Conclusion En somme, comme le
dit Lumen Gentium, la vocation
consacrée "consiste à se donner plus radicalement à Dieu et au service
des frères grâce aux conseils évangéliques de façon à devenir un signe"
(n° 44). Tous doivent comprendre
que la personne consacrée, qui s'engage par vocation, témoigne du Christ,
l'annonce par sa vie, agit
comme lui, bref, elle est un autre Christ. Loin de déchoir, elle déploie
un effort constant pour rendre toujours plus effective la mort au péché
et la vie pour Dieu (cf. Rm
6, 12s). Aussi
la personne consacrée, dans l'aujourd'hui de l'Afrique, doit-elle continuer
à annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans la simplicité de son
être et la sincérité de son coeur à l'exemple des missionnaires d'hier,
qui arrivaient l’Évangile à la main et le charisme en poche. Face aux
vicissitudes de la vie, aux épreuves de tout genre, elle ne doit pas se
lasser d'imiter le Christ et les vertus des Apôtres telles l’humilité,
l’ouverture, le don de soi, le respect de l’autre, l’abnégation, l’altruisme,
le sacrifice. Fidèles
à leur vocation d'être mémoire de la première communauté chrétienne (retour
aux sources), les personnes consacrées doivent avoir le courage de réprimer
les penchants mauvais qui détruisent l'unité de vie, la communion ecclésiale;
le courage de se libérer de leur égoïsme pour s'attacher au Christ, l'unique
nécessaire. C'est en cela que s'exprime leur mission d'être des signes
d'espérance pour l'Église et pour le monde. Les chrétiens d'aujourd'hui
comprennent très vite si nous sommes des hommes de Dieu ou des commerçants,
si nous sommes pour eux ou pour nous-mêmes. De la qualité de notre consécration
et de notre travail dépend leur jugement sur nous. |