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Un signe
- On
appelle signe "ce qui, par rapport naturel ou par convention, fait
connaître la pensée ou la volonté d’une personne, l’existences ou la
vérité d’une chose”.
- En
d’autres termes, un signe est une réalité sensible qui renvoie à une
autre réalité. Auprès de qui la voit ou l'approche, la personne consacrée
signifie une grande réalité de foi.
- Elle
vit en vérité les engagements de la vie consacrée lorsque son style
de vie correspond aux valeurs professées dans les vœux de religion et
qu’elle fait sa part dans la mise en œuvre du projet missionnaire de
son Institut.
- Le
questionnement suscité dans le cœur de ceux et celles qui l'entourent
est un véritable regard vers la source de toute vie et de toute vocation
chrétienne.
b) La vertu d'espérance
- Parler
de l'espérance, c'est dire la place que tient l'avenir dans la vie consacrée
du peuple de Dieu, un avenir de bonheur auquel tous sont appelés (1
Tm 2, 4).
- Ce
sont la confiance en Dieu et en sa fidélité, la foi en ses promesses,
qui garantissent la réalité de cet avenir (cf. He 11, 1) et qui permettent
au moins d'en deviner les merveilles.
- La
participation à cet avenir indubitable reste problématique, car elle
dépend d'un amour fidèle et patient qui est une exigence difficile pour une
liberté pécheresse.
- Le
croyant ne peut donc absolument pas se fier à lui-même pour atteindre
à cet avenir. Il ne peut que l'espérer, dans la confiance.
- Par
la foi l'homme trouve le chemin de la vraie vie, mais l'espérance seule
l'y maintient.
- L'espérance
est donc la véritable dimension de la foi; c'est la
foi en marche vers son objet, un Dieu Seigneur du futur.
- C'est
la vertu de l'homme en chemin vers la vie éternelle et qui, durant
ce chemin, expérimente les difficultés de la vie et le risque de ne
pas atteindre le terme désiré.
- En
d'autres termes: l'espérance se développe en confiance dans la grâce
de Dieu qui doit nous permettre de surmonter tous les obstacles.
- Dans
notre situation africaine, la vertu d'espérance devient plus significative
quand, face aux affrontements fratricides et meurtriers, face aux multiples
souffrances et devant l'avenir parfois incertain, nous avons tendance
à baisser les bras par découragement.
- C'est
en fait là que la personne consacrée doit devenir un signe d'espérance
par son engagement concret dans l'Église, sa capacité de créer
l'amour et d'inventer de nouvelles façons de vivre ou mieux de « multiplier
l’amour ».
c) Signe du Christ toujours Vivant
- La
personne consacrée doit impérativement imiter trois traces du Christ
si elle veut demeurer un signe efficace de sa présence permanente dans
le monde.
- D’abord
la personne consacrée doit être le reflet de la sainteté du Christ.
Par les vœux, la vie consacrée "imite plus fidèlement et sans cesse représente
dans l’Église le genre de vie que le Fils de Dieu a embrassé, quand
il est venu dans le monde pour faire la volonté du Père, et qu’il a
lui-même proposé aux disciples qui l’accompagnaient” (LG
44c.)
- Les
personnes consacrées réactualisent la vérité de la chasteté du Christ,
de sa pauvreté et de son obéissance dans l'Église.
- Ce
qui ne signifie nullement “une négation des valeurs inhérentes à la sexualité, au désir légitime
de posséder et de décider de sa vie de manière indépendante”
(VC 87.)
- Ceux
et celles qui acceptent ce genre de vie au contraire deviennent libres
et plus ouverts à Dieu et au monde. (Capacité de bonnes relations).
- Puis
la personne consacrée est le reflet de l’activité caritative du Christ.
- Grâce
aux personnes consacrées l’Église manifeste le Christ soulageant les
souffrances du monde, annonçant le Royaume, guérissant les blessés et
nourrissant les affamés.
- Les
vœux de religion les aidant à purifier le cœur et la liberté spirituelle
éveillent la ferveur de la charité (LG 46.)
- Enfin
la personne consacrée doit être le reflet de la grâce transformante.
- Les
personnes consacrées sont pour tous les chrétiens des exemples suggestifs
et transformateurs de vie.
- Leur
vie spirituelle bien vécue fait grandir leur communauté chrétienne.
d) Signe de l'Église dynamique
- L'Église
étant fondamentalement communion, les personnes consacrées sont au milieu
du monde une manifestation de cette unité ecclésiale, ou mieux de l'Église
dans sa double charité, envers Dieu et envers le prochain.
- Les
personnes consacrées mettent tout en œuvre pour vivre leur unité de
charité en entretenant des relations interpersonnelles profondes, dans
la réciprocité d'amour motivé par un amour plus radical, celui pour
le Christ.
e) Signe de la vie chrétienne authentique
- Les
personnes consacrées veulent être une expression particulièrement intense
de la vocation commune, celle baptismale.
- Il
ne s'agit pas d'un super baptême duquel sortirait un super chrétien
qu’on appellerait “personne consacrée”.
- Mais
être personne consacrée, c’est répondre pleinement aux exigences de
son baptême et de sa confirmation.
- Or,
les chrétiens authentiques sont ceux que le désir de perfection habite.
- Tout
l’effort de la vie des personnes consacrées ne devrait consister qu’à
cultiver les vertus qui facilitent
le progrès spirituel.
- Ainsi
peuvent-elles guider spirituellement les autres chrétiens désireux de
s’éloigner des “âmes médiocres”, comme le dit si admirablement Thérèse
d’Avila, d’éviter le cercle de médiocrité.
- C’est
un constat de première évidence. Notre société a certainement besoin
de personnes consacrées “sincères, exigeantes envers elles-mêmes,
capables de se constituer en signes purs et forts”.
- Elle
voudrait surtout voir des personnes consacrées respectueuses et généreuses,
capables d’accueillir l’autre dans sa liberté et sa différence, bref
des hommes et des femmes aimés de Dieu et convertis.
- "A
ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples: à l’amour que vous
aurez les uns pour les autres”, dit Jésus à ses disciples
(Jn 13, 35.) Tel est le sens profond de notre identité religieuse et
missionnaire.
13e
Question d’approfondissement
A la lumière de cette retraite,
que dois-tu faire concrètement pour te débarrasser de tes défauts ?
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