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MISSION ET SAINTETE EN AFRIQUE DANS LA PERSPECTIVE DE LA COMMUNION MISSIONNAIRE

( Domenico Arena )
SOMMAIRE...........................................................

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IV. LA SAINTETE DE LA COMMUNION MISSIONNAIRE

Comme on a pu constater, l'ensemble de tous les documents du magistère que nous avons analysé sous l'optique de la communion missionnaire, recommandent ardemment l'engagement pour une vie de sainteté. En particulier, dans ceux du magistère de Jean-Paul II, la sainteté, en tant que vocation universelle propre à tous les baptisés, revenant ponctuellement et occupant des paragraphes entiers, apparaît comme une idée fixe, un point de repère constant. Cela vaut aussi pour Ecclesia in Africa , qui revêt une importance particulière, vu l'intitulé de ce travail. Ce qui invite à se poser une série des questions. Comment, par exemple, la communion missionnaire informe la sainteté ? Qu'est-ce qu'elle apporterait à la sainteté  et vice-versa? Quelle typologie assumerait la sainteté de la communion missionnaire ? Voici ce que d'emblée on pourrait répondre

•  La sainteté serait encore davantage, et plus consciemment, du ressort de la spiritualité comme vie dans l'Esprit. Pratiquer une spiritualité de communion missionnaire voudrait dire pouvoir vivre constamment sous l'égide de l'Esprit Saint, l'âme de la communion de l'Eglise et des chrétiens et, en définitive, le protagoniste de leur mission et de leur sainteté. Ces deux dernières réalités constitutives de la vie chrétienne trouveraient leur unification en l'Esprit Saint qui, d'ailleurs, est le lien de communion entre le Père et le Fils. La sainteté, elle aussi, alors, aurait son encrage dans la communion trinitaire, tirant d'elle, comme la mission d'ailleurs, le dynamisme de grâce qui en découle. Ce qui est à la racine d'une évangélisation que le professeur Santedi appelle ‘ poétique ' , étant donnée que l'Esprit Saint est le don de Dieu qui communique aux saints de la communion missionnaire ses charismes multiformes, esthétiques et inventifs.

•  Dire qu'en vivant la communion missionnaire on est constamment sous l'égide de l'Esprit équivaut à dire que, comme nos documents le confirme , la sainteté consiste avant tout dans la pratique de la charité envers Dieu et le prochain , puisque l'Esprit Saint est connu, justement, comme l'Esprit d'Amour, Celui qui fait communiquer à l'amour de Dieu en le répandant dans le cœur des fidèles (cf. Rm 5, 5 ; 1 Jn 3, 23-24 ; 4, 13.16) . De sorte que, grâce à cette amour, qu'on accueille et qu'on entretient en le mettant en pratique envers les humains, l'Esprit Saint peut venir à tout moment habiter dans le croyant avec le Père et le Fils (cf. Jn 14, 23), comme dans un ‘ temple' (1Cor 3, 17). Ce qui réalise dans le cœur du disciple du Christ une nouvelle incarnation du divin dans l'humain. Laquelle peut être comparée à une Pentecôte renouvelée et permanente qui divinise la personne (cf. Jn 10, 35) . Et cela, dans la mesure où elle demeure dans l'agapè de Dieu et du prochain : le plus grand des commandements du Seigneur et de ses disciples ; la suprême volonté de Dieu qui les contient tous (cf. Mt 22, 34-40 ; 7, 21 ; Rom 13, 8-10 ; Gal 5, 14 ; Col 3, 14). Dans ce sens, la sainteté de charité nous divinise, telle une vie de la même nature de celle de Dieu qui ‘ est amour' (1 Jn 4, 16) . De sorte qu'elle peut être pour nous, dans l'alternance du déjà et du pas encore, vie divine, éternelle et nouvelle (cf. 1 Jn 1, 2-3 ; 2, 17.25 ; 3, 14-15 ; 5, 11-13 ;). La même qui a été communiquée par la mort et la résurrection de Jésus (Rm 6, 4) aux ‘ enfants de Dieu ' que nous sommes, appelés à participer pleinement à l'amour de leur Père (1 Jn 3, 1-2) . A cet égard la sainteté, stimulée par la communion missionnaire, serait de l'ordre de la vie humaine tout court. Elle serait bien en phase, alors, avec la mission en Afrique qui se réclame d'une ‘ évangélisation sapientielle' ordonnée vers la recherche de la qualité de la vie ', ‘ dans une communauté des frères , et, même, d'une ‘ spiritualité de la vie ', pour faire des femmes africaines des agents de la mission .

•  Pourtant, celle vécue dans le cadre de la communion missionnaire sera une sainteté d'amour essentiellement concrète parce que ‘ celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas ' (1 Jn, 4,20 ; cf. 3,18 ; Mt 25, 31-45). L'amour, comme la communion, tout en étant divine, est de l'ordre aussi du visible, du constatable. C'est pour cela que la sainteté qui découle de la communion missionnaire est une sainteté qui s'incarne dans l'histoire, dans le quotidien . Elle devient un témoignage visible d'amour, à savoir, le témoignage chrétien plus ravissant et plus conquérant parce qu'il apporte à l'humanité la présence du Seigneur ressuscité, (cf. Jn 13, 34-35 ; 17, 21 ; Mt 18, 20) qui, de lui-même, à Jérusalem, ‘ adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés ' (Ac 2, 47 ; cf. 5, 14) . Notre témoignage s'enracine donc dans le Seigneur ressuscité, Jésus ‘ notre unité' , un témoignage qui signifie ‘ l'unité du Christ et du Père' , ‘ le but dernier de la mission de l'Eglise' .

•  Or, cette sainteté, devant porter et soutenir la communion missionnaire, exige la perfection de l'amour (cf. Mt 6, 48) qui consiste dans l'amour réciproque , synonyme d'une relation d'amitié, faite de sympathie et de miséricorde (cf. Col 3, 12-15 ; 1Cor 13, 4-7 ; Ef 4, 1-3 ; Ph 2, 1-5), jusqu'au don de soi pour l'autre, selon les paroles et l'exemple de Jésus qui est mort sur la croix pour notre salut ( cf. Jn 15, 12-13). Par ailleurs, ce don de la vie, sommet parfait de la sainteté, se construit sur la pratique d'une charité ordinaire qui se veut justement selon celle de Dieu. La charité qu'il faut alors est censée être: anticipatrice et prévenante, comme celle de Dieu, ‘ puisque lui nous a aimés le premier' (1 Jn 4, 19 ; cf. Rm 5, 8 ) ; universelle, parce que prend dans son rayon d'action tout le monde sans aucune discrimination (cf. Mt 5, 43-47) ; constante, comme celle de Dieu, justement, qui nous aime depuis toujours et pour toujours (Ps 136 ) ; compatissante, pour susciter dans celui qui nous est proche, par un partage de ses peines et ses joies (cf. Rm 12, 14 ; Mt 5, 38-42), une réaction amoureuse qui porte l'autre et nous à nous aimer mutuellement et donc à vivre en communion . Dans ce cadre, les caractéristiques attribuées à l'Eglise Famille de Dieu –attention à l'autre, solidarité, chaleur des relations, accueil, dialogue, confiance (cf. EA 63)- rehausseraient et seraient rehaussées par la sainteté de la communion missionnaire.

•  La sainteté de la communion missionnaire, comme on le signifiait plus haut, sera possible si le disciple se dispose, comme Jésus son maître, à donner sa vie, en acceptant par amour le mystère de la croix (Mt 10, 38), passage obligatoire suivi par Jésus lui-même pour faire l'unité des enfants de Dieu dispersés (cf. Jn 11, 51-52) et donc pour toute véritable communion. Ce qui peut valoir dire : de s'anéantir (cf. Ph, 2, 6-11) dans la mort au péché (cf. Rm 6, 2-4 ; Gal 5, 24), ainsi que dans l'ascèse qui en découle (cf. Mt 16, 24-26) ; mais aussi de savoir assumer les souffrances qu'on rencontre : personnellement, dans la vie de relation avec autrui, dans l'histoire et dans la vie du monde (cf. 2 Cor, 4, 10-12 ; Gal 6, 14), comme signes et expressions de l'abandon de Jésus (cf. Mt 27, 46 ; 1Cor 2, 2 ). Ce passage-cléf est celui pascal. Il porte, alors, les disciples du Christ à participer aussi à sa résurrection, pour en être témoin personnellement et spécialement par la communion avec ses frères et sœurs formant une communauté (cf. Lc 24, 48 ; Ac 1, 8.22 ; 2, 32 ; 4, 32-33). Pour ce faire, le saint de la communion missionnaire, au long de son chemin, cultivera en particulier celle avec l'Eglise institutionnelle, en la personne du Pape et des Evêques et tout autre autorités tenant place de Dieu (cf. Lc 10, 16 ; Jn 13,16) ; celle avec la Parole de Dieu comprise comme 'un ‘ferment de fraternité, d'unité et de paix' (AG 8) qui, évangélisant lui même et les autres, lui donne vie et engendre la communauté ; et celle de l'Eucharistie tel que le sacrement d'unité qui manifeste pleinement la communion avec ses frères et auquel puiser, jour le jour, l'énergie divine qu'il lui faut pour accomplir sa mission dans le monde. En somme l'amour envers Jésus abandonné, signifiant le don de soi et signifié par son cri sur la Croix , est central à la sainteté de la communion missionnaire . Or, combien cela serait profitable aux chrétiens africains. Eux qui, vivant au milieu de toute sorte de souffrances, pourraient les surmonter en faisant leur ce cris de Jésus sur la croix, sans entacher pour autant leur sainteté, mais en coopérant encore plus efficacement à l'unité du monde.

•  Pour tout cela, cette sainteté de la perfection de l'amour, propre au don de la vie mutuel et portant à la communion, de personnelle qu'elle est, passe à être, en un certain sens, une sainteté collective . En effet, le prochain est, d'une certaine façon, impliqué dans la sainteté d'autrui, soit parce que il peut y avoir communion s'il y a au moins deux personnes, soit parce qu'il devient possible de s'entraider et solidariser dans le voyage vers la sainteté par le partage des biens spirituels et matériels. Dans ce sens, il est vrai aussi que, vivant la communion dans une communauté, ses membres sont enveloppés de la présence du Seigneur ressuscité (cf. Mt 18, 20 ; Ac 2, 47 ; 5, 14), le Saint des Saints, Jésus qui engendre parmi eux et les implique dans la Communion des Saints . Or, cela ouvre aux chrétiens la possibilité, suivant l'exemple de la première communauté apostolique, de devenir saints ensemble . Ce qui est en phase avec la foi en la Communion des Saints, qui est l'Eglise, et qui, en soi, est aussi un avant-goût de la vie éternelle, laquelle n'est autre chose que communion parfaite en Dieu de tous ceux qui ont consenti de vivre sur terre de son amour (cf. Ap 21.1-4. 22-27). Par ce qui précède, il est aisé de remarquer que la sainteté de la communion missionnaire respecte une saine anthropologie, reflet de celle évangélique et ecclésiale, là où la personne humaine ‘ est la première route que l'Eglise doit suivre pour l'accomplissement de sa mission ' (CL 36). L'Afrique qui a le sens aigu de la personne et de la relation, interpersonnelle et communautaire prétend cette anthropologie de la sainteté inscrite dans la communion missionnaire. Celle-ci, en effet, croit que l'homme, crée à l'image de Dieu (cf. Gn 1, 26-27), est, en plus, comme un sacrement de Dieu, puisque en lui, même sous les apparences du pauvre et du petit, est présent le Christ lui-même (cf. Mt 18, 5. 25, 40 ; Ac 9, 5) . De ce fait, la sainteté en question se fera un devoir et inventera les moyens, en Afrique et ailleurs, pour l'humanisation ; synonyme de promotion intégrale de la créature humaine et du cosmos qu'elle habite . Ainsi, certains éléments cruciaux du progrès humain et social - réconciliation ; dépassement de tout mur de division, ethnique ou non ; aspiration et pratique d'une vraie démocratie ; engagement politique dans la transparence et la compétence et d'autres - seront de mise pour consolider une évangélisation qu'en Afrique se veut prophétique . Mais ce prophétisme de la sainteté de la communion missionnaire est inscrit et se développe par lui-même parce que l'option pour les pauvres est son aboutissement pour ainsi dire, immédiat. Comme cela est manifeste en l'exemple du premier et plus grand missionnaire de la Trinité (EN 7) venu pour ‘ évangéliser les pauvres' (Lc 4, 18) et en celui de la première communauté de ses disciples qui, par sa communion des biens parvenait à humaniser les pauvres qui étaient en son sein et, au delà de tout conflit ecclésial, se faisait un devoir prioritaire de ‘ songer aux pauvres'  » (Gal 2, 10). C'est l'expérience et l'option immédiate aussi des groupes qui ont l'idéal de l'unité de communion . En eux, en force de la communion, l'option pour les pauvres se fait par une charité qui élève les pauvres , de façon que, selon les directives données par Vatican II aux laïcs, ils se ‘ libèrent peu à peu de leur dépendance par rapport à l'extérieur et puissent se suffire à eux même .  

•  Dans ce paradigme de sainteté de communion missionnaire on remarque que c'est plutôt la sainteté de Dieu qui vient à notre rencontre , même si on est dans le devoir de toujours la poursuivre par l'ascèse quotidienne. Cela s'explique, quand on sait que la communion nous met en relation directe avec Dieu justement par la présence du Christ qu'elle engendre au milieu de nous. Lui, il est au milieux de nous l'espérance de la gloire '(Col 1, 27) Celui qui nous participe sa sainteté : « Car par une oblation unique , il a rendu parfaits pour toujours ceux qu'il sanctifie » (cf. He 10, 14). Ce qui, selon les dires du professeur Atitung, semble correspondre à la lecture biblique des Pères. D'ailleurs l'Eglise le chante : ‘ Ubi caritas et amor Deus ibi est '. (cf. 1 Jn 4, 16), et le Ecritures nous le signifient : «  Mais, à l'exemple du Saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit : Vous serez saints, parce que moi, je suis saint  » ( 1 Pt 1, 15-16). Ainsi la sainteté de la communion missionnaire devient une réalité accessible à tout moment, partout et à tous, du moment où on choisi d'aimer son prochain dans le don de soi même (cf. 1 Jn 3,16 ; 4, 12.16). Pourtant, cette sainteté peut être bien celle du recommencer-chaque-moment-dans-l'amour et par le sacrement de la réconciliation, car tout se joue dans l'instant présent là où la personne décide d'aimer suivant la volonté de Dieu . Alors, sa sainteté et la notre sont au rendez-vous

En somme, dans la communion missionnaire, comme en Dieu, amour et sainteté sont inséparables et interchangeables (cf. 1 Pt 17, 21). Dans et par la spiritualité de la communion missionnaire, l'amour, vertu cardinal, peut être bien le nouveau nom de la sainteté qui, alors, attire la force de Dieu sur terre, l'Emmanuel : ‘ Dieu avec nous' (Mt 1, 23). Tout son contenu est pour ainsi dire, résumé dans le signe de la croix dont le chrétien se signe à tout instant et qui, d'ailleurs, est le signe visible et emblématique, selon la tradition, de sa mission et de celle du Christ et de l'Eglise. Par celui-ci tout chrétien professe et se souvient de la communion trinitaire incarnée en Jésus Christ et de la rédemption opérée par sa mort et résurrection, salut consistant à participer de cette communion divine.

C'est qui est sur c'est que la communion missionnaire est en réelle osmose avec la sainteté : “ La sainteté et la mission passent par la communauté parce que le Christ se fait présent en elle et à travers elle. Notre frère et notre sœur deviennent sacrement du Christ et de la rencontre avec Dieu, la possibilité concrète et, plus encore, la nécessité incontournable afin de pouvoir vivre le commandement de l'amour réciproque et donc la communion trinitaire » (RDC 29).

On peut s'arrêter là, laissant la porte ouverte à d'autres approfondissements possibles. Cependant la typologie du saint de la communion missionnaire est suffisamment brossée. Il s'agit de quelqu'un qui, guidé par l'Esprit de Jésus-Christ, est missionnaire, tout d'abord, par et dans la communion avec l'Eglise, à réaliser localement dans l'amour des ses frères et sœurs. En cela, il ne néglige pas l'ascèse, mais son ascèse principale est celle de rechercher l'amour parfait, participant à la passion du Christ. Il devient par là un vrai martyr de l'amour du Christ, un témoin de sa mort et résurrection, annonçant ainsi par sa vie, et le moment venu, par sa parole, le contenu essentielle de tout kérygme : Jésus mort et ressuscité (cf. 1 Cor 1, 22-24 ; Ac 2, 22-36 ; 10, 38-43). Il pourra faire aussi de miracles, mais il sait que le miracle plus éloquent sera la communion fraternelle qu'il se disposera à faire régner aimant les membres de sa propre communauté ecclésiale locale. Pour tout cela, la sienne sera une sainteté d'amour, concrète, selon une ‘ foi opérant par la charité ' (Gal 5, 6) qui privilégie les pauvres et les laissés pour compte ; simple, sobre, humble, docile et optimiste, comme celle du petit enfant de l'Evangile (cf. Mt 18, 4) ; quotidienne, réaliste, empathique, sympathiques, entreprenante, sociale et politique, parce que toujours en dialogue et en harmonie avec le milieu ; intelligente, joyeuse, rayonnante, confiante, audace et créative parce qu'elle est un don de l'Esprit Saint . En un mot, une sainteté telle que se dégage de l'exemple sans pareille du Christ et de la vie de communion des chrétiens des Actes des Apôtres . 

QUELQUE PROLONGEMENT

Or une sainteté pareille présente des caractéristiques dignes d'être mentionnées parce que porteuses de quelques nouveautés dans le domaine de la spiritualité.

Tout d'abord notons que, l'amour, sur laquelle cette sainteté se fonde est à la porté de toute personne humaine car l'Esprit d'amour souffle là il veut (cf. Jn 3,8 ; GS 22) et surtout dans le cœur de ceux qui optent pour vivre leur vie dans l'amour de leur prochain. De la sorte, c'est une sainteté abordable par tous dans l'Eglise .

En suite elle est particulièrement profitable aux laïcs , car finalement il n'est pas nécessaire d'être ordonné prêtre, de devenir évêque ou d'embrasser la vie religieuse pour pouvoir l'appliquer.

Par après, cette sainteté, étant fondamentalement laïque, peut donner vie, dans son lien avec la communion missionnaire, à une spiritualité missionnaire valable pour tout chrétien. Elle serait donc une sorte de spiritualité missionnaire commune à tout le peuple de Dieu, sur laquelle toute autre spiritualité missionnaire spécifique pourrait se connecter, dans le respect de la vocation spécifique de chacun, du statut qui le règle et de l'institution à laquelle il appartient.

Le fait, enfin, qu'elle est fondamentalement laïque nous fait penser que telle sainteté est aussi particulièrement mariale puisque la Vierge Marie est la laïque par excellence, ayant parcouru tout les états possibles du laïcats : virginité de jeune fille, mariage chaste d'épouse et veuvage dans la maternité spirituelle au service de l'Eglise. Mais cette sainteté est mariale surtout parce que la Vierge Marie est effectivement Mater unitatis , comme souvent elle est invoquée par ceux qui poursuivent l'idéal de la communion. En effet, Marie est la Mère de Dieu qui est communion ; Mère de l'Un de Dieu, Jésus Christ ; et, en tant qu'épouse de l'Esprit Saint, elle est comme aucune autre personne, pleine de sa grâce et donc pleine de son amour . D'ailleurs, elle continue à assumer cette relation maternelle comme mère de l'Eglise, Famille de Dieu, communion missionnaire, qu'on est tenté d'appeler, suivant l'allure lyrique du Message du Synode , ‘Maternité de Marie'.

Toujours est-il que Sainte Marie se manifeste comme un modèle de vie de communion missionnaire depuis l'Evangile de l'enfance (Annonciation-visitation-naissance de Jésus), en passant par Cana et le Calvaire, jusqu'à aux premier jours de l'Eglise naissante . Par ailleurs, même le tracée évangélique propre à la spiritualité de communion missionnaire, fait regarder à Marie comme à la personne de référence . En effet, elle constitue devant nos yeux un exemple réussi et incomparable de vie évangélique au point d'être désignée en sa qualité de première chrétienne ‘ la Parole vécue ' toute revêtue donc de l'Evangile de son Fils . Ce qui la pose devant l'Eglise toute entière en model et en patronne de la spiritualité de communion missionnaire qu'elle savait aviver déjà au sein de la communauté des premiers chrétiens dirigée par Pierre est les apôtres du Christ (cf. Ac 1, 14).

La spiritualité de la communion missionnaire, ainsi décrite, nous porte à dire qu'elle est particulièrement charismatique dans le sens qu'elle respecte et elle est enrichie par le don et les talents que l'Esprit communique aux personnes et aux groupes dans l'Eglise. Vécue, surtout par les laïcs, mais aussi par d'autres, elle conduit à une jonction heureuse dans l'Eglise entre charisme marial, plus inventif et esthétique, et charisme pétrinien, plus directionnel et juridique. La spiritualité de la communion missionnaire metterrait, alors, les deux faces de l'Eglise à égale contribution. Ce qui rehausserait leur nécessaire complémentarité à la vie de l'Eglise et à la consolidation de sa communion, en la faisant apparaître dans toute sa beauté.

Ne serait pas en cela effectivement la ‘spiritualité du futur ' annoncée par Karl Rahner et la naissance d'une ‘ sainteté du peuple ', préconisée par le cardinal Montini futur Paul VI  ? Ne contiendrait-elle aussi un point dynamique pour une possible théologie de l'esthétique qui aurait à présenter Dieu dans sa beauté, comme une dernière chance pour conquérir et sauver le monde d'aujourd'hui ? .

Toujours est-il que la communion missionnaire rend la sainteté populaire, sans qu'elle perd rien de sa profondeur spirituelle. De plus, elle rend accessible au peuple de Dieu une de ses prérogatives, réservée traditionnellement à un petit nombre d'élus. Il s'agit de l'expérience mystique qui par la voie de sainteté de la communion missionnaire, postulant l'union intime avec Dieu par l'amour du prochain, peut devenir la ‘ mystique pour le troisième millénaire ' .

Pour le reste, c'est beau d'être saint par la communion missionnaire. Marie nous l'atteste. Elle, tout en étant sainte et immaculée par élection, a entretenue sa sainteté en suivant un chemin de communion avec Dieu et l'humanité et nous l'invoquons maintenant en l'appelant : ‘ tota pulcra' . Ainsi, la mission sera une opération de plus grand rayonnement apostolique grâce à la communion missionnaire qui la revêt de toute beauté : la présence et l'annonce de Jésus, ‘ le plus beau des enfants des hommes' (Ps 45, 3).

Cependant, à un niveau plus opérationnel, cette sainteté de la communion missionnaire, soutiendrait l'évangélisation à mener en Afrique, grâce à l'insertion de plus en plus massive des laïcs qui alors y seraient éduqués et formés. A ce moment, ils collaboreraient substantiellement à que son Eglise devienne de plus en plus famille de Dieu, soit en dépassant tout cléricalisme, soit en optimisant l'effort pour parcourir les voies maîtresses qu'elle s'est tracées. L'annonce serait de qualité parce que serait présenté à partir d'un témoignage vivant d'amour personnel et collectif. Le dialogue sera le style ordinaire de se rapporter aux autres, expression d'une vie d'amour pour toute rencontre, avec les personnes et les groupes. La promotion humaine serait authentique, parce que intégrale et durable reposant dans un amour préférentiel pour les pauvres en qui vie le Christ, vidé de tout paternalisme et esprit de domination. Mais surtout l'inculturation sera particulièrement rehaussée. En effet, l'amour propre à la sainteté de la communion missionnaire porte à aimer l'homme et son monde culturel jusqu'à une unité semblable à celle qui se réalise dans le mariage entre deux personnes. Autrement dit, dans l'inculturation, l'Evangile, à travers l'amour de ceux qui l'annoncent, épouse la culture ambiante et enfante avec elle la nouvelle culture, qui aurait les traits de l'époux (Evangile) et de l'épouse (la culture), en une synthèse produite par l'œuvre de l'Esprit .

Achevant ces considérations sur la sainteté de la communion missionnaire on est porté à penser qu'elle pourrait être simplement une autre nom de ce que, suivant Saint Augustin, on appelle ‘ la vie bonne' , comme plénitude de vie au service de l'évangélisation d'Afrique et d'ailleurs .

 

SANTEDI L., « Quelle théologie pour quelle évangélisation en Afrique », in Ibid ., p. 419-422.

Il faut comprendre en effet, frères très chers, qu'il s'agit bien du Saint-Esprit par qui l'amour est rependu dans nos coeurs. Et parce que l'amour devait rassembler l'Eglise de Dieu sur toute l'étendue de la terre, alors même un seul homme le pouvait, en recevant le Saint-Esprit qui lui faisait parler toutes les langues”: Texte tiré de l'Homélie Africaine du VI siècle pour la Pentecôte , cité in LA LITURGIE …, t. II, p. 779.

Ainsi les membres croyants et spirituels du Christ peuvent dire en toute vérité qu'ils sont ce qu'il est lui-même, à savoir Fils de Dieu, et Dieu. Mais ce qu'il est par nature, il le sont comme membres associés ; ce qu'il est en plénitude eux le sont par participation  » : Texte d'Isaac de l'Etoile pour l'Ascension cité par : i bid ., p. 665.

Que nous soyons unis au Saint-Esprit, par une participation, cela aussi est visible….Nous ne sommes pas seulement des hommes, mais en outre nous sommes des fils de Dieu, ses hommes célestes, puisque nous sommes devenus participants de la nature divine . Tous, nous sommes donc un seul être dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Un seul être, dis-je, dans une identité d'état, - un seul être dans un progrès conforme à la piété, par notre communion à la chair sacrée du Christ, par notre communion à l'unique Esprit Saint  » : Texte de Saint Cyrille d'Alexandrie cité par Ibid. , p. 694.

Il est donc utile pour vous que vous soyez dans une irréprochable unité, pour être toujours participants de Dieu ”: texte de Saint Ignace d'Antioche aux Ephésiens cité in LA LITURGIE DES HEURES. AVENT-NOËL. SEMAINES I-IX , t. I, Paris, 1980, p. 446.

SANTEDI, «Quelle théologie…p. 412-417.

NGALULA J., « La responsabilité missionnaire de la femme chrétienne dans une Eglise Africaine en Etat de mission. Cas des Catholiques », in TSHIBANGU, L'avenir… , p.358.

«  A l'orée de la semaine sainte, on comprend mieux le lien étroit enter zoé (vie) et agapè (amour). La vie du Père que Jésus déploie est un signe de l'amour vécu au quotidien. Tout l'évangile le signifie: le grand miracle de la vie de Dieu dont témoigne Jésus est celui de l'amour qui régénère les relations, qui rassemble. Le chemin de la vie est celui de l'unité  » : POUCOUTA P., « Christ notre unité », in Revue de l'Université de l'Afrique de l'Ouest , 27 (2006), p.116.

«  La simplicité et la joie de la vie communautaire sont des signes de la présence et de l'action du Ressuscité dans la communauté. Luc pourra écrire au milieu de la description de la koinônia , dans le deuxième résumé : « Une grande puissance marquait le témoignage rendu par le Apôtres à la résurrection du Seigneur Jésus et une grande grâce était à l'œuvre chez eux tous » (4,33) . Les Apôtres témoignent donc du Seigneur ressuscité non seulement par la parole mais aussi par la qualité de leur vie communautaire  » : DUMAIS, Communauté… , p. 43.

« L'Eglise est alors une famille de témoins. Témoins du Seigneur de la vie, témoins de la diversité des physionomies dans l'Eglise, témoins de l'amour qui doit imprégner toute la vie de l'Eglise…témoins de la communion universelle entre hommes et femmes aussi divers que les poissons du filet de Pierre. Alors l'Eglise famille de Dieu peut vivre en prophète au cœur de l'Afrique et de l'humanité  » : POUCOUTA, « Christ …p. 109.

«  C'est la condition de notre témoignage. L'Eglise est ainsi communion, une communion dans la communion trinitaire…Avec raison, les Pères du Synode africain ont vu dans la prière sacerdotale le but dernier de la mission de l'Eglise, témoigner de l'unité et de la fraternité…  » : i bid ., p. 114-115.

«  L'amour fraternel est la plus grande preuve de l'amour pour Dieu  » : LUBICH C., Petit manifeste inoffensif , Paris, 1971, p. 24.

C'est, comme en Saint Paul, se faire ‘ tout à tous ' (1Cor 9, 19-23), autrement dit ‘se faire un' avec l'autre : «  Il s'agit d'aimer l'autre comme le Christ nous a aimé. D'entrer dans l'autre comme Jésus est entré en nous, dans notre humanité, dans nos péchés sans avoir commis péché. C'est une participation de tout ce qui est en nous - matériel et spirituel - avec l'autre, comme fit Jésus qui nous donna tout de lui-même sur la croix, et qui nous donne dans l'Eucharistie son âme , son corps et sa divinité. ‘Tout ce qui est à moi et à toi'  »: LUBICH, Petit … p. 35-36 ; 41-42.

Cf. ROSSE G., Jésus Abandonné , Paris, 1983. «  Mais l'unité coûte cher. Dieu a besoin de l'anéantissement, de la grande pauvreté de la petitesse pour faire passer son amour. Etre un avec l'autre signifie t'oublier complètement toi-même. Marie est grande parce qu'elle est la plus humble. Tout perdre, même ton âme, pour vivre les douleurs et les joies de l'autre afin de prouver ton amour au Christ. Pleurer avec lui qui pleure et être joyeux avec lui . » : LUBICH, Petit… p. 34. « Les bras étendus sur la croix, Jésus rassemble en lui tous les hommes. L'unité se réalise sous le signe de la croix. Elle n'est possible que dans le don de soi, le service, préfiguré dans l'épisode du lavement des pieds, prélude de la passion  » : PACOUTA, « Christ…p. 107.

VANDELEENE M., “Une sainteté ‘collective' ”, in Nouvelle Cité , octobre 2000, p. 20-24.

«  C'est lui qui, inspirant à ses saints ses vérités éternelles, a marqué chaque époque. L'heure présente aussi est son heure. Non pas tant l'heure d'un saint que la sienne, l'heure de Jésus au milieu de nous, Jésus vivant en nous, qui édifions, en unité d'amour, son corps mystique. Cependant il faut déployer le Christ, le faire grandir en des membres nouveaux. Devenir comme lui porteurs de feu. Faire que soient un et qu'en tous soit l'Un ! Vivons alors, dans la charité, la vie qu'il nous donne instant après instant » : VANDELEENE M. (textes choisis), Chiara Lubich : Pensée et spiritualité , Paris, 2003, p. 151.

«  Dans la spiritualité de l'unité, on va à Dieu à travers le frère :'moi-même-le frere-Dieu…Nous allons à Dieu avec les autres, avec nos frères. Bien plus, nous allons à Dieu à travers eux  » : ibid ., p. 66.

La sainteté et la mission passent par la communauté parce que le Christ se fait présent en elle et à travers elle. Notre frère et notre sœur deviennent sacrement du Christ et de la rencontre avec Dieu, la possibilité concrète et, plus encore, la nécessité incontournable afin de pouvoir vivre le commandement de l'amour réciproque et donc la communion trinitaire » (RDC 29).

Si l'Eglise se veut experte en humanité comme si bien dit le Pape Paul VI, L'Eglise, famille de Dieu, figure idéale voulue par les Pères du Synode, porteuse de la Bonne Nouvelle du Christ, doit se donner les moyens de l'humanisation de l'homme en Afrique, par le respect de chaque homme et plus particulièrement de la femme et des enfanst  » : NDI-OKILA - NTALU, D'un Synode… , p. 46.

Cf. SANTEDI, « Quelle théologie..., p. 404-412.

Si tu veut conquérir une ville à l'amour de Dieu, fais tes calculs. Prends avec toi des amis animés des mêmes sentiments, unissez-vous au nom du Christ…Intéresse-toi en suite aux plus malheureux, aux SDF, aux délaissés, aux orphelins, aux prisonniers. Sans relâche, cours avec les tiens visiter le Christ en eux. Réconforte-les, fais-leur découvrir que l'amour de Dieu les entoure et les accompagne. S'ils sont faim, donne leur à manger…Chargé de secours, parcours les rues, va à la recherche du Christ….Quand tu l'aura trouvé, réconforte-le surtout de ton sourire. Permets-lui alors un amour indéfectible…Ne laisse personne dans la solitude et ne lésine pas sur les promesses, car tu marches au nom du Tout- puissant…  » : VANDELEENE, Chiara …, p. 156-157.

Cela à donné vie en Afrique, dans le Cameroun occidental, à un expérience qu'on pourrai appeler pilote à l'égard de la promotion humaine du monde des pauvres: Cf. ZANZUCCHI M., Fontem : un popolo nuovo , Roma, 2002 ; ARENA D., Presenza missionaria a Fontem (Cameroun occ.) dell'Opera di Maria (Focolarini). Punti qualificanti per il metodo missionario africano , Dissertatione per la licenza in missiologia, Pontificia Università Urbaniana, Roma, 1979.

Il convient de citer ce texte en entier parce que sa vision concernant la façon de vivre la charité envers les pauvres semble correspondre à celle de la sainteté de la communion missionnaire : “ Pour qu'un tel exercice de la charité échappe à tout soupçon et apparaisse comme tel, il faut avoir dans le prochain l'image de Dieu selon laquelle il a été crée, et le Christ Seigneur à qui est offert en réalité tout ce qui est donné à un pauvre ; la liberté et la dignité de la personne qui reçoit le secours doivent être respectées avec le plus grand sens de l'humai ; la pureté d'intention ne doit être entachée d'aucune recherche d'intérêt personnel ni d'aucun désir de dominer ; il faut satisfaire d'abord aux exigence de la justice, pour éviter que l'on offre comme don de la charité ce qui est déjà du au titre de la justice ; il faut éliminer les causes des maux et pas seulement leurs effets, et il faut organiser l'aide de telle sorte que les bénéficiaires se libèrent peu à peu de leur dépendance par rapport à l'extérieur et puissent se suffire à eux même  » (AA 8).

Selon toujours les groupes qui font l'expérience et optent pour la spiritualité de communion et pour qui aimer le prochain est la principale volonté de Dieu, cela peut se dire ainsi : «  Or l'amour de Dieu va de pair avec la perfection, avec la sainteté…car aimer Dieu signifie faire sa volonté. Or tout homme, tout chrétien peut la faire, à chaque instant…C'est une voie de sainteté ouverte au public. Pourtant, attention ! La chose est possible, elle atteint son but à la condition de faire la volonté de Dieu dans l'instant présent. C'est le présent qui importe, c'est le présent qu'il faut viser  » : VANDELEENE, Chiara …p.115-116.

«  Les saints ne sont cependant qu'une élucidation de la sainteté de Dieu. La sainteté des saints ne doit pas un instant être séparée de la sainteté de Dieu et être considérée en elle même. Ils vivent de la sainteté de Dieu  » : VON SPEYR A., « La sainteté au quotidien », in Communio , 5-6 (2002), p. 47

La linea mariana autentica guida la Chiesa verso la comunione universale. Meditando il Mistero di Cristo, come Maria e con Maria, la Chiesa incontra se stessa come segno di comunione...Maria è madre di questa missione universale, alla quale tende la Chiesa per la sua stesa natura o per la sua ragione d'essere ” : ESQUERDA BIFET J., Teologia dell'évangelizazione. Spiritualità missionaria, Roma, 1992, p. 306-308.

J'ai eu l'occasion d'approfondir la spiritualité missionnaire de Marie en intervenant à Kinshasa au colloque de mariologie de 1996 sur le thème La présence de Marie dans l'évangélisation en Afrique aujourd'hui .

Dans les groupes qui cultivent une spiritualité d'unité, la Vierge Marie est un modèle de communion missionnaire et elle trace une voie (‘ Via Mariae') qui porte, surtout les laïcs, à la sainteté collective: VANDEELENE, Chiara… , p. 77-83.

«  La Chiesa guarda a Maria come ‘memoria vivente' del Vangelo  » : ESQUERDA BIFET, Teologia..., p. 311.

«  Elle, qui gardait tout ce qui vient de Dieu, en le méditant dans son cœur, nous l'avons vue aussi toute entière parole de Dieu, revêtue de la Parole de Dieu. Si Jésus était le Verbe, la Parole devenu homme, Marie nous est apparue Parole vécue, à cause de sa fidélité même à la Parole  » : VANDEELENE, Chiara… , p. 78

Je pense que, dans une spiritualité du futur, l'élément de la communion spirituelle fraternelle, d'une spiritualité vécue ensemble, pourra jouer un rôle plus déterminant, et qu'il nous faut continuer sur cette vie lentement, mai de manière décisive  » : RAHNER K., « Elementi di spiritualità nella Chiesa del futuro », in Problemi et prospettive di spiritualità , Brescia, 1983, p. 440-441 : cité par : VANDEELENE, Chiara… , p. 67

MONTINI G.B., Discorsi nsulla Madonna e sui santi (1955-1962), Milano, 1965, pp. 499-500. cité par: VANDEELENE, Chiara… ,p. 67.

Dans ce sens va l'expression de Dostoïevski : «  La beauté sauvera le monde  » : cité par : DE FIORES - GOFFI., Dictionnaire… p.1076. Sur ce thème voir : GIBELLINI, Panorama… p. 274-289, là où est exposée la pensée de Hans Urs Von Balthasar sur l'esthétique théologique dan le cadre de sa théologie trinitaire.

VANDELEENE, Chiara… , p. 33-83.

Je suis débiteur de cette vision des choses au regretté père Cote o.m.i. qu'il expose magistralement in : COTE R. G., RE -VISIONING MISSION. The Catholic Church and Culture in Postmodern America , NewYork/Mahwah, N.J., 1996.

SANTEDI, “Quelle théologie...p. 414.

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