Nous sommes le 26/07/2017 et il est 20h44 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Un regard de foi sur la vie
(Denyse Mostert)

Ce 26/07/2017, vous êtes chez Madame Denyse Mostert. Après une édifiante contribution intitulée "Méditation sur une méditation missionnaire" elle propose, sur cette page web, son regard de foi sur la vie. Il s’agit d'une expérience personnelle de foi, une foi qui se réfère à l’Évangile. Pour les disciples du Christ, "la foi n’est point foi morte, coupée de l’action, mais foi vivante, génératrice d’œuvres". Une foi active, qui sait s'exprimer: "Oui, l'Église m'est très chère, ce qui ne m'empêche pas de lui trouver comme on dit ici [au Québec] 'des coches mal taillées'", affirme Denyse, laïque associée aux missionnaires OMI. Ci-dessous ses articles de haut intéret spirituel.


  1. Libération Omar Khadr
  2. Célébrations estivales
  3. Fête-Dieu
  4. Festivités
  5. Entre Ascension et Pentecôte
  6. "Quand viendra le Défenseur" (Jean 15)
  7. Vocation religieuse d'un enfant
  8. Inondations au Canada
  9. Pèlerins de tous les temps
  10. Aveugle de Siloé
  11. Une rencontre imprévue m’avait rendu la paix
  12. Lépreux guéri par Jésus (Marc 1, 40-45)
  13. Réflexion sur la fin d'un synode
  14. Foi et drames humains
  15. Encore Pierre et Paul
  16. Sainte Trinité
  17. Visitation de la Vierge Marie
  18. L'argent du Vatican
  19. Les Saints sans miracle
  20. Des rameaux au calvaire
  21. Repas de famille
  22. L’incroyable Passion
  23. Médaille
  24. Etre sel et lumière
  25. Pas de voix qui s'entende...
  26. Christ-Roi
  27. Un petit tour de toile
  28. "Vanité des vanités..."
  29. Les fils de Zébédée
  30. L’intelligence des Écritures
  31. L'homme seul
  32. À l’heure du triomphe
  33. Pardonner… Être pardonné…
  34. Réflexion d'avant Conclave
  35. Sur une Plage au bord d'un Lac
  36. Epiphanie: Qui sont ces mages d’Orient ?
  37. Jean Baptiste le Précurseur
  38. Le Christ Roi... Mais quel Roi?
  39. La veuve du temple
  40. Tradition
  41. Je te salue, Marie...
  42. Prophète dans son pays?
  43. Apôtre Thomas et Jésus ressuscité
  44. Carême de mon enfance... Je me souviens
  45. Question de guérison
  46. La brisure
  47. Les Martyrs de Pozuelo
  48. Espérance
  49. Pushing ball
  50. Matthieu 21:33-43
  51. Ces objets qui ont nourri notre prière
  52. Vers une foi active et responsable
  53. Quand la rencontre devient témoignage
  54. Le "miracle" d'Eugène de Mazenod
  55. La promesse qui rend vie
  56. Véritable Église Corps du Christ en laquelle je crois
  57. L'indispensable persévérance
  58. Faire connaître Jésus Christ... toute une entreprise!
  59. Église catholique et puissance… Mais, quelle puissance?

Adeline

Famille Denyse

Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Fleur champs Québec

Nature Canada


 

Libération Omar Khadr

Omar Khadr

Après 15 longues années, quelque chose a bougé dans la vie d’Omar Khadr… Impossible d'oublier son entrevue à Radio-Canada avec Anne-Marie Dussault et le visionnement des interrogatoires brutaux qu'il a subis pendant son incarcération.

Étonnement de voir un jeune homme très calme se présenter devant les caméras. Mme Dussault retient "qu'il est quelqu'un de très apaisé... Il ne se présente pas en victime, il prend la position de quelqu’un qui veut passer à autre chose. J’ai été frappée aussi par la façon dont il parle de ce qui lui a permis de survivre en prison, son pragmatisme, sa capacité de voir le bon côté des choses..."

"En entrevue, dit-elle encore, on essaie de gratter, de voir pourquoi il n’est pas davantage en colère. Il ne renie pas sa famille, il ne critique pas ceux qui s’opposent à ce règlement avec le Canada. Il espère seulement que les opinions vont changer à la faveur de la connaissance des faits de sa cause, et qu’un jour on va penser à lui comme autre chose qu’un tueur ou un terroriste."

Le gouvernement canadien a enfin reconnu le vice de forme qui l'a jadis conduit en prison, qu'il a été jugé en adulte sans tenir compte de ses 15 ans. Le voici en libération conditionnelle dans l'attente d'une comparution aux États-Unis. J'aimerais penser que la majorité des Canadiens se sont réjouis de cette décision accompagnée des excuses du Canada. Les nouvelles donnent à penser le contraire qui semble d'ailleurs amplifié avec 10 500 millions offerts en compensation à cette victime d'erreur judiciaire qu'est Omar Khdr.

L'argent ne pourra jamais lui rendre sa jeunesse perdue. Le devoir des Canadiens n'est-il pas d'applaudir à ce premier dénouement et de souhaiter bonne route au jeune homme enfin libéré ?

C’est une question de justice comme on en retrouve tout au long de l’évangile, dans la vie d chrétiens engagés tels Eugène de Mazenod et les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée que l’on dit «spécialistes des missions difficiles».  Une question de justice qui nous concerne tous…

Denyse Mostert, 2017-07-13

Haut


Célébrations estivales

Sanctuaire ND du Cap
Visitez le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Tout a commencé par l’arrivée officielle d’un été dont on se demande s’il est vraiment là !  Le 24 juin, à la Saint-Jean-Baptiste le Québec célébrait sa fête nationale. Même chose le 1er juillet pour le Canada. On fêtait la signature de l'Acte d'Amérique du Nord ou Loi constitutionnelle de 1867... Le début d’un pays. Bientôt viendra le 14 juillet des Français suivi de la fête nationale belge le 21. À Notre-Dame-du-Cap, a débuté le temps des pèlerinages dont la fête de l’Assomption du 15 août sera l’apothéose. 

Notre-Dame-du-Cap fait vraiment partie de mon histoire et de celle de ma famille. Sa construction commencée en 1955 à été inaugurée officiellement en 1964. Arrivés à Trois-Rivières un an auparavant, nous avions eu le temps d’en entendre parler et d’y assister à des offices qui sentaient bon Vatican II.  Les Missionnaires Oblats, on le sait, ont toujours été proches des gens. Pour l’émigrée de fraîche date que j’étais, leur attitude venait combler un besoin d’être écoutée en même temps que l’invitation à une relecture évangélique.  Les temps avaient changé.  Le prêtre devenait l’ami, le conseiller, en même temps que l’innovateur de changements qu’il a fallu un certain temps à comprendre. 

J’ai connu Notre-Dame-du-Cap dans l’effervescence post conciliaire.  Mes enfants ont chanté aux messes rythmées, de fil en aiguille des liens se sont tissés avec la Congrégation.  Sans trop savoir comment, je me suis retrouvée parmi les bénévoles à bénéficier d’une solide formation.

1995, Eugène de Mazenod était canonisé.  Inutile de décrire la ferveur de ces jours-là, ni la réponse enthousiaste à l’offre des pères désireux d’accueillir des Laïcs Associés. Bien sûr j’en étais.  Vingt-deux années à approfondir le charisme oblat, à donner du temps et de l’attention à ceux qui venaient au Sanctuaire mais aussi aux gens de notre entourage. 

Et la vie continue.  Associée un jour, associée toujours… Mon travail consiste à présent à faire connaître notre fondateur.  Sur le Net, par des capsules que j’envoie régulièrement aux Laïcs de la Province Notre-Dame-du-Cap et le témoignage que je m’efforce de donner à ceux qui vivent tout autour de moi.

Tout cela ne va pas toujours de soi.  C’est en fait un mode de vie pour lequel la persévérance chère à Eugène de Mazenod est parfois nécessaire !

Denyse Mostert, 2017-07-02

Haut


Fête-Dieu

C’était bien une fête que ces processions de jadis pour honorer le Saint Sacrement.  Rien n’y manquait. Ni les préparatifs tout au long du chemin qu’elles allaient emprunter, ni, le moment venu, l’assistance à cette marche à travers le village.

Les hommes y avaient vu.  Tôt le matin, ils étaient partis couper les branches qui allaient délimiter le parcours. Dans chaque maison, une fenêtre était ornée selon la dévotion de chacun. Tout était prêt pour la grande marche triomphale de ce dimanche matin.

Saint-SacrementLa procession s’avance selon un ordre soigneusement préparé. D’abord les groupes : Tiers-Ordre, Scouts, Louveteaux, Guides, Jeannettes, Croisés, Femmes rurales, et les incontournables marguillers.  Viennent ensuite l’ostensoir que notre curé serre sur la poitrine et les plus adorables petits anges que la terre ait portés.

On s’arrête au reposoir de la Place du Marché, notre Curé entonne le Tantum ergo que les fidèles reprennent avec ferveur.  Une courte litanie de louanges, et l’on se remet en marche.  La prière du chapelet accompagne les marcheurs.  De temps à autre, une marche militaire vigoureusement interprétée par la fanfare La Concordia vient couvrir les pieux Ave.   Je rentre à la maison remplie d’une ferveur qui va se poursuivre longtemps. 

Que reste-t-il de cette dévotion au Sacré-Cœur de jadis ?  Ne serait-ce pas une foi purifiée par laquelle l’Eucharistie retrouve toute sa signification.  J’aime ces paroles de Paul aux Corinthiens : «La coupe de bénédiction que nous partageons n’est-elle pas communion au sang du Christ ?  Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au corps du Christ ?» [1 Corinthiens 10:16.17]

Notre vie quotidienne en union avec Lui n’est-il pas le plus bel hommage que nous puissions offrir au Saint-Sacrement ?

Denyse Mostert, 2017-06-18

Haut


Festivités

Tribu Denyse

Hier c’était porte ouverte chez ma petite-fille. Bien sûr, cela faisait déjà une semaine qu’Adeline avait 10 ans.  Pas une raison pour ne pas recevoir ses « meilleures amies » à festoyer avec elle. 

En  plein après-midi, j’ai été kidnappée.  Pour me joindre à ce petit monde en liesse…  Que du bonheur dans les mines réjouies de six demoiselles partageant cadeaux et bons mots !

Elles étaient là toutes les six, se rappelant les bons moments de l’année scolaire qui achève et faisant des projets pour les vacances toutes proches.  Un mélange harmonieux de nationalités… Là, cubaines, africaine, colombienne, descendante de Belge et aussi de jolies québecoises formaient une assemblée des plus cosmopolites.  

Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la fête de la Sainte Trinité et son amour universel que nous fêtons aujourd’hui.  Me reviennent aussi ces paroles de Paul : « Tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3)  Et celles de Jésus : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. »  (Mathieu 11)

À mon tour je veux remercier le Seigneur pour la spontanéité de ces petites filles qui sentaient bon la joie de vivre et la confiance…

Denyse Mostert, 2017-06-11

Haut


Entre Ascension et Pentecôte

Canada

Bible ouverteIls avaient entendu parler de Jésus, sur son appel ils l’ont suivi, participé aux mouvements de foules venues l’écouter, à la joie des malheureux soulagés. Ils ont senti le dérangement des puissants et vu la situation se détériorer.  Avec lui, ils ont vécu l’angoisse, et le dernier repas nimbé de tristesse où il leur annonçait son départ… et qu’il resterait avec eux.

 Le Christ ressuscité s’est montré à eux à quelques reprises.  Puis « il est monté au ciel » disent les Écritures, Et les apôtres continuaient à regarder vers le ciel… entre Ascension et Pentecôte. Ils ne savaient trop à quoi s’attendre.  Certainement pas à voir leur peur se changer en audace pour proclamer le nom du Seigneur, pour crier haut et fort qu’il était vivant. 

Pour eux comme pour nous, la promesse du Christ s’était réalisée.  « - Vous aurez à souffrir… je serai avec vous… votre deuil se changera en joie. »  Comme eux, il nous envoie en mission : « - Allez, de toutes les nations faites mes disciples… »

Et nous sommes là avec notre désir de semer le bonheur en son nom, d’être des instruments de sa paix dans nos vies de tous les jours.   Quitte à payer le prix de nos audaces, confiants en ce Défenseur qu’il nous a envoyé.

Denyse Mostert, 2017-06-01

Haut


"Quand viendra le Défenseur"
(Jean 15)

« Quand viendra le Défenseur que je vous enverrai il vous rappellera toutes mes paroles. » (Cfr. Jean 15) En écrivant cela, quelques mots d’un psaume me viennent à l’esprit : Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entendent mais sur toute la terre en paraît le message. » (Ps 18)

 Etoile« Ah !  Si Jésus revenait sur terre ! » entend-on fréquemment.  Aujourd’hui je me rends compte que le Christ n’a en fait jamais cessé d’être présent à ma vie.

Dès avant ma naissance, il me protégeait.  N’est-ce pas lui qui a donné à mes grands-parents assez d’amour pour m’offrir une enfance heureuse ?  N’était-il pas présent dans l’immense solidarité des gens du village lors de la 2ième guerre mondiale ? Dans l’éducation soignée que j’ai reçue malgré les faibles revenus des miens ?  Dans le grand amour de ma vie rencontré alors que j’avais 17 ans et qui dure encore alors que Pierre est décédé depuis des années ? Dans mes quatre fils et leurs familles tellement présents dans ma vie ?  Et dans l’immense faveur qui m’a été donnée de rencontrer les Oblats de Marie Immaculée, et dans mon engagement à vivre le charisme d’Eugène de Mazenod ?

Jésus et son Évangile étaient là aussi lors des moments difficiles.  Que de fois ses paroles ont apaisé mes mouvements de colère, de rancune, m’incitant à la patience et au pardon, me donnant aussi le courage d’avancer quand la morosité menaçait de m’envahir… Oui, je peux affirmer que sans cesse le Défenseur nous rappelle les paroles du Christ toujours vivant.

Denyse Mostert, 2017-05-22

Haut


Vocation religieuse d’un enfant

Expérience vécue… J’ai entendu à plusieurs reprises des parents se désoler de la vocation religieuse d’un Eglise, Namibiaenfant.  – C’est malheureux, disaient-ils de le perdre après tous les efforts faits pour son éducation !  Comme si le fait de se consacrer au Seigneur signifiait entrer dans un monde spirituel où l’on plane au-dessus des problèmes bien concrets du reste des humains !

L’évangéliste Jean nous rapporte ces mots de Jésus : «Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et soyez  pour moi des disciples». (Jean 15)

Que de sagesse dans l’amour d’un Père qui nous rappelle la vocation missionnaire à laquelle nous sommes tous appelés ! Et quelle joie d’être à la fois enfants de Dieu, disciples du Christ et attentifs à la vie de nos frères et sœurs !

Denyse Mostert, 2017-05-17

Haut


Inondations au Canada…

Peut-on vraiment évoquer le grand dérangement d’une pluie abondante ?  Petite catastrophe si on pense aux conflits de toutes sortes qui ravagent l’humanité aujourd’hui !  Mais toutes choses ont leur importance et cela ne minimise pas l’inconfort de ceux qui doivent quitter leurs maisons menacées.

Inondations au CanadaArmée au secours

Voici les images que nous font voir les médias ce matin [dimanche, 07 mai 2017]. Des villes du Canada les pieds dans l'eau et des militaires au secours des sinistrés... Ne voilà-t-il pas qui démontre que les forces armées sont aussi très importantes au point de vue pacifique ? Et que la vie serait bien plus belle si les puissants de ce monde le comprenaient et agissaient en conséquence. La force pourrait alors se mettre pleinement au service du bien ! Bien sûr, on peut appeler cela un rêve en couleur. Et pourquoi pas ? Si on y pensait chacun dans son milieu, cela pourrait changer bien des choses...

Une attitude qui rappellerait le Bon Samaritain de l’évangile !

Denyse Mostert, 2017-05-07

Haut


Pèlerins de tous les temps...

Disciples d'EmmaüsCes hommes tristes sur le chemin d’Emmaüs (cf. Luc 24, 13-35), n’est-ce pas un peu nous ? Rien n’avait marché comme ils le pensaient. On avait mis à mort un jeune homme dont le seul crime avait de faire le bien et dénoncer l’injustice. Ils ont fait le chemin de Jérusalem à Emmaüs en compagnie d’un voyageur à qui ils ont dit leur désarroi. Celui-ci s’est mis à leur parler des Écritures et des prophètes. Il les a qualifiés « d’esprits lents à croire ».

Le soir tombé, leur compagnon de route est resté avec eux. C’en est fini des grands discours. Il se joint au repas, tout simplement. Les yeux des disciples s’ouvrent alors. "Ils reconnurent le Seigneur à la fraction du pain..." raconte alors l’évangéliste Luc.

Quelle leçon ! Un morceau de pain rompu et partagé a réalisé ce que les enseignements sur la route n’avaient pu faire ! Ils ont alors reconnu le jeune Galiléen et son message de s’aimer les uns les autres « en esprit et en vérité ». N’est-ce d’ailleurs pas à travers le partage quotidien que nous devenons témoins crédibles de Jésus ressuscité ?

Denyse Mostert, 2017-04-20

Haut


Aveugle de Siloé
(Jean 9.1-41)

Piscine de Siloé
(Piscine de Siloé - Photos Google)

Ne sommes-nous pas tous cet homme à qui Jésus a rendu la vue? [Lire texte complet]. Dans cet épisode de Jean, il y a un mendiant aveugle de naissance.  Et une question des disciples à Jésus : « Qui a péché, lui ou ses parents pour qu’il soit né aveugle ? » (v2). Il s’agit ici d’une perception répandue qui veut que toute faute soit héréditaire. Qu’elle doit être expiée par le coupable ou l’un de ses descendants… 

Idée fausse que des prophètes de l’Ancien Testament ont récusée.  Ainsi le prophète Ézéchiel. (18.2) – « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d'Israël: Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? »  Poser la question, c’est déjà y répondre et Jésus à son tour ouvre les yeux de ses disciples : - « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. » (v3),  « Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle » (v6), raconte Jean. Geste étonnant que nous ne tenterons pas d’expliquer parce que…

Parce que la suite est plus étonnante encore.  Probablement la rumeur accompagnant Jésus est-elle arrivée jusqu’à l’aveugle… Sur l’ordre de Jésus « Va te laver à la piscine de Siloé » (v7), on le voit alors se rendre docilement à la piscine de Siloé et s’y laver les yeux.    Mais tout de même !  Obéir ainsi à un ordre bizarre demande une certaine foi !   Et même une foi certaine dont je me demande si je l’aurais eue.  Car, comme bien du monde, j’aime généralement passer à l’action en toute connaissance de cause.

Jésus et aveugleQuant à l’aveugle, continue l’évangéliste « quand il revint, il voyait » (v7). Pas besoin d’expert pour corroborer la guérison.  Il s’agit d’un mendiant bien connu de l’entourage.  Et les commentaires fusent de partout.  Il ne peut alors que raconter sa rencontre avec Jésus.  Jusqu’au moment, où, énervé par les questions insidieuses et insistantes des pharisiens, il leur demande avec un brin de malice : « Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » (v27)  Et continue avec simplicité : - « Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce… Il m’a ouvert les yeux.  Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » (v31.33) Cela se passait aux abords du temple. Bouche cousue, les contestataires le jettent dehors.

De cet épisode tellement riche de l’évangile de Jean, je retiendrai particulièrement la tendresse de Jésus pour les plus pauvres.  Comment il porte attention au pauvre homme qui mendiait son pain. Et comment, alors que celui-ci guéri « revient au Temple » Jésus le cherche,  s’en fait reconnaître et l’amène ainsi à comprendre l’œuvre de Dieu dans ce qui vient de se passer.

Ce qui m’amène à trouver une certaine analogie entre cet épisode et nos propres vies...  À reconnaître que notre histoire n’aurait pas été la même sans la protection constante de Dieu-avec-nous. Dieu qui donne le courage d’un quotidien où il faut parfois lutter, parfois même pour survivre… Dieu sans qui tant de dénouements de situations, tant de pardons à prime abord impossibles ne pourraient se produire.  Dieu en qui nous avons, comme le mendiant de Siloé, de solides raisons de croire.

Denyse Mostert, 2017-04-18

Haut

© 2011 Ayaas.net: Religieux africain du troisième millénaire - Page web perso de jb musumbi, o.m.i. - Webmaster