DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN EN AFRIQUE : UNE EXPERIENCE MISSIONNAIRE A LA SUITE DE NOSTRA AETATE |
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( Domenico
Arena ) |
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INTRODUCTION
Pour commencer, je salue cordialement cette assemblée et la félicite d'avoir décidé de se pencher avec courage sur un sujet tel que le dialogue interreligieux qui, à plusieurs points de vue, paraît décisif pour l'avenir de l'Eglise en Afrique, mais aussi pour toute la planète Terre, comme l'ont bien affirmé les différents messages de la séance d'ouverture de ce colloque. Les quarante ans de Nostrae Aetate (NA), comme tout anniversaire, représentent une heureuse coïncidence qui permet de continuer à puiser une nouvelle inspiration à la source d'où, depuis le Concile Vatican II, toutes les actions et les réflexions sur le dialogue ont leur origine et reçoivent leur juste impulsion. A personne n'échappe donc l'importance du dialogue et la nécessité de l'aborder avec serénité en référence à la lumière évangélique et au magistère de l'Eglise. En effet, prendre le temps d'en analyser les problématiques, pour parvenir à des orientations positives, pourrait davantage promouvoir au moins des aspects cruciaux de l'évangélisation sur le continent africain. Je pense ici : au dialogue avec les TRA qui, sous l'impulsion des structures de recherche congolaises, telles que le CERA et le CEEBA, pourrait continuer à dynamiser l'inculturation de la foi chrétienne ; et au dialogue avec l'Islam, qui pourrait provoquer un engagement massif des populations africaines pour le progrès tout azimut, que l'Afrique est en droit et en devoir d'obtenir. De ce fait, je me sents honoré et petit en même temps d'intervenir à ce colloque qui, à mes yeux, représente un avènement riche en implications missionnaires et pastorales, même pour notre si florissante Eglise du Congo. Pourtant, lorsque, il y a quelques semaines, l'organisation m'a demandé d'intervenir à ce colloque, qui avait été déjà annoncé, je voulais me dérober à l'invitation qui déjà se profilait exigeante. Cependant, j'ai fini par accepter parce que je crois au dialogue et parce qu'en Afrique j'ai mieux appris que, dans le domaine du dialogue, ce qui est important est de dialoguer. Et alors, me voici pour offrir ma réflexion sur l'Islam en Afrique, mais pas dans le sens des problèmes et défis identitaires, comme il étais prévu, mais plutôt en suivant le titre que voici : « Dialogue islamo-chrétien : une expérience missionnaire à la suite de Nostra Aetate ». Je le ferais donc, pas à partir d'une vaste documentation que je n'avais pas le temps de revisiter, mais plutôt en axant le tout sur mon expérience de missionnaire, au Sénégal (1979-2003) et au Congo depuis 2004. Pour encadrer cette modeste expérience, je commencerai mon exposé avec quelques considérations sur certains contenus de Nostra Aetate qui l'ont davantage illuminé. Ensuite je donnerai de l'espace au dialogue islamo-chrétien dans le contexte africain. Puis, je vous offrirai mon vécu, suivi par une conclusion.
Le retour à Nostra Aetate nous offre la possibilité d'encadrer le dialogue interreligieux, en général, et celui avec l'Islam, en particulier, dans les acquis foncièrement innovants, si non révolutionnaires, du Concile Vatican II. Cette assemblée ecclésiale d'un caractère unique dans l'histoire de l'Eglise, - soit par l'ampleur de sa représentation oecuménique, soit pour sa durée et le travail abattu, mais surtout peut-être pour les répercussions dans le vécu ecclésial -, demeure un phare qui éclaire encore aujourd'hui la mission de l'Eglise dans le monde. Preuve en est le testament de l'inoubliable pontife Jean-Paul II et les premières interventions de notre saint père Benoît XVI, tous les deux témoins directs des assises conciliaires . De ce fait, il convient de s'y référer, ne fût-ce que brièvement, pour contextualiser les contenus de Nostra Aetate qui, parmi les documents promulgués par le Concile, est le moins volumineux, mais parmi les plus innovateurs. Lire cette Déclaration en la rattachant au Concile, comme à un tout organique, va de soi, et, depuis le commencement de ses approfondissements, cela a été fait. Ainsi on a écrit qu'elle « doit être considérée comme un complément, à la fois, de la Constitution Lumen Gentium et du Décret Ad Gentes » . Partageant cet avis, je retiens que Nostra Aetate s'inscrit de manière manifeste dans l'ecclésiologie de communion, - qu'on sait être l'idée maîtresse du Concile, contenue tout d'abord dans Lumen Gentium (cf. LG 1) -, et dans la théologie trinitaire de la mission, propre à Ad Gentes (cf. AG 1-4). En effet, dès ses premières lignes, on peut remarquer déjà que la Déclaration épouse la vision du monde, professée à maintes reprises par le Concile, et qui consiste à voir sa tendance à l'unité comme un signe des temps (cf. AA 14 ; DH 15 ; GS 3-5, 33, 42, 77; LG 28) : « A notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples augmentent, l'Eglise examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes » (NA 1). L'analyse que l'Eglise fait de ses relations avec les autres religions, en vue de rechercher un nouveau rapport avec elles, qui par après résidera dans la notion de dialogue, est motivée aussi par la situation qui prévaut dans l'humanité, malgré les contradictions qu'elle traverse et que le Pères conciliaires ne minimisent pas (cf. GS 4, 77). Ainsi le dialogue est à lire comme une aspiration profonde de la race humaine, visible dans l'histoire contemporaine. Ici, on peut dire que la recherche de ce nouveau rapport, consistant dans le dialogue, surgit de l'humanité tel qu'une nostalgie de Dieu, communion trinitaire, d'où elle vient et elle va . De toute façon, c'est qui est sûr c'est qu'à l'origine de tout il y a la volonté de ce même Dieu qui veut faire participer toute l'humanité à sa vie de communion (AG 1 ; LG 2). Dans ce sens, notre document, encore dès ses premières lignes, fait sien un autre concept-clé de tout le Concile, à savoir que le plan de Dieu depuis toujours consiste à faire de l'humanité une fraternité universelle (cf. LG 1, 13, 28, GS 3-5, 24, 33,38 ; AG 1, 7) : « Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté; ils sont la même seule origine, puisque Dieu a fait habiter toute la race humaine sur la face de la terre; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s'étendent à tous, jusqu'à ce que les élus soient réunis dans la cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière » (NA 1) Or, cela peut se réaliser, aussi pour notre déclaration, par l'entremise de l'Eglise qui a comme mission de stimuler les humains à l'unité, en tant que sacrement de l'union divine et de l'unité du genre humain (LG 1 ; GS 42). Pour cela elle fixe son attention sur ce qu'ils ont en commun : « Dans sa tâche de promouvoir l'unité et la charité entre les hommes, et même entre les peuples, elle examine ici d'abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée » (NA 1). Ici, Nostra Aetate entérine une autre fondamentale visée de tout le Concile concevant l'Eglise comme une communion à l'image de celle trinitaire. Or, tout cela nous fait remonter vers la source de cette communion à laquelle l'humanité aspire et dont l'Eglise se veut icône, à savoir la communion de source, celle prototype de Dieu-Trinité . Pourtant, on peut penser que c'est à ce niveau que Nostra Aetate interagit avec le Décret Ad Gentes pour le compléter et se faire compléter par son apport. En effet, ce Décret, qui recommande aux chrétiens de suivre le Christ, comme modèle de dialogue, pour accomplir l'œuvre missionnaire , rattache le dialogue à la mission de l'Eglise; mission qui, comme on le disait, prend sa source dans la Trinité (AG, 1-4) . En cela, la même Trinité qui est source de la mission devient aussi source du dialogue . N'est-ce pas que la communion Trinitaire est aussi prototype de dialogue ? On peut arriver à dire même que, dans son essence ontologique, le mystère de la Trinité est dialogue. Les trois personnes divines sont Un par une relation d'amour, qui n'est que dialogue trinitaire, faisant l'unité d'un Dieu trinité de personnes. Mais, ce qui est aussi propre à ce mystère, c'est que le dialogue, vivant en son sein, ne s'arrête pas aux trois Personnes divines, mais il s'ouvre, par les missions du Fils et de l'Esprit, au salut des humains qui ainsi ont la possibilité de participer à ce même mystère de dialogue qui est la Trinité (cf. LG 2). En somme, selon le langage classique, on pourrait dire que la Trinité immanente, et donc sa communion ontologique, est en même temps Trinité économique, s'ouvrant à la mission de salut, qui est, en définitive, mission de communion, communion missionnaire, mission à pratiquer dans et par le dialogue . De cette vision des choses, où, toute personne, au-delà des races, de la couleur, de l'appartenance ethnique et de la religion, est candidat à l'unité universelle, découle un regard positif sur les autres religions : « L'Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles différent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d'annoncer sans cesse, le Christ qui est ‘la voie, la vérité et la vie' (Jean 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s'est réconcilié toutes choses » (NA 2) En définitive, toute en reconnaissant le devoir d'annoncer le Christ, c'est dans cette vision de communion missionnaire, - qui a son model foncier et éternel dans la Trinité et sa préfiguration historique dans l'Eglise -, que Nostra Aetate exhorte tous les chrétiens au dialogue, comme modalité de rencontre avec les fidèles d'autre religion : « Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils connaissent, persévèrent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio culturelles qui se trouvent en eux » (NA 2). Quelles conclusions pourrions-nous tirer de ces quelques considérations sur la Déclaration Nostra Aetate ? - Que le dialogue n'est pas un choix de caractère diplomatique ou stratégique, mais il est inséré dans une vision théologique greffée au mystère trinitaire . - qu'il est la manifestation de l'amour de Dieu témoigné par les disciples du Christ; - que le dialogue en tant que signe de l'amour de Dieu, manifesté pleinement en Jésus Christ et vécu par ses disciples dans la force de l'Esprit, est déjà annonce de bonne nouvelle, du Christ Seigneur et de son Royaume; - qu'il est aussi la route royale pour réaliser le dessein de Dieu sur l'humanité qui consiste à faire de celle-ci une seule famille ; - que, pour tout ce qui précède, il est synonyme de communion, et donc de paix de réconciliation et de salut ; - qu'il est, par sa nature divine, énergie unitive, car l'amour de Dieu s'exprimant dans le dialogue est pour une communion avec Lui-même et avec le prochain ; - qu'il est, par conséquent, la voie et, d'une certaine manière, la fin ultime de la mission, comme activité destinée à faire connaître, communiquer et faire participer à l'amour de Dieu ; -qu'il est constitutif de la vie de l'Eglise qui,- en tant que peuple « rassemblé dans l'unité du Père, du Fils et de l'Esprit-Saint » (cf. LG 4) et sacrement de l'unité de Dieu et de celle du genre humain (cf. LG 1 ; GS 42)-, est foncièrement communauté promotrice de dialogue ; - que les membres d'une telle Eglise, missionnaire par nature (cf. AG 1, 6), sont tous missionnaires et sont conviés à vivre de ce dialogue ; - que, dans le plan de Dieu, toute personne, créée à l'image de Dieu (cf. GS 24 ; AA 8), est appelée et elle est en mesure de découvrir sa vocation au dialogue. Nos frères musulmans qui adorent le Dieu Un ne se seraient-ils pas candidats eux aussi à ce dialogue (cf. LG 13) ? Pour conclure, disons, avec Jean Paul II, qu'au commencement été « le Dieu de dialogue » et que par le dialogue, ce commencement advient dans l'aujourd'hui de la vie de l'humanité tel qu'une présence du Dieu d'amour, manifesté en Jésus Christ, le Seigneur ressuscité (cf. Mt 18, 20 ; 28, 20). C'est justement dans cette présence du Christ que consiste la plénitude de la mission de l'Eglise . Le dialogue, en tant que signe de l'amour et de la communion de la Trinité , en est le chemin et l'actualisation. ------------------------ Dans son premier discours la référence au Concile est bien présente. Quant au dialogue, voilà ce qu'il a dit tout récemment aux communautés musulmanes d'Allemagne : « Nous ne pouvons pas céder à la peur, ni au pessimisme. Nous devons plutôt cultiver l'optimisme et l'espérance. Le dialogue interreligieux et interculturel entre chrétiens et musulmans ne peut pas se réduire à un choix passager. C'est en effet une nécessité vitale, dont dépend en grande partie notre avenir » : « Discours su Saint-Père Benoît XVI. Cologne, samedi 20 août 2005 », in http://WWW.le-sri.com/Der_heure.htm , p.2 Cf. HENRY A- M., « Liminaire », in Les relations de L'Eglise avec les religions non chrétiennes , Paris, 1966, p.11-21. « Dieu, qui veille paternellement sur nous, a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères. Tous, en effet, ont été créés à l'image de Dieu «qui a fait habiter sur toute la face de terre tout le genre humain issu d'un principe unique » (Act. 17,26), et tous sont appelés à une seule et même fin, qui est Dieu Lui-même » (GS, 24). Cf. CAPMANY José, e.a., La Chiesa mistero di comunione e di missione , Roma 1994; FORTE B., L'Eglise icône de la Trinité. Brève ecclésiologie , Paris, 1985. « Le Christ lui-même a scruté le cœur des hommes, et les a amenés par un dialogue vraiment humain à la lumière divine ; de même ses disciples, profondément pénétrés de l'Esprit du Christ, doivent connaître les hommes au milieu desquelles ils vivent, engager conversation avec eux, afin qu'eux aussi apprennent dans un dialogue sincère et patient, quelles richesse Dieu, dans sa munificence, a dispensés aux nations ; ils doivent en même temps s'efforcer d'éclairer ces richesses de la lumière évangélique, de les libérer, de les ramener sous l'autorité du Dieu Sauveur » (AG 11). Cf. LOPEZ GAY J., « Dimension trinitaire christologique et pneumatologique de la mission », in Eléments de théologie missionnaire , Roma, 1978, p. 5-21. La Trinité alors, telle un mystère de communion missionnaire -, pour employer les mots avec lesquels Jean Paul II aimait définir l'Eglise et sa mission dans le monde (cf. Chrisfideles Laici 32 )-, est censée être la source, soit du dialogue que de la mission de l'Eglise. Cf. SANTOLINI G., « La mission de l'Eglise : de la Trinité , par la croix, dans l'Esprit », in Revue Africaine des Sciences de la Mission , n. 2, 1995, p. 29-49 ; CIARDI F., « La communion est missionnaire et la mission est pour la communion », I bidem , p.237-258. Je me suis permis de prolonger cette réflexion, car elle semble pouvoir nous offrir un cadre de solution de la problématique liée au rapport entre dialogue et annonce. En fait, ce qu'on vient de dire, mettrait en relation de complémentarité le dialogue et l'annonce comme, dans un certain sens, la communion et la mission sont en relation de complémentarité au sein de Trinité et dans l'Eglise. Les deux modalités de la mission, qui sont annonce et dialogue, on les accepterait alors tels qu'ils sont, cet à dire comme des éléments constitutifs et complémentaires de l'unique mission ecclésiale (cf. Redemptoris Missio 55). « Pour l'Eglise, il se fonde sur la vie même de Dieu un et trine. Dieu est Père de la famille humaine ; le Christ s'et uni à tout homme ( Redemptoris hominis, 13) ; l'Esprit opère en tout homme : c'est pourquoi le dialogue se fonde aussi sur l'amour pour l'homme qui, en tant que tel, est la route première et fondamentale de l'Eglise (Redemptoris hominis, 14) et sur le lien existant entre les cultures et les religions professées par les hommes » : JEAN PAUL II, « Nécessité du dialogue entre religions différentes » in Telema, n. 3-4, 1985, p. 33-34. « L'Eglise est pleinement consciente d'être engagée dans le dialogue, avant tout, à cause de sa foi. La révélation nous fait entrevoir une vie de communion et d'échanges dans le mystère trinitaire » : SECRETARIAT POUR LES NON-CHRETIENS, Mission et dialogue , Kinshasa, 1985, p. 18. « La vision trinitaire et les exigences apostoliques, centrées sur l'amour, sont le fondement de la mission et donc du dialogue » : ZAGO M., «Les documents du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux », in Bulletin , n.3, 1989, p. 369 ; « Ce mystère trinitaire d'amour et de communion est le modèle éminent de toute relation humaine et c'est le fondement du dialogue » : PONTIFICIUM CONSILIUM PRO DIALOGO INTER RELIGIONES, Lettre aux Présidents des Conférences Episcopales sur une spiritualité du dialogue , Roma, 1999, p. 1. Cf. ROUTHIER, G., Le défi de la communion. Une relecture de Vatican II , Montréal, 1994 ; SCHREITER R ., « Reconciliation as a New Paradigm of Mission », in Sedos Bulletin , n. 7/8, 2005 p. 106-109.. Cf. MŒHLER, J.,-A., L'unité dans l'Eglise ou le principe du Catholicisme , Paris, 1938. « Dieu est amour (1Jn 4, 8, 16). Son amour salvifique a été manifesté et communiqué aux hommes en Christ. Il est présent et agissant dans le monde par le Saint-Esprit. L'Eglise doit être le signe vivant de cet amour pour en faire une norme de vie pour tous les chrétiens. Voulue par le Christ, la mission de l'Eglise est une mission d'amour, dont Il est lui-même la source, le terme, le modèle (cf. AG 2-5, 12 ; EN26) » : SECRETARIAT POUR LES NON-CHRETIENS, Mission…, p. 9. C'est dans sa visite au Sénégal, pendant la rencontre avec le chefs musulmans, que Jean Paul II déclare: « Notre Dieu est un Dieu de la paix…Il est un Dieu de dialogue, qui, depuis les origines, s'est engagé dans un dialogue de salut avec l'humanité qu'Il a créée, un dialogue qui continue aujourd'hui et qui se poursuivra jusqu'à la fin des temps » : « Chrétiens et Musulmans doivent être des personnes de dialogue », in La Documentation Catholique , n. 7, 1992, p.326-327. Cf. DE LUBAC H., « Meditazione sulla Chiesa », in Opera Omnia , vol. VIII, Milano, 1979, p. 148.
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