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Avent, un temps d'attente et d'espérance

Lever les yeux vers celui qui vient, c’est espérer

Attendre un hôte important qui tarde à venir peut engendrer une certaine angoisse, au plan humain comme au plan spirituel, mais en ce qui concerne l’attente du messie, la préoccupation doit être notre propre disposition intérieure et extérieure. L’on ne doit pas se dire pourquoi tarde-t-il à venir mais plutôt, suis-je prêt à l’accueillir? D’où, l’on doit certes avoir les yeux levés vers celui qui vient en ayant un regard introspectif sur les dispositions internes.

Le temps de l’Avent est donc un temps fort dans le cycle liturgique pour nous permettre de regarder avec attention. Toutefois, cette démarche intérieure est animée d’espérance comme dynamisme intérieur qui alimente notre joie dans cette attente.

Dans l’AT, cette espérance au cœur de toute attente se fondait sur les promesses de Dieu et sa fidélité. Pour le chrétien aujourd’hui, l’espérance reste basée sur les promesses de Dieu qui se réalisent dans l’incarnation du verbe de Dieu à Noël, dans la vie et les œuvres de Jésus Christ. (Rm 15, 12 à comparer à Is 11,10; Mt 12, 21 et Is 42, 4). Cette espérance chrétienne est un bien eschatologique qui donne sens à toute notre vie parce qu’il s’agit d’une tranquille assurance.

Dans la vie de tout homme, il y a d’une part une espérance naturelle et d’autre part, une espérance surnaturelle qu’on appelle encore vertu théologale. L’espérance naturelle n’est pas passive dans la vie ordinaire; elle soutient les efforts qui sont effectués dans la quête d’un éventuel succès. Mais cette espérance humaine devient vertu théologale quand elle prend pour fondement et achèvement Dieu, ou mieux quand elle vise le salut. Ce salut, c’est le Christ lui-même qui prend chair en Marie à Noël; c’est promesse de Dieu pour chaque homme qui croit en lui et qui espère en lui.

En fait, le salut vers lequel l’homme tend, c’est le Christ lui-même dont on prépare la venue en ce temps de l’Avent. C’est pourquoi en espérant bénéficier de ce salut, il faut d’abord croire en lui. En d’autres termes, l’espérance a besoin d’être dynamisée par la foi. C’est en réalité de la foi que jaillit notre espérance. Et c’est aussi cette foi qui donne à l’espérance la force de soutenir notre attente. C’est enfin cette espérance qui anime la foi et la rend active par les œuvres.

Voilà pourquoi le temps de l’Avent peut se comprendre à travers l’image des «yeux levés vers celui qui vient».

Questions de réflexion
1) Quelles sont les dispositions d’accueil de Marie?
2) En attendant la venue du Sauveur à Noël, qu’elles dispositions d’accueil dois-tu cultiver?

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