Nous sommes le 12/12/2018 et il est 07h08 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Échos voyages 2010

Centre Siloé: Kinshasa appelle, Rome répond

(Rome 22.02.2010) - Ce samedi 20 février 2010, l’organisme du volontariat international COMI – Coopération pour le monde en voie de développement – nous a conviés à l’événement «Kinshasa appelle, Rome répond» sur la République Démocratique du Congo. L’événement a eu lieu à Rome, dans la salle Golden (via Taranto, n°34, aux environs de la Basilique Saint Jean de Latran), de 16h30 à 18h30.

Comi Concert SiloéAgrémentée par une chorale congolaise (Bondeko/Fraternité), cette soirée de musique, chants, poésie et témoignages préparée soigneusement par les COMI (Coopératrices oblates missionnaires de l’Immaculée) a connu la participation de plusieurs invités dont quelques autorités politiques de la commune de Rome. Le supérieur général des Oblats de Marie Immaculée, Wilhelm Steckling, était de la partie en compagnie de quelques confrères, à la grande satisfaction de la Présdente des COMI, Andreina et de Giovanna Clemente, COMI, missionnaire au Congo.

Le but de cette rencontre était la présentation (vidéo) du Centre de santé Siloé de Kinshasa, oeuvre initiée en 2002 par des COMI, afin de remercier d'une manière particulière la commune de Rome pour son soutien financier et de sensibiliser d’autres bonnes volontés. Situé dans un des quartiers les plus pauvres de Selembao à Kinshasa, le Centre Siloé dont l’un des objectifs est le soin des enfants souffrant de sous-alimentation et de malnutrition, a besoin d’une infrastructure sanitaire plus adéquate.

Andreina comiNous avons eu le plaisir d’écouter plusieurs témoignages tant sur des soinsGiovanna Clemente comi médicaux en Angola et au Congo que sur l’intégration des Africains en Italie. Un représentant de l’Ambassade du Congo près le Saint-Siège a remercié les COMI au nom de son pays pour leur solidarité envers la population congolaise.

Fondé le 22 août 1951 en Italie (Firenze) par le Père Gaetano Liuzzo, OMI, l'Institut séculier des COMI trouve son origine dans le charisme et les enseignements de saint Eugène de Mazenod, Fondateur des missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

Joyeusement fidèles à cette origine charismatique, les COMI forment avec les Oblats de Marie Immaculée une seule famille dans l'Eglise, vivant le même charisme oblat mais sous la forme spécifique de la vocation qui est la leur: laïques consacrées dans le monde et en plein monde pour le service exclusivement missionnaire de l'Eglise.

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Frère Giuseppe D'Orazio: 90e anniversaire de naissance

Giuseppe D'Orazio(Rome 24.02.2010) - Ce mercredi 24 février 2010, la communauté de la Maison générale des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, OMI en sigle, située sur la via Aurelia 290 dans la ville éternelle, a célébré dans la joie et la simplicité le 90ème anniversaire du Frère Giuseppe D’Orazio, le doyen de la communauté. «Nos communautés offriront à leurs membres des possibilités de récréation, de repos et de détente. Elles célébreront de façon simple et cordiale les événements importants de la famille oblate et de la vie de chacun», disent nos Constitutions et Règles (R39b).

«Ad Multos Annos!»Tous les mots de circonstance tant à la chapelle qu’au réfectoire, ont mis l’accent sur les vertus missionnaires de D’Orazio notamment la joie de vivre, la simplicité, la dévotion mariale, et j’ajouterais son sens de l’humour. Ceux et celles qui le connaissent savent combien il est infatigable, toujours en route à travers les rues de Rome, visitant surtout des églises. Il y a tant d’églises! Parfois, il sert de guide aux personnes avides du silence intérieur. En effet, «Chacun mettra au service de tous ses dons d’amitié et les talents reçus de Dieu.» (C39).

Dans son homélie de la messe célébrée à 18h45, le père Gilberto Piñon, supérieur local, a comparé la mission de D’Orazio à celle de Jonas (Jonas 3, 1-10). Rome serait-elle semblable à Ninive? Simple coïncidence! Parmi des gens qui ont participé à cette manifestation, mentionnons la présence des membres de la famille de D’Orazion, ses confrères italiens des environs, ses amis et connaissance. Après plus de 60 ans de présence dans cette communauté, on ne peut que s’attendre à un fructueux apostolat de proximité. (ayaas)

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Cameroun: visage multiculturel de la maison Yves Plumey

(Yaoundé 14.03.2010)Effectif. Pour plus d'efficacité dans l'accomplissement joyeux de sa mission évangélisatrice, la région oblate d'Afrique-Madagascar compte deux sous-régions: l'une anglophone et Maison Yves Plumey, Yaoundél'autre francophone. Ses trois maisons de formation consolidée se trouvent à Cedara (Afrique du Sud), à Kinshasa (Congo) et à Yaoundé (Cameroun). La maison Yves Plumey de Yaoundé où je suis rendu, avec un total de 40 membres dont 2 formateurs seulement (depuis la mort accidentelle du père Martin Uhegbu, en décembre 2009), présente un visage culturel très diversifié. Outre les 35 scolastiques oblats, ce cadre de formation accueille en son sein 2 séminaristes PIME.

D'après une source sûre consultée, "plus de cent congrégations religieuses sont présentes aujourd'hui dans la ville de Yaoundé, dont 75 sont des congrégations féminines et 25 des congrégations masculines".

Internationalité. Le secret du dynamisme de cette communauté se trouve dans l'agencement de richesses de ses membres. Au cours de cette année académique, 7 différentes nationalités se laissent bousculer en une sorte de symbiose aux multiples défis. Le premier défi palpable est celui de l’internationalité: Cameroun (10), Lesotho (1), Nigeria (10), Pologne (1), RD Congo (8), Tchad (3) et Zambie (7). A la différence des autres, les scolastiques en provenance de Lesotho et Zambie apprennent d’abord le français pendant un an avant de débuter leur cycle de philosophie à saint Mukasa. Au Cameroun, ce cycle dure 3 ans dont une année propédeutique, c'est-à-dire d'enseignement préparatoire en vue d'études plus approfondies. Il y a aussi deux frères: l’un s’occupe de la maintenance de la maison et l’autre suit des cours à l’ITPR, Institut de théologie et de pastorale pour les religieux et les religieuses.

Communauté oblate maison Yves PlumeyAinsi la maison Yves Plumey de Yaoundé se présente-t-elle comme une maison de formation particulière, où chacun essaie de s’adapter à la nouveauté tout en maintenant son identité culturelle propre. C’est un carrefour de renoncements vécus joyeusement surtout en cette période de carême. En participant à la cérémonie de Chemin de croix organisée par la communauté dès le lendemain de mon arrivée, ce qui est tout à fait normal en cette saison de montée vers Pâques, j’ai compris combien est abondant l’amour de Dieu pour son peuple, malgré le péché qui ronge notre humanité. En outre, la présence fervente des chrétiens du quartier à cette cérémonie m'a fait comprendre que beaucoup de Camerounais, jeunes et adultes, ont soif de l’essentiel qu’est l’écoute de la parole de Dieu et la contemplation de la Croix glorieuse du Christ.

Chemin de croix. Je suis on ne peut plus heureux de voir plusieurs jeunes vivre le Chemin de croix mais cet enthousiasme spirituel ne m’empêche pas de m’interroger sur le sens profond de cette cérémonie. Les parents qui y vont par routine, les enfants qui y participent activement et les jeunes pieux qui n’hésitent pas à manifester leur foi en renonçant à certains plaisirs, en l'occurrence le sport, comprennent-ils le message ou le sens historique du Chemin de croix? Peut-être manque-t-il, dans ce genre de célébration où le temps est calculé, une catéchèse adéqate. Il est parfois étonnant de voir beaucoup plus de chrétiens à l’imposition des cendres marquant le début du carême qu’à la messe quotidienne; plus de gens au Chemin de croix surtout le vendredi saint qu’à la messe de Pâques!

Dans la confession catholique, rappelons-le, le chemin de croix (via crucis) désigne une cérémonie célébrée pour commémorer la Passion du Christ en évoquant 14 moments particuliers de celle-ci (certains issus de la tradition et non rapportés dans les écrits bibliques). Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Entre 1220 et 1342, les Franciscains le transposent progressivement dans leurs églises en Italie. C'est seulement sous le pape Clément XII, en 1731, que la permission fut donnée de créer des chemins de croix dans d'autres églises que celles des Franciscains (Wikipedia.org).

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Restructuration des Unités oblates en Afrique

Paolo Archiati, Chicho Rois(Mazenod 19.03.2010)Motivation. Notre famille religieuse (OMI), à l’instar de tant d’autres, «est organisée à quatre niveaux: local, provincial, régional et général» (Constitution 75). Concrètement, «Il appartient au Supérieur général en conseil d’ériger une Province, d’en modifier les limites, de la supprimer ou d’unir des Provinces existantes. Le Supérieur général ne prendra de telles mesures qu’après avoir consulté les parties intéressées» (C 98). Parmi les critères de viabilité d’une Province mentionnons, entre autres, un niveau satisfaisant d’autosuffisance en ce qui regarde le personnel et la mise en place de programmes adéquats pour les vocations et la formation; la stabilité financière à long terme et la capacité d’organisation et de cohésion interne (voir C97, R97a).

La diminution des effectifs (total de 7000 membres il y a quelques années à 4138 en janvier 2010) et des finances dans la Congrégation pousse celle-ci à revoir ses structures pour plus d’efficacité missionnaire. Le déménagement se fait un peu partout dans la famille mazenodienne. En ce qui concerne la région oblate d’Afrique-Madagascar, il a été suggéré à quelques Unités de la sous-région anglophone de se mettre ensemble pour former deux nouvelles Provinces. La première sera composée de Natal (y compris la mission de Zimbabwe) et de Northern Province SA; et la seconde de Central Province SA, de Lesotho (y compris la mission de Botswana) et de Namibie. Ne serait-il pas plus agréable de joindre les trois Provinces sud-africaines pour en faire une seule? Les essais antérieurs n’ont pas abouti.

Consultation. Afin d’approfondir le dialogue amorcé il y a plus de deux années sur le processus de restructuration, dans cette partie du monde, me voici une fois de plus au Lesotho, ce royaume des montagnes enclavé dans le territoire de la République sud-africaine. Je suis en compagnie, cette fois-ci, de Paolo Archiati et Chicho Rois, respectivement Assistant général et Conseiller général pour l’Europe. Nous venons pour rencontrer particulièrement les leaders des Unités qui pourront former la seconde Province, à savoir le Lesotho, la Namibie et la Province centrale SA. Notre objectif est de les convaincre de s’engager dans le processus de restructuration malgré la peur de la nouveauté fortement ressentie. Le témoignage prophétique de la vie consacrée s’exprime aussi «par l'exploration de voies nouvelles pour mettre en pratique l'Évangile dans l'histoire, en vue du Royaume de Dieu» (Vita Consecrata 84). Il y a tant de voies dans le contexte qui est le nôtre. Le phénomène de restructuration qui dérange des habitudes en est une, plus adéquate à cette phase de notre histoire. L’union fait la force, dit-on.

De Mazenod, LesohtoParmi les craintes exprimées antérieurement, soulignons la peur d’être absorbé ou dominé par l’Unité stable financièrement, le travail dans une culture différente que la sienne propre, l’apprentissage de nouvelles langues locales, l’étendue plus vaste de la Province, la disparition de l’actuelle maison provinciale, etc. Et parmi les avantages, le renforcement du personnel pour les maisons de formation et pour la mission, la diversité culturelle et l’internationalité. Les modèles de structuration que nous avons déjà dans la Congrégation nous en diraient davantage. En effet, sur demande de l’Administration générale ou par leur propre intuition, plusieurs Unités se sont mises ensemble pour former de plus grandes Provinces surtout en Europe et en Amérique du nord. Cela n’a été possible qu’au prix de tant de sacrifices ou renoncements.

Notre souhait. Que sortira-t-il de notre rencontre à ‘Mazenod Conference Centre’, du 22 au 23 mars? Chose évidente, les quinze participants se pencheront sur l’opportunité du projet de restructuration en emboîtant le pas au 35e Chapitre général (septembre-octobre 2010). Cette "plus haute autorité" (Chapitre) prône actuellement la conversion et tient à changer les structures gouvernementales de la Congrégation. Ayaas vous tiendra au courant de la suite de nos discussions. En attendant, bonne préparation d’entrée en Semaine sainte!

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Chapitre général pourquoi faire?

(Mazenod 24 mars 2010) - Lors de mon récent passage à Yaoundé (mars 2010), j'ai eu l'opportunité de m'entretenir avec nos jeunes en formation. Un scolastique n’a pas hésité à exprimer son inquiétude quant au prochain Chapitre général. «Le choix du thème de conversion est une redondance, affirmait-il. La Constitution 125 de notre livre de vie ne dit-elle pas que le Chapitre général est un temps de conversion?»

Logo Chapitre35En effet, l’article dont il parle stipule que le Chapitre est un temps privilégié de réflexion et de conversion communautaires. Entendons par redondance la "manière de s'exprimer où l'on dit plusieurs fois la même chose sous des formes et des aspects variés". Les supérieurs majeurs ne s’en sont-ils pas rendus compte lors de la session inter-capitulaire en Afrique du sud? Et que penser du processus de discernement conduit par la commission pré-capitulaire?

Ne pourrais-je pas dire la même chose de la parole de Dieu que nous méditons chaque jour? L'écouter, c’est faire la volonté de Dieu. Cela ne m’empêche pas de réfléchir sur l'usage de cette parole ou mieux sur le sens profond de la volonté de Dieu et de la prière. Telle réaction insinuerait-elle l’inutilité du Chapitre? Je n’ose pas l’imaginer un seul instant.

Il me semble qu'il est important de réfléchir davantage sur la conversion et de faire l’évaluation de notre vocation à la conversion. L’écoute des témoignages individuels aiderait à mieux comprendre combien le Seigneur est toujours à l’œuvre. Nous devrions parler plus concrètement de notre rencontre personnelle avec Celui qui nous a appelés à sa suite et de changement de mentalité qui en découle.

J'avoue que cette question pertinente m’a fait penser à ceux qui sont allergiques à ce thème. Je pense non seulement aux Oblats eux-mêmes mais aussi et surtout aux visiteurs d’ayaas qui s’étonnent du fait que le mot ‘conversion’ revienne si souvent dans nos articles. Ils veulent savoir ce qui ne va pas chez les Oblats ces derniers temps! Je me demande si la conversion est un sujet subversif!

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Restructuration, une perte d'identité

(Mazenod 27.03.2010) - Rencontre. Dans l’article précédent sur la restructuration des Unités oblates en Afrique, j’ai précisé la mission de l’équipe du Conseil général qui vient de participer à une rencontre Paolo Archiati et compagnie de Romeimportante au Lesotho sur le projet de restructuration. Les représentants des trois Unités (Province centrale de l’Afrique du sud, Namibie et Lesotho) se sont retrouvés, comme prévu, à Mazenod, du 22 au 23 mars. Treize personnes (au lieu de quinze) y ont pris part y compris l’équipe de l’Administration générale.

Le résultat de cette réunion étant réservé à la discrétion du Supérieur général, je me contenterai de souligner quelques avantages et désavantages de la restructuration qui ont émergés pendant nos discussions tant en petits groupes qu’en plénière. Après la rencontre avec le leadership, la visite effectuée au scolasticat de Roma (Lesotho), du 24 au 25 mars, nous a permis de confirmer l’urgence de la restructuration.

Avantages et désavantages. Parmi les avantages exprimés, mentionnons des éléments suivants: augmentation du personnel et possibilité d’avoir un bon leadership, partage de ressources humaines et financières, diversité culturelle et ouverture à l’internationalité, sens d’appartenance à une famille plus large, témoignage d’unité et de fraternité, possibilité d’exercer plusieurs ministères spécifiquement oblats.

Et parmi les désavantages retenons ces aspects: perte d’identité, malaise du changement ou de la nouveauté, éloignement de son peuple, exploitation par le plus fort et absorption des individus, complexe d’infériorité quand l’Unité n’a pas grand chose à apporter, risque de perdre des vocations, vaste étendue géographique, problèmes de voyages (transport, visas) et de finances (différentes lois).

Montagne de LesothoPerte d’identité. La perte d’identité, telle est la grande peur exprimée avec emphase! Dans quelle mesure la restructuration serait-elle un risque de perdre son identité? S’agirait-il de l’identité chrétienne? religieuse? oblate? missionnaire? charismatique? culturelle ou patriotique? Je n’ai entendu que des réponses émotionnelles sur lesquelles l’Administration générale devra travailler. Tout porterait à croire que très peu sont ceux qui désirent réellement répondre à l’invitation d’aller au-delà de ses frontières (crossing borders) tant de fois lancée par le Supérieur général en vue de l’internationalité ou de l’interculturalité! Cela ne pourrait concerner que les plus jeunes membres de la Congrégation.

En réalité, que perdrait un missionnaire en quittant son propre pays pour servir le Seigneur dans un autre ou en accueillant d’autres missionnaires chez lui? Ma petite expérience montre qu’il y a plus à gagner qu’à perdre. En effet, nulle part au monde je me suis senti diminué, c’est-à-dire moins Congolais, moins Africain, moins Chrétien, moins Oblat ou Religieux, en dépit du naturel sentiment d’être étranger. La peur de l’autre? voilà l’ennemie!

Mosoeu, Ngenomesho et MoteaphalaReligieux missionnaire. Tout en admirant le fait que des craintes soient exprimées par des leaders et que quelques-uns parmi eux manifestent l’ouverture à la restructuration pour le plus grand bien de la mission, je me pose la question du pourquoi de l’être-religieux missionnaire aujourd’hui. La sequela Christi, selon l'enseignement de l'Évangile, est notre règle suprême. Cela signifie que la vocation religieuse reste un appel à vivre le radicalisme évangélique, à faire connaître le Christ et le Règne de Dieu. En d’autres termes, de par sa consécration totale au Christ et au Père, le religieux s'engage à témoigner d'un amour de ressemblance au Christ en l'imitant dans sa vie terrestre passée.

Enfin, peut-être avons-nous fait un petit pas en avant dans cette délicate discussion. Un ordre formel de l’Administration générale suffirait pour entrer résolument dans la danse. C’est pourtant vrai. Bien qu’elle soit une attitude religieuse, cette tendance à agir «au nom de l’obéissance» frise le manque de responsabilité aujourd’hui. L’idéal serait plutôt de s’y engager de son plein gré. Voilà pourquoi j’admire des Unités qui ont pris elles-mêmes l’initiative de se restructurer, sans attendre que cela leur soit «imposé» par Rome.

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Merci vers la fin d’un mandat administratif

(Rome 9.05.10) - Temps de remerciements. «Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel» (Ecclésiaste 3, 1). La fin du mandat de notre conseil général étant imminente, nous voulons exprimer notre sentiment de gratitude envers toutes les personnes qui nous aident à accomplir notre mission et à garder le sourire malgré nos multiples frustrations. «L'ingratitude la plus odieuse […] est celle des enfants envers leurs pères», disait le moraliste Vauvenargues.

Merci’. Tel est, en effet, le mot le plus souvent entendu au cours de notre session qui se tient à Rome du 19 avril au 14 mai, la dernière «full session» de la présente administration générale des Oblats de Marie Immaculée. Il est donc normal que nous profitions de cet instant pour dire merci, témoigner quelque reconnaissance à beaucoup de gens pour leur soutien et rendre grâce à Dieu pour son souffle de vie.

Session plénière. Que dire de nos travaux en plénière durant ces deux dernières semaines? Outre le travail principal en comités internes, nous avons prorogé pour un an le mandat du supérieur de la maison généralice, padre Gilberto Piñon, et nous sommes entretenus avec le Commissaire du Chapitre général, le père David Kalert, sur les préparatifs du Chapitre avant de nous rendre au monastère des Sœurs clarisses à Fara Sabina, au nord de Rome. Les trois jours (29 avril – 2 mai) vécus dans le recueillement de ce cadre spirituel, nous ont permis de nous écouter mutuellement en partageant non seulement les joies et les peines de notre ministère mais aussi nos perspectives d’avenir. Il régnait un silence absolu dans nos chambres – on aurait entendu une mouche voler.

Bureau jb musumbi RomeAprès ces trois jours à l’écart, nous avons continué la session en examinant plusieurs autres dossiers, entre autres, les minutes du comité postcapitulaire sur le gouvernement, le projet de restructuration en Amérique latine, les nouvelles Normes générales de la formation oblate, la suite des rapports personnels, la nomination du provincial de la province du Cameroun, le père Cornelius Ngoka (2e triennat).

Nous avons rencontré les confrères responsables de tous les services de l’Administration générale. Cet exercice a permis de prendre davantage conscience des lacunes de nos relations interpersonnelles et de notre système de communication. Personnellement, je n’oserais pas dire ce qui se fait concrètement dans la plupart des services car je n’ai pas le temps de les visiter pendant nos sessions. Cela ne m'empêche pas de constater que la chaise est parfois vide! Nous avons rencontré aussi les Sœurs dominicaines qui travaillent chez nous pour leur exprimer la même reconnaissance en présence de leur Mère générale. Vers juin la communauté leur dira officiellement au revoir après avoir accueilli leurs remplaçantes.

Evénements. En communauté, nous avons eu le grand plaisir d’accueillir un nouveau Docteur: le père Alan Charles Henriques de la province de Natal (South Africa). Il vient de défendre sa thèse en Histoire de l’Eglise à la PUG (Pontificia Università Gregoriana). En outre, notre communauté a offert l’hospitalité à quelques Mères générales qui, du 7 au 11 mai, participent à l’assemblée de l’UISG (Union internationale des supérieures générales). Parmi elles signalons la présence de la Mère générale des Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de Kinshasa; elle est parmi les six qui logent dans notre communauté. Environ 800 supérieures réfléchissent sur la vie religieuse aujourd’hui!

Enfin, nous nous sommes réjouis ce samedi 8 mai avec la communauté du scolasticat international pour l’ordination diaconale de 4 scolastiques: Anton Shivantha Waas, Jesu Ramesh Warnakulasuriya Don (Sri Lanka), Grzegorz Nowak (Pologne) et Elio Dennis Lopez Paredes (Peru), par l’imposition des mains de Cardinal Antonio Canizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le culte divin. Nos vidéos de la célébration sous peu... A plus sur ayaas.net!

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D’une session plénière à une conférence régionale

(Rome 15.05.2010) - Afrique-Madagascar. Eh oui! ainsi va la vie. D’une session à l’autre, tel est mon lot. Je pars ce samedi 15 mai pour Lusaka en Zambie où se tiendra la Conférence régionale d’Afrique Madagascar, du 17 au 19 mai. Y prendront part tous les membres de la Conférence et tous les Capitulants, les délégués au prochain Chapitre général. «La Conférence de la Région est composée des Provinciaux et des Supérieurs des Délégations et Missions situées sur le territoire de la Région; elle est l’organisme principal d’animation pour la vie et les activités de la Région» (Constitution 121). Voici le programme de la rencontre pendant laquelle les Oblats de cette partie du monde engageront une discussion, un échange de vues sur l’avenir de la Congrégation.

Destruction maison omi Port-au-PrinceSession plénière: dernière semaine. Durant la dernière semaine de notre session qui a pris fin ce vendredi 14 mai, outre les votes de motions ou recommandations, l’évaluation du travail, la préparation des dossiers pour la transition administrative et la planification de nos prochaines activités, nous avons examiné plusieurs autres dossiers. Mentionnons, entre autres, la nomination des conseils provinciaux de la province centrale d’Europe et de celui de l’Inde, la synthèse de l’étude sur la maison générale (mise à jour), le projet de restructuration en Afrique australe (sous-région anglophone), la situation financière de la province du Congo, l’état de la province d’Haïti après le tremblement de terre. Touché de compassion envers Haïti, le Supérieur général a décidé de se rendre prochainement à Port-au-Prince. Il effectuera cette visite combien symbolique en compagnie d’un autre membre du Gouvernement central, le Conseiller pour l’Amérique latine.

En gros, cette session plénière aura été marquée par l’esprit du prochain Chapitre général. Nous avons réfléchi profondément sur la conversion pour la mission en ayant comme guide la parabole de l’enfant prodigue (Luc 15, 11-32). Il fallait bien s’y pencher, surtout en cette période où l’Eglise est sérieusement secouée par la tempête des abus sexuels. Peut-être Jésus continue-t-il de dormir dans la barque, au milieu de ses disciples, alors que la mer s’agite violemment! Je pense que c’est un temps de ‘purification’ nécessaire pendant lequel le Seigneur ne cesse de nous dire dans le creux de l’oreille: «Mon commandement, le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (Jean 15, 12). La dilection fraternelle, l’amour tendre et spirituel, est présentée par Jésus comme le commandement par excellence. Dans son homélie de clôture, le Supérieur général a insisté sur la manière authentique de vivre ce commandement nouveau. C’est à la fois simple et complexe. «Tout est accompli» (Jean 19, 30), ont dit quelques-uns parmi nous, tout à la joie de boucler la boucle.‘Quand c’est fini, c’est fini’.

Conférence UISG, RomeMon regret. Cette session m’a empêché de réaliser mon désir de faire un pèlerinage à Turin en compagnie de quelques membres de la communauté locale. Je voulais aller voir le fameux suaire de Turin, aussi connu sous le nom de linceul de Turin. Il paraît que c’est «un drap en lin ancien qui montre l'image d'un homme présentant les traces de tortures physiques correspondant à un crucifiement. Il est conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Turin en Italie.»

En outre, j’aurais voulu avoir un peu plus de temps libre pour suivre très attentivement les échos de l’Assemblée plénière de l’UISG (Union internationale des Supérieures générales), qui vient de se tenir à Rome du 7 au 11 mai. Les participantes qui logeaient chez nous nous en parlaient de temps en temps avec optimisme. A l’Eucharistie de clôture, les participantes ont transformé en prière ce que dit la Déclaration finale: «Puissions-nous devenir des tisserandes du Royaume de Dieu. Puisse la conversion de nos cœurs et de nos mentalités nous déraciner. Puissions-nous élargir l'espace de notre tente. Qu'une espérance de vie pour toute l'humanité et la création, puisse surgir de notre effort incessant de tisser une spiritualité de communion» (Vidimus Dominum). A plus sur le net!

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Echos Afrique-Madagascar Lusaka 2010

(Rome 26.05.2010) - Salutations de Rome où je suis rendu, après un bref séjour à Lusaka en Zambie, du 16 au 20 mai 2010. Pays d’Afrique australe, sans accès à la mer, la République de Zambie fait partie intégrante du Commonwealth. «Sa population estimée à 11,8 millions d'individus en juillet 2009 comprend plus de 70 tribus de langue Bantoue. La plupart des habitants sont des agriculteurs. La religion la plus commune est un mixte de croyances locales et de christianisme.»

Mes félicitations aux Sœurs Missionnaires du Cœur Immaculé de Marie, ICM en sigle! Je pense très particulièrement aux membres d’ayas Club. Après trois semaines de discernement en Chapitre général à Rome, sous la mouvance de l'Esprit Saint, les ICM ont élu leur nouvelle Supérieure générale le dimanche de la Pentecôte, 23 mai 2010. Elle s’appelle Saveria Jeganathan (Inde). Trois Conseillères générales dont une ancienne de l’équipe centrale ont été élues le lendemain, afin d’aider la Mère générale à accomplir sa mission. "Envoi ad gentes, avec option préférentielle pour les pauvres", tel est le charisme de cette Congrégation fondée en Inde le 7 novembre 1897. Au Congo-Kinshasa, les Sœurs ICM sont essentiellement présentes dans des écoles, des hôpitaux et des maisons de retraites spirituelles.

Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, OMI, se préparent à vivre aussi leur Chapitre général, en septembre-octobre de cette année. Que dire de la Conférence régionale d’Afrique-Madagascar (AMR) qui Palmwood Lodgevient d’avoir lieu à Lusaka, du 17 au 19 mai? Les Supérieurs majeurs et les Délégués au Chapitre se sont réunis à l’Hôtel Palmwood Lodge pour trois jours de discussions et de discernement sur le futur de leur famille religieuse.

32 personnes dont 3 invités ont participé à cette rencontre: Fathers David Kalert (USA, Commissaire du Chapitre général 2010), Seamus Finn (USA, Comité sur le gouvernement) et Paul Jeevendra (Administration générale, Grant Director). Trois autres Pères ont aidé au bon déroulement de la Conférence: Jean-Baptiste Malenge Kalunzu (Congo, Modérateur), Paul Decock (Natal, Traducteur) et Jean-René Talabo (Zambie, Traducteur). Voici la liste complète des participants en formats .doc et .pdf.

Cette réunion de grande importance, tenue en anglais et en français, langues de nos deux sous-régions, s’est déroulée en deux phases. La première phase concernait les membres de la Conférence régionale et tous les Délégués au prochain Chapitre général, tandis que la deuxième, la plus courte, était réservée aux membres de la Conférence.

"La Région fonctionne à travers la Conférence de la Région composée des Provinciaux, des Supérieurs des Délégations et Missions situées sur le territoire de la Région. Elle est l’organisme principal d’animation pour la vie et les activités de la Région" (Constitution 121). Je me contenterai de présenter l’essentiel de ces trois jours de réflexion. (suite: voir Sessiomi)

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