![]() |
Jour
5/ Vendredi 5 septembre 08 |
En
ce dernier jour de la session, notre prière matinale a été
focalisée sur le mot «Oblats» de Marie
Immaculée. Tout en mettant en évidence la place de Marie
notre Mère dans notre vie missionnaire, nous avons continué
la méditation sur le document d’Aparecida. Le passage sur
la nécessité de la conversion personnelle (thème
de notre prochain Chapitre général) a retenu mon attention.
|
![]() |
«La
conversion personnelle réveille la capacité de tout soumettre
au service de l’instauration du Royaume de vie. Evêques, prêtres,
diacres permanents, consacré(e)s, laïcs, nous sommes appelés
à assumer une attitude de conversion pastorale permanente, qui
implique d’écouter avec attention et de discerner “ce
que l’Esprit dit aux Églises” (Ap 2, 29) à travers
les signes des temps dans lesquels Dieu se manifeste.» (n. 366) |
Le
reste de la moitié de cette journée de clôture a été
réservé au travail en petits groupes et à une mise
en commun en plénière, sans oublier l’évaluation
individuelle de la session et la messe de clôture présidée
par le nouveau président de la région, Miguel Fritz. Les
questions proposées pour les carrefours consistaient essentiellement
à discerner les nouveaux défis de la région d’Amérique
Latine à la lumière de tout ce qui a été dit
pendant cette session, et à préciser les thèmes qui
méritent d’être approfondis pendant les trois prochaines
années. Une façon de donner un mandat clair à la
nouvelle équipe de l’Exécutif. |
![]() |
![]() |
![]() |
En
réponse, les groupes de réflexion ont indiqué plusieurs
sujets d’intérêt régional que l’Exécutif
pourra transformer en priorités pour la bonne marche de la région.
Je relève en vrac quelques thèmes sur lesquels beaucoup
ont insisté: la formation première et continue des Oblats,
la vie communautaire, la conversion individuelle et communautaire, l’identité
oblate, la promotion et la formation des laïcs, la restructuration,
la consolidation des maisons de formation et la collaboration avec les
autres régions. |
| Comme pour compléter le partage, Chicho Rois, conseiller général pour l’Europe et responsable du comité interne de la mission avec la jeunesse, a rendu compte des derniers événements d’Australie notamment le Congrès international pour les jeunes et la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) avec le pape Benoît XVI. Tout en exhortant l’assemblée à surfer sur la page web réservée à la jeunesse oblate (www.omiyouth.org ) pour y trouver la documentation nécessaire et surtout la dernière déclaration du Congrès, il a précisé qu’il convient, désormais, de parler de ministère avec les jeunes au lieu de ministère auprès des jeunes. Cela paraît plus significatif et plus cohérent avec nos aspirations charismatiques. | ![]() |
![]() |
Ensuite,
peu avant la messe de clôture, le groupe a tenu à marquer
cet événement par une photo de famille. La photo rassemble
les participants de la session conjointe, à savoir les membres
du Gouvernement central, les membres du CIAL (provinciaux et supérieurs
de délégations et missions) et les invités spéciaux
(comité régional de la mission et le représentant
régional du comité général de la formation).
Puis est venu le moment tant attendu d’action de grâce, l’Eucharistie.
C’était le moment opportun non seulement pour des remerciements
mais aussi pour des cadeaux symboliques. |
Il
convient enfin de relever un détail non de moindre importance sur
la diversité culturelle de cette région. Pendant les trois
jours de session, les messes ont été dites en trois langues
différentes: Français, Portugais et Espagnol. Rien à
regretter du cadre choisi. Nous avons été très bien
traités et tout a bien marché à part quelques ennuis
avec le Wireless, la connexion sans fil à Internet. |
| Comme lors de l’InterChapitre d’octobre 2007 en Afrique du Sud, Ayaas remercie sincèrement Chicho pour avoir traduit en Espagnol ses commentaires. Il s’agit bien sûr d’une presse libre et informelle, sans prétention d’exhaustivité, qui n’engage que son auteur qui n’est autre que cet assoiffé de communication. Merci de votre indulgence. | ![]() |
| Merci aussi de prier pour le Gouvernement central qui reste sur place pour sa retraite annuelle, du 6 au 12 septembre. Elle sera animée en anglais par le père Leo Guilmette, omi, missionnaire au Paraguay. A bientôt sur le Net! |
![]()
![]() |
Jour
4/ Jeudi 4 septembre 08 |
Comme
d’habitude, ce second jour de la session conjointe a commencé
avec la prière matinale centrée sur le mot «Missionnaires».
|
![]() |
Après
l’écoute d’une lettre du Fondateur sur les motivations
de la mission Ad Gentes (Lettre au p. Ricard, 6 décembre 1851),
nous avons été invités à résumer par
un mot-clé la situation actuelle de chaque pays où nous
sommes présents dans cette région, d’écrire
le mot-clé sur un bout de papier et de l’afficher sur chaque
pays concerné en utilisant les deux cartes géographiques
placées dans la chapelle. |
![]() |
Ensuite, sous forme de prière universelle, chacun de ceux qui ont répondu à cet exercice (supérieurs majeurs) a expliqué le sens du mot choisi. Ce moment précieux nous a permis de connaître les attentes et les préoccupations de chaque terrain missionnaire et de prier pour la paix dans le monde. Voici l’essentiel du message: Brésil: Vigueur de la mission; Bolivie: Disciples-missionnaires; Colombie: Liberté et paix; Cuba: Solidarité et justice; Guatemala: Indigènes; Haïti: Sécurité; Mexique: Réconciliation et ordre dans la société; Paraguay: Nouvelle espérance; Pérou : Justice, paix et intégrité de la création; Uruguay: Recommencer et tout oser; Venezuela: Patience. Les représentants d’autres Unités sont absents de la session. |
Le
reste de la journée a été réservé à
la présentation du document d’Aparecida par le comité
régional de la mission et à l’approfondissement en
carrefours. |
| Le père Gregorio Iriarte et son équipe nous ont fait connaître le squelette du document dont le principal objectif est de nous faire connaître le vrai visage du Dieu révélé par Jésus-Christ. Loin d’entrer en détail, je me contente d’indiquer quelques points qui ont retenu mon attention. | ![]() |
| Le plus important était de proposer une réflexion et de voir l’impact de ce document sur la vie des Oblats. Il en ressort qu’Aparecida est en parfaite harmonie avec nos Constitutions et Règles. Les Oblats s’y retrouvent sans difficulté majeure. Cependant le document contient quelques limites. La grande critique porte sur son titre «Disciples et missionnaires.» De par sa vocation, tout disciple est missionnaire car Dieu appelle toujours pour la mission.. |
Dans son commentaire critique, Gregorio a insisté sur le fait que Dieu étant Amour, l’enfer comme lieu physique n’existe pas. L’enfer est une option personnelle, mais ce n’est pas le Dieu miséricordieux qui envoie des gens en enfer. Les missionnaires ont souvent commis l’erreur de présenter Dieu comme l’auteur de punition. Annoncer la Bonne Nouvelle (kérygme) signifie dire que Dieu est Amour et non pas qu’il nous punit à cause de nos péchés. C’est le contraire de la Bonne Nouvelle! En outre, dans notre prédication, dit Gregorio, nous restons trop au niveau intellectuel sans atteindre le cœur des chrétiens où réside le Seigneur. L’accent mis sur les sacrements et les rites fait perdre le sens de la rencontre charismatique qui s’opère essentiellement dans le cœur. Bref, nous ne sommes pas encore capables de convaincre les gens d’accepter le Christ dans leur cœur. |
Personnellement,
je pense que certains aspects de la pensée de Gregorio sont discutables.
Mais grâce au document d’Aparecida, la région espère,
entre autres, que désormais les membres vivront joyeusement comme
des chrétiens convaincus de leur vocation de missionnaires disciples
de Jésus-Christ; qu’ils favoriseront la collaboration avec
les laïcs, coresponsables dans l’annonce de la Bonne Nouvelle
et la participation active des femmes dans la vie de la société
et de l’Eglise; qu’ils respecteront davantage les peuples
indigènes et les Afro-américains et qu’ils feront
de l’Amérique latine un modèle de réconciliation,
de justice et de paix. |
![]() |
Plusieurs questions ont été posées pour l’approfondissement en carrefours. Je les résume en une double préoccupation: Quel est l’impact réel de ce document sur la mission oblate en Amérique Latine? Peut-on le considérer comme un outil de travail pour améliorer la qualité de notre style d’évangélisation? Les avis sont très partagés. Certains affirment qu’Aparecida est un nouveau regard de l’Eglise sur le monde, une plus grande proximité avec les pauvres. D’autres par contre, pensent qu’à la différence des 4 documents antérieurs, Aparecida n’a défini aucune priorité et contient beaucoup de limites. |
Dans
l’après-midi, l’administration générale
a présenté son message à la région. Le texte
exposé par le supérieur général et trois autres
membres du conseil contenait des affirmations ou des points forts de la
région (personnel, formation, mission), des défis (personnel,
formation, mission, système d’élection, restructuration,
finances), quelques suggestions (mission, formation, finances) et des
priorités. Les quatre priorités retenues sont les suivantes:
préparer des formateurs qualifiés, éviter la dispersion
des missionnaires (distance les uns des autres), favoriser des revenus
locaux tout en respectant le capital, et l’échange des missionnaires
(envoyer des missionnaires hors de leur région). Dans la riche
discussion qui a suivi l’exposé, j’ai compris deux
choses. D’abord la diversité dans la façon de concevoir
les étapes de la formation, puis la sensibilité quant à
bousculer les habitudes. Le dialogue reste cependant le moyen le plus
efficace pour faire connaître les orientations de l’administration
générale. |
| Enfin dans la soirée, les membres du CIAL ont dialogué avec le Gouvernement central sur les possibilités de restructuration régionale proposées par le Comité général sur le Gouvernement en vue du Chapitre général de 2010. Faut-il parler de restructuration ou de fédération? Les Unités doivent-elles se regrouper en fonction du nombre de leurs membres ou des sensibilités culturelles? A quoi servirait un secrétariat permanent? Que se passe-t-il dans d’autres parties de la Congrégation? Autant de questions de curiosité qui expriment la crainte de la nouveauté. | ![]() |
On
ne peut accueillir paisiblement de nouveaux changements structurels au
sein d’une famille religieuse sans une vraie vision prophétique
commune de la mission. Le dialogue continue... |
![]()
![]() |
Jour
3/ Mercredi 3 septembre 08 |
La session conjointe proprement dite a commencé ce matin. Aucun discours d’ouverture et aucun rite particulier! Sans doute un style typiquement sud-américain. Deux cartes géographiques du continent ont été placées dans la chapelle pour nous aider à nous situer et à prier profondément pour la mission de cette vaste partie du monde. Nous avons été invités à nous concentrer sur le mot «Disciples», à la lumière du document de Aparecida. Parmi les paragraphes qui ont été lus pendant la méditation, le numéro 89 a retenu mon attention: |
![]() |
«Les indigènes et les afro-américains sont, d’abord “des autres“ différents qui exigent respect et reconnaissance. La société tend à les mépriser, en méconnaissant leur différence. Leur situation sociale est marquée par l’exclusion et la pauvreté. L’Église accompagne les indigènes et les afro-américains dans leurs luttes pour leurs droits légitimes.» Il me semble que l’exclusion et la pauvreté constituent réellement la cause principale de frustrations chez bon nombre de peuples de cette région. Ils se sentent étrangers et maltraités sur leur propre terre! |
Les
disciples du Christ peuvent-ils leur fournir des raisons d’espérer
un monde meilleur, plus juste et plus digne? C’est le sens même
de cette session conjointe qui rassemble tous les supérieurs majeurs
des 16 Unités oblates et les 11 membres du Gouvernement central.
Chose évidente, la région est très diversifiée
et multiculturelle. |
| Dans la matinée, comme il fallait s’attendre, le professeur brésilien Luiz Eduardo W. Wanderley nous a présenté la réalité de l’Amérique du Sud. Partant de ses défis internes et externes, il s’est penché largement sur le phénomène de la mondialisation dans ses dimensions économique, politique, culturelle et sociale. Vue positivement la globalisation est une bénédiction pour le monde. Il suffit de penser au boum de la communication (médias, Internet, téléphonie mobile…) pour s’en convaincre; tandis que ses effets négatifs sont un véritable drame, une exclusion des pauvres, une source des discriminations multiformes. | ![]() |
| Le professeur a expliqué aussi les différentes formes de démocratie que beaucoup de pays sont en train d’apprendre: politique, économique (diffusion du bien-être), sociale (participation à la prise des décisions) et démocratie comme mode de vie familiale. |
La
bonne démocratie est celle qui, en s’inspirant du mode de
vie familiale, valorise le dialogue entre les différentes cultures
et le respect de chacune. C’est cela le sens profond de l’inculturation
tant recommandée par l’Eglise. Le mal de la mondialisation,
c’est principalement la recherche de l’hégémonie
culturelle, la tendance des puissances de ce monde à dominer les
autres nations ou cultures. L’Eglise devrait continuer à
soutenir les Forums Sociaux qui prônent qu’un autre monde
est possible. Cela n’est pas facile à réaliser mais
c’est une utopie que nous devons poursuivre sans nous décourager
devant les injustices de ce monde. |
A
la question de savoir si la culture de la violence qui caractérise
l’Amérique Latine ne menace-t-elle pas la dynamique de l’utopie
sociale présentée comme un idéal à atteindre,
le professeur propose la Solidarité à tous les niveaux comme
le seul moyen capable d’éliminer la violence surtout auprès
des jeunes. Les médias et les églises ont un rôle
important à jouer dans la valorisation de ladite solidarité. |
![]() |
De
son côté, s’inspirant du récit évangélique
de guérison de la belle-mère de Simon (Lc 4, 38s) dans son
homélie de ce jour, Guillermo Steckling, supérieur général,
après avoir exprimé sa joie pour ce grand événement
qui permet aux missionnaires de réfléchir ensemble sur un
sujet d’actualité (être disciple du Christ aujourd’hui),
nous a exhortés à vivre comme le Christ, c’est-à-dire
être toujours en marche pour l’annonce de la Bonne Nouvelle
aux pauvres et le discernement de vrais besoins du monde. Bien qu’il
soit enfermé dans le tabernacle sous la forme d’hostie consacrée,
le Christ est sans cesse en marche pour soulager les misères multiformes
de son peuple. |
| Dans l’après-midi, le président sortant de la région, José Manuel, supérieur du Venezuela (son successeur élu est Miguel Fritz, provincial du Paraguay), a présenté la synthèse de la vie oblate en Amérique Latine en se servant des éléments fournis par chacune des Unités. L’information portait sur la distribution des Oblats en âge et en apostolat et sur les points forts et les faiblesses de la vie communautaire, la formation, le ministère oblat, les finances et les perspectives d’avenir. Parmi de nombreux défis majeurs signalons: la préparation des formateurs, la consolidation des maisons de formation (source d’inquiétudes), la mission de justice et paix et la restructuration des Unités. Il y a plusieurs petites Unités en termes d’effectif. | ![]() |
![]() |
Quant
à la suggestion de l’administration générale
(il y a quelques années) de maintenir seulement 2 scolasticats
sur 6 de langue espagnole dans la région, elle n’a pas encore
trouvé un écho favorable. Cela signifie que chacun veut
maintenir sa maison de formation chez lui. La région espère
que cette rencontre avec l’administration générale
aidera à prendre une décision définitive pour le
bien de la mission. Dans la discussion qui a suivi, plusieurs questions
ont été posées sur Justice et Paix dans la Congrégation.
Beaucoup n’arrivent pas à bien organiser ce ministère
spécialisé. |
![]()
![]() |
Jour1&2
/ 1-2 septembre 08 |
![]() |
Comme
d’habitude, au cours de son mandat de six ans, le conseil général
des Oblats tient une session conjointe avec chacune des cinq régions
de la Congrégation. Cet exercice permet au Gouvernement central
de mieux connaître les réalités et les spécificités
de chaque partie de la famille mazenodienne, et aux supérieurs
majeurs de dialoguer directement avec les membres de l’administration
générale sur les défis missionnaires de leur région. |
Après Europe (2006), Afrique-Madagascar (2007) et Asie-Océanie (2008), nous voici en Amérique Latine où nous jouissons d'un agréable climat et d'un beau cadre de réflexion. La prochaine et la dernière session conjointe se tiendra dans la région de Canada/Etats-Unis, en septembre 2009, un an avant le Chapitre général. |
| La rencontre avec CIAL (Conférence Interprovinciale d’Amérique Latine) se tient au Brésil, précisément à Sao Paulo, du 1er au 5 septembre, au Centre Santa Monica, un bel hôtel œuvre de la Congrégation des Augustins. Chacun des membres du conseil général y arrive après avoir visité une ou deux Unités de la région. Cette immersion nous a permis de mieux comprendre le contexte multiracial de la vie oblate dans cette partie du monde. | ![]() |
![]() |
Si
les deux premiers jours sont réservés aux rencontres séparées,
la session conjointe proprement dite prendra les trois derniers jours.
Le thème choisi est "La mission oblate en Amérique
Latine à la lumière du document ‘Aparecida’".
Aparecida (13-31 mai 2007) est le nom du document final de la
Ve Conférence générale de l’Episcopat latino-américain
et des Caraïbes: Disciples et missionnaires de Jésus-Christ
pour que nos peuples aient la vie en lui. |
| Avec un total de 471 membres dont 65% sont d’origine latino-américaine, cette région présente plusieurs défis, en l’occurrence l’évangélisation des pauvres les plus abandonnés, la formation oblate, l’engagement Justice et Paix, le ministère avec les jeunes. Concernant la formation, nous aimerions dialoguer avec la région sur la consolidation, c’est-à-dire la réduction du nombre de nos maisons de formation, afin de réunir les forces. C’est un point sensible, car la plupart des Unités qui ont des maisons de formation préfèrent les maintenir malgré le manque de formateurs qualifiés. | ![]() |
En ces deux premiers jours de la session, l’administration générale se concentre pour finaliser sa contribution. Le temps aussi de se retrouver comme communauté pour partager les impressions de nos visites. Quelques-uns ont connu des mésaventures pendant leurs voyages. |
Que
dire de ce beau cadre qui nous accueille? Personnellement, je déplore
une certaine incohérence interne par rapport à nos convictions
religieuses. Dans une région où les missionnaires se disent
plus proches des pauvres les plus abandonnés, fallait-il choisir
cet hôtel de luxe pour ce genre de rencontre!!! Le contraste saute
aux yeux quand on vient d'admirer notre apostolat en faveur des squatters,
des sans-abri. |
|
©
ayaas.net,
24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos précieuses
suggestions |