Nous sommes le 22/10/2018 et il est 22h36 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Un regard de foi sur la vie
(Denyse Mostert)

Ce 22/10/2018, vous êtes chez Madame Denyse Mostert. Après une édifiante contribution intitulée "Méditation sur une méditation missionnaire" elle propose, sur cette page web, son regard de foi sur la vie. Il s’agit d'une expérience personnelle de foi, une foi qui se réfère à l’Évangile. Pour les disciples du Christ, "la foi n’est point foi morte, coupée de l’action, mais foi vivante, génératrice d’œuvres". Une foi active, qui sait s'exprimer: "Oui, l'Église m'est très chère, ce qui ne m'empêche pas de lui trouver comme on dit ici [au Québec] 'des coches mal taillées'", affirme Denyse, laïque associée aux missionnaires OMI. Ci-dessous ses articles de haut intéret spirituel.


  1. Ordination épiscopale
  2. Thomas l'incrédule courageux
  3. D'année en année: la Grande Semaine
  4. Engagement, un certain 17 février
  5. Marc 1,21-28: Jésus redonne espérance
    et joie de vivre
  6. Porter la Bonne Nouvelle
  7. "Jamais plus nous n'irons loin de toi"
  8. Marie, Immaculée Conception
  9. "Des pasteurs selon mon coeur"
  10. Demande de Pardon
  11. Vignerons malhonnêtes
  12. Serviteurs inutiles???
  13. Ouragan Harvey: Dieu et migrants
  14. Ces nouvelles qui nous font réfléchir
  15. À la recherche d'Amour
  16. Te dire MERCI
  17. Lutte contre la corruption
  18. Son nom est Charlie GARD
  19. Les grands voiliers
  20. Libération Omar Khadr
  21. Célébrations estivales
  22. Fête-Dieu
  23. Festivités
  24. Entre Ascension et Pentecôte
  25. "Quand viendra le Défenseur" (Jean 15)
  26. Vocation religieuse d'un enfant
  27. Inondations au Canada
  28. Pèlerins de tous les temps
  29. Aveugle de Siloé
  30. Une rencontre imprévue m’avait rendu la paix
  31. Lépreux guéri par Jésus (Marc 1, 40-45)
  32. Réflexion sur la fin d'un synode
  33. Foi et drames humains
  34. Encore Pierre et Paul
  35. Sainte Trinité
  36. Visitation de la Vierge Marie
  37. L'argent du Vatican
  38. Les Saints sans miracle
  39. Des rameaux au calvaire
  40. Repas de famille
  41. L’incroyable Passion
  42. Médaille
  43. Etre sel et lumière
  44. Pas de voix qui s'entende...
  45. Christ-Roi
  46. Un petit tour de toile
  47. "Vanité des vanités..."
  48. Les fils de Zébédée
  49. L’intelligence des Écritures
  50. L'homme seul
  51. À l’heure du triomphe
  52. Pardonner… Être pardonné…
  53. Réflexion d'avant Conclave
  54. Sur une Plage au bord d'un Lac
  55. Epiphanie: Qui sont ces mages d’Orient ?
  56. Jean Baptiste le Précurseur
  57. Le Christ Roi... Mais quel Roi?
  58. La veuve du temple
  59. Tradition
  60. Je te salue, Marie...
  61. Prophète dans son pays?
  62. Apôtre Thomas et Jésus ressuscité
  63. Carême de mon enfance... Je me souviens
  64. Question de guérison
  65. La brisure
  66. Les Martyrs de Pozuelo
  67. Espérance
  68. Pushing ball
  69. Matthieu 21:33-43
  70. Ces objets qui ont nourri notre prière
  71. Vers une foi active et responsable
  72. Quand la rencontre devient témoignage
  73. Le "miracle" d'Eugène de Mazenod
  74. La promesse qui rend vie
  75. Véritable Église Corps du Christ en laquelle je crois
  76. L'indispensable persévérance
  77. Faire connaître Jésus Christ... toute une entreprise!
  78. Église catholique et puissance… Mais, quelle puissance?

Adeline

Famille Denyse

Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Fleur champs Québec

Nature Canada

Fleur champs Québec


 

Ordination épiscopale

Olivier Tremblay

J’ai devant moi, la photo d’un prophète de notre temps : Pierre-Olivier Tremblay, o.m.i. à présent évêque auxiliaire du diocèse de Trois-Rivières. Dimanche, le 22 juillet 2018 se déroulait la célébration épiscopale à la Basilique Notre-Dame-du-Cap, il y avait foule.

Malgré mon grand désir, je n’ai pu m’y rendre, comme bien d’autres personnes d’ailleurs.  Pas besoin de trop s’appesantir  sur ce manque alors que nous avons pu vivre en direct la cérémonie offerte par une vidéo transmise par YouTube. Gloire au Seigneur qui a donné aux humains l’intelligence nécessaire à la réalisation de ce grand moment. Reconnaissance pour tous ceux qui ont collaboré à nous le présenter.

Je n’ai pu m’empêcher d’établir un parallèle avec deux Oblats : Eugène de Mazenod, devenu évêque de Marseille et Pierre-Olivier acceptant la charge d’évêque auxiliaire de Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières.  Voici deux Oblats hors du commun.  Eugène le fondateur des Oblats de Marie-Immaculée et Pierre-Olivier, recteur de  Notre-Dame-du-Cap, deux missionnaires qui acceptent la nouvelle charge diocésaine en dépit des difficultés de leurs époques respectives.   Saint Eugène et Pierre-Olivier, deux prophètes pour notre époque. 

La devise du nouvel évêque commence par ces mots empruntés à l’évangile de Luc : « Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé… » (Luc 12-40) Des mots faits sur mesure pour le jeune Oblat que je connais et qui résument admirablement la vocation du Missionnaire.

Eugène et ses Missionnaires se sont engagés dans le « tout pour  Dieu ».  La photo illustrant ces propos est un des moments forts de la cérémonie alors que nous y voyons Pierre-Olivier s’avançant seul vers l’autel… Mille et même deux milles mots sont impuissants à décrire l’engagement magnifique avec la richesse d’amour qui l’aidera à traverser les périodes difficiles.  Avec notre reconnaissance et le ferme propos de travailler ensemble à la Moisson.

Denyse Mostert, 2018-07-26

Haut


Thomas l'Incrédule courageux

imgThomas

Qui ne connaît ce Thomas incrédule dont il nous arrive de penser bien du mal ? Comment, il avait suivi Jésus tout au long de son périple, avait été aux premières lignes pour écouter les enseignements du Maître, et assisté à des guérisons pour le moins étonnantes, et le voici qui joue encore à l’incrédule !

Le verbe est inadéquat car je doute qu’il « joue » à se donner l’allure d’un homme à qui on ne la fait pas. Je pencherais plutôt que, pour Thomas, la coupe était pleine. Tant de choses extraordinaires ont eu lieu alors qu’il suivait Jésus, mais là, on dirait que la résurrection a dépassé le bon sens du croyant.

On peut avancer que la résurrection du Maître dépasse aussi la foi du disciple. Se pourrait-il que ce dernier ait vu dans cette apparition le moment ou jamais de se délivrer d’un doute qui le taraudait depuis longtemps ? Et qu’en homme droit, il saisit l’occasion ?

On a parfois des réticences à partager des idées divergentes de notre entourage. Et puis soudain, l’Esprit Saint, tout autant que l’irrépressible besoin de tirer la chose au clair, nous habite. Ainsi me suis-je retrouvée quelques fois au sacrement de pénitence, ou encore en train de me confier à une personne sûre. 

Comme Thomas au milieu des siens, j’ai connu des hésitations. Comment ma question serait-elle être perçue par dans le monde des croyants ? Va-t-on m’exclure de l’assemblée de ceux qui croient ? Comment vivre alors mes rapports à Jésus ? Il s’agit bien là du « respect humain, d'abord employé dans le vocabulaire de la morale chrétienne pour désigner le souci, souvent jugé excessif, que l'on a du jugement et de l'opinion des hommes.» (*) 

Une phrase de mon correspondant Jacques LaroseJm’a frappée ce matin. « En doutant et en touchant, écrit-il, Thomas est devenu témoin de la réalité de la Résurrection du Christ. Ainsi, l'incrédulité de Thomas a été plus avantageuse pour notre foi que la foi des disciples qui ont cru. » 

Qu’on se le dise !

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
(*) https://fr.wikipedia.org/wiki/Respect_humain

Denyse Mostert, 2018-07-4

Haut


D'année en année: la Grande Semaine

Dernière Cène

Les jours d’après Noël se sont envolés à tire-d’aile.  La nature laisse apparaître mille et un signes qui ne peuvent tromper.  Au Québec, les bancs de neige diminuent à vue d’œil, les promeneurs envahissent les rues et les fenêtres s’ouvrent pour accueillir la brise nouvelle. La Semaine Sainte est là avec ses trois jours portant le mémorial de ce qui s’est passé, un jour lointain, en Galilée.

Depuis toujours, le Jeudi Saint représente pour bien des croyants un jour spécial. Celui de toutes les peurs et de toutes les générosités. Celui où Jésus, traqué de toutes parts, se réfugie au Cénacle avec ses disciples pour y prendre ensemble le repas de la Pâque juive.

Ce ne sera pas l’histoire d’une fuite qui y sera célébrée mais celle du plus grand don que la terre ait porté. Ce jour-là, où, pour Jésus et ses disciples, les menaces se font de plus en plus précises. Jésus souffre, Jésus a peur. Une peur bien réelle car il est vrai homme. Au Cénacle, il livrera à ceux qu’il appelle ses amis un message où l’Amour l’emportera sur la détresse.

À tous ceux-là il dira : « Ceci est mon corps, et encore, souvenez-vous » Les disciples recevront ainsi l’assurance que leur Maître vivra, qu’il leur faudra comme lui passer par bien des moments difficiles mais qu’avec la force de l’Esprit, ils deviendront les Messagers de celui qu’ils ont vu cloué sur la croix. C’est à la fois simple et beau. Parce qu’ils ont reconnu que cet homme à qui ils se sont attachés était bien « celui qui passait en faisant le bien », leur cœur les enverra ailleurs.  En Galilée et partout où des gens souffrent.

C’est aussi l’habituelle histoire des riches de toutes sortes qui craignent pour leurs biens, des maîtres qui ne voient dans leurs serviteurs rien d’autre que des « moyens » d’entasser davantage encore de cette fortune bien souvent acquise au moyen de procédés illégaux.

Le Pape François mentionne “ une autre “Galilée”, une “Galilée” plus existentielle, celle que nous serons appelés à vivre jour après jour. Il y aura des moments difficiles. Certains disciples iront pour cela jusqu’au sacrifice extrême. D’autres assumeront au quotidien ce don reçu du Seigneur. Mais tous, en contemplant la Croix du Golgotha garderont au cœur la Parole du Seigneur : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Denyse Mostert, 2018-03-29

Haut


Engagement, un certain 17 février

Notre-Dame-du-Cap

C’était en 1995. Tout a commencé avec la canonisation du fondateur des Oblats de Marie Immaculée. 17 février 1826, accomplissement des vœux les plus chers d’Eugène de Mazenod, action de grâce des Missionnaires de Provence devenus les Oblats de Marie Immaculée.

Tout est là dans cette dénomination. Leur oblation maintenant confirmée, les missionnaires la vivront sous le patronage de Marie, la mère qui a elle-même tout sacrifié pour que soit écouté le message de son fils. Ils connaîtront des moments de joie intense et d’autres où ils auront à marcher sur des chemins difficiles. Ce sera le temps de renouveler leur ”fiat” avec Marie et, comme elle l’a fait, de la marche en avant soutenue par une foi sans limite.

À chaque année nous, les Associés [aux O.M.I.], renouvelons notre engagement. Avec chaque fois la même reconnaissance et toujours le désir de faire connaître l’Évangile là où nous vivons.

Comme les Oblats, nous vivrons dans les mêmes dispositions. Chacun dans son milieu de vie mettra toutes forces au service de cette Église qui continue à « faire connaître et aimer Jésus Christ » comptant fermement qu’avec l’aide de Dieu, ils feront découvrir à d’autres un Bonheur dès à présent disponible.

Impossible ce programme ? Nullement. Il suffit pour cela de garder en soi les valeurs inépuisables de l’Évangile. Celles de l’amour de ce Dieu qui nous veut ses enfants. Tant de personnes qui ne savent souvent vers quoi, ou plutôt vers qui se tourner comprendront en nous voyant qu’une vie ensemble, dans la bonne entente leur est offerte.

Il suffira pour cela « d’être ce que nous sommes » tout comme Marie est demeurée la femme qui a accompagné son Fils jusqu’au Calvaire. Un « fiat» de chaque moment de notre existence, parsemé de bonheur et de difficultés. Et, dans les heures noires où nous aurons le sentiment de travailler pour rien, cultiver en nous la confiance qui pousse en avant. Le partage communautaire portera alors ses fruits.

Denyse Mostert, 2018-02-18

Haut


Marc 1,21-28: Jésus redonne espérance
et joie de vivre

« Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm » nous raconte Marc.  Partout où il passe, sa renommée le précède.  Il annonce la Parole de Dieu, écoute et guérit. Des disciples l’accompagnent pour le seconder dans sa mission.  Le petit groupe ne peut passer inaperçu.  Certains esprits chagrins se risquent à dire que rien ne peut sortir de bon de Nazareth, et que d’ailleurs Jésus n’est que fils d’un simple charpentier.  Quoiqu’il en soit, Jésus est un homme fidèle à la religion de ses pères.

compassionCar Marc précise qu’une fois rendu à Capharnaüm, il se rend à la synagogue et que bien des gens accourent sur son passage pour l’entendre ou encore en espérant une guérison.  Aujourd’hui dans la synagogue de Capharnaüm, un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se met à invectiver Jésus. « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu. »

On entend rarement parler de personnes possédées dans notre monde d’aujourd’hui.  Il existe par contre des gens  atteints dans leur intégrité physique ou encore victimes de maladie mentale et de dépression qui fait voir tout en noir. Comme l’homme de Capharnaüm il peut s’en trouver d’une aigreur telle qu’ils adressent des reproches à Dieu qui pourtant pourrait les guérir : « Si Dieu existait, il ne permettrait pas tout cela ! », disent-ils. Et ils vont alors se flatter d’athéisme…
(Image: www.cursillos.ca)

Ceci peut nous ressembler. Dans des moments de découragement, les mêmes pensées nous ont peut-être assaillis.  Rien ne va plus, la vie paraît sans goût, l’attention aux autres diminue, rien ne semble devoir faire retrouver l’élan perdu.

Il suffit le plus souvent de nous approcher de Jésus avec notre fardeau« Silence ! Sors de cet homme… » a dit le Seigneur à l’esprit mauvais qui habitait le possédé de Capharnaüm. Et il peut aussi faire éclater sa miséricorde pour nous, effacer les pensées anesthésiantes qui nous paralysaient et réveiller en nous le goût d’aimer.

Jésus sauve. Témoins d’amour et de pardon, nous ne pouvons que remercier le Seigneur et aller proclamer au monde comme il est bon.

Denyse Mostert, 2018-01-18

Haut


Porter la Bonne Nouvelle

Psaume 39

« ALLEZ, JE VOUS ENVOIE PORTER LA BONNE NOUVELLE… »
(Robert Lebel)

Il existe des mots qu’on a répétés quasi machinalement au cours de nos vies.  Et puis tout d’un coup, ils attirent notre attention, ils s’accrochent et nous découvrent la perle qui nous attend depuis toujours. Ainsi ce texte de Marc. Jésus est en tournée triomphale, il aime, il enseigne, il guérit. On vient lui dire : « Tout le monde te cherche ». Jésus répond : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » (Marc 6:4)

Tout en réalisant la grandeur du message, je ne peux m’empêcher de le trouver difficile à vivre. Je pense aux [missionnaires] Oblats et à tant de croyants qui acceptent de se déraciner parce qu'on a besoin d'eux ailleurs. Des missionnaires généralement connus et aimés dans leur milieu… il leur faut laisser un ministère qui fait leur joie, des amitiés devenues solides au fil des jours et des cheminements augurant la découverte d’une Joie tournée vers l’Évangile. Sans doute vivent-ils le regret de laisser inachevé le chantier de la Mission où ils ont travaillé. Certainement sont-ils heureux de pouvoir continuer à « faire connaître et aimer Jésus Christ » là où ils seront.  Ce qui n’enlève pas la difficulté du renoncement.  J’admire ces personnes qui ont compris le dérangement comme une mission neuve à vivre là où ils sont envoyés. Avec ce que cela implique d'habitudes, de compagnons parfois même un langage nouveau auquel s'adapter.

En fait, nous sommes tous appelés à la mission. Elle se trouve là où nous sommes, dans notre milieu, notre ville et dans la manière de 2018 d’envisager la vie sous un angle si différent de nous.  On sait d’expérience que « nul n’est prophète dans son pays », (Marc 6.4) et qu’il est parfois ardu de porter le message chrétien là où nous vivons. Partout, dans notre maison, notre milieu, il nous faut faire face à la mentalité d'aujourd'hui... Je pense ici à cette rage de faire disparaître les crucifix, aux religions frappées d’ostracisme et aux répressions sanglantes un peu partout dans le monde.  Sans oublier l’humour douteux et les moqueries éhontées qui fourmillent dans notre monde moderne.

« Allez vers les périphéries » disait notre pape François en un langage semblable à la parole de Jésus.  Avec le psalmiste, nous pouvons répondre: « Me voici, Seigneur, pour faire ta volonté. » (Ps 39)

Denyse Mostert, 2018-01-10

Haut


"Jamais plus nous n'irons loin de toi"

iCiel bleu

« JAMAIS PLUS NOUS N’IRONS LOIN DE TOI », dit le Psaume 80. Dans la prière, et les célébrations on prend facilement conscience de nos manquements, mais qu’en est-il dans la réalité ?

Il m’arrive de penser à une maxime bien connue : « Quand je compare, je me console. » Effectivement, si je pense aux guerres, à la corruption, aux manques de respect etc., je ne peux m’empêcher de trouver bonne la vie que je mène. Par contre, si j’évoque ceux-là qui se dévouent auprès des pauvres, des malades et autres bienfaiteurs de l’humanité, je peux trouver ma vie et celle de bien des gens « ordinaires » banale et sans grande importance.

Il me faudrait peut-être me pencher sur leur quotidien pour y découvrir la fidélité vécue au jour le jour. On peut appeler ainsi les attentions envers ceux qui ont besoin de confier bonheurs et/ou peine, le petit geste gratuit qui nous fait oublier nos aises, le bonjour à ceux que nous « n’aimons pas assez » comme dit la liturgie, l’acceptation de « venir prendre un café » alors que le temps nous paraît insuffisant pour tout ce que nous avons à faire, le coup de téléphone à quelqu’un qui n’aura rien à dire, et j’en passe… Comme le mot désagréable retenu, le sourire donné alors que le cœur est lourd et tant d’autres moyens de faire comprendre aux autres qu’ils sont importants pour nous. À une époque où les esprits forts se font une gloire de rejeter foi et religions, on peut aussi parler de notre fidélité à suivre les enseignements de l'évangile.

Tout cela ne sera jugé qu'avec l'Amour. Avec au bout du compte la paix d’avoir répondu de notre mieux aux événements de tous les jours. Sans toutefois oublier le côté sombre toujours présent au fond de nous, celui qui nous fait demander avec le psalmiste : « Que ta main soutienne ton protégé… »

Denyse Mostert, 2017-12-17

Haut


Marie, Immaculée Conception

Immaculée« QUE SOY ERA L'IMMACULADA CONCEPCIOU »
Elle s’appelait Bernadette Soubirous. Elle est témoin d’une apparition de la Vierge, la première d’une longue série. Le jeudi 25 mars, 16ème apparition, la dame se fera connaître par ces mots "Que soy era l'immaculada Concepciou".

Le 8 décembre 1854, Pie IX déclarera Marie préservée du péché originel dès sa naissance. En 1868, paraissait le livre de Henri Lasserre, intitulé Notre-Dame de Lourdes6, qui connaît un grand succès et est traduit en 80 langues. En 1869, le pape Pie IX écrira une lettre à l'auteur pour l'en féliciter, reconnaissant ainsi implicitement ces apparitions

Tous les 8 décembre nous fêtons l’Immaculée et nous relisons invariablement l’évangile de Luc. « L’ange Gabriel fut envoyé à une jeune fille nommée Marie » (Luc 1) raconte-t-il et le récit se termine avec le départ du messager.

Des mots qui, depuis longtemps, ont alimenté ma réflexion. Que de la stupeur devant cette fin aride ! Marie qui vient de recevoir l’incroyable annonce, et a été proclamée « bénie entre les femmes », qui ne comprend rien au destin annoncé par l’ange, reste maintenant seule avec ses incertitudes. Ceci me fait penser à ces moments dans ma vie où je ne sais comment faire face à des événements qui me semblent trop grands pour moi.

Comment Marie a-t-elle vécu ce départ de l’ange ? L’Évangile nous montre la jeune femme pressée de partager son bonheur avec Élisabeth pour bénir le Dieu de ses pères et sa promesse. Pas de rupture chez Marie. Elle est maintenant la femme complète qui accepte le dessein divin sur elle tout en vivant la foi de ses ancêtres.

Les écritures nous la montrent encore comme une femme parmi tant d’autres, qui va s’inquiéter quand l’adolescent ne rentre pas à la maison, qui va tenter de voir Jésus au milieu de la foule et qu’on va retrouver au Calvaire, brisée mais debout au pied de la croix… Là, elle va se signaler par son pardon à ceux-là même qui n’ont pu rester avec son fils au moment opportun. En mémoire de Jésus, elle acceptera de se réunir avec eux pour prier.

Des faits qui disent long sur la foi de Marie. Des attitudes tout ordinaires qui, plus que des mots, montrent la foi de celle qui a compris l’amour d’un Dieu-toujours avec elle. Comme il l’est d’ailleurs pour chacun de nous à qui rien n’est demandé au-dessus de nos forces.

Denyse Mostert, 2017-12-09

Haut


"Des pasteurs selon mon coeur"

Commission vérité réconciliation Canada

L’information circule… journaux, médias, réseaux sociaux en parlent.
----------------------------------------------------------------------------

Au Centre communautaire de Maliotnam dans le cadre de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, des femmes innues ont témoigné contre un Missionnaire Oblat accusé de délits sexuels. Le P. Alexis Joveneau « aurait agressé sexuellement des femmes et des jeunes filles de la communauté innue auprès de laquelle il a vécu durant près de quarante ans, de 1953 jusqu'à son décès en 1992. »

La Congrégation n’a pas tardé à donner un avis, invariable lorsqu’il s’agit de délits de ce genre. ««Les Oblats sont profondément préoccupés et affligés suite aux témoignages entendus à l’occasion de cette enquête et souhaitent que toute la lumière soit faite sur ces événements», a fait savoir, par communiqué, la direction des Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée, une congrégation religieuse active auprès d'un grand nombre de communautés autochtones du Nord du Canada et du Québec. »

Cela me touche doublement. En premier parce que Alexis Joveneau était d’origine belge. Et surtout comme Associée aux Oblats de Marie Immaculée. En bien des années, j’ai eu l’occasion d’apprendre la vie du fondateur Eugène de Mazenod et d’être proche de religieux s’efforçant de vivre conformément à leur vocation.

Avec les Oblats et tant de chrétiens, je désire la lumière sur des agissements de ce genre. Pour que justice se fasse, que les victimes puissent se libérer d’un silence trop pesant, pour qu’un encadrement adéquat empêche désormais qu’une telle situation se perpétue… Et pour que les prêtres s’efforcent de rendre réelle cette parole : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur, ils vous conduiront avec intelligence et sagesse. » (Jérémie 9 :15)

Denyse Mostert, 2017-12-01

Haut


Demande de Pardon

Trudeau

Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada a présenté les excuses tant attendues par de nombreux anciens élèves des pensionnats autochtones de Terre-Neuve-et-Labrador.  On l'attendait cette demande de pardon ! Tout le monde semble-t-il, devrait en être heureux... sauf bien sûr les pessimistes invétérés qui trouvent que cela ne changera rien à la situation.

On ne peut en effet effacer des souvenirs de ce genre. Tout au moins peut-on prendre conscience que les gouvernements d'aujourd'hui veilleront à laisser à chacun la liberté de vivre selon leurs traditions.  Non pas en éloignant d'une pichenette toute responsabilité actuelle mais en élaborant ensemble un plan de justice pour tous. Voici le moment d'appliquer les beaux principes de collaboration dont on parle tant.

La tendance générale serait bien entendu de juger durement une déclaration que ne suivrait aucun effet. On peut penser à des mots qu’on entend souvent. « On se rappelle et on déjeune », disait Obélix le célèbre Gaulois des BD d’Astérix.  Connaissant son appétit insatiable, on peut penser qu’il n’hésiterait pas à donner suite.

Un peu moins sûr au sujet de certaines phrases-type employées fréquemment. En exemple le « On va se revoir » qui, sur le moment même peut exprimer le désir de ne pas laisser se perdre des contacts que nous apprécions.  Que penser aussi des belles résolutions prises au moment dans la prière et qui s’évaporent une fois rentré chez soi ? On peut dire qu’il s’agit de cas de figure que la vie de tous les jours fait vite rentrer dans l’oubli.

Comme dans la parabole de la « Paille et la Poutre » il m’est demandé d’évaluer vraiment mes comportements avant de poser des jugements trop rapides… Sagesse de l’Évangile, qui a su traverser le temps pour en arriver jusqu’à nous !

Denyse Mostert, 2017-11-25

Haut


Vignerons malhonnêtes

Matthieu (21,33-43) - Voici bien un récit qui peut s’appliquer à toutes les époques.  Il est question du propriétaire d’un domaine.  Riche, puisqu’il pense à partir en voyage.  On peut se demander s’il prend de vraies vacances ou bien s’il s’en va négocier ailleurs d’autres affaires.  Une précision qui ne regarde généralement que lui, cependant on sait l’intérêt que suscitent les riches de toutes sortes.  On aime savoir, on peut ainsi juger, et pas toujours à l’avantage de ces bien-nantis.  Pas évangélique comme réaction ! Parce que dans bien des cas, ils ont mérité une fortune bâtie à la force de leurs bras. 

VigneAinsi dans l’évangile d’aujourd’hui : « Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. » On peut certes envier son succès mais admirer aussi l’effort qu’il a fourni lui-même.  Comme on peut comprendre qu’il prenne toutes les précautions nécessaires pour que son domaine continue à prospérer pendant son absence.  Logique aussi qu’au « moment de la vendange, il envoie ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. »  Mais là, rien ne va plus.  Matthieu raconte. Les vignerons « se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. »  Il décide finalement d’envoyer son fils, le pensant à l’abri des mêmes représailles.  On sait le triste sort qui lui a été réservé.

Pour faire comprendre la suite de cette histoire, Jésus demande ce qu’en pensent les personnes présentes.  Réponse claire et nette : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »

Leur Maître ira alors d’une pédagogie sans faille. « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire… Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. »

Un conseil magistral.  Voir la réalité telle qu’elle est et non comme nous aimerions qu’elle soit. Ne pas rendre pour acquis des choses qui ne nous appartiennent pas. Réaliser que nul n’est parfait. Et donc éviter de nous endormir dans un confort spirituel susceptible de nous faire croire que le Salut nous appartient déjà.

Ne voilà-t-il pas le cheminement que Dieu nous invite à vivre ?

Denyse Mostert, 2017-10-04

Haut


Serviteurs inutiles ???

Denyse Mostert

Dans l’évangile de Luc, on peut lire : « Nous sommes des serviteurs inutiles.  Nous avons fait ce que nous devions faire ».  Des locutions à bien réfléchir pour en trouver la portée véritable. Prises au sens littéral, elles peuvent se trouver en conflit avec notre manière d’envisager les choses. En s’en tenant uniquement à la lettre, on peut s’exposer à de la frustration et se priver des richesses d’un texte soigneusement réfléchi.

J’avoue avoir eu de la misère à accepter vraiment ces paroles concernant le serviteur inutile.  J’y voyais une contradiction d’avec les enseignements de Jésus et une aberration pour ceux qui vivent au mieux quotidien et préceptes évangéliques. 

M’en reportant à la vie d’il y a 2000 ans dans le pays du Sauveur, j’ai mieux compris leur sens.  « Il faut se rappeler que cette analogie est tirée de la société d’alors où l’esclave devait suivre inconditionnellement les volontés de son maître. » (*)

Tout de même loin de l’idée contemporaine sur ceux qui sont au service des autres ! De tous temps il y a eu des bien nantis et ceux qui gagnaient leur vie en travaillant pour eux.  En exemple mes parents qui ont vécu pendant 15 ans mon père comme majordome et maman comme le cordon bleu qu’elle avait toujours voulu être. Toutes ces années, j’ai été témoin des accrochages inévitables dans les relations de travail mais aussi de la considération des maîtres et de la fierté de mes parents devant une tâche bien accomplie.

Question donc d’époque et de continents. Question de se bien pénétrer de la manière dont Jésus instruisait ses contemporains.  De toujours se rappeler qu’il prônait l’amour et la justice pour tous.

(*)/www.entretienschretiens.com/  

Denyse Mostert, 2017-09-05

Haut


Ouragan Harvey: Dieu et migrants

migrants

Tornade puis ouragan, Hervey continue à semer la désolation aux États-Unis.  Houston inondée, des milliers d’habitants à la recherche de l’endroit sûr – et sec – où survivre. Ailleurs on assiste à un autre genre de migration.  Des gens « sans-papiers » fuyant les fureurs du président Trump. Dans un cas comme dans l’autre, une immense détresse et des mécanismes mis en place pour les accueillir au mieux.

Une situation qui me ramène comme malgré moi au psaume 144.  « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, et le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui? »  C’est beau, ils parlent de gratitude devant les bienfaits de Dieu.  Toutefois, devant les situations que nous connaissons, peut-on dire que le Seigneur prend effectivement soin de ses enfants ? Garde-t-il en réserve quelque manière de venir au secours des siens ?  Où est-il alors que l’humanité souffre ?  Se manifestera-t-il un jour ?

Ceci peut ressembler à une accusation envers Dieu. Comment survivre devant le déchaînement des forces de la nature ?  Comment empêcher un chef d’état de jeter sur les chemins ceux-là qui ne demandent qu’à recevoir le statut qui leur permettra de vivre et de travailler sereinement ?

On peut continuer longtemps dans la même veine sans résultat satisfaisant.  Peut-être faut-il revenir à la réalité d’aujourd’hui avec ses souffrances et ses terreurs proches du désespoir.  On y découvrira les grands efforts déployés pour venir en aide aux victimes de Harvey.  À nos frontières, les migrants américains trouveront la solidarité qui va parer au plus pressé.

houston

Mais où donc est Dieu dans tout cela ?  Dans la nature soudain hostile ? Dans l’incroyable dureté de ceux qui ne craignent pas de chasser tant de personnes de leur pays ?  Certainement pas. 

Pour ma part, je choisis la foi qui me dit que Dieu est présent dans les multiples efforts pour apporter l’aide possible à ceux qui vivent des situations troublantes. Ceci me ramène directement à l’amour évangélique.  « Aimez-vous les uns les autres… » (Jean15) n’a cessé de proclamer le Christ.  Dans la vie quotidienne comme dans les moments difficiles.

Denyse Mostert, 2017-08-29

Haut


Ces nouvelles qui nous font réfléchir

news

Samedi matin. Je prends mon petit déjeuner en écoutant distraitement les nouvelles. Il y en a trop pour une attention approfondie à chacune d’elles et il faut bien remarquer qu’elles sont surtout faites de situations traumatisantes. Alors ? Quelle attitude adopter ? Les ignorer systématiquement ou écouter ce que certaines ont à nous dire ?

Il me revient le conseil de l’institutrice de mon enfance. « Se couper de ce qui se passe dans le monde, c’est considérer d’abord notre petit bien-être personnel », disait en substance Melle Winand. Et, comme elle était catholique convaincue et que ces cours se donnaient à l’école paroissiale communément appelée « l’école libre », elle ne manquait aucune occasion de mettre en évidence l’obligatoire connaissance qui porte à la compassion. D’où mon habitude de me tenir au courant des événements du jour.

gedeon« J’ai pour mon dire », disait le mythique père Gédéon avec la sagesse qu’on lui connaissait. Sans avoir d’opinion tranchée sur tous les remous de la planète, je dois reconnaître que certains deviennent pour moi sujet à réflexion.

« La Charte de la langue française (communément appelée la loi 101 est une loi définissant les droits linguistiques de tous les citoyens du Québec et confirmant le français comme langue officielle du Québec. » peut-on lire dans Wikipédia. Ce matin, les médias mettent la Loi 101 en exergue. Les Grands Reportages présentaient hier l’épopée d’une famille vivant en Ontario depuis des années et qui ressent le besoin de retrouver ses racines dans le Québec de ses ancêtres. On y apprend leur long et difficile processus avant de se sentir totalement acceptés dans cette province francophone.

Me lancer dans des considérations que l’on entend depuis des années peut sembler fastidieux et inutile. Tans pis si ma pensée à ce sujet peut apparaître rétrograde. La voici : si, au lieu d’en faire un motif de controverse, le bilinguisme devenait une merveilleuse façon de vivre ensemble ?

N’est-il pas vrai que nous pourrions apprendre à nous découvrir, mieux comprendre les aspirations de l’autre et finalement ouvrir la porte à des relations humaines bénéfiques pour tous ? Utopique peut-être cette réflexion, mais ne vaut-il pas la peine de s’y arrêter quelque peu ?

Denyse Mostert, 2017-08-26

Haut


À la recherche d'Amour

Notre-Dame-du-Cap

Devant l’effrayant face à face de missiles américains, nord-coréens et leur éventuelle attaque nucléaire qui en rappelle d’autres de sinistre mémoire, existe un monde en RECHERCHE d’une ère de STABILITÉ Statue Notre-Dame-du-CapET DE PAIX.  Des frontières sont assaillies par des dizaines, des centaines, voire des milliers de personnes fuyant leur pays et les menaces latentes qui pèsent sur eux.  Au Canada, de multiples solutions sont mises en place dont on sait qu’elles ne seront que temporaires.  Les migrants ?  Des humains assoiffés d’une JUSTICE qui leur permettra de vivre en paix avec leurs.

Ils ne sont pas comme les autres.  Des enfants avec leur incapacité de suivre la norme.  Avec leur innocence qui a besoin de support.  Avec leur cœur à la RECHERCHE D’AMOUR.  Et il y a Louise Brisette, née en 1946 à Plessisville au Québec. On raconte que, dès son jeune âge, son amour pour les enfants lui a valu le surnom de « mère des p’tits ».  Son destin est tout là. Après une solide formation et de nombreuses expériences de travail, elle dira : « C’est là que j’ai vraiment réalisé qu’un enfant sans parents, c’est criminel. Ils sont démunis, ils ne peuvent même pas dire Papa ou Maman ». Et elle passe à l’action. En 1978, elle adopte un bambin de 8 mois, Jean-Benoît atteint de spina-bifida… Geste qui se renouvelle puisque hier [vendredi, 21 août] au Festival de l’Assomption 2017, elle vient nous partager sa joie de maman de 37 enfants. 

« Femme, voici ton fils… » disait Jésus agonisant en désignant l’apôtre bien-aimé.  Et Marie a pris chez elle tous les hommes. Elle accompagnera les désemparés dans leur RECHERCHE DE DIEU. À tous elle ne cessera de rappeler : « Faites tout ce qu’Il vous dira. » (Jean 2:5-)

Denyse Mostert, 2017-08-12

Haut


Te dire MERCI

Sanctuaire ndc

C’est l’été, le temps des vacances et celui du Festival de l’Assomption à Notre-Dame-du-Cap.  Dans les jardins du Sanctuaire, on peut rencontrer quelqu’un de sa famille, des voisins, des amis et des gens venus d’un peu partout dans le monde. Comme à chaque année, le « Festival de l’Assomption » leur fait signe.  Une fois de plus, les pères Oblats et leurs collaborateurs ont déployé tous leurs efforts à préparer ces moments exceptionnels. 

Pourquoi vient-on à Notre-Dame-du-Cap aujourd’hui ?  Par habitude pour certains, par piété filiale envers la Vierge ou encore pour goûter une fois de plus au sentiment d’appartenance qui se vit au milieu de tant ces gens qui partagent la même foi. On vient prier, célébrer ensemble, cette année sur le thème « JE TE DIRAI MERCI

Chacun est invité à la gratitude. Si tous reconnaissent les bontés de Dieu, rares sont les moments plus sombres qui s’effacent totalement des mémoires. C’est avec ces tristesses tenaces, le souvenir de moments difficiles, de pardons en apparence irréalisables qu’il faut dire merci. 

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu… » disait Marie à sa cousine Élisabeth.  Une joie dans laquelle ressurgissait son « fiat » avec les incertitudes sur le destin de cet enfant exceptionnel qu’elle portait en elle. C’était là le merci de Marie.

« Je te dirai merci », prient cette année les pèlerins de Notre-Dame-du-Cap. En ce merci, on devine l’acte de foi qui nous fait dire avec Paul : « si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? »  (Rom 8)

Denyse Mostert, 2017-08-11

Haut


Lutte contre la corruption

nuageTOUTE UNE NOUVELLE ! « Un réseau mondial sera créé pour réveiller les consciences et les éduquer afin de mieux combattre la corruption. A la suite de la rencontre internationale du 15 juin sur la corruption, organisé par le Vatican, un document a été publié ce 1er août 2017 par le dicastère pour le Développement humain intégral. Il définit les objectifs d’un Conseil international sur la justice, la corruption, le crime organisé et les mafias. » (Voir CathoBel).

Vraiment notre pape François ne se contente pas de belles paroles.  Il sait passer du discours à l’acte concret.  Ceci me fait penser au coup de gouvernail qui va aider à se redresser l’embarcation prise dans la tempête. Ou encore à cette parabole en Matthieu 13: 47 « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer… » Sans pour autant croire au miracle, on peut espérer des résultats positifs. Comme pour les pécheurs, l’heure est propice et l’action dûment préparée.

De là à penser à ma propre barque il n’y a qu’un pas. C’est un lieu commun de dire que tout n’est pas facile dans la vie, qu’il y faut de temps à autre un bon coup de gouvernail, la décision énergique qui va aider à remonter le courant.  Puissions-nous comme François faire que nos désirs se transforment en actes énergiques qui réveilleront nos joies, nos enthousiasmes. Selon les mots de saint Eugène de Mazenod, s’ouvrira pour nous la possibilité « d’annoncer et de faire aimer Jésus Christ à ceux qui ne l’ont jamais connu ou qui l’ont oublié ».

Denyse Mostert, 2017-08-06

Haut


Son nom est Charlie GARD

Charlie GardSON NOM EST CHARLIE GARD. Il a 11 mois. Atteint d'une maladie génétique neuro-dégénérative, il ne peut respirer sans assistance et voit ses muscles se dégrader progressivement.

Il y a quelques années, mon petit-fils Alexandre souffrant d’une de ces mystérieuses affections devant laquelle la médecine perd tout pouvoir, nous a quittés. J’ai vu la douloureuse stupeur des parents à l’annonce du verdict médical puis leur lutte acharnée pour sauver leur enfant.

Les parents du petit Charlie ont également remué « ciel et terre » dans l’espoir d’une improbable amélioration. Leur douleur a fait réagir. D'abord au Royaume-Uni. Ailleurs, des cercles chrétiens se sont aussi mobilisés… Le pape François et le président américain Donald Trump ont même apporté leur soutien aux parents…

Le cas a été porté devant la Haute Cour de : Londres. Le jugement est tombé tel un couperet. "Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement" a déclaré Me Grant Armstrong en même temps qu'il soulignait "l'atrophie musculaire grave" et "ses dégâts irréversibles".

Alexandre, Charlie et combien d’autres me rappellent une chanson de Michel Polnareff : « Un oiseau de plus, un oiseau de moins… tu sais, la différence c'est le chagrin »

Nous voici droit dans ce qu’il est convenu d’appeler « le problème de la souffrance ». Les croyants s’interrogent : Pourquoi Dieu permet-il tout cela? Aucune réponse précise à ce sujet. Pourtant, la souffrance est bien présente dans l’évangile, mais Jésus Christ lui-même n’est pas venu nous l’expliquer; il est venu nous montrer comment la vivre.

Comment en effet faire face au mal ? Non pas en le magnifiant ou en prononçant des « fiats » souvent éphémères. C’est un comportement humain que Dieu attend de nous. Avec des stupeurs, des dénis, des découragements et les cœurs que l’on croit emprisonnés à jamais dans la pierre.

Puis viendra le moment où du tunnel jaillira une lueur. Impalpable d’abord, elle nous deviendra de plus en plus perceptible. Ce sera l’amitié qui accompagne nos détresses pour nous réapprendre à vivre, des mots d’évangile qui surgissent à l’improviste …

Cela pourra prendre du temps. Plus tard, une fois nos forces revenues, en repensant aux étapes de ce cheminement, nous pourrons dire comme Jacob : « Certainement, l'Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas ! » (Gen. 28)

Denyse Mostert, 2017-07-27

Haut


Les grands voiliers

Voiliers

ILS ÉTAIENT TRENTE HUIT. Des grands voiliers venus d’un peu partout pour célébrer le 150ième anniversaire de L’ACTE DE L’AMÉRIQUE DU NORD BRITANNIQUE. Beaux, impressionnants, ils nous parlaient d’un autre âge où ils représentaient la seule façon d’explorer les pays lointains. Aux enfants de jadis ils rappelaient sans doute les valeureux capitaines au long cours, les pirates et aussi les pêcheurs bretons que Théodore Botrel savait si bien chanter…

J’ai pensé au travail parfois pénible et à la coordination nécessaire à la construction de ces géants, à leurs parcours aventureux sur des mers inconnues  et à la crainte de ceux qui craignaient de ne jamais revoir leurs familles demeurées au logis. 

Mes idées ont alors pris un cours différent.  Les voiliers me sont devenus des maîtres à penser. Leur course obstinée vers le but à atteindre, le ciel sans cesse interrogé, la lutte contre des éléments déchaînés, des relations personnelles parfois difficiles ont pris l’aspect du parcours de nos routes humaines.

Nous avons en effet à vivre ensemble, à conjuguer nos habiletés. À tenter d’apaiser des difficultés entre nous ?  À nous tourner vers le ciel quand les temps se font difficiles.  Et à suivre obstinément l’étoile qui ne brille que pour nous.  Quand le Seigneur nous paraît lointain, nous pouvons dire comme  Paul aux Philippiens : « Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. »

Denyse Mostert, 2017-07-24

Haut


Libération Omar Khadr

Omar Khadr

Après 15 longues années, quelque chose a bougé dans la vie d’Omar Khadr… Impossible d'oublier son entrevue à Radio-Canada avec Anne-Marie Dussault et le visionnement des interrogatoires brutaux qu'il a subis pendant son incarcération.

Étonnement de voir un jeune homme très calme se présenter devant les caméras. Mme Dussault retient "qu'il est quelqu'un de très apaisé... Il ne se présente pas en victime, il prend la position de quelqu’un qui veut passer à autre chose. J’ai été frappée aussi par la façon dont il parle de ce qui lui a permis de survivre en prison, son pragmatisme, sa capacité de voir le bon côté des choses..."

"En entrevue, dit-elle encore, on essaie de gratter, de voir pourquoi il n’est pas davantage en colère. Il ne renie pas sa famille, il ne critique pas ceux qui s’opposent à ce règlement avec le Canada. Il espère seulement que les opinions vont changer à la faveur de la connaissance des faits de sa cause, et qu’un jour on va penser à lui comme autre chose qu’un tueur ou un terroriste."

Le gouvernement canadien a enfin reconnu le vice de forme qui l'a jadis conduit en prison, qu'il a été jugé en adulte sans tenir compte de ses 15 ans. Le voici en libération conditionnelle dans l'attente d'une comparution aux États-Unis. J'aimerais penser que la majorité des Canadiens se sont réjouis de cette décision accompagnée des excuses du Canada. Les nouvelles donnent à penser le contraire qui semble d'ailleurs amplifié avec 10 500 millions offerts en compensation à cette victime d'erreur judiciaire qu'est Omar Khdr.

L'argent ne pourra jamais lui rendre sa jeunesse perdue. Le devoir des Canadiens n'est-il pas d'applaudir à ce premier dénouement et de souhaiter bonne route au jeune homme enfin libéré ?

C’est une question de justice comme on en retrouve tout au long de l’évangile, dans la vie d chrétiens engagés tels Eugène de Mazenod et les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée que l’on dit «spécialistes des missions difficiles».  Une question de justice qui nous concerne tous…

Denyse Mostert, 2017-07-13

Haut


Célébrations estivales

Sanctuaire ND du Cap
Visitez le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Tout a commencé par l’arrivée officielle d’un été dont on se demande s’il est vraiment là !  Le 24 juin, à la Saint-Jean-Baptiste le Québec célébrait sa fête nationale. Même chose le 1er juillet pour le Canada. On fêtait la signature de l'Acte d'Amérique du Nord ou Loi constitutionnelle de 1867... Le début d’un pays. Bientôt viendra le 14 juillet des Français suivi de la fête nationale belge le 21. À Notre-Dame-du-Cap, a débuté le temps des pèlerinages dont la fête de l’Assomption du 15 août sera l’apothéose. 

Notre-Dame-du-Cap fait vraiment partie de mon histoire et de celle de ma famille. Sa construction commencée en 1955 à été inaugurée officiellement en 1964. Arrivés à Trois-Rivières un an auparavant, nous avions eu le temps d’en entendre parler et d’y assister à des offices qui sentaient bon Vatican II.  Les Missionnaires Oblats, on le sait, ont toujours été proches des gens. Pour l’émigrée de fraîche date que j’étais, leur attitude venait combler un besoin d’être écoutée en même temps que l’invitation à une relecture évangélique.  Les temps avaient changé.  Le prêtre devenait l’ami, le conseiller, en même temps que l’innovateur de changements qu’il a fallu un certain temps à comprendre. 

J’ai connu Notre-Dame-du-Cap dans l’effervescence post conciliaire.  Mes enfants ont chanté aux messes rythmées, de fil en aiguille des liens se sont tissés avec la Congrégation.  Sans trop savoir comment, je me suis retrouvée parmi les bénévoles à bénéficier d’une solide formation.

1995, Eugène de Mazenod était canonisé.  Inutile de décrire la ferveur de ces jours-là, ni la réponse enthousiaste à l’offre des pères désireux d’accueillir des Laïcs Associés. Bien sûr j’en étais.  Vingt-deux années à approfondir le charisme oblat, à donner du temps et de l’attention à ceux qui venaient au Sanctuaire mais aussi aux gens de notre entourage. 

Et la vie continue.  Associée un jour, associée toujours… Mon travail consiste à présent à faire connaître notre fondateur.  Sur le Net, par des capsules que j’envoie régulièrement aux Laïcs de la Province Notre-Dame-du-Cap et le témoignage que je m’efforce de donner à ceux qui vivent tout autour de moi.

Tout cela ne va pas toujours de soi.  C’est en fait un mode de vie pour lequel la persévérance chère à Eugène de Mazenod est parfois nécessaire !

Denyse Mostert, 2017-07-02

Haut


Fête-Dieu

C’était bien une fête que ces processions de jadis pour honorer le Saint Sacrement.  Rien n’y manquait. Ni les préparatifs tout au long du chemin qu’elles allaient emprunter, ni, le moment venu, l’assistance à cette marche à travers le village.

Les hommes y avaient vu.  Tôt le matin, ils étaient partis couper les branches qui allaient délimiter le parcours. Dans chaque maison, une fenêtre était ornée selon la dévotion de chacun. Tout était prêt pour la grande marche triomphale de ce dimanche matin.

Saint-SacrementLa procession s’avance selon un ordre soigneusement préparé. D’abord les groupes : Tiers-Ordre, Scouts, Louveteaux, Guides, Jeannettes, Croisés, Femmes rurales, et les incontournables marguillers.  Viennent ensuite l’ostensoir que notre curé serre sur la poitrine et les plus adorables petits anges que la terre ait portés.

On s’arrête au reposoir de la Place du Marché, notre Curé entonne le Tantum ergo que les fidèles reprennent avec ferveur.  Une courte litanie de louanges, et l’on se remet en marche.  La prière du chapelet accompagne les marcheurs.  De temps à autre, une marche militaire vigoureusement interprétée par la fanfare La Concordia vient couvrir les pieux Ave.   Je rentre à la maison remplie d’une ferveur qui va se poursuivre longtemps. 

Que reste-t-il de cette dévotion au Sacré-Cœur de jadis ?  Ne serait-ce pas une foi purifiée par laquelle l’Eucharistie retrouve toute sa signification.  J’aime ces paroles de Paul aux Corinthiens : «La coupe de bénédiction que nous partageons n’est-elle pas communion au sang du Christ ?  Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au corps du Christ ?» [1 Corinthiens 10:16.17]

Notre vie quotidienne en union avec Lui n’est-il pas le plus bel hommage que nous puissions offrir au Saint-Sacrement ?

Denyse Mostert, 2017-06-18

Haut


Festivités

Tribu Denyse

Hier c’était porte ouverte chez ma petite-fille. Bien sûr, cela faisait déjà une semaine qu’Adeline avait 10 ans.  Pas une raison pour ne pas recevoir ses « meilleures amies » à festoyer avec elle. 

En  plein après-midi, j’ai été kidnappée.  Pour me joindre à ce petit monde en liesse…  Que du bonheur dans les mines réjouies de six demoiselles partageant cadeaux et bons mots !

Elles étaient là toutes les six, se rappelant les bons moments de l’année scolaire qui achève et faisant des projets pour les vacances toutes proches.  Un mélange harmonieux de nationalités… Là, cubaines, africaine, colombienne, descendante de Belge et aussi de jolies québecoises formaient une assemblée des plus cosmopolites.  

Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la fête de la Sainte Trinité et son amour universel que nous fêtons aujourd’hui.  Me reviennent aussi ces paroles de Paul : « Tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3)  Et celles de Jésus : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. »  (Mathieu 11)

À mon tour je veux remercier le Seigneur pour la spontanéité de ces petites filles qui sentaient bon la joie de vivre et la confiance…

Denyse Mostert, 2017-06-11

Haut


Entre Ascension et Pentecôte

Canada

Bible ouverteIls avaient entendu parler de Jésus, sur son appel ils l’ont suivi, participé aux mouvements de foules venues l’écouter, à la joie des malheureux soulagés. Ils ont senti le dérangement des puissants et vu la situation se détériorer.  Avec lui, ils ont vécu l’angoisse, et le dernier repas nimbé de tristesse où il leur annonçait son départ… et qu’il resterait avec eux.

 Le Christ ressuscité s’est montré à eux à quelques reprises.  Puis « il est monté au ciel » disent les Écritures, Et les apôtres continuaient à regarder vers le ciel… entre Ascension et Pentecôte. Ils ne savaient trop à quoi s’attendre.  Certainement pas à voir leur peur se changer en audace pour proclamer le nom du Seigneur, pour crier haut et fort qu’il était vivant. 

Pour eux comme pour nous, la promesse du Christ s’était réalisée.  « - Vous aurez à souffrir… je serai avec vous… votre deuil se changera en joie. »  Comme eux, il nous envoie en mission : « - Allez, de toutes les nations faites mes disciples… »

Et nous sommes là avec notre désir de semer le bonheur en son nom, d’être des instruments de sa paix dans nos vies de tous les jours.   Quitte à payer le prix de nos audaces, confiants en ce Défenseur qu’il nous a envoyé.

Denyse Mostert, 2017-06-01

Haut


"Quand viendra le Défenseur"
(Jean 15)

« Quand viendra le Défenseur que je vous enverrai il vous rappellera toutes mes paroles. » (Cfr. Jean 15) En écrivant cela, quelques mots d’un psaume me viennent à l’esprit : Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entendent mais sur toute la terre en paraît le message. » (Ps 18)

 Etoile« Ah !  Si Jésus revenait sur terre ! » entend-on fréquemment.  Aujourd’hui je me rends compte que le Christ n’a en fait jamais cessé d’être présent à ma vie.

Dès avant ma naissance, il me protégeait.  N’est-ce pas lui qui a donné à mes grands-parents assez d’amour pour m’offrir une enfance heureuse ?  N’était-il pas présent dans l’immense solidarité des gens du village lors de la 2ième guerre mondiale ? Dans l’éducation soignée que j’ai reçue malgré les faibles revenus des miens ?  Dans le grand amour de ma vie rencontré alors que j’avais 17 ans et qui dure encore alors que Pierre est décédé depuis des années ? Dans mes quatre fils et leurs familles tellement présents dans ma vie ?  Et dans l’immense faveur qui m’a été donnée de rencontrer les Oblats de Marie Immaculée, et dans mon engagement à vivre le charisme d’Eugène de Mazenod ?

Jésus et son Évangile étaient là aussi lors des moments difficiles.  Que de fois ses paroles ont apaisé mes mouvements de colère, de rancune, m’incitant à la patience et au pardon, me donnant aussi le courage d’avancer quand la morosité menaçait de m’envahir… Oui, je peux affirmer que sans cesse le Défenseur nous rappelle les paroles du Christ toujours vivant.

Denyse Mostert, 2017-05-22

Haut


Vocation religieuse d’un enfant

Expérience vécue… J’ai entendu à plusieurs reprises des parents se désoler de la vocation religieuse d’un Eglise, Namibiaenfant.  – C’est malheureux, disaient-ils de le perdre après tous les efforts faits pour son éducation !  Comme si le fait de se consacrer au Seigneur signifiait entrer dans un monde spirituel où l’on plane au-dessus des problèmes bien concrets du reste des humains !

L’évangéliste Jean nous rapporte ces mots de Jésus : «Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et soyez  pour moi des disciples». (Jean 15)

Que de sagesse dans l’amour d’un Père qui nous rappelle la vocation missionnaire à laquelle nous sommes tous appelés ! Et quelle joie d’être à la fois enfants de Dieu, disciples du Christ et attentifs à la vie de nos frères et sœurs !

Denyse Mostert, 2017-05-17

Haut


Inondations au Canada…

Peut-on vraiment évoquer le grand dérangement d’une pluie abondante ?  Petite catastrophe si on pense aux conflits de toutes sortes qui ravagent l’humanité aujourd’hui !  Mais toutes choses ont leur importance et cela ne minimise pas l’inconfort de ceux qui doivent quitter leurs maisons menacées.

Inondations au CanadaArmée au secours

Voici les images que nous font voir les médias ce matin [dimanche, 07 mai 2017]. Des villes du Canada les pieds dans l'eau et des militaires au secours des sinistrés... Ne voilà-t-il pas qui démontre que les forces armées sont aussi très importantes au point de vue pacifique ? Et que la vie serait bien plus belle si les puissants de ce monde le comprenaient et agissaient en conséquence. La force pourrait alors se mettre pleinement au service du bien ! Bien sûr, on peut appeler cela un rêve en couleur. Et pourquoi pas ? Si on y pensait chacun dans son milieu, cela pourrait changer bien des choses...

Une attitude qui rappellerait le Bon Samaritain de l’évangile !

Denyse Mostert, 2017-05-07

Haut


Pèlerins de tous les temps...

Disciples d'EmmaüsCes hommes tristes sur le chemin d’Emmaüs (cf. Luc 24, 13-35), n’est-ce pas un peu nous ? Rien n’avait marché comme ils le pensaient. On avait mis à mort un jeune homme dont le seul crime avait de faire le bien et dénoncer l’injustice. Ils ont fait le chemin de Jérusalem à Emmaüs en compagnie d’un voyageur à qui ils ont dit leur désarroi. Celui-ci s’est mis à leur parler des Écritures et des prophètes. Il les a qualifiés « d’esprits lents à croire ».

Le soir tombé, leur compagnon de route est resté avec eux. C’en est fini des grands discours. Il se joint au repas, tout simplement. Les yeux des disciples s’ouvrent alors. "Ils reconnurent le Seigneur à la fraction du pain..." raconte alors l’évangéliste Luc.

Quelle leçon ! Un morceau de pain rompu et partagé a réalisé ce que les enseignements sur la route n’avaient pu faire ! Ils ont alors reconnu le jeune Galiléen et son message de s’aimer les uns les autres « en esprit et en vérité ». N’est-ce d’ailleurs pas à travers le partage quotidien que nous devenons témoins crédibles de Jésus ressuscité ?

Denyse Mostert, 2017-04-20

Haut


Aveugle de Siloé
(Jean 9.1-41)

Piscine de Siloé
(Piscine de Siloé - Photos Google)

Ne sommes-nous pas tous cet homme à qui Jésus a rendu la vue? [Lire texte complet]. Dans cet épisode de Jean, il y a un mendiant aveugle de naissance.  Et une question des disciples à Jésus : « Qui a péché, lui ou ses parents pour qu’il soit né aveugle ? » (v2). Il s’agit ici d’une perception répandue qui veut que toute faute soit héréditaire. Qu’elle doit être expiée par le coupable ou l’un de ses descendants… 

Idée fausse que des prophètes de l’Ancien Testament ont récusée.  Ainsi le prophète Ézéchiel. (18.2) – « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d'Israël: Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? »  Poser la question, c’est déjà y répondre et Jésus à son tour ouvre les yeux de ses disciples : - « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. » (v3),  « Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle » (v6), raconte Jean. Geste étonnant que nous ne tenterons pas d’expliquer parce que…

Parce que la suite est plus étonnante encore.  Probablement la rumeur accompagnant Jésus est-elle arrivée jusqu’à l’aveugle… Sur l’ordre de Jésus « Va te laver à la piscine de Siloé » (v7), on le voit alors se rendre docilement à la piscine de Siloé et s’y laver les yeux.    Mais tout de même !  Obéir ainsi à un ordre bizarre demande une certaine foi !   Et même une foi certaine dont je me demande si je l’aurais eue.  Car, comme bien du monde, j’aime généralement passer à l’action en toute connaissance de cause.

Jésus et aveugleQuant à l’aveugle, continue l’évangéliste « quand il revint, il voyait » (v7). Pas besoin d’expert pour corroborer la guérison.  Il s’agit d’un mendiant bien connu de l’entourage.  Et les commentaires fusent de partout.  Il ne peut alors que raconter sa rencontre avec Jésus.  Jusqu’au moment, où, énervé par les questions insidieuses et insistantes des pharisiens, il leur demande avec un brin de malice : « Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » (v27)  Et continue avec simplicité : - « Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce… Il m’a ouvert les yeux.  Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » (v31.33) Cela se passait aux abords du temple. Bouche cousue, les contestataires le jettent dehors.

De cet épisode tellement riche de l’évangile de Jean, je retiendrai particulièrement la tendresse de Jésus pour les plus pauvres.  Comment il porte attention au pauvre homme qui mendiait son pain. Et comment, alors que celui-ci guéri « revient au Temple » Jésus le cherche,  s’en fait reconnaître et l’amène ainsi à comprendre l’œuvre de Dieu dans ce qui vient de se passer.

Ce qui m’amène à trouver une certaine analogie entre cet épisode et nos propres vies...  À reconnaître que notre histoire n’aurait pas été la même sans la protection constante de Dieu-avec-nous. Dieu qui donne le courage d’un quotidien où il faut parfois lutter, parfois même pour survivre… Dieu sans qui tant de dénouements de situations, tant de pardons à prime abord impossibles ne pourraient se produire.  Dieu en qui nous avons, comme le mendiant de Siloé, de solides raisons de croire.

Denyse Mostert, 2017-04-18

Haut

© 2011 Ayaas.net: Religieux africain du troisième millénaire - Page web perso de jb musumbi, o.m.i. - Webmaster