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Evolution depuis Vatican II
- Il
y a trois étapes de l'histoire récente de la communauté religieuse.
- La
première étape est représentée par la découverte
de la personne au sein de la communauté.
- La
seconde étape commence à partir de 1968 avec intérêt à la communauté
en tant qu'elle est fraternelle, un projet évangélique, lieu de
partage de la foi, comme espace possible mais exigeant vécu dans la
fatigue et l'espérance.
- La
troisième étape, enfin, est marquée par la découverte
de la réalité du monde et de ses problèmes et du lien entre communauté
et monde des hommes.
- Bref,
on est passé d'une communauté d'observances à une communauté de communion.
b) Signification
- La
communauté se présente comme un don que Dieu nous fait, une bonne nouvelle
pour l’Eglise et le monde, une mission pour les personnes consacrées,
un lieu de croissance intégrale, à condition de se construire sur le
Christ et que la prière imprègne sa vie, qu’il y ait partage de la foi
et de la vie, un style de vie simple conformément aux vœux de religion,
la vie de pardon et de réconciliation.
- Une
communauté chrétienne authentique
sous-entend les trois effets du baptême, à savoir : unir totalement
la personne au Christ, l’insérer dans l’immense assemblée de fidèles
qu’est l’Eglise (unité), et la faire participer activement à la mission
de l’Eglise.
- Cela
suppose la foi, l’espérance (joie) et la charité.
- La
vie spirituelle
provient de Dieu, elle est reçue dans la foi et elle se manifeste dans
l’amour et dans la joie.
- Cadre par excellence du radicalisme évangélique :
le
renoncement à soi, le portement de la croix et
la sequela Christi (Mc 8, 34).
- Lieu
caractérisé par “ l’être-ensemble ” au nom de Jésus-Christ :
d’où l’engagement par vœux. Ceci n’est possible que pour qui se sent
appelé ou qui a réellement la vocation.
- D’inspiration
évangélique. “ Qu’ils
soient un come Toi, Père, Tu es en moi… pour que le monde croie que
tu m’as envoyé ” (Jn 17, 21).
- La
communauté religieuse doit se distinguer par la fraternité, l’accueil,
la communication, l’amitié, le dialogue, l’égalité, la mobilité.
- N.B.
La profession religieuse est leur réponse à l’amour du Christ. Leur
fidélité à cette consécration entraînera les croyants à vivre les exigences
de leur vocation chrétienne et à désirer les biens du ciel.
- Lieu
de communion fraternelle.
La
communauté de communion est celle caractérisée par l’authenticité des
rapports humains, les partages de la foi (prière, eucharistie…).
- En
effet, “ le climat de charité fraternelle engendre la sincérité,
l’ouverture, la confiance, le sens de l’amitié, le sens de responsabilité ”.
- Et
puisque l’Eglise est essentiellement communion, les religieux
veulent être une réalisation particulièrement intense de l’Eglise.
- Dans
ce sens, la communauté religieuse est un signe particulièrement intense
et permanent de cette communion ecclésiale, basée sur la Trinité.
- Aussi
devient-elle, d’après Fabio Ciardi, un signe d’espérance pour l’Eglise
et pour le monde, une tâche et un engagement pour les religieux.
- Voilà
pourquoi nous disons avec Jean Vanier “ une communauté n’est une
communauté que quand la majorité des membres est en train de faire le
passage de la ‘communauté pour moi’ à ‘moi pour la communauté’ ”.
c) Quelques
conditions de la charité
- L’Eucharistie.
La participation authentique à l’Eucharistie est un signe d’unité, une
réalisation d’unité et un appel à l’approfondissement de l’unité.
- La
Prière. Là où les religieux ne prient
pas sérieusement jamais on n’aura la charité authentique.
- Le
respect des personnes. La personne humaine
vaut plus que tout l’univers, que les idées, les opinions.
- La
disponibilité à la croix. Jésus
a réalisé l’unité entre Dieu et les hommes en mourant sur la croix.
La charité sans sacrifice est illusion. L’unité est donc fruit de la
croix, la croix de l’acceptation de l’autre, de sacrifier ses opinions.
- Aide
de l’accompagnement spirituel.
- Le
courage de commencer. Sans attendre l’autre,
il faut le courage de commencer, de faire le premier pas sur le chemin
de réconciliation.
- Le
courage de continuer. Il ne suffit pas
de commencer. Il faut en outre persévérer dans l’élan du bien, sans
jamais s’arrêter en chemin.
d)
« Recommence »
- Qu’il me soit permis de citer ce texte d’auteur
inconnu :
- « Recommence. Même si tu sens la fatigue,
même si le triomphe t’abandonne, même si une erreur te fait mal, même
si une trahison te blesse, même si la douleur te brûle les yeux, même
si l’on ignore tes efforts, même si l’ingratitude en est le prix, même
si l’incompréhension coupe ton rire, même si tout a l’air de rien, recommence. »
11e Question d’approfondissement
Ta communauté est-elle une source
de joie ou de souffrance pour toi ? Pourquoi ?
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