevue à Radio-Canada avec Anne-Marie Dussault et le visionnement des interrogatoires brutaux qu'il a subis pendant son incarcération.

Étonnement de voir un jeune homme très calme se présenter devant les caméras. Mme Dussault retient "qu'il est quelqu'un de très apaisé... Il ne se présente pas en victime, il prend la position de quelqu’un qui veut passer à autre chose. J’ai été frappée aussi par la façon dont il parle de ce qui lui a permis de survivre en prison, son pragmatisme, sa capacité de voir le bon côté des choses..."

"En entrevue, dit-elle encore, on essaie de gratter, de voir pourquoi il n’est pas davantage en colère. Il ne renie pas sa famille, il ne critique pas ceux qui s’opposent à ce règlement avec le Canada. Il espère seulement que les opinions vont changer à la faveur de la connaissance des faits de sa cause, et qu’un jour on va penser à lui comme autre chose qu’un tueur ou un terroriste."

Le gouvernement canadien a enfin reconnu le vice de forme qui l'a jadis conduit en prison, qu'il a été jugé en adulte sans tenir compte de ses 15 ans. Le voici en libération conditionnelle dans l'attente d'une comparution aux États-Unis. J'aimerais penser que la majorité des Canadiens se sont réjouis de cette décision accompagnée des excuses du Canada. Les nouvelles donnent à penser le contraire qui semble d'ailleurs amplifié avec 10 500 millions offerts en compensation à cette victime d'erreur judiciaire qu'est Omar Khdr.

L'argent ne pourra jamais lui rendre sa jeunesse perdue. Le devoir des Canadiens n'est-il pas d'applaudir à ce premier dénouement et de souhaiter bonne route au jeune homme enfin libéré ?

C’est une question de justice comme on en retrouve tout au long de l’évangile, dans la vie d chrétiens engagés tels Eugène de Mazenod et les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée que l’on dit «spécialistes des missions difficiles».  Une question de justice qui nous concerne tous…

Denyse Mostert, 2017-07-13

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Célébrations estivales

Sanctuaire ND du Cap
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Tout a commencé par l’arrivée officielle d’un été dont on se demande s’il est vraiment là !  Le 24 juin, à la Saint-Jean-Baptiste le Québec célébrait sa fête nationale. Même chose le 1er juillet pour le Canada. On fêtait la signature de l'Acte d'Amérique du Nord ou Loi constitutionnelle de 1867... Le début d’un pays. Bientôt viendra le 14 juillet des Français suivi de la fête nationale belge le 21. À Notre-Dame-du-Cap, a débuté le temps des pèlerinages dont la fête de l’Assomption du 15 août sera l’apothéose. 

Notre-Dame-du-Cap fait vraiment partie de mon histoire et de celle de ma famille. Sa construction commencée en 1955 à été inaugurée officiellement en 1964. Arrivés à Trois-Rivières un an auparavant, nous avions eu le temps d’en entendre parler et d’y assister à des offices qui sentaient bon Vatican II.  Les Missionnaires Oblats, on le sait, ont toujours été proches des gens. Pour l’émigrée de fraîche date que j’étais, leur attitude venait combler un besoin d’être écoutée en même temps que l’invitation à une relecture évangélique.  Les temps avaient changé.  Le prêtre devenait l’ami, le conseiller, en même temps que l’innovateur de changements qu’il a fallu un certain temps à comprendre. 

J’ai connu Notre-Dame-du-Cap dans l’effervescence post conciliaire.  Mes enfants ont chanté aux messes rythmées, de fil en aiguille des liens se sont tissés avec la Congrégation.  Sans trop savoir comment, je me suis retrouvée parmi les bénévoles à bénéficier d’une solide formation.

1995, Eugène de Mazenod était canonisé.  Inutile de décrire la ferveur de ces jours-là, ni la réponse enthousiaste à l’offre des pères désireux d’accueillir des Laïcs Associés. Bien sûr j’en étais.  Vingt-deux années à approfondir le charisme oblat, à donner du temps et de l’attention à ceux qui venaient au Sanctuaire mais aussi aux gens de notre entourage. 

Et la vie continue.  Associée un jour, associée toujours… Mon travail consiste à présent à faire connaître notre fondateur.  Sur le Net, par des capsules que j’envoie régulièrement aux Laïcs de la Province Notre-Dame-du-Cap et le témoignage que je m’efforce de donner à ceux qui vivent tout autour de moi.

Tout cela ne va pas toujours de soi.  C’est en fait un mode de vie pour lequel la persévérance chère à Eugène de Mazenod est parfois nécessaire !

Denyse Mostert, 2017-07-02

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Fête-Dieu

C’était bien une fête que ces processions de jadis pour honorer le Saint Sacrement.  Rien n’y manquait. Ni les préparatifs tout au long du chemin qu’elles allaient emprunter, ni, le moment venu, l’assistance à cette marche à travers le village.

Les hommes y avaient vu.  Tôt le matin, ils étaient partis couper les branches qui allaient délimiter le parcours. Dans chaque maison, une fenêtre était ornée selon la dévotion de chacun. Tout était prêt pour la grande marche triomphale de ce dimanche matin.

Saint-SacrementLa procession s’avance selon un ordre soigneusement préparé. D’abord les groupes : Tiers-Ordre, Scouts, Louveteaux, Guides, Jeannettes, Croisés, Femmes rurales, et les incontournables marguillers.  Viennent ensuite l’ostensoir que notre curé serre sur la poitrine et les plus adorables petits anges que la terre ait portés.

On s’arrête au reposoir de la Place du Marché, notre Curé entonne le Tantum ergo que les fidèles reprennent avec ferveur.  Une courte litanie de louanges, et l’on se remet en marche.  La prière du chapelet accompagne les marcheurs.  De temps à autre, une marche militaire vigoureusement interprétée par la fanfare La Concordia vient couvrir les pieux Ave.   Je rentre à la maison remplie d’une ferveur qui va se poursuivre longtemps. 

Que reste-t-il de cette dévotion au Sacré-Cœur de jadis ?  Ne serait-ce pas une foi purifiée par laquelle l’Eucharistie retrouve toute sa signification.  J’aime ces paroles de Paul aux Corinthiens : «La coupe de bénédiction que nous partageons n’est-elle pas communion au sang du Christ ?  Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au corps du Christ ?» [1 Corinthiens 10:16.17]

Notre vie quotidienne en union avec Lui n’est-il pas le plus bel hommage que nous puissions offrir au Saint-Sacrement ?

Denyse Mostert, 2017-06-18

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Festivités

Tribu Denyse

Hier c’était porte ouverte chez ma petite-fille. Bien sûr, cela faisait déjà une semaine qu’Adeline avait 10 ans.  Pas une raison pour ne pas recevoir ses « meilleures amies » à festoyer avec elle. 

En  plein après-midi, j’ai été kidnappée.  Pour me joindre à ce petit monde en liesse…  Que du bonheur dans les mines réjouies de six demoiselles partageant cadeaux et bons mots !

Elles étaient là toutes les six, se rappelant les bons moments de l’année scolaire qui achève et faisant des projets pour les vacances toutes proches.  Un mélange harmonieux de nationalités… Là, cubaines, africaine, colombienne, descendante de Belge et aussi de jolies québecoises formaient une assemblée des plus cosmopolites.  

Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la fête de la Sainte Trinité et son amour universel que nous fêtons aujourd’hui.  Me reviennent aussi ces paroles de Paul : « Tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3)  Et celles de Jésus : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. »  (Mathieu 11)

À mon tour je veux remercier le Seigneur pour la spontanéité de ces petites filles qui sentaient bon la joie de vivre et la confiance…

Denyse Mostert, 2017-06-11

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Entre Ascension et Pentecôte

Canada

Bible ouverteIls avaient entendu parler de Jésus, sur son appel ils l’ont suivi, participé aux mouvements de foules venues l’écouter, à la joie des malheureux soulagés. Ils ont senti le dérangement des puissants et vu la situation se détériorer.  Avec lui, ils ont vécu l’angoisse, et le dernier repas nimbé de tristesse où il leur annonçait son départ… et qu’il resterait avec eux.

 Le Christ ressuscité s’est montré à eux à quelques reprises.  Puis « il est monté au ciel » disent les Écritures, Et les apôtres continuaient à regarder vers le ciel… entre Ascension et Pentecôte. Ils ne savaient trop à quoi s’attendre.  Certainement pas à voir leur peur se changer en audace pour proclamer le nom du Seigneur, pour crier haut et fort qu’il était vivant. 

Pour eux comme pour nous, la promesse du Christ s’était réalisée.  « - Vous aurez à souffrir… je serai avec vous… votre deuil se changera en joie. »  Comme eux, il nous envoie en mission : « - Allez, de toutes les nations faites mes disciples… »

Et nous sommes là avec notre désir de semer le bonheur en son nom, d’être des instruments de sa paix dans nos vies de tous les jours.   Quitte à payer le prix de nos audaces, confiants en ce Défenseur qu’il nous a envoyé.

Denyse Mostert, 2017-06-01

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"Quand viendra le Défenseur"
(Jean 15)

« Quand viendra le Défenseur que je vous enverrai il vous rappellera toutes mes paroles. » (Cfr. Jean 15) En écrivant cela, quelques mots d’un psaume me viennent à l’esprit : Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entendent mais sur toute la terre en paraît le message. » (Ps 18)

 Etoile« Ah !  Si Jésus revenait sur terre ! » entend-on fréquemment.  Aujourd’hui je me rends compte que le Christ n’a en fait jamais cessé d’être présent à ma vie.

Dès avant ma naissance, il me protégeait.  N’est-ce pas lui qui a donné à mes grands-parents assez d’amour pour m’offrir une enfance heureuse ?  N’était-il pas présent dans l’immense solidarité des gens du village lors de la 2ième guerre mondiale ? Dans l’éducation soignée que j’ai reçue malgré les faibles revenus des miens ?  Dans le grand amour de ma vie rencontré alors que j’avais 17 ans et qui dure encore alors que Pierre est décédé depuis des années ? Dans mes quatre fils et leurs familles tellement présents dans ma vie ?  Et dans l’immense faveur qui m’a été donnée de rencontrer les Oblats de Marie Immaculée, et dans mon engagement à vivre le charisme d’Eugène de Mazenod ?

Jésus et son Évangile étaient là aussi lors des moments difficiles.  Que de fois ses paroles ont apaisé mes mouvements de colère, de rancune, m’incitant à la patience et au pardon, me donnant aussi le courage d’avancer quand la morosité menaçait de m’envahir… Oui, je peux affirmer que sans cesse le Défenseur nous rappelle les paroles du Christ toujours vivant.

Denyse Mostert, 2017-05-22

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Vocation religieuse d’un enfant

Expérience vécue… J’ai entendu à plusieurs reprises des parents se désoler de la vocation religieuse d’un Eglise, Namibiaenfant.  – C’est malheureux, disaient-ils de le perdre après tous les efforts faits pour son éducation !  Comme si le fait de se consacrer au Seigneur signifiait entrer dans un monde spirituel où l’on plane au-dessus des problèmes bien concrets du reste des humains !

L’évangéliste Jean nous rapporte ces mots de Jésus : «Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et soyez  pour moi des disciples». (Jean 15)

Que de sagesse dans l’amour d’un Père qui nous rappelle la vocation missionnaire à laquelle nous sommes tous appelés ! Et quelle joie d’être à la fois enfants de Dieu, disciples du Christ et attentifs à la vie de nos frères et sœurs !

Denyse Mostert, 2017-05-17

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Inondations au Canada…

Peut-on vraiment évoquer le grand dérangement d’une pluie abondante ?  Petite catastrophe si on pense aux conflits de toutes sortes qui ravagent l’humanité aujourd’hui !  Mais toutes choses ont leur importance et cela ne minimise pas l’inconfort de ceux qui doivent quitter leurs maisons menacées.

Inondations au CanadaArmée au secours

Voici les images que nous font voir les médias ce matin [dimanche, 07 mai 2017]. Des villes du Canada les pieds dans l'eau et des militaires au secours des sinistrés... Ne voilà-t-il pas qui démontre que les forces armées sont aussi très importantes au point de vue pacifique ? Et que la vie serait bien plus belle si les puissants de ce monde le comprenaient et agissaient en conséquence. La force pourrait alors se mettre pleinement au service du bien ! Bien sûr, on peut appeler cela un rêve en couleur. Et pourquoi pas ? Si on y pensait chacun dans son milieu, cela pourrait changer bien des choses...

Une attitude qui rappellerait le Bon Samaritain de l’évangile !

Denyse Mostert, 2017-05-07

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Pèlerins de tous les temps...

Disciples d'EmmaüsCes hommes tristes sur le chemin d’Emmaüs (cf. Luc 24, 13-35), n’est-ce pas un peu nous ? Rien n’avait marché comme ils le pensaient. On avait mis à mort un jeune homme dont le seul crime avait de faire le bien et dénoncer l’injustice. Ils ont fait le chemin de Jérusalem à Emmaüs en compagnie d’un voyageur à qui ils ont dit leur désarroi. Celui-ci s’est mis à leur parler des Écritures et des prophètes. Il les a qualifiés « d’esprits lents à croire ».

Le soir tombé, leur compagnon de route est resté avec eux. C’en est fini des grands discours. Il se joint au repas, tout simplement. Les yeux des disciples s’ouvrent alors. "Ils reconnurent le Seigneur à la fraction du pain..." raconte alors l’évangéliste Luc.

Quelle leçon ! Un morceau de pain rompu et partagé a réalisé ce que les enseignements sur la route n’avaient pu faire ! Ils ont alors reconnu le jeune Galiléen et son message de s’aimer les uns les autres « en esprit et en vérité ». N’est-ce d’ailleurs pas à travers le partage quotidien que nous devenons témoins crédibles de Jésus ressuscité ?

Denyse Mostert, 2017-04-20

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Aveugle de Siloé
(Jean 9.1-41)

Piscine de Siloé
(Piscine de Siloé - Photos Google)

Ne sommes-nous pas tous cet homme à qui Jésus a rendu la vue? [Lire texte complet]. Dans cet épisode de Jean, il y a un mendiant aveugle de naissance.  Et une question des disciples à Jésus : « Qui a péché, lui ou ses parents pour qu’il soit né aveugle ? » (v2). Il s’agit ici d’une perception répandue qui veut que toute faute soit héréditaire. Qu’elle doit être expiée par le coupable ou l’un de ses descendants… 

Idée fausse que des prophètes de l’Ancien Testament ont récusée.  Ainsi le prophète Ézéchiel. (18.2) – « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d'Israël: Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? »  Poser la question, c’est déjà y répondre et Jésus à son tour ouvre les yeux de ses disciples : - « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. » (v3),  « Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle » (v6), raconte Jean. Geste étonnant que nous ne tenterons pas d’expliquer parce que…

Parce que la suite est plus étonnante encore.  Probablement la rumeur accompagnant Jésus est-elle arrivée jusqu’à l’aveugle… Sur l’ordre de Jésus « Va te laver à la piscine de Siloé » (v7), on le voit alors se rendre docilement à la piscine de Siloé et s’y laver les yeux.    Mais tout de même !  Obéir ainsi à un ordre bizarre demande une certaine foi !   Et même une foi certaine dont je me demande si je l’aurais eue.  Car, comme bien du monde, j’aime généralement passer à l’action en toute connaissance de cause.

Jésus et aveugleQuant à l’aveugle, continue l’évangéliste « quand il revint, il voyait » (v7). Pas besoin d’expert pour corroborer la guérison.  Il s’agit d’un mendiant bien connu de l’entourage.  Et les commentaires fusent de partout.  Il ne peut alors que raconter sa rencontre avec Jésus.  Jusqu’au moment, où, énervé par les questions insidieuses et insistantes des pharisiens, il leur demande avec un brin de malice : « Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » (v27)  Et continue avec simplicité : - « Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce… Il m’a ouvert les yeux.  Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » (v31.33) Cela se passait aux abords du temple. Bouche cousue, les contestataires le jettent dehors.

De cet épisode tellement riche de l’évangile de Jean, je retiendrai particulièrement la tendresse de Jésus pour les plus pauvres.  Comment il porte attention au pauvre homme qui mendiait son pain. Et comment, alors que celui-ci guéri « revient au Temple » Jésus le cherche,  s’en fait reconnaître et l’amène ainsi à comprendre l’œuvre de Dieu dans ce qui vient de se passer.

Ce qui m’amène à trouver une certaine analogie entre cet épisode et nos propres vies...  À reconnaître que notre histoire n’aurait pas été la même sans la protection constante de Dieu-avec-nous. Dieu qui donne le courage d’un quotidien où il faut parfois lutter, parfois même pour survivre… Dieu sans qui tant de dénouements de situations, tant de pardons à prime abord impossibles ne pourraient se produire.  Dieu en qui nous avons, comme le mendiant de Siloé, de solides raisons de croire.

Denyse Mostert, 2017-04-18

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