6.4.1.
Discernement et recrutement
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les églises particulières africaines existent aujourd’hui plusieurs agents
pastoraux, religieuses ou religieux, directement engagés dans la pastorale
des vocations. Ils ont pour tâche de coordonner les efforts communs pour
l’éveil et la culture des vocations religieuses/ou sacerdotales. Ces efforts
et méthodologies, combien louables, sont parfois laissés aux seules initiatives
des individus au lieu qu’ils s’inspirent de l’ensemble de la politique
pastorale générale du diocèse ou de la Province. Les
raisons pour lesquelles les résultats de cette pastorale ne sont pas à
la hauteur des attentes pourraient être le manque de cette vision globale
interne, unifiée et définie. Les
méthodes habituelles de recrutement, qui ont fait leurs preuves par ailleurs,
ont besoin d’un souffle nouveau qui est un apostolat auprès des jeunes
et des familles. Il ne s’agit pas d’abord d’être déjà à la recherche des
candidats, des vocations mais de les aider à s’éveiller à leur vocation
chrétienne. Il
s’avère impérieux que pour découvrir ces vocations et les accompagner,
la piste de la pastorale des jeunes, la rencontre dans leur milieu de
vie, la connaissance de leur culture, la visite des familles est la mieux
indiquée, car cette approche permet une proximité qui permet de requérir
la compréhension et la collaboration de la famille. On ne pourra pas faire
l’économie d’expliquer aux parents les valeurs de la vie religieuse, les
sacrifices qu’elles sont appelées à consentir du point de vue économique
ou en voyant leur fils partir en mission. Une
animation sur le discernement au plan local donnerait la chance à tous
ceux/celles impliqués dans ce ministère de se sentir solidaires ;
cette solidarité permettra une collaboration qui rendra cette pastorale
plus efficace et dynamique. La crédibilité dépend aussi de cette collaboration
qui évite des disparités même si chaque groupe garde la spécificité de
son orientation (religieuse ou sacerdotale). Pour
une pastorale efficace et efficiente, ces personnes devront aussi bénéficier
d’une formation qui les habilite à assurer leur ministère avec compétence.
Comme nous l’avions dit plus haut, la formation intellectuelle, psychologique
et humaine du formateur/formatrice permet d’aborder ce ministère avec
moins de complexe. A
chaque époque ses grâces. Du point de vue des vocations à la vie religieuse
ou sacerdotale aujourd’hui, l’Afrique ne peut pas se plaindre du nombre
des jeunes qui manifestent le vif désir de se mettre à la suite du Christ.
Il s’avère donc nécessaire de trouver des hommes et des femmes dévoués
pour les découvrir, les accompagner en les aidant à purifier leurs motivations
pour un engagement qui plaise à Dieu. La
purification des motivations exige de la part de ceux et celles chargés
du recrutement ou simplement de la pastorale des vocations une approche
d’écoute, de proximité, de compréhension et de connaissance des situations.
C’est quand une vocation a été accueillie dans ces conditions qu’elle
peut éclore dans la sérénité et la confiance, la joie et la paix, et qu’elle
pourra réellement s’attacher, tout au long de son processus formatif,
à l’objet de son amour, de son idéal.
Il ne serait pas exagéré de souligner déjà à cette étape de recrutement
qu’un aspirant à la vie religieuse doit savoir, tant soit peu, à quoi
il voudrait s’engager. Devenir religieux est une marche à la suite du
Christ avec toutes les exigences qui en découlent et non un cursus
honorum (une carrière). Les valeurs évangéliques doivent être posées
dès le début comme critères de choix. C’est ainsi que nous en appelons
à l’honnêteté des responsables d’être clairs avec les jeunes. Il faudra,
pour mieux assurer l’avenir de la vie religieuse, éviter de placer la
barre trop bas.
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