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Historique : principales formes d’obéissance
- Absence
d’obéissance dans le premier monastère,
- obéissance
comme renoncement,
- obéissance
comme charité,
- obéissance
comme écoute et
- obéissance
en fonction de la mission apostolique.
b) Signification
- L'obéissance
religieuse est un mode particulier de vivre l'obéissance chrétienne,
la recherche perpétuelle de la volonté de Dieu.
- Mais
quelle est la particularité de l'obéissance religieuse face à l'obéissance
chrétienne?
- À
l'origine de l'autorité et de l'obéissance religieuse nous trouvons
la communion de charisme et de vie, la fraternité pneumatique.
- De
fait, à l'origine du groupe il y a l'appel de Dieu à vivre en communion
le charisme en Église en développant un de ses aspects.
- Dans
le service vers l'intérieur et vers l'extérieur se vit un rapport d'autorité
et d'obéissance envers Dieu.
- Autorité
et obéissance sont deux éléments complémentaires de la même participation
de tous les appelés dans le même mystère du Christ.
- L'autorité
et l'obéissance sont deux services en faveur de la communion (charité):
les uns servent en commandant, les autres en obéissant.
- Et
chacun est pour l'autre présence de Dieu (dans une relation réciproque).
- La
spécificité de l'obéissance religieuse doit être cherchée dans
le type de médiation avec laquelle la religieuse se sent appelée par
l'Esprit à chercher et à accomplir la volonté de Dieu, et au concret
dans la vie commune et dans la lecture de l'évangile.
- La
religieuse se sent appelée à scruter, à discerner et à vivre la volonté
du Père tout comme les autres chrétiens.
- Voilà
pourquoi dans l'obéissance religieuse plus que du renoncement à la propre
volonté, c'est un renoncement à la solitude, afin de vivre en communion
avec les frères et sœurs que Dieu met à ma disposition pour découvrir
ensemble sa volonté.
- Ma
vie et ma volonté appartiennent aussi aux autres frères et sœurs.
- Ainsi,
l'obéissance comme "conseil" ne naît pas de l'autorité, mais
vient quand les appelés se mettent d'accord pour vivre en communion.
- C'est
la communion qui donne naissance à l'obéissance.
- Dans
la Tradition, la conception de l’autorité
« représentant de Dieu », s'appuie sur la parole "qui
vous écoute m'écoute..." (Lc 10, 16).
- Par
conséquent, la responsable religieuse ne peut pas faire n'importe quoi
de son désir parce qu'elle est autorité obéissante, guidée par la Constitution,
le charisme, le Chapitre.
c) Obéissance comme démarche personnelle
- Dans
la mentalité africaine, “l'obéissance est moins une démarche personnelle
qu'une obligation sociale qu'on ne discute pas”.
- Les
structures claniques et les initiations traditionnelles font que le
jeune homme ou la jeune fille soit contraint d'obéir parce qu'il le
faut, parce qu'il faut honorer la famille par sa bonne conduite même
quand on ignore ce pourquoi on doit vraiment obéir.
- Le
formalisme est la conséquence immédiate d'une telle situation.
- L'obéissance
comme démarche personnelle doit être motivée par la docilité à Dieu
par sa parole.
- Chacune
devrait se dire j'obéis à Dieu et non pas aux hommes et aux femmes de
ce monde.
- Même
quand elle est seule, elle sentira le besoin de se conformer à la volonté
de Dieu sans chercher à plaire à quelqu'un d’autre.
- La
soumission à une supérieure n'est qu'un aspect ou un élément de l'obéissance
qui, au sens profond, consiste à répondre à l'appel que Dieu adresse
à chaque individu : “Si quelqu'un
veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même” (Lc 9, 23).
- Pour
cultiver ce genre d'obéissance, les communautés religieuses devraient
souvent briser certaines structures, tel l'horaire de sorte que chacun
des membres se conduise en toute conscience religieuse, sans être obligé
par le son de la cloche.
- Le
danger de grandes structures, c'est qu'en finissant la formation initiale
on se dit "ouf!" s'en est fini ! On peut enfin respirer...
Il s'ensuit le laisser-aller.
- La
religieuse doit développer davantage la confiance en celles que Dieu
met à sa disposition dans le but de discerner ensemble la volonté divine
sur son projet de vie.
- Elle
doit obéir effectivement en évitant le formalisme et l’hypocrisie, ou
mieux les tendances tribaliste, régionaliste ou raciste.
- Mais
pourquoi certaines personnes deviennent-elles désobéissantes comme si
la vertu d'obéissance était inexistante dans la mentalité africaine
?
- Les
réponses sont à chercher tant du côté de l'autorité que du côté du sujet.
d) Désobéissance par rapport à l’exercice de l’autorité
- La
désobéissance arrive surtout quand il n'y a pas de dialogue constructif
ou quand le dialogue ne change rien,
- quand
l'autorité ne tient pas à sa parole ou cultive des injustices en choyant
certaines personnes au point de fermer les yeux sur leur mal,
- quand
elle exerce un certain néocolonialisme et quand elle n'a pas le sens
du respect envers la personne humaine,
- bref
quand l’autorité n’est pas “compétente” (sens du leadership).
e) Désobéissance par rapport à la pratique de la vertu
- La
désobéissance arrive surtout quand la religieuse a perdu l'esprit d'abnégation
qui aide à faire taire en soi la voix des passions et celle de la volonté
propre (cf. Lc 9, 23);
- quand
elle ignore ce pourquoi elle est entrée en religion et se laisse influencer
par les tendances négatives de la société,
- bref
quand la religieuse manque de motivation surnaturelle.
- En
effet, nombreuses sont les personnes consacrées qui pensent que la démocratie
supprime ou remplace leurs Constitutions voire l’Evangile.
- La
vocation, redisons-le, suppose l'esprit de foi, l'engagement d'amour
et l'esprit de sacrifice.
- L'obéissance
n'est pas de faire ce qu'on aime mais ce qui est demandé par le Seigneur
à travers les responsables. Le dialogue doit éclairer la décision à
prendre et non pas faire ce que nous voulons.
9e Question d’approfondissement
Quelle est la qualité de ton
obéissance religieuse ?
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