III.
Essai
d'une dynamique de réinvention de la vie communautaire

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Méditation
"Vous
êtes le sel de la terre (...) Vous êtes la lumière du monde" (Matthieu
5, 13-16)
Défi
d'une éducation
aux vertus humaines
Aujourd'hui
plus que jamais, le Seigneur Jésus a besoin de prêtres, de religieux,
comme dit Gaston Courtois, « qui soient
des professionnels du spirituel et non des fonctionnaires ou des fanfarons...
; des prêtres et des religieux doux, bienveillants, patients, ayant avant
tout l'esprit de service et ne confondant jamais l'autorité avec l'autoritarisme
; en un mot, des prêtres profondément aimants, ne cherchant qu'une seule
chose, n'ayant qu'un seul but : que l'amour soit davantage aimé ».
« Les
hommes de notre temps veillent voir dans les personnes consacrées la joie
qu’ils ressentent en étant avec le Seigneur »
(VC 109).
II s'ensuit que beaucoup de failles
dans la vocation religieuse s'expliquent par l'immaturité des sujets.
Malheureusement, les éducateurs restent plus attentifs à la culture intellectuelle
des sujets qu'à la formation proprement affective. Voilà pourquoi, il
convient, d'accorder de l'importance aux vertus humaines (psychologiques
et morales) et à la maturation des membres. Entendons par vertu (virtus),
« la
disposition constante qui porte à faire le bien et à éviter le mal ».
Ou mieux, « la vertu propose une éthique
de la construction de soi. Elle humanise l'homme en faisant de lui un
être harmonieux. Elle lui donne de conquérir une pleine liberté d'autonomie
contre les servitudes, les automatismes et les déterminismes extérieurs
à sa, volonté. Elle l'affermit dans son vrai bien. Elle l'ordonne à sa
fin, Dieu ».
Je m'arrêterai à quelques-unes de ces vertus qui favorisent la croissance
de l'homme au sein de sa communauté. Ma conviction est qu'on ne peut pas
être chrétien et religieux authentique si l'on n'est pas homme complet.
« N’ayons
pas peur d’inventer des nouveaux moyens pour les nouveaux besoins. Ayons
confiance en celui qui nous appelle. Ayons confiance dans notre vocation.
Le Charisme Oblat est toujours vivant »
(Chapitre générale 98, n° 17).
1.
Réflexion, intuition et compréhension
Les religieux, sujets et responsables, doivent avoir la capacité de réflexion.
Entendons par réflexion,
« l'action de réfléchir, d'arrêter sa
pensée sur quelque chose pour l'examiner en détail... observation critique
adressée à quelqu'un ».
En d'autres termes, la réflexion est « la
capacité de se soumettre avec intelligence aux autres, à ce que l'un pense,
décide, dit, fait ». Tous devraient
avoir cette capacité, puisque le choix responsable de la vie consacrée
exige à la fois la sagesse et un effort intellectuel indispensable, une
connaissance normale et suffisante de ce qu'on choisi.
« la
capacité de se soumettre avec intelligence aux autres, à ce que l'un pense,
décide, dit, fait ». Tous devraient
avoir cette capacité, puisque le choix responsable de la vie consacrée
exige à la fois la sagesse et un effort intellectuel indispensable, une
connaissance normale et suffisante de ce qu'on choisi.
Afin d'éviter les erreurs graves
et les frustrations, la réflexion de la personne qui se conduit selon
Dieu doit toujours précéder l'action pour le bien du prochain dans une
circonstance concrète. En d'autres termes encore, comme dit Chittister,
« les
vrais religieux ne passent jamais à l'action sans considérer les motifs
qui les poussent à agir, les conséquences qui peuvent découler de leur
action, les coûts qui peuvent en résulter et la contribution qu'elle peut
apporter dans l'avènement du Royaume de Dieu ».
La réflexion
va de pair avec l'ordre, lequel « conduit à Dieu », dit st Augustin.
L'ordre consiste entre autres à s'imposer ou imposer une discipline en
soi même ou autour de soi, à porter remède aux situations fâcheuses, à
exprimer sa pensée avec cohérence, etc. Cela suppose le temps de s'asseoir,
de se concentrer, de méditer, de penser, de doser son imagination, de
calculer les risques. C'est l'unique remède efficace contre l'impulsivité,
l'impatience, l'improvisation.
En outre, les religieux doivent s'éduquer à l'intuition et à la compréhension,
bien que l'homme soit porté plus à raisonner et la femme à deviner. L'intuition
(de intus, dedans), c'est « la saisie immédiate
de la vérité sans l'aide du raisonnement. La faculté de prévoir, de deviner
». C'est la capacité de lire dedans les personnes,
les événements, les circonstances... sans recourir aux longs raisonnements.
Tandis que la compréhension
est « cette vertu qui me pousse à comprendre
l'autre, à lire du dedans ses exigences et es problèmes, à me mettre dans
sa peau, à m'engager pour lui ».
A l'instar de Jésus qui savait ce qui était dans le cœur de l'homme (Jn
2, 25), nous devons nous habituer à comprendre ce qui est dans le cœur
de nos frères pour mieux être à leur service, en adaptant notre comportement
aux exigences de leur croissance, ou mieux en cherchant à les comprendre.
C'est souvent par manque d'intuition profonde que certains animateurs
de communauté commettent des erreurs très graves en parlant, en décidant
et en faisant tout le contraire de ce que l'on devrait dire, faire, décider
si l'on avait la capacité de comprendre ce qui est dans le cœur du confrère.
2.
Prudence, contrôle de soi
A
l'instar de la vierge Marie qui gardait fidèlement tous les événements
dans son cœur (Lc 2, 51), les personnes consacrées doivent êtres des hommes
de prudence en s'ouvrant à l'Esprit de Sagesse et d'Intelligence pour
discerner ce que Dieu fait pour eux-mêmes et ce qu'il attend d'eux.
Chose évidente, le témoignage prophétique « s'exprime
aussi par la dénonciation de ce qui est contraire à la volonté divine
et par l'exploration de voies nouvelles pour mettre en pratique l'Évangile
dans l'histoire, en vue du Royaume de Dieu »
(VC 84). Mais cet engagement ne peut se réaliser valablement sans la prudence.
Loin d'être considéré comme lâcheté, manque de courage, indécision chronique,
la prudence
est « l'attitude qui consiste à peser
à l'avance tous ses actes, à apercevoir les dangers qu'ils comportent
et à agir de manière à éviter tout danger, toute erreur, tout risque inutile ».
Loin du perfectionnisme.
La
prudence, c'est « un
amour qui choisit avec sagacité », dit
Augustin. Plus en profondeur nous dirions, « vertu
cardinal, à la fois intellectuelle et morale »,
la prudence désigne une sagesse pratique qui implique le concours d'une
certaine qualité intellectuelle, pour la bonne réalisation de la vie morale.
Elle désigne la vertu d'analyse des situations et des décisions, « par
laquelle chacun se gouverne soi-même, précise st Thomas, et par laquelle
on gouverne la multitude ».
La
prudence ne peut pas se réaliser sans un véritable contrôle
de soi, la
caractéristique de l'homme qui a atteint l'auto possession. L'homme mature
réussit à penser, aimer, décider, vivre selon les exigences de la raison
et de la foi, sans se laisser déranger par les personnes, les choses,
les circonstances, les états d'âme, les passions. « Celui
qui ne se possède pas est incapable de se donner ».
Sous cet angle, la prudence chrétienne est « cette
vertu qui nous suggère l'attitude à assumer dans une circonstance déterminée
pour la plus grande gloire de Dieu, pour le grand bien d'autrui et pour
ma grande croissance ». II faut s'éduquer
à cette prudence en vue d'harmonie communautaire.
3.
Loyauté, respect et confiance
Le
respect et la confiance dans les autres sont un fruit de l'Esprit (Ga
5, 22). Avec la découverte de la personne au sein de la communauté (depuis
Vatican II), un peu partout l'accent est mis sur l'importance de la personne,
le respect de ses aptitudes et de son cheminement intérieur, l'importance
de la responsabilité personnelle. En effet, chaque homme, image de Dieu
est digne de respect et d'estime même si ses idées sont fausses, même
si son comportement est répréhensible. Le respect
nous aide à ne pas sous estimer les autres et les faire souffrir, à les
estimer et à leur montrer cette estime digne de la personne humaine, à
les aider à réaliser pleinement leur personne.
La
personne consacrée a besoin non seulement de ce type de respect mais aussi
de la confiance.
Car, « on ne peut pas éduquer si l'éduqué
se rend compte que l'éducateur n'a pas confiance en lui ».
Entendons par confiance, « le sentiment
de sécurité de celui qui se fie à quelqu'un, à quelque chose... sans crainte
d'être trompé, sans hésiter, en toute sûreté ».
C'est la vertu qui nous pousse à nous confier aux autres, à leur bonté,
à leur possibilité de récupération. De fait, toute relation humaine repose
sur la confiance, sur le sens de la parole donnée ». Nous faisons
confiance à quelqu'un lorsque nous recevons les engagements qu'il nous
prodigue comme des certitudes. Nous savons qu'il ne nous trahira pas.
Rien
de plus écœurant que la méfiance, le manque de respect envers la personne
humaine et le manque de loyauté. Par loyauté,
« test de la valeur humaine d'une personne
et du respect que cette personne a envers les autres »,
l'homme maintient la parole donnée.
4. Courage et patience
Le courage est
la vertu humaine « qui m'aide à affronter,
avec calme et sérénité, les situations difficiles de la vie »,
tandis que la patience
« me pousse à supporter avec grande sérénité intérieure et grand
calme extérieur les adversités qui proviennent
des situations ou des personnes ». « C'est par votre patience
que vous réussirez votre vie » (Lc 21,
19). La patience est une vertu fondamentale. « Elle
garantie notre équilibre. Elle protège toutes les autres vertus contre
les désordres que provoque l'impatience. A cause de ce qu'elle suppose
de ténacité et d'effort volontaire, la patience doit s'accompagner de
la douceur pour ne pas exposer notre cœur à la sécheresse ».
Face
aux difficultés inhérentes à la vie consacrée, les disciples du Christ
devraient avoir le courage chrétien qui conduit au martyre, qui a pour
base la conviction que Dieu est le Rocher de l'homme. « Seul
l'homme courageux fait des grandes choses » .
Mais la grâce du Seigneur conférée au supérieur ne le dispense pas d'un
dialogue patient et fraternel avec la communauté. Tous, ensemble avec
le supérieur, sont coresponsables dans la recherche et dans l'accomplissement
de la volonté de Dieu.
5.
Sincérité, ouverture, confidence
Les
religieux doivent cultiver la sincérité, l'ouverture et la confidence.
La sincérité
consiste à ne pas dire ce qui et faux et à ne pas se comporter faussement.
Sans la vertu fondamentale qu'est la sincérité on construirait sa vie
spirituelle sur le sable. Car l'homme sincère est celui qui est vrai avec
lui même. « La sincérité implique que
la force des sentiments s'incline devant la fidélité aux décisions libres
qui structurent l'existence morale ».
L'ouverture
consiste à ouvrir les secrets de son cœur à la personne qui mérite notre
confiance. Elle exige parfois un certain effort par manque de simplicité,
d'humilité ou de confiance en l'autre. Tandis que la confidence
consiste à ouvrir les secrets de son cœur à une personne à qui on se confie
en profondeur. C'est la vertu des amis. Elle ne comporte plus d'effort,
mais douceur, suavité, soulagement. « Je
vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon père, je
vous l'ai fait connaître » (Jn 15, 15).
A
l'instar de Jésus qui fut l'homme de la sincérité, très doux envers les
pécheurs sincères mais très sévère envers les pharisiens hypocrites, les
religieux doivent entretenir de franches relations entre eux et avec le
monde qui les entoure. Ils doivent surtout tenir à la parole donnée, sans
compromission aucune. Le responsable doit être présent dans la communauté,
« non pas pour commander, contrôler,
punir », mais surtout pour « conscientiser,
stimuler, orienter ».
6
Accueil, écoute, discrétion
Appelée
à vivre selon l'Évangile, la communauté religieuse est un lieu d'accueil
mutuel. Premier acte dans la rencontre de l'autre, l'acte d'accueil a
de l'impact direct sur la personne. De fait, de la qualité de l'accueil
dépend la qualité de dialogue dont les trois lois sont: savoir écouter,
reconnaître l'autre comme un interlocuteur valable, et répondre « au
vrai de la demande ». Sans cela, il est difficile de discerner ensemble
la volonté divine sur chacun.
En
effet, l'acte d'accueil doit s'accompagner de la capacité d'écoute,
qui ne signifie pas seulement dresser les oreilles. « Cela
signifie bien d'autres choses : je suis ici pour toi et je t'écoute avec
l'esprit, le cœur, avec tout mon être... La capacité d'écoute suppose
celle de susciter la confiance de l'autre, ce qui implique une série de
vertus et d'attitudes : éviter la distraction, contrôler la manière de
parler et le ton de la voix, avoir beaucoup de discrétion, avoir la grande
liberté d'intervenir ». L'écoute de
l'autre c'est l'écoute de Dieu. Voilà pourquoi la vraie communication
avec l'autre doit tendre à une transformation réciproque des mentalités
et des comportements. Elle doit laisser une marque d'amour et de mieux-être.
Mais concrètement combien savent écouter ? Pour y arriver, il faut écouter
humblement, patiemment, avec tout son cœur et en « renonçant
à son esprit propre et à toute théorie, sinon on n'écoute pas, mais on
interprète, on transforme ». Puisque
l'autre est différent et en même temps semblable à moi, je l'écoute vraiment
si je respecte ce qu'il porte en lui d'unique. Voilà pourquoi nous devons
nous éduquer à la discrétion, qui
est un très grand signe d'honnêteté, de respect de la personne, de l'amitié.
La discrétion
consiste en effet, « à garder les confidences
reçues ou à ne pas propager sans motif, paroles, actions ou faits dont
la conscience pourrait causer dommage chez quelqu'un ».
7.
Simplicité et sens de responsabilité
Parmi
ceux qui vont à la vie religieuse, beaucoup ont été attirés par la simplicité
des membres de leur famille d'appartenance. Ce qui est simple attire,
dit‑on. « Dieu est simple (Deus simplex est) » d'après
la théologie traditionnelle. Voilà pourquoi il nous attire tous à lui
pour son service dans l'Église.
Ainsi,
ne peut s'approcher de ce Dieu simple que celui qui cultive la simplicité
de type psychologique et morale. La première consiste à atteindre l'unité
ou l'harmonie intérieure. L'homme libéré de la domination des émotions,
des états d'âme, peut dialoguer avec les autres sans peur ni remords anxiété
ni agitation bien qu'avec prudence. Quant à la simplicité morale, elle
consiste à saisir l'essentiel de la moralité. L'homme oriente sa volonté
vers ce triple idéal : « Dieu à aimer,
servir et rejoindre; les frères à aimer, servir, construire, sauver; et
soi-même à aimer, construire, sanctifier et sauver ».
Mais
la simplicité suppose le sens de responsabilité dans la communauté, l'usage
de la liberté intérieure pour son vrai bien et le bien des autres. Ainsi
vouloir maintenir les sujets dans la condition de minorité psychologique
et morale, de manière à ne pas parvenir à gérer leur propre vie, est une
atteinte grave à la dignité humaine. Au sein de la communauté, la personne
doit être rendue capable d'agir de manière responsable en fonction de
sa croissance et de celle d'autrui. L'autorité perdrait son sens si on
l'exerçait en étouffant les autres. Sa mission est de faire croître, grandir,
donner vie.
8.
Magnanimité et amour oblatif
La personne magnanime (de grand
esprit) est celle « dont
la générosité se manifeste par la bienveillance et la clémence »
Ainsi, éduquer la personne consacrée à cette vertu, c'est l'aider à sortir
du cercle de médiocrité qui consiste à ne voir que la « paille »
de l’œil d'autrui et non la poutre de son propre œil.
En d'autres mots, c'est vouloir que la personne soit en mesure d'accorder
de l'importance à ce qui est réellement important qu'aux futilités de
la vie ; qu'elle soit disposée à excuser facilement les manquements des
autres personnes et à reconnaître avec simplicité ses propres limites.
« L'humilité ne consiste
pas d'abord en des attitudes à adopter: elle exprime une façon d'être
et de se situer, la façon dont l'homme se considère dans la position qu'il
assume au cœur du monde et en face de Dieu ».
La
personne consacrée doit posséder cette vertu parce qu'elle conduit à l'amour
oblatif, la motivation de notre vocation. En effet, l'amour
oblatif « pousse
à nous donner à l'autre de manière désintéressée, jusqu'à l'oubli et au
sacrifice de nous-mêmes », car il pousse
à aimer l'autre pour ce qu'il est. On pourrait dire que l'homme n'est
pas mûr aussi longtemps qu'il n'a pas atteint cet amour qui poussa le
Christ jusqu'à la croix.
9.
Douceur, beau trait, sourire
S'il
est vrai que l'homme en tant qu'esprit et corps communique à travers des
paroles et des gestes, les vertus psychologiques et morales que nous venons
d'examiner doivent être manifestées, extériorisées de manière adaptée.
De fait, la vie chrétienne est une réalité dynamique. Elle tend à se manifester
dans les oeuvres et dans le style de vie, ou mieux « le
comportement extérieur dérive de la vie intérieure et celle-ci implique
la transformation du mode de sentir, de penser, d'agir en accord avec
le sens du Christ connu dans l'Église (cf. Ep 4, 2223) ».
Ainsi, dans la personne mûre, la douceur, le beau trait, le sourire sont
l'expression spontanée d'un amour mûr, car oblatif. La douceur
de Jésus « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), est une docilité
dans l'abandon à la volonté de Dieu. La nôtre « réfrène
en nous les mouvements de la colère ou d'une agressivité mal contrôlée.
Elle favorise la maîtrise de soi, donc la charité fraternelle, révélant
alors les formes de la mansuétude et de l'affabilité ».
C'est la vertu de la juste colère (2 Tm 2, 25).
Chez
les responsables de communautés, l'absence de ces trois vertus qui ont
une grande valeur de témoignage ne favorise guère le rapprochement les
uns des autres. Elle engendre plutôt la peur, les frustrations et l'hypocrisie.
Ma
conviction est qu'il n'y a pas de vie communautaire authentique sans vraie
joie, sans vraie paix dans la communauté religieuse. Il s'agit de la joie
qui vient de la communion avec Dieu et avec d'autres frères. Tandis que
la paix vient de l'ordre, de l'accord avec la volonté de Dieu et avec
les autres hommes.
La paix est donc le signe de la conformité à la volonté de Dieu, conséquence
de la lutte avec les puissances hostiles à Dieu (cf. Ep 6, 15) et signe
de la victoire du Christ.
Autant de vertus humaines capables de nous aider à faire de nos communautés
un paradis sur terre, comme aimait le dire saint Eugène de Mazenod. Accepter
de s'évangéliser en communauté, c'est épouser la logique du changement vers
la sainteté. Accueil
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COURTOIS Gaston, Op. cit., p. 219. '
BRUGUES J.-Louis, Dictionnaire de Morale Catholique, Chambray, C.L.D., 1996, p. 467‑8.
"
Sur ce point, voir essentiellement la liste établie par De MARTINI
Nicola, Op. cit., p. 264‑285.
CHITTISTER Joan, Le feu sous les cendres. Une spiritualité pour la vie religieuse contemporaine.
Québec, Bellarmin, 1998, p. 113.
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