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Donation au Christ l’unique nécessaire
- La
pauvreté reconnue par Vatican II comme signe de la sequela
Christi (PC 13a) est d'abord une question
d'être que d'avoir.
- En
effet, la pauvreté est avant
tout une attitude de l'esprit (Mt 5, 3), un choix fondamental suscité
par le contact avec le contenu de la foi.
- Du
point de vue chrétien, cela signifie accueillir le Christ, se revêtir
du Christ (Ga 3, 27), avoir les mêmes sentiments que lui (Ph 2, 5).
- On
se met dans une attitude de donation et de dépendance à Dieu, d'abandon
et de confiance inconditionnelle dans ses mains (Mt 6, 25-34) : pour
moi, le Christ est l'unique bien nécessaire (cf. Lc 10, 42).
- Telle
est la dimension christologique de la pauvreté.
- La
pauvreté religieuse devient un apostolat,
un service offert à tous.
- La
vie de la religieuse devient un "service critique", un appel
vers la transcendance.
- Grâce
à la pauvreté choisie par motif de foi, la religieuse annonce aux uns
que l'être compte plus que l'avoir, et aux autres que Dieu est le seul
bien nécessaire qui peut répondre aux aspirations les plus profondes
de l'humanité.
b) Disponibilité totale en faveur du Règne
- La
mission est une manière de vivre la pauvreté (dimension ecclésiale de
la pauvreté).
- La
religieuse se sent appelée par l'Esprit à suivre le Christ (PC 13a)
dans une vie de particulière disponibilité à Dieu et au service des
frères et sœurs.
- L'attitude
pratique de service et la pauvreté externe ne sont qu'une conséquence
de cette réalité interne de disponibilité.
- La
religieuse se dépouille de tout par imitation du Christ (Ph 2, 7).
- Dans
cette optique, la vie religieuse devient un état de disponibilité, de
service, de gratuité; un
continuel appel à vivre en exode en s'appuyant sur l'espérance.
- Telle
est la dimension eschatologique
de la pauvreté. Détachement des biens temporels pour s'ouvrir à Dieu
et aux frères : dimension fondamentale de la pauvreté évangélique.
- Ainsi,
la pauvreté devient, en outre, une source
de libération.
- La
pauvreté est en fait un "se
rendre libre-de pour être libre-pour".
- C'est
une libération pour mieux aimer.
- La
chose essentielle de notre pauvreté externe, c'est que notre
personne est un bien pour les autres (disponibilité).
- Tout
cela signifie qu'à la base de la pauvreté se trouvent la foi
et la charité.
- La
pauvreté est un témoignage de foi (Dieu est l'unique nécessaire) et
un témoignage de charité (chrétien particulièrement disponible).
- Ainsi
la religieuse devient-elle experte de communion.
c) Communication des biens
- Si
les membres ne mettaient pas en commun les biens matériels et spirituels,
la communauté cesserait d'être telle (aspect théologal).
- La
mise en commun des biens est un effet et un signe de la communion spirituelle.
Pauvreté, c'est aussi accueillir le cœur de l'autre, avec ses qualités
et limites, savoir recevoir (et
savoir donner ou partager).
- Cet
esprit de pauvreté, disponibilité, détachement et communication des
biens doit avoir un autre effet évangélique : se
sentir proche des autres religieux, de la communauté chrétienne,
du monde, des pauvres (PC 13a).
- Il
faut une communication des biens qui ne ferme pas sur soi, mais qui
ouvre à d'autres communautés ou Instituts suivant les caractéristiques
de chacun.
- Il
s'agit de se sentir effectivement à côté des nécessiteux, en les aidant
à se libérer de leurs esclavages : évangélisation et promotion humaine.
- La
force du vœu de pauvreté c’est d’être au service des pauvres.
d) Service de la prophétie et de la promotion humaine
- La
personne consacrée doit être une prophétie vivante.
- Elle
a fait des choix d'humilité, elle est un évangile vivant: elle conteste
le monde et annonce la réalité du monde futur.
- Elle
ne doit pas hésiter à marcher à contre-courant de la vie ordinaire.
- Quoiqu'il
en soit, par son action l'Évangile vise à créer l'homme intégral, l'homme
parfaitement humain, qui réalise toutes les dimensions de son être,
spécialement la dimension plus profonde qu'est l'ouverture à Dieu.
- Cela
suppose deux choses : une libération de tous les esclavages externes
(misère, faim, esclavage politique, économique, etc.); mais la création
intégrale suppose surtout la libération de l'homme de divers esclavages
internes ou idoles.
- La
personne consacrée, appelée par vocation à servir l'homme ou la femme,
doit orienter son service vers ces deux objectifs. Elle doit aider les
gens à se libérer de l'esclavage externe et interne.
- En
d'autres termes, la personne consacrée doit être une éducatrice, une
formatrice des consciences, une "constructrice" des hommes.
7e Question d’approfondissement
« Chacune
sera toujours prête à rendre compte des biens qu’elle a reçus et de l’usage
qu’elle en a fait » (c32). Où en es-tu ?
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